mercredi 2 novembre 2016

Tony Molina - Confront The Truth [Slumberland]

Comme peu d'artistes actuellement, Tony Molina continue de tracer sa voie et ne s’embarrasse pas de détails. Car il est un homme qui n'aime pas tourner autour du pot en suivant le sacro-saint dogme couplet / refrain / couplet / refrain / pont / refrain. Non, Tony Molina fait dans le court. Le très court.

Après un premier album 'Dissed and Dismissed' en 2014 de 12 chansons pour 11 minutes et 26 secondes (à la seconde près !), le voilà de retour avec un nouvel Ep de... 605 secondes tout pile et 8 chansons, 'Confront The Truth'
Et cette fois, après avoir creusé un sillon marqué par une certaine idée du rock des années 90, Tony Molina s’attelle cette fois à la pop et les bluettes qui touchent droit au cœur.

Et si l'on entend ici ou là un peu d'Iron & Wine (Old Enough to Know) ou d'Elliott Smith (No One Told He), ce sont surtout les Beatles qui sont omniprésents sur ce 'Confront the Truth'. D'aucuns parleront de plagiat éhonté et crieront au scandale tant certaines mélodies ou accords sont des copies à peine voilées de l’œuvre des Fab Four. Il suffit d'écouter I Don't Wanna Know ou surtout l'intro de No One Told He (où il est difficile de ne pas entendre celle de A Day in The Life) pour s'en rendre compte.

Pour autant, à l'écouter chanter ses histoires de cœur brisés, à aller droit à l'essentiel (comment résumer les affres d'une rupture en 62 secondes ? Écouter See Me Fall donne une idée), j'ai davantage l'idée que Tony Molina rend ici un très bel hommage à la pop bien faite, bien écrite et bien mise en musique.

Et si 'Confront The Truth' est un disque très court, il devient rapidement obsédant. On n'ira évidemment pas oser comparer cet Ep au medley d''Abbey Road', mais il y cette idée sous-jacente tout de même. Reste à connaitre la raison de cette écriture si brève, si concise. Ne pas savoir écrire une chanson sur plus de quelques mesures ? Cumuler les écoutes Spotify ? Ouvrir une nouvelle fois dans l'histoire de la pop music ? Qu'importe, l'avenir nous le dira - peut-être. Car au final, la pop est très bien honorée ici ; et on n'aurait pas su choisir meilleurs prisme que celui de ses plus fameux et illustres représentants pour le faire. (Sortie : 28 octobre 2016)

Son :
'Confront The Truth' est en écoute sur le bandcamp de Tony Molina
'Confront The Truth' est même à l'achat sur le bandcamp de Tony Molina
Enfin, 'Confront The Truth' de Tony Molina est en écoute également sur Spotify et Deezer

 
Le disque est court mais pour ceux qui ne voudraient que picorer quelques mélodies, trois chansons à l'honneur. No One Told He, entre intro à la Beatles et chanson à la Elliott Smith (en écoute également dans le lecteur Spotify à gauche). Old Enough to Know où l'on imagine la voix de Sam Beam d'Iron & Wine, venir se mêler à celle de Tony Molina. Et enfin See Me Fall, qui dit tout en 1 mn.





Je ne le fais que rarement, parce qu'un album est souvent trop vaste pour titiller la curiosité de l'auditeur qui veut juste découvrir l'artiste en quelques chansons, mais vu que 'Confront The Truth' de Tony Molina dure exactement 605 secondes, il mérite d'être écouté en entier. Ci-dessous donc :



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