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mercredi 25 juin 2025

[Track of The Day] JayWood - ASSUMPTIONS

Quoi que son nom pourrait faire croire, JayWood n'est pas la contraction de deux patronymes de rappeurs venus enregistrer un disque ensemble genre J Dilla (20 ans bientôt) et Billy Woods (dont il faudra parler du dernier 'GOLLIWOG' un de ces jours), mais le simple nom de scène de Jeremy Haywood-Smith, artiste canadien originaire de Winnipeg.

Un musicien souvent croisé mais jamais écouté qui s'apprête à publier son troisième album (le deuxième pour Captured Tracks) 'Leo Negro' le 5 septembre prochain. Et si les deux premiers extraits ne m'ont pas vraiment renversé (même s'il faut admettre que BIG TINGS avec Tune-Yards a un truc), il en va autrement de ASSUMPTIONS (oui, JayWood a la passion des majuscules). Une chanson qui commence comme une balade mais qui se transforme très vite en hip-hop plein de clappings, de guitare pop dans le fond, en s'offrant même le luxe d'un petit passage r'n'b à l'ancienne sur la toute fin. Grand morceau, efficace d'un bout à l'autre.

Album : Leo Negro
Année : 2025
Label : Captured Tracks

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, ASSUMPTIONS de JayWood est également en écoute ci-dessous :

Le clip d'ASSUMPTIONS, un des premiers singles de 'Leo Negro', le nouvel album de JayWood :

mardi 11 avril 2017

[Track of The Day] Cohenbeats - Nuwav

Nouveau venu dans l’écurie Stones Throw, voilà Michael Cohen , dit Cohenbeats. Un producteur israélien, originaire de Tel Aviv, dont ‘Daily Affirmations’ est le deuxième album. Un disque de 22 titres mais pour « seulement » 37 mns et qui a plus les allures d’une mixtape que d’un véritable album.

Pour autant, l’ensemble déroule avec une grande facilité ses instrumentaux et ses samples entre hip-hop classique, musique sud-américaine et ambiance jazzy, où quelques rares invités viennent poser leurs voix (pour tous les citer : Quelle Chris, Olivier the 2nd, Jeremiah Jae, Denmark Vessey et Nanna. B) et beats légers. 
Et à l'écoute on comprend pourquoi ce 'Daily Affirmations' de Cohenbeats est signé sur Stones Throw, fameux label chez lequel je n'avais pas posé - et c'est un tort - mes oreilles depuis bien trop longtemps, tant les ombres de Madlib et J. Dilla ne sont jamais bien loin.

Album : Daily Affirmations
Année : 2017
Label : Stones Throw

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer sur la gauche, Nuwav de Cohenbeats est en écoute ci-dessous :



Deux autres titres épatant de ce 'Daily Affirmations' de Cohenbeats : le morceau du même nom (avec Quelle Chris) et Liga :



jeudi 30 juillet 2009

[Track of The Day] Mos Def - Life in Marvelous Times

Rappeur new-yorkais, géant du mouvement hip-hop ricain, Mos Def a sorti il y a quelques semaines de cela un 'The Ecstatic' dont je me gave jusqu'à plus soif depuis quelques jours déjà. Un album plein de collaborateur - quelques membres du crew Stones Throw (Madlib, Oh No, J Dilla et Georgia Anne Muldrow) ou le français Mr Flash - et sonne d'un éclectisme ravissant: tonalités hispaniques, moyen puis carrément orientales, aussi bien mainstream (le presque pute mais très efficace Life in Marvelous Times, en écoute aujourd'hui) qu'indie (le travaillé, délicat et d'un autre temps Auditorium, où la patte de Madlib est reconnaissable entre mille), cet album est une réussite sur tous les points.
Surtout en évitant l'écueil classique du genre - les interminables interludes, il rend son disque d'une cohérence folle. Quarante-cinq minutes au compteur. Meilleur album hip-hop de l'année so far pour votre serviteur. 

Album: The Ecstatic 
Année: 2009 
Label: Downtown

jeudi 4 septembre 2008

Top 6 "R.I.P"

Y a des fois, vous fêtez votre anniversaire. Vous êtes heureux. Vraiment. Et puis, bam, au moment où vous vous y attendez le moins, la vie, cette vieille salope, vous rappelle à l’ordre et vous fait bien comprendre que «non mon p’tit pote, c’est pas pour tout de suite», en vous envoyant en travers de la gueule une nouvelle qui vous mouille les yeux et vous envahie d’une immense tristesse.

Et pourtant, je ne peux pas dire que le Djezon je le connaissais plus que cela. Un mec rencontré sur un forum (de football en plus!) et que je croisais plus souvent qu’à mon tour à la sortie d’une page html ou, plus épisodiquement, à la terrasse d’un café ou sur le ghorre pourri d’un terrain de foot de banlieue.
Et alors que je devrais m’en foutre limite si l’on en croit tous ces spécialistes qui nous expliquent qu’aujourd’hui, la société est devenue totalement individualiste (égoïste même qu’ils disent) et que l’on vit trop dans l’irréalité (Internet, forums, msn) pour créer du lien du social, ben je suis triste. Triste de voir partir un mec aussi doué avec les mots (voir ici) que maladroit avec les pieds, chambreur comme pas deux et à l’humour corrosif (bien trop pour beaucoup). Triste de perdre un compagnon de route, un camarade de vannes. Triste. Tout bêtement.

