lundi 11 octobre 2010

[Track of The Day] The Duke Spirit - Everybody's Under Your Spell

On ne dirait pas comme ca, mais 'Neptune' a presque trois ans. 'Neptune'? C'est le deuxième album parfait de The Duke Spirit, combo anglais mené par la belle et fougueuse Liela Moss. Depuis, plus rien.

Il y a quelques jours, les Duke Spirit ont refait parler d'eux en annonçant la sortie imminente d'un nouvel Ep - 'Kusama Ep' - et un nouvel album qui devrait suivre dans la foulée. Et vu qu'ils sont partageurs, ils proposent de télécharger un premier titre, histoire de se mettre l'eau à la bouche: Everybody's Under Your Spell.

Une chanson dans la lignée de 'Neptune', aussi accrocheuse mélodiquement que nerveuse. Et toujours la belle et incroyable Liela dont le chant n'a pas énormément d'égal aujourd'hui.

Album: Kusama Ep
Année: 2010
Label: You Are Here



Everybody's Under Your Spell est à télécharger gratuitement et légalement sur le site officiel de The Duke Spirit (contre l'habituelle adresse mail), ici même.

jeudi 7 octobre 2010

David Sylvian - Sleepwalkers [SamadhiSound]

D'abord l'euphorie. Puis la désillusion. Et finalement le plaisir. La nouvelle de la sortie de 'Sleepwalkers' de David Sylvian a suivi ce schéma dans mon esprit tortueux et torturé.

L'euphorie. Car oui, David Sylvian fait partie de ces artistes qui titillent mon imaginaire et emballent ma joie. Je suis très loin de tout connaitre de sa discographie, mais j'en connais assez - 'Blemish' et 'Snow Born Sorrow' (sous le nom Nine Horses, avec Steve Jansen et Burnt Friedman, pour un des plus beaux disques des années 2000) pour ne citer qu'eux - pour savoir que le britannique reste un artiste capable de renverser mon cœur, entre avant-garde, rock expérimental et ambient, le tout bercé par une voix d'indie-crooner reconnaissable entre mille.

La désillusion. Après un 'Manafon' plus obscur, plus fermé mais toujours fascinant dans sa construction sonore, j'espérais un nouvel album. 'Sleepwalkers' serait celui-là. Sauf que non au final.
Car 'Sleepwalkers' n'est «qu'une» compilation qui recense bon nombre des collaborations que David Sylvian a pu faire durant les années 2000. Ici, certains de ceux qui ont fait la dernière décennie se succèdent: Ryuichi Sakamoto, Christian Fennesz, Arve Henriksen de Supersilent, ce genre d'artistes. Bref, pas de nouveautés ici (à une chanson près, Five Lines, avec Dai Fujikura), mais certaines de ses meilleures compositions des dix dernières années.

Le plaisir. Un grand et fort plaisir. Car si 'Sleepwalkers' est une compilation, elle est avant tout une plongée des plus remarquables dans l'œuvre de ce petit génie de David Sylvian. J'ai beau connaître toute sa récente discographie, voir ces 16 titres se succéder avec autant de facilité - et de malice - me surprend encore.
'Sleepwalkers' est une extraordinaire porte d'entrée, un best-of (et dieu sait que je déteste ce mot) idéal pour rentrer dans l'œuvre de David Sylvian. Mais également une très bonne façon de se rappeler quel artiste essentiel il est.
David Sylvian a retravaillé ici certains titres, changé les mixes pour d'autres, histoire de donner une cohérence à l'ensemble. Et c'est une réussite à tous les niveaux. Bref, un best-of, pensé et travaillé et non pas emballé et pesé en moins de temps qu'il ne faut pour dire «argent facile».

'Sleepwalkers' est un must-have, rien de moins, qui mérite de figurer en bonne place dans toutes bonnes discothèques qui se respectent, que celles-ci possèdent les œuvres précédentes ou pas de David Sylvian. Car au delà de la compilation, ce disque pourrait presque être considéré comme un nouvel album tant il est cohérent, riche et incroyablement divers. Ce qui n'est pas le moindre des compliments. (sortie: 27 septembre 2010)

Son:
Site officiel (des extraits de chacun des 16 titres de 'Sleepwalkers' sont en écoute)


Vous pouvez commander ce 'Sleepwalkers' directement sur le site officiel de David Sylvian, en cliquant ici.

