vendredi 13 septembre 2013

[Track of The Day] Fuzz - Rich Man, Poor Man (The Groundhogs cover)

Au printemps dernier, le Liverpool Psych Fest a proposé au label chicagoan Trouble in Mind de tenir une scène à eux tout seul. En a résulté une compilation (format 12"), au tirage limité (500 exemplaires) et à la vente exclusive sur le site du festival, présentant certains des meilleurs groupes du label. Parmi eux, Maston et Jacco Gardner.

Découverte pour moi, Fuzz. Trio américain qui comprend l'intenable et insatiable Ty Segall. Au programme de ce trio qui porte bien son nom, une reprise de Rich Man, Poor Man de The Groundhogs, chanson composée en 1970.

Bien plus « fuzz » et plus rentre dedans que l'originale, la reprise des Fuzz dit tout en 2 minutes et 49 secondes précisément. Belle porte d'entrée vers ce groupe dont le premier album devrait voir le jour début octobre (et chez In The Red s'il vous plait).

Album : Liverpool 2013
Année : 2013
Label : Trouble in Mind


La reprise de The Groundhogs Rich Man, Poor Man est également en écoute ci-dessous, sur le soundcloud de Troubled in Mind :


jeudi 12 septembre 2013

[Track of The Day] Laura Veirs - That Alice

C'est dans un anonymat certain (ou alors « c'est mes yeux » comme disait l'autre) que Laura Veirs est revenue, ses petites lunettes (de plus en plus ovales) bien posées sur le nez et ses compositions délicates sous le bras.

Toujours signée chez les soigneux Bella Union, comme pour son précédent 'July Flame', Laura Veirs ne change pas son fusil d'épaule et ne s'est pas lancée dans la drum'n'bass. 'Warp & Theft' (son huitième album) est dans la continuité de ce qu'elle a toujours fait, plutôt dans la veine de 'Years of Meteors', déjà un bien beau disque, même si cette fois plus qu'avant, la production est très chiadée, fourmillant de petits détails, avec guitare électrique bien plus présente (That Alice, en écoute ce jour, devrait vous convaincre en quelques secondes).

Le résultat ? Brillant. D'ailleurs, le saviez-vous ? 'Warp & Theft'  est peut-être son meilleur album; si si. Le plus orchestré, le mieux mis en valeur. Douze chansons de haute volée (à commencer par un formidable Sun Song pour se mettre dans l'ambiance), qu'elle aime à faire durer sans que cela soit à un moment donné un handicap.

Comme depuis des années, Laura Veirs enchaîne les albums de grand classe. Ses suiveurs sont ravis. Les autres le seraient aussi. Ah si seulement, ils étaient au courant...

Album : Warp & Weft
Année : 2013
Label : Bella Union

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En plus de That Alice, Sun Song, la chanson qui ouvre 'Warp & Weft' (et celle du jour donc) est également en écoute. Un petit bijou :

mercredi 11 septembre 2013

[Track of The Day] Rose Windows - Walkin' With a Woman

La pochette peut-être parfois un bon indice de la tonalité d'un album. Celle de 'The Sun Dogs' de Rose Windows en dit déjà beaucoup : collage et peinture, pleine de détails, portée dans sa partie basse par une cinquantaine de petites ombres, marchant sur une reconstitution de "La Création d'Adam" de Michel-Ange (et portant en elle un je ne sais quoi de couleurs  du plafond de La Chapelle Sixtine). 'The Sun Dogs' sera psyché ou ne sera pas.

Orienté Black (Sabbath pour les riffs puissants, Mountain pour l'ambiance générale) mais pas métal, psychédélique donc, distillant guitares aiguisées et batterie meneuse de revue, rappelant Pink Floyd (formidable Walkin' With a Woman), ce premier album de Rose Windows (groupe de Seattle, forcément signé chez Sub Pop, mais qu'on aurait plus vu chez Jagjagwuar) est des plus réussis, pour qui aime en tout cas le son aux deux pieds bien ancrés dans les années 70.

Album : The Sun Dogs
Année : 2013
Label : Sub Pop

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En plus de Walkin' With a Woman, un autre morceau de 'The Sun Dogs', premier album de Rose Windows, Native Dreams.  (malheureusement plus en écoute)


Le clip de Wartime Lovers :

mardi 10 septembre 2013

The Polyphonic Spree - Yes, It's True [Good Records]

Vous savez qu'il ne doit pas être facile de gérer, ne serait-ce que financièrement parlant, un  groupe qui compte je ne sais combien de membres dans ses rangs ?
Prenons The Polyphonic Spree, groupe américain à la pop héroïque, tout habillé de toges blanches et mené par Tim Delaughter. Hé bien, depuis 2007 et la sortie de leur troisième album, plus une nouvelle, pas une lettre, pas un coup de fil, rien.