Donc nous y voilà. Un Top 6 'RIP'. Et dans tous les styles, avec Miss Kittin & The Hacker et leur Frank Sinatra, The Roots et leur hommage vibrant et terrible à J. Dilla (Can’t Stop This) et The Herbaliser, avec Katerine à la voix, qui y vont de leur obole pour Gainsbourg avec un Serge aux faux airs de Melody Nelson.

Vu qu’il fallait bien un peu de mauvais goût dans tout ça (et histoire de lui donner l’occasion de me traiter une fois de plus, de là-haut, d’ «imbécile heureux, mais imbécile quand même»), enchaînons avec No One But You de Brian May, Roger Taylor et John Deacon pour (officiellement en tout cas) réveiller la mémoire de Freddie Mercury (mais plus objectivement pour remplir les caisses).

Pour finir sur une note plus artistique, deux bijoux. Deux merveilles. La première, déjà diffusée dans ces pages à l’occasion d’une chronique de son ‘On Leaving’, Bird of Cuzco de Nina Nastasia en mémoire de John Peel, décédé brutalement il y a bientôt 4 ans, dans la ville de (justement) Cuzco, au Pérou. La seconde est, quant à elle, à pleurer. Ou comment le hip-hop se met à nu pour allumer une lumière acoustique au génie de ce géant que fut Johnny Cash, via la voix de Sage Francis et de ses acolytes, avec un Jah Didn’t Kill Johnny déchirant.

Bref, six titres pour rendre hommage à un pote. Lui dire qu’on pense à lui, à sa famille. Lui dire aussi que sa prose précise, ses vannes pourries, ses posts délicieux sur le forum des cahiers du foots et ses dribbles ratés vont nous manquer. Même qu'ils nous manquent déjà tiens. Et comme dit Sage Francis : «but before I die, please don’t take anymore of my friends». Rest In Peace mecton. Et so long. Bises.
 





Tracklisting:
Miss Kittin and The HackerFrank Sinatra (First Album, 2001) 
The Roots - Can't Stop This (Game Theory, 2006) 
The Herbaliser - Serge (feat. Katerine) (Take London, 2005) 
Queen - No One But You (Queen Rocks, 1997) 
Nina Nastasia - Bird of Cuzco (On Leaving, 2006) 
Sage Francis - Jah Didn't Kill Johnny (A Healthy Distrust, 2005)


 






mardi 2 octobre 2007

J Dilla – Ruff Draft [Stones Throw]

Dans la catégorie « claque qui fait du bien par où elle passe », le 'Donuts' de J Dilla (autrement dit Jay Dee ou James Yancey) en février 2006 se posait là. Un grand album, entre soul, hip-hop voire funk, qui ne se dévoilait pas facilement et auquel il a fallu consacrer bien plus d’une écoute pour en apprécier toute la saveur. Et un des albums de l’année dernière.

Dans la catégorie « claque qui fait du mal par où elle passe », la mort du même J Dilla, quelques jours après la sortie de 'Donuts' se posait là aussi. On savait qu’il était malade. On savait qu’il avait enregistré cet album là sur son lit d’hôpital (sic). On était bien conscient qu’il n’allait pas bien. Mais on espérait une fin plus heureuse pour l'un des producteurs les plus talentueux de sa génération. Et puis quelques autres productions pour asseoir un peu plus encore (mais était-ce nécessaire?) sa légende.

Depuis cette date fatidique, les hommages pullulent un peu partout (le plus beau restera sans doute à jamais celui de The Roots sur leur 'Game Theory' avec un Can’t Stop This déchirant), des inédits, des faces-b, des productions enterrées on ne sait où (re)trouvent la lumière du jour. Oui, depuis quelques années, l’industrie de la musique s’est spécialisée dans une sorte de nécrophagie dégueulasse, les corps tous froids d’Elliott Smith, Jeff Buckley ou Jimi Hendrix peuvent en témoigner.

Ici, la perspective n’est pas la même. Premièrement parce qu’on est chez Stones Throw, un des meilleurs labels hip-hop de ces dernières années à la ligne directrice artistique claire et nette ; et dernière maison de J Dilla dans laquelle il semblait vraiment se sentir dans son élément.

Et deuxièmement parce que 'Ruff Draft' est une réédition d’un Ep sorti en 2003. A l’époque, il est pour Jay Dee une sorte d’exutoire pour sortir de la nasse et du creux de la vague dans laquelle il se trouve. Attaque violente contre les majors du disque (et notamment MCA, son label de l’époque, avec qui il entretenait des relations disons délicates), cet album a un son très roots, très sale, vraiment torturé, que l’on pourrait qualifier de lo-fi.

Je ne connaissais pas cet Ep. La réédition de Stones Throw est donc une aubaine. Et tout tient vraiment la route. Même agrémenté de quelques titres et prises alternatives en plus (dont l’intérêt n’est pas vraiment évident) et d’un disque uniquement instrumental, ce 'Ruff Draft' fait découvrir un nouveau visage de Jay Dee, différent de ce qu’il a pu faire avec Slum Village par exemple. Il prouve surtout, même si c’était encore plus évident à l’écoute de 'Donuts', que ce mec était vraiment un talent comme on en a connu peu depuis 20 ans en matière de hip-hop. Et que cet idiot nous manque. Beaucoup. (Sortie : 20 mars 2007)

Son :
Myspace

Et deux morceaux de l'Ep en question, Crushin (yeeeeeaah) et Makeem nv (malheureusement plus en écoute).