mercredi 10 décembre 2008

[Track of The Day] Ladyhawke - Magic

Ladyhawke (de son vrai nom Phillipa "Pip" Brown) vient de Nouvelle-Zélande et a décidé de faire danser la planète à coup de tubes qui sentent bon les eighties et les synthés. Il y a autant chez cette demoiselle du Kim Wilde que du Peaches. "One journey for you but it's worth it" chante t-elle sur Magic. Oui, ça vaut le coup. Assurément un des singles de l'année. Et ce n'est pas le seul de l'album. 

Album: Ladyhawke 
Année: 2008 
Label: Modular

mardi 9 décembre 2008

Eugene McGuiness – st [Domino]

Il est quand même assez surprenant que le premier vrai album d’Eugene McGuiness (son premier effort, ‘The Early Learnings Of’, n’était qu’un mini-lp) ne fasse pas plus parler de lui que cela. Pourtant, derrière sa belle gueule et sa ressemblance avec Alex Turner, le leader des Arctic Monkeys et des Last Shadow Puppets, notre homme laisse percevoir à travers ce premier album, sobrement intitulé ‘Eugene McGuiness’, un certain de nombre de qualités et un songwriter qui ne s’ignore plus.

Ce disque là est un concentré assez énergique de 12 morceaux, qui émergent tous dans un format classique de trois à quatre minutes. Au programme, une plongée dans les années 60, aussi bien du côté anglais (ça tombe bien, lui qui déclare avoir «toujours aimé les Kinks») que du côté américain.
Entre rock, pop, glam, rockabilly, balades touchantes et belles orchestrations, Eugene McGuiness sort de sa besace un disque où chaque titre à sa couleur, chaque morceau est vraiment différent du précédent ; mais, et c’est sûrement son plus grand talent, il en résulte pourtant un album des plus homogène. Que Nightshift – superbe titre urgent et court, emmené par une guitare sautillante – précède une chanson à la mélodie aussi fine qu’Atlas n’est pas choquant : bien au contraire, tout coule de source.

Signé chez Domino, pourvoyeur de talents par excellence, Eugene McGuiness me fait penser à une sorte d’Elliott Smith version 2010 (toutes proportions et tous styles gardés bien sûr): un même don pour la composition, une même voix pas anodine et un touché mélodique assez imparable (son Moscow State Circus en est l’exemple type, voir clip plus bas).

Toutefois, avant de rejoindre le cercle fermé des artistes au talent aussi grand qu’Elliott Smith, il reste encore du chemin à parcourir à Eugene McGuiness. Mais ce départ est des plus réussi. Car à 22 ans et en même pas quarante minutes, l’Irlandais prouve et assure par son songwriting qu’il faudra compter sur lui dans les prochaines années. (sortie : 12 octobre 2008)


Son :
Myspace (Trois titres de ce ‘Eugene McGuiness’, ainsi qu’une version alternative de Nightshift)


Deux titres en écoute : Wendy Wonders, bluette pop aux jolis chœurs et God In Space, qui ferme l’album, dans le luxe, le calme et la volupté (malheureusement plus en écoute).
 

Et pour finir, le clip du premier single extrait de ce ‘Eugene McGuiness’, Moscow State Circus : une joyeuseté pop qui a le bon goût de s’emballer à chaque nouvelle mesure. Euphorique :


lundi 8 décembre 2008

[Track of The Day] Dr. Dog - 100 Years

Dr. Dog est le genre de groupe injustement placé dans la catégorie "Division2 de la pop". Alors qu'il mérite clairement de jouer au moins l'UEFA. Ce groupe de Philadelphie avait atteint mes oreilles l'an passé avec leur très beau et Beatles-ien 'We All Belong'. Cette année, Dr. Dog est de retour et propose son cinquième album, 'Fate'. Une nouvelle fois, c'est une belle surprise. Ce n'est pas le groupe qui recueillera beaucoup de suffrages dans quelques jours, et pourtant, ils savent écrire de bien belles chansons pop aux touches de psychés et aux pointes de blues, assez intemporelles, qui prennent dans le passé comme dans le présent, avec pour parrain les Fab Four et David Bowie. Vraiment un bel album, à la splendide pochette. 

Album: Fate 
Année: 2008 
Label: Park the Van

dimanche 7 décembre 2008

[Track of The Day] Gravenhurst - Nightwatchman's Blues

Gravenhurst (groupe mené par Nick Talbot, ancien folkeux passé depuis au rock) a depuis quelques années sembler vouloir sonder l'âme de l'auditeur avec une musique crépusculaire. Il y parvient une fois de plus avec ce 'Nightwatchman's Blues 7"'. Une musique vaporeuse, délicate mais habitée. On n'ira pas danser la guigue à l'écoute du titre éponyme, mais il y aura toutefois possibilité de partir dans des hauteurs de noirceur insoupçonnées. 

Album: Nightwatchman's Blues 7" 
Année: 2008
Label: Warp

samedi 6 décembre 2008

[Track of The Day] American Music Club - Who You Are

A chaque écoute d'un nouveau disque des American Music Club, on se dit que Mark Eitzel ne s'est pas trompé en nommant son groupe. Leur dernier album, 'The Golden Age', ne fait pas exception: un disque en forme de quête des grands espaces, avec folk et americana classieuse au programme. Trop long pour être honnête certes (dur de toujours aller au bout), mais un joli disque. 

Album: The Golden Age 
Année: 2008 
Label: Merge