lundi 12 décembre 2011

[Track of The Day] Youngteam - Black Lodge

Voilà une bien belle découverte de ces derniers jours, toute droit sortie de Suède: Youngteam. Un quatuor qui fait dans le shoegaze et la dream-pop durant les 12 chansons qui composent 'Daydreamer', leur premier album.

Un premier disque qui a vraiment du coffre. Et qui sait offrir ce qu'il faut comme guitares et chansons à la voix presque évanescente par moment. Plus que tout autre groupe, on pense à Ride en écoutant ce 'Daydreamer'.

Pour peu qu'on aime le shoegaze, cet album des Youngteam tournera très régulièrement dans la platine. On prend les paris ?

Album: Daydreamer 
Année: 2011
 Label: Northern Star


Pour vous faire une idée plus précise des Youngteam, voilà un second extrait, Daydreamer, du nom de l'album, belle réussite également. (malheureusement plus en écoute)

mardi 6 décembre 2011

[Track of The Day] Islands - This Is Not a Song

Alors que Nick Thorburn est en tournée en France avec Mister Heavenly, alors qu'il a pris dans ses bagages Michael Cera à la basse, Islands, le groupe phare - après The Unicorns - du bonhomme revient aux affaires avec une nouvelle chanson, This is Not a Song.

Une chanson qui en est bien une et qui est le premier extrait d''A Sleep and a Forgetting', le quatrième album d'Islands. Une chanson qui tranche avec les deux albums précédents, indigestes au possible. Nick Thorburn semble être revenu à la raison en décidant d'arrêter le trop plein de tout. Ici, Islands la joue calme, simple, posé en distillant beaucoup de mélancolie dans sa mélodie.

Car Nick Thorburn semble traverser une période un peu morose. Il suffit d'écouter les paroles de This is Not a Song, lire le titre de ce nouvel album 'A Sleep and a Forgetting', regarder sa pochette sombre, apprendre que le disque sortira le 14 février prochain et se rappeler que l'album de Mister Heavenly s'appelle 'Out of Love' pour s'en persuader.
Et comme chacun sait, c'est souvent dans les moments difficiles que les artistes se révèlent.

Album: A Sleep and a Forgetting 
Année: 2012
Label: ANTI-


lundi 5 décembre 2011

[Track of The Day] Vetiver - Wonder Why

Vetiver désigne en français des plantes de la famille des Poaceae (Graminées). Voilà pour l'instant culture du lundi, merci wikipédia.
Vetiver, c'est surtout un groupe américain, à la base folk, mené par Andy Cabic, et qui a sorti ses principaux faits d'armes chez les toujours classieux Fat Cat.

'The Errant Charm', cinquième album du groupe, est le second à voir le jour chez Sub Pop et continue de tracer la voie ouverte par 'Tight Knit' d'il y a deux ans. Comprendre: moins folk, plus pop, plus nerveux.

'The Errant Charm' est un beau disque, sûrement pas essentiel (je préfère le Vetiver folk à tout prendre), mais un beau disque, rempli de chansons pop sans prétentions et à l'efficacité immédiate, comme ce Wonder Why, qui me rappelle T-Rex et qui aura rempli avec bonheur ce sleepy week-end.

Album: The Errant Charm
Année: 2011
Label: Sub Pop


Wonder Why est également en écoute ci-dessous, sur le soundcloud de Sub Pop/Vetiver.  (malheureusement plus en écoute)

Le clip de Wonder Why :




Et pour finir, le trailer de 'The Errant Charm' :




vendredi 2 décembre 2011

[Track of The Day] Low - Especially Me

Quand on parle d'un concert qu'on a aimé ou adoré, on utilise souvent des superlatifs à n'en plus finir. Et je suis le premier à le faire. Hier soir, c'est dans une Épicerie Moderne bien remplie mais pas pleine que Low est venu jouer, la première fois pour eux à Lyon. On pourrait utiliser tous les adjectifs du monde pour définir leur prestation, mais un seul, le plus simple de tous, suffira: beau.


Car ce concert était beau. Magique, ennivrant, merveilleux, classe aussi. Mais beau avant tout.Mimi "The Queen of Soul" Parker (comme l'a définie Alan Sparhawk), Alan Sparhawk et Steve Garrington ont livré un set parfait, piochant allègrement dans leur splendide dernier album 'C'Mon' aussi bien que dans quelques classiques. Assurant chaque partie avec précision, le tout avec un son des mieux réglés, cette 1h20 de concert a été belle.


A tel point que quand Alan Sparhawk, en revenant des loges pour le rappel, balance de sa voix grave qu'il est extrêmement touché de voir des gens aimer leur musique et les pousser à revenir sur scène pour jouer quelques morceaux supplémentaires, on a beau se dire qu'il doit dire ça à chaque fois, on a juste envie de le croire.


Low est un groupe immense, à la discographie sans faille.
Low était hier à L’Épicerie Moderne.
Et c'était beau.

