mardi 10 septembre 2013

The Polyphonic Spree - Yes, It's True [Good Records]

Vous savez qu'il ne doit pas être facile de gérer, ne serait-ce que financièrement parlant, un  groupe qui compte je ne sais combien de membres dans ses rangs ?
Prenons The Polyphonic Spree, groupe américain à la pop héroïque, tout habillé de toges blanches et mené par Tim Delaughter. Hé bien, depuis 2007 et la sortie de leur troisième album, plus une nouvelle, pas une lettre, pas un coup de fil, rien.

Pourtant, leur trois premiers albums (j'ai une grande préférence pour 'Together, We're Heavy', leur second) avaient fait parler d'eux. Pourtant, ils avaient composé un tube en or massif, Light & Day, repris un peu de partout (et notamment dans 'Eternal Sunshine of the Spotless Mind' de Michel Gondry). Pourtant, ils avaient tout pour conquérir le monde.
Mais non. Rien. Six ans de silence. Et 6 ans c'est long pour une confrérie aussi foutraque que joyeuse comme celle-ci.

Et puis fin 2012, le retour d'un semblant d'activité. Déjà, la petite bande à Delaughter sortait un album de noël ('Holidaydream: Sounds of the Holidays Volume One') puis un live, 'Songs From The Rocky Horror Picture Show'.

Mais surtout, The Polyphonic Spree en appelait à la générosité de ses fan via Kickstarter pour financer son 4è album (il faut dire que depuis 'The Fragile Army', le groupe se produit sur sa propre structure, Good Records Recordings). 
Résultat ? En moins de temps qu'il ne faut pour le dire (un bon gros mois quand même), les adeptes de cette secte musicale réunissaient 100.000$ (oui 100k$ !) permettant au groupe d'enregistrer 'Yes, It's True', son 4è album.
Un album qui suit la voie ouverte par 'The Fragile Army', tout en conservant ce qui a toujours fait le sel du groupe : pop baroque, opéra-rock et chansons à chanter à tue-tête où des cuivres croisent fièrement le fer avec des cordes endiablées.

On ne parle évidemment pas ici d'album de l'année ou de chef d’œuvre absolu. Loin de là : 'Yes, It's True' n'est pas exempt de tout reproche, a perdu de la finesse de ses débuts et il en fait sûrement trop par moments. Il ne convertira donc pas les réfractaires à The Polyphonic Spree. 
Mais il devrait plaire à tout ceux qui suivent depuis le début les aventures de cette bande en toges, désormais colorées, dont le seul but semble être de faire des chansons pleines d'envies et de mélodies imparables.

Et en cette rentrée difficile pour tout le monde, il faudrait pour le bien de tout le monde prendre pour argent comptant ce que hurlent les Polyphonic Spree sur What Would You Do? (voir plus bas) : « Sing this song for yourself, I know it helps ». Ça sera déjà un bon début. (Sortie : 6 août 2013)

Son :
'Yes, It's True' est en écoute complète sur Spotify et Deezer.
Site officiel de The Polyphonic Spree

Acheter 'Yes, It's True'

 
En écoute aujourd'hui, trois chansons : Hold Yourself Up, Carefully Try, aux faux airs de Grandaddy et What Would You Do?, tube certifié de 'Yes, It's True', déjà sorti en single à la fin de l'année dernière, mais allongé d'une trentaine de secondes. (malheureusement plus en écoute)


Deux clips de ce nouvel album des Polyphonic Spree : celui flippant de You Don't Know Me (premier single), qui ouvre ce 'Yes, It's True'. Et celui de Let Them Be :







lundi 9 septembre 2013

[Track of The Day] Public Service Broadcasting - Signal 30

Au sortir d'un été intensif (la légende du « en été, ceux qui restent au boulot n'en foutent pas une rame et passent leur journée à faire le tourd de l'Internet » est toujours aussi drôle), voilà que l'heure des vacances a sonné pour votre serviteur. Et celle du redémarrage de ce blog avec.

Au programme et pour ouvrir ces quelques jours de congés, Public Service Broadcasting. Quoi que l'écoute de leur premier album 'Inform - Educate - Entertain' puisse faire penser, Public Service Broadcasting est un duo (anglais). Et leur premier effort (suite logique à un Ep 'The War Room' remarqué, mais pas dans ces pages) est aussi fourre-tout qu'euphorique.

Instrumental, ce disque est basé sur des samples vocaux et une base analogique, pleine de synthés ; il voit le groupe faire flirter sa pop un peu partout : du math par-ci, du post-punk par là, du krautrock au milieu, des guitares aussi lourdes que délicate (du banjo) tout autour. Et mêmes quelques accords qui rappellent tantôt le Kiss de Prince (The Now Generation) ou le Lovers in Japan de Coldplay (ROYGBIV).

'Inform - Educate - Entertain' est de ces disques dont les premières écoutes sont intensives. Parce qu'il est difficile de s'échapper de l'atmosphère qui s'en dégage. Parce que bien que influencé par différents courants, il n'en reste pas moins d'une grande cohérence. Parce que ces voix qui le traversent tout du long ont le charme désuet d'une autre époque (tirés des archives du British Film Institute). Et parce que les mélodies sont présentes de partout.

Bref, Public Service Broadcasting, 'Inform - Educate - Entertain'. Ou un groupe et un album brillants.

