Auteur d'un solide premier album en 2013, les londoniens de Palma Violets sont de retour. Ce second album s'appellera 'Danger in the Club',
a déjà un premier extrait qui porte le même nom, et verra le jour le 4 mai prochain.
Une chanson presque à
tiroirs, qui change de facettes assez régulièrement, à l'image du clip
(voir plus bas). Une sorte de montagne russe, à la production nerveuse et agressive, presque bordélique par moments, mais qui n'est pas sans leur aller bien au teint.
Une production qui n'est plus dans les mains de Steve Mackey mais de John Leckie, producteur notamment de, et excusez du
peu, premier album des Stone Roses, du premier album des XTC, 'White Music' ou du 'Travelogue' des Human League, entre (beaucoup d') autres.
Et si l'on en croit ce premier extrait Danger in the Club, l'alchimie fonctionne plutôt bien. Tout ceci est donc prometteur donc. Et la pochette aux faux-airs Buzzcocks n'est pas le moindre des indices.
Album : Danger in the Club Année : 2015 Label : Rough Trade
Non content d'avoir sorti un des albums de 2014 avec 'I Remember Everything' (et qui vient d'être d'ailleurs édité en cd), Rivulets continue ses pérégrinations discographiques. Mais cette fois sans utiliser son alias mais son vrai nom : Nathan Amundson.
'Western Songs' est un disque disponible uniquement au format vinyle (et dépêchez vous si vous voulez une copie, il en reste très peu) et composé de deux morceaux, un par face, dépassant chacun les 15 mns.
Deux titres instrumentaux aux guitares sombres et répétitives, évoquant, selon les propres termes de Nathan Amundson « les vastes et arides paysages de son Colorado natal ».
Que ce soit sur Horses on the Plain ou More Horses, ces deux titres, en mode longue jam (mais cadré) slowcore, sont hypnotiques à souhait. Et à l'image de la magnifique (le mot est faible) pochette, il y a dans de la brume qui s'échappe de ces riffs répétitifs.
Album : Western Songs 12" Année : 2015 Label : Silentes Acheter
Horses on the Plain, qui ouvre ce 'Western Songs 12"' est également en écoute ci-dessous :
Il y a quelque chose de frustrant avec la dématérialisation à outrance et la chute sans fin de l'industrie musicale, c'est que petit à petit, les labels - et les artistes avec eux - abandonnent les sorties physiques d'Ep et de singles au profit de sortie uniquement digitale, plus rentables et moins risquées. Stuart Murdoch, chanteur et leader de Belle and Sebastian, l'explique bien dans son interview dans le Magic de janvier 2015. Un discours assez triste, qui plus est quand on connait la fan base sur laquelle peut s'appuyer le groupe :
« Dans les nineties, nous ne sortions jamais, nous passions notre temps entre quatre murs à enregistrer des chanson. Nous allions finir par devenir les ABBA de l'indie pop ! De plus, à l'époque, les gens achetaient encore des disques. Nous sommes devenus plus populaires et le label ne s'en plaignait pas. Nous avons publié deux albums très rapidement et avions toujours des chansons en rab', c'est pourquoi nous publiions des EP. C'était génial, nous aimerions évidemment recommencer, mais nous n'en avons pas le loisir. Car les disques ne se vendent plus et nous devons aussi nous produire sur scène pour gagner notre vie ».
Mieux, désormais, pour beaucoup, la norme est de produire des 45-tours «collector », tirés à des quantités ridicules et à des prix exorbitant, alors même que la demande des fans est là.
Dernier exemple en date, No Shade in the Shadow of the Cross, premier single du prochain Sufjan Stevens 'Carrie & Lowell', sorti non pas chez Asthmatic Kitty mais (pour une raison que j'ignore) chez Joyful Noise Records. Un 45-tours tiré à 100 exemplaires uniquement, vendu au prix délirant de 25$ (et je vous fais grâce des frais de port !) et que les fans (dont je fais partie) ont tenté de s'arracher en quelques minutes, en faisant planter le site internet du label. Bref 100 clampins fanfaronnent, des milliers sont frustrés. Pendant ce temps là, l'industrie musicale continue de se casser la gueule. On marche sur la tête.