Deux titres en écoute de ce 'Sleepwalkers'. Money For All, une chanson de Nine Horses, superbe (et 9è de mon top singles 2007), dont la mélodie et les paroles viennent se greffer dans votre cerveau sans demander leur reste. Et World Citizen - I Won't Be Disappointed again (with Ryuichi Sakamoto), mixé par Chasm, rien d'autre qu'un régal auditif. (malheureusement plus en écoute)


Et pour finir, le joli clip de Sleepwalkers, la chanson qui ouvre et qui donne son nom à cette compilation de David Sylvian:



mardi 5 octobre 2010

[Track of The Day] Shellac - The End of Radio

Hier soir, L'Épicerie Moderne. La meilleure salle de Lyon accueille un groupe mythique, Shellac. Shellac, c'est le trio formé par Todd Trainer, Bob Weston et Steve Albini (le producteur le plus important des 20 dernières, faut il le rappeler). Dont le principal but est de se faire plaisir et de s'évader de leurs vies professionnelles respectives. Une sorte de soupape de décompression en gros - qui explique le peu d'albums sortis à ce jour (cinq en 16 ans, dont au moins deux essentiels).

Hier donc, pas moins de 700 personnes (!!) en ont donc pris pour leurs oreilles en 1h30 de noise, de math, de punk, de post ce-que-vous-voulez. Mais ils en ont pris, et moi le premier. Simple, carré, brutal, allant à l'essentiel, baigné dans un enthousiasme de chaque instant.

Les Shellac ont développé une puissance sonore couplée à une justesse invraisemblable (ça aide d'avoir deux ingénieurs du son dans le groupe), donnant un coup de fouet à tous leurs morceaux, qui pourtant n'en avaient pas franchement besoin. Et au dessus, toujours la même ligne de conduite: l'anti-conformisme qui les caractérise, démarrant un morceau à droite pour mieux s'arrêter à gauche avant de finir au milieu.

Albini est totalement déjanté sur sa guitare, Weston a une sacrée gouaille et Trainer est un batteur fou furieux au jeu absolument parfait (le dernier batteur qui m'avait marqué à ce point en live était le batteur de Oneida à l'époque de leur 'Secret Wars' en 2004).

Quant aux nouveaux titres au nombre de cinq, ils sonnent très bien sur scène, avec des mélodies plus présentes. Mais comme disait Bob Weston pendant le concert «Le nouvel album sortira peut-être dans 10 ans, peut-être dans 1 mois, on n'en sait rien. Mais on vous tiendra au courant». Y a intérêt.

En tout cas, si Shellac était déjà fortement conseillé sur album, il l'est encore plus sur scène. Vraie baffe et grand moment live de 2010 pour ma part. 

Album: Excellent Italian Greyhound 
Année: 2007 
Label: Touch & Go

lundi 4 octobre 2010

[Track of The Day] Aberfeldy - Malcolm

J'ai toujours aimé les artistes qui arrivent à placer, ni - presque - vu ni connu, de discrets petits hommages à d'autres groupes musicaux qui ont fait l'histoire de la musique avant eux.

Attention, il n'est pas question ici de plagiat éhonté ou de reprises dissimulées. Je parle ici de jolies révérences, du genre de celle de Sufjan Stevens pour le Close to Me des Cure sur Come On! Feel the Illinoise! (Part I: The World's Columbian Exposition — Part II: Carl Sandburg Visits Me in a Dream), la troisième chanson de l'album du même nom.

Aberfeldy, sur son troisième album, 'Somewhere to Jump From', s'amuse avec les mots et à rendre hommage, le temps de la chanson Malcolm, au Velvet Underground, à Bob Dylan et aux Beatles. C'est discret, superficiel mais très charmant.

Charmant c'est aussi le mot qui va bien pour définir ce troisième album d'Aberfeldy - et le premier en 4 ans. Compositions qui sentent bon le soleil, bluettes pop chatoyantes et xylophone au garde à vous. Cet album est en tout cas un beau retour d'un groupe qu'on pourrait avoir tendance (comme beaucoup d'autres) à qualifier de « mineur » alors qu'il est finalement bien plus que ca. 

Album: Somewhere to Jump From 
Année: 2010 
Label: Tenement Records

'Somewhere to Jump From' peut-être commandé directement sur la page officielle du groupe sur le site de Tenement Records.

vendredi 1 octobre 2010

[Track of The Day] Jimmy Fallon, Justin Timberlake and The Roots - The History of Rap

(nouveau lien, direct from NBC, avec un peu d'interview au départ).

Pour une fois, un petit clip. Et quel clip! Au menu, Jimmy Fallon (présentateur sur NBC), Justin Timberlake et The Roots qui revisitent l'histoire du rap.
Alors la vidéo ne tiendra peut-être pas toute la journée, mais vu que c'est tellement bon et vu que je viens de le regarder 4 fois de suite, j'en profite.
En tout cas, il faut vraiment que Timberlake arrête d'avoir autant de talent. (malheureusement plus en ligne)