C'est un fait : je n'ai pas posé une seconde mes oreilles sur une radio musicale quelle qu'elle soit depuis disons une bonne quinzaine d'années. Peut-être que j'en ai trop bouffé adolescent, à écouter les sempiternelles mêmes chansons diffusées toutes les trois heures, entre deux pages de publicité bruyantes. Sans doute surtout que j'ai trouvé depuis d'autres canaux pour découvrir des nouveautés, qu'elles fassent parler ou non.
Le souci c'est que, forcément, mais à mon corps défendant, je reste peu au courant de ce qui fait frémir la jeunesse de ce pays. Et je tombe sur les albums des poids lourds de l'industrie musicale souvent avec un retard de plus de six mois, quand la hype est passée.
Une fois n'est pas coutume, il n'en a pas été de même avec 'Renaissance', le dernier album de Beyoncé, artiste dont je n'ai pas grand chose à faire depuis des années, dont la hype m'a toujours semblé démesurée mais qui, il faut l'admettre, sait s'entourer et a quelques morceaux très réussis dans son catalogue.
'Renaissance' donc. Seize titres pour plus d'une heure de musique et, déjà, un des disques les plus écoutés de l'année (Beyoncé est même à ce jour l'artiste féminine la plus écoutée de 2022). Mais surtout, une sacrée réussite. Alors oui, il y a du déchet (quelle idée de faire un album aussi long), quelques titres putassier dont elle aurait pu s'abstenir, mais l'ensemble tient sacrément la route, entre house, soul et dance 90s, portés par quelques titres très accrocheurs et superbement produits. Au premier rang desquels Alien Superstar (en écoute aujourd'hui), tube parfait qu'on croirait avoir été produit par le Timbaland du début des années 2000, quand tout ce qu'il touchait se transformait en or.
Autre chanson très réussie de 'Renaissance' de Beyoncé, voilà Cuff It, qui d'ailleurs suit Alien Superstar dans le tracklisting :