Autre exemple : Fat Cat Records et les Twilight Sad. Après Last January à la fin de l'année dernière, c'est au tour de I Could Give You All That You Don't Want de passer par la case single de leur dernier album en date, très réussi, 'Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave'. Un disque qui sera produit en 45-tours picture disque (à l'artwork très classe une nouvelle fois), mais qui ne sera disponible que... sur leur tournée américaine. Ni sur le site de Fat Cat, ni en magasin. Non, uniquement au merch de leurs concerts américains. Pour ceux qui ne vivent pas aux Etats-Unis ou ne pourront se rendre sur la tournée, il faudra se contenter de la froide version digitale.
Bref, une stratégie un brin stupide, d'autant plus que ces deux titres méritent plus d'une écoute. Premièrement parce que I Could Give You All That You Don't Want est une des meilleures chansons de leur dernier album en date. Et parce que The Airport, face-b inédite, est dans son genre une belle balade électrique et mélancolique. Une chanson qui aurait presque méritée de finir sur l'album dont elle a été exclue. Et que j'aurais bien écouté autre part que sur mon ordinateur. Mais que voulez-vous ma bonne dame, quand on fait n'importe quoi, autant y aller à fond.
Album : I Could Give You All That You Don't Want Année : 2015 Label : Fat Cat Acheter
The Airport, face-b de ce single des Twilight Sad, est également en écoute ci-dessous :
I Could Give You All That You Don't Want, face-A et single officiel, est quant à lui en écoute ci-dessous via son clip :
Après les deux têtes pensantes de Mondrian via SNGPR, c'est au tour de deux membres de Nine o'Nine d'ouvrir leurs horizons après leur 'Back to Basics Ep' (écoute et achat ici) ; et de monter un projet parallèle, The Sapphics, quintette dans lequel on retrouve Guillaume (à la basse mais aussi aux chœurs) et Clément (au chant). Pour un groupe une nouvelle fois 100% limougeaud !
Ici, pas de pop alambiquée et bien ouvragée chère à ses pages, mais du rock à mi-chemin entre le garage et le punk, aux morceaux courts (moins de 3 mns chacun) et au déferlement de guitares.
J'm'en foutiste et particulièrement DIY, les deux premières chansons de The Sapphics (sorties à la toute fin de 2014) font du bien par où elles passent. Notamment Sapphic Desire et ses chœurs foutraques, qui a le bon goût de rester dans la tête.
Et vu que ces jeunes gens font bien tout comme il faut, ces deux premières chansons de The Sapphics sont à télécharger gratuitement et légalement sur le bandcamp du groupe.
Quant à la suite du programme pour les Sapphics, elle passe par la sortie prochaine de deux Ep : 'Camel Toes Ep' et 'Late Comes Ep'. Mais on y reviendra. Riot !
Album : Sapphic Desire Single Année : 2014 Label : -
Séparé en 2004, reformé en 2012, revenu dans nos oreilles en 2013 (le 2 titres 'Ta Lumière Particulière Ep'), Autour de Lucie sait prendre son temps.
Le groupe mené par Valérie Leulliot, célèbre pour son album pour son album 'Faux Mouvement' duquel est extrait son tube Je Reviens, et auquel il serait bien trop facile de les résumer, semble avoir enfin de la suite dans les idées.
Détache est donc le premier extrait d'un nouvel album à venir (ou que l'on espère), et à propos duquel il est assez difficile d'avoir des informations. Quoiqu'il en soit, Détache s'impose assez rapidement comme un tube en puissance, punchy, pop et légèrement électronique, loin des titres ouvragés qui ont fait leur renommée, mais avec toujours cette voix pleine de douceur de Valérie Leulliot qui vient surfer sur une mélodie efficace. Clairement, en tout cas pour l'auteur de ces lignes, une des premières chansons marquantes de 2015.
Album : Détache Single Année : 2015 Label : PBOX Music