Pourtant, leur trois premiers albums (j'ai une grande préférence pour 'Together, We're Heavy', leur second) avaient fait parler d'eux. Pourtant, ils avaient composé un tube en or massif, Light & Day, repris un peu de partout (et notamment dans 'Eternal Sunshine of the Spotless Mind' de Michel Gondry). Pourtant, ils avaient tout pour conquérir le monde.
Mais non. Rien. Six ans de silence. Et 6 ans c'est long pour une confrérie aussi foutraque que joyeuse comme celle-ci.

Et puis fin 2012, le retour d'un semblant d'activité. Déjà, la petite bande à Delaughter sortait un album de noël ('Holidaydream: Sounds of the Holidays Volume One') puis un live, 'Songs From The Rocky Horror Picture Show'.

Mais surtout, The Polyphonic Spree en appelait à la générosité de ses fan via Kickstarter pour financer son 4è album (il faut dire que depuis 'The Fragile Army', le groupe se produit sur sa propre structure, Good Records Recordings). 
Résultat ? En moins de temps qu'il ne faut pour le dire (un bon gros mois quand même), les adeptes de cette secte musicale réunissaient 100.000$ (oui 100k$ !) permettant au groupe d'enregistrer 'Yes, It's True', son 4è album.
Un album qui suit la voie ouverte par 'The Fragile Army', tout en conservant ce qui a toujours fait le sel du groupe : pop baroque, opéra-rock et chansons à chanter à tue-tête où des cuivres croisent fièrement le fer avec des cordes endiablées.

On ne parle évidemment pas ici d'album de l'année ou de chef d’œuvre absolu. Loin de là : 'Yes, It's True' n'est pas exempt de tout reproche, a perdu de la finesse de ses débuts et il en fait sûrement trop par moments. Il ne convertira donc pas les réfractaires à The Polyphonic Spree. 
Mais il devrait plaire à tout ceux qui suivent depuis le début les aventures de cette bande en toges, désormais colorées, dont le seul but semble être de faire des chansons pleines d'envies et de mélodies imparables.

Et en cette rentrée difficile pour tout le monde, il faudrait pour le bien de tout le monde prendre pour argent comptant ce que hurlent les Polyphonic Spree sur What Would You Do? (voir plus bas) : « Sing this song for yourself, I know it helps ». Ça sera déjà un bon début. (Sortie : 6 août 2013)

Son :
'Yes, It's True' est en écoute complète sur Spotify et Deezer.
Site officiel de The Polyphonic Spree

Acheter 'Yes, It's True'

 
En écoute aujourd'hui, trois chansons : Hold Yourself Up, Carefully Try, aux faux airs de Grandaddy et What Would You Do?, tube certifié de 'Yes, It's True', déjà sorti en single à la fin de l'année dernière, mais allongé d'une trentaine de secondes. (malheureusement plus en écoute)


Deux clips de ce nouvel album des Polyphonic Spree : celui flippant de You Don't Know Me (premier single), qui ouvre ce 'Yes, It's True'. Et celui de Let Them Be :







lundi 9 septembre 2013

[Track of The Day] Public Service Broadcasting - Signal 30

Au sortir d'un été intensif (la légende du « en été, ceux qui restent au boulot n'en foutent pas une rame et passent leur journée à faire le tourd de l'Internet » est toujours aussi drôle), voilà que l'heure des vacances a sonné pour votre serviteur. Et celle du redémarrage de ce blog avec.

Au programme et pour ouvrir ces quelques jours de congés, Public Service Broadcasting. Quoi que l'écoute de leur premier album 'Inform - Educate - Entertain' puisse faire penser, Public Service Broadcasting est un duo (anglais). Et leur premier effort (suite logique à un Ep 'The War Room' remarqué, mais pas dans ces pages) est aussi fourre-tout qu'euphorique.

Instrumental, ce disque est basé sur des samples vocaux et une base analogique, pleine de synthés ; il voit le groupe faire flirter sa pop un peu partout : du math par-ci, du post-punk par là, du krautrock au milieu, des guitares aussi lourdes que délicate (du banjo) tout autour. Et mêmes quelques accords qui rappellent tantôt le Kiss de Prince (The Now Generation) ou le Lovers in Japan de Coldplay (ROYGBIV).

'Inform - Educate - Entertain' est de ces disques dont les premières écoutes sont intensives. Parce qu'il est difficile de s'échapper de l'atmosphère qui s'en dégage. Parce que bien que influencé par différents courants, il n'en reste pas moins d'une grande cohérence. Parce que ces voix qui le traversent tout du long ont le charme désuet d'une autre époque (tirés des archives du British Film Institute). Et parce que les mélodies sont présentes de partout.

Bref, Public Service Broadcasting, 'Inform - Educate - Entertain'. Ou un groupe et un