Album : Inform - Educate - Entertain
Année : 2013
Label : Public Service Broadcasting

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En plus de Signal 30, la très nerveuse chanson en écoute aujourd'hui, voilà Theme From PSB, leur nouveau single, lui aussi très réussi :



Pour finir, le clip de Spitfire, autre grande chanson de 'Inform - Educate - Entertain'. Avec les images du British Film Institute :


lundi 5 août 2013

[Track of The Day] Portugal. The Man - Waves

Dans la série des noms de groupe à la con, je voudrais Portugal. The Man. Car ce quintette n'a rien de portugais mais vient de Portland, ville américaine qui aura vu en son temps voler Clyde Drexler. Et Zoe Manville, une fille donc, chante plus souvent qu'à son tour sur les chansons du groupe. Mais les noms idiots, c'est comme les pochettes moches : c'est pas le plus important. Et surtout ca ne veut rien dire.

Portugal. The Man vient de sortir un nouvel album, 'Evil Friends'. Son huitième en autant d'années. Autant dire qu'ils ont de la régularité.

Découvert via ce disque (merci PandaPanda), on m'avait présenter le groupe comme un guilty pleasure peu avouable. Il n'en est rien. Parce que la pop de Portugal. The Man (qui passe par tous les états) est plutôt bien fichue.

Certes, on ergotera qu'ils vont beaucoup piocher à droite et à gauche plutôt que de se créer une vraie identité sonore. Il est vrai que tout au long de ce 'Evil Friends', on pense beaucoup à Dear Reader, à Sufjan Stevens, à Cloud Cult à MGMT ou même aux Black Keys (nouvelle génération, la production de Danger Mouse derrière l'album n'y étant surement pas étrangère).

Mais il n'empêche, ce nouvel album de Portugal. The Man contient assez de chansons efficaces pour en faire un parfait allié d'après-midi estivale, chaude et à larver autour d'une piscine où quelques rainettes viennent faire trempette de temps à autres. Et c'est déjà bien.

Album : Evil Friends
Année : 2013
Label : Atlantic


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De toutes les chansons de 'Evil Friends', c'est Waves qui ressort du lot. En écoute dans le lecteur à droite. Et également ci-dessous :



'Evil Friends' a déjà trois clips à son actif. Le premier est celui de Atomic Man, une des meilleurs chansons de ce nouvel album de Portugal. The Man :



Le second est celui de Purple Yellow Red & Blue, avant-dernière chanson de 'Evil Friends', et une de mes favorites, sucrerie rythmée comme il faut :



Enfin, pour finir, le clip de Evil Friends, premier single aux deux visages de cet album :

vendredi 2 août 2013

[Track of The Day] DIANA - Perpetual Surrender (Four Tet Remix)

S'il y a bien une artiste que je n'ai jamais pu supporter quand j'étais gosse puis ado (en plus de Lenny Kravitz et Texas, évidemment), c'est bien Sade. Sa musique d'ascenseur, cette voix insupportable, cette production lisse comme une limande. Brrr...

20 ans plus tard, j'écoute DIANA, quatuor canadien qui fait dans la chillwave. Un groupe composé de membres, entre autres, de Destroyer et Hidden Cameras, et qui sort son premier album en plein mois d'août, et chez Jagjaguwar (enfin aux États-Unis), excusez du peu.

Enfin « j'écoute » est un bien grand mot. Je découvre plutôt, via le remix que Four Tet vient de réaliser pour le groupe. Un remix de Perpetual Surrender, deuxième extrait de l'album de DIANA (et du même nom) à venir, avec un beat estival et très chillout, mettant bien en valeur la voix de Carmen Elle (une constante chez le monsieur), et bouclant la basse du morceau original. Pas ébouriffant pour un sou, finalement assez simple, mais très beau, tout bêtement.

Et la version originale de Perpetual Surrender me direz-vous ? Pas dit que cela suffise à me convaincre à écouter le futur album à venir (le premier single, Born Again, n'a vraiment pas mes faveurs, voir plus bas), mais cette chanson est suffisamment jolie pour y revenir de temps en temps.

Album :  DIANA
Année : 2013
Label : Paper Bag Records

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Le remix de Perpetual Surrender est en écoute sur le soundcloud de Four Tet (ci-dessous) et en téléchargement gratuit (contre l'adresse mail traditionnelle) en cliquant là :



La version originale de Perpetual Surrender est disponible ci-dessous, au format youtube :



Et pour ceux qui voudraient pousser plus loin la découverte de DIANA, voilà Born Again, leur premier single :

jeudi 1 août 2013

[Track of The Day] TV on the Radio - Mercy

Je ne sais pas si nous sommes nombreux à penser la même chose, mais pour moi TV on the Radio a tout dit avec son premier 'Young Liars Ep' en 2002.
Les albums qui ont suivi sont disparates, certains de très grande qualité ('Desperate Youth, Blood Thirsty Babes', évidemment), d'autres moins mais renfermant quelques grands titres (au hasard, cet indémodable Lovers' Day) ;  mais il n'empêche : les 5 chansons composant 'Young Liars Ep' sont un peu le saint graal de Tunde Adebimpe, David Sitek et Kyp Malone.

Groupe phare de l'indie-sphere dans les années 2000, bizarrement, les TV on the Radio sont rentrés dans le rang depuis. La sortie d'un nouveau single ne fait pas forcément l'évènement.

Et c'est bien dommage car ce Mercy est particulièrement réussi et addictif avec sa mélodie efficace, sa production puissante et nerveuse et sa batterie métronome.

Aucun album n'est pour le moment annoncé. Mais Mercy confirme que le groupe est toujours capable de singles tuants, et cette fois aux atours de tube de fin d'été évident.

Album :  -
Année : 2013
Label : Federal Prism



Mercy est également en écoute sur le soundcloud de Federal Prism, le label de David Sitek.  (malheureusement plus en écoute)