Album: C'Mon
Année: 2011
Label: Sub Pop
Le clip de Especially Me, également bien classe :


vendredi 25 novembre 2011

[Track of The Day] Queen - Under Pressure (Live at Wembley 1986)



Le premier émoi musical de la fin de mon enfance et du début de mon adolescence, devant Nirvana, a été Queen. Queen, le groupe qui se faisait démonter (j'imagine que c'est encore le cas) par Nicolas Ungemuth dans la partie Rééditions de Rock'n'Folk. Queen le groupe honni par beaucoup.
Mais Queen, le plus grand groupe du monde dans les années 80. Queen et son quatuor hétéroclite, entre sa grande diva à moustache, son guitar-hero aux cheveux longs, son batteur sans génie et son bassiste que l'on a trop souvent tendance à mésestimer.

J'avais dix ans et la musique alors se résumait pour moi aux artistes préférés de mes parents. Et puis, un jour en ouvrant la radio, je suis tombé sur Bohemian Rhapsody, la chanson à tiroir totalement intemporelle du groupe (la seule chanson à avoir été numéro 1 du hit parade à près de 20 ans d'intervalles: en 1975 et en 1992 à l'occasion de la sortie du film Wayne's World), et qui m'avait totalement scotchée.
Peu après, on m'avait offert le premier de leur 'Greatest Hits' en K7 (il était écrit que mon premier disque ne serait pas un best-of). J'ai usé cette cassette comme rarement un autre album depuis. Tout comme j'ai pu user le 'Greatest Hits II' peu de temps plus tard.

Depuis cette époque, j'ai remonté toute la discographie de Queen, je l'ai écouté. J'y ai trouvé de vraies horreurs (les deux premiers albums passables du groupe, les abominables 'Hot Space' - qui contient pourtant une des plus belles chansons de Queen, le single pop par excellence, Under Pressure, et 'Flash Gordon', bande originale du film du même nom) mais aussi des albums d'une qualité indéniable (le triptyque 'Sheer Heart Attack', 'A Night at The Opera', 'A Day at the Races' notamment).
Le groupe a composé des chansons aussi vaines que formidables (vraiment!), au premier rang desquelles on retrouve évidemment Bohemian Rhapsody, Under Pressure mais aussi The Show Must Go On, le titre qui termine le dernier album du groupe, 'Innuendo' sorti quelques mois avant la mort de Freddy Mercury où ce dernier, rongé par la maladie, n'a pourtant peut-être jamais aussi bien chanté.

J'ai acquis une partie de la discographie de Queen en cd. J'ai acheté 'Made in Heaven' à sa sortie (je lui trouve même un certain charme) ainsi que le seul album solo de Freddy Mercury. J'ai consenti à donner pour des best-of contenant de vraies-fausses nouveautés, confectionnés par un Brian May sûrement en manque de liquidités.
Et quand je retombe sur le 'Freddy Mercury Tribute' de 1992, où toute la plèbe du rock - FM ou non - vient rendre hommage à Freddy, je ne peux m'empêcher d'aller au bout, malgré la qualité discutable de l'ensemble. De frissonner devant cette foule immense reprenant d'une seule voix toutes ces chansons que je connais par cœur, de chanter à tue-tête la très belle reprise de Somebody to Love par George Michael (le seul qui aurait pu prétendre à prendre la place de Freddy Mercury après sa mort) ou de m'émouvoir devant David Bowie, éteignant en quelques gestes et quelques mots une foule bouillante pour une prière, à genoux, sur le scène de Wembley.

Depuis, Queen reste comme une madeleine de Proust que je ne ressors que très épisodiquement. J'ai préféré m'en éloigner finalement, pour ne pas subir les choix désastreux de Brian May et Roger Taylor, envieux de retrouver une gloire passée et qui ne reviendra pas.
C'est pour cela que j'ai suivi de très loin la reformation et la tournée des stades avec Paul Rodgers du groupe Free.

L'autre jour, en naviguant de site en site, je suis retombé sur leur 'Live at Wembley' de 1986. Encore une cassette que j'ai abîmé tant je l'ai écoutée. Et bien que cela fasse 15 ans - au bas mot - que je n'avais pas mis les oreilles sur ce double album live, j'en connaissais encore toutes les paroles, toutes les réactions du public, tout le blabla de Freddy, par cœur.

Lorsque Freddie Mercury est mort, j'avais 12 ans. J'avais été perturbé, étant partagé entre l'envie de chialer pour un type que je vénérais et la difficulté à comprendre comment je pouvais être triste de la mort d'un mec que je n'avais jamais connu.

Quand j'étais en 4è, Fun Radio et Skyrock avaient annoncé qu'Axl Rose allait reprendre la place laissée vacante par Freddie Mercury et que Queen allait continuer à faire des disques. Effroi. Heureusement, il n'en a rien été.
Car on ne remplace pas Freddie Mercury qui malgré son côté diva et sa passion pour quelques arrangements pompeux avait un sacré organe vocal et était un de ces entertainers comme on n'en fait plus.

Queen de toutes façons est mort un jour froid de novembre 1991. C'était il y a 20 ans. Vingt ans et un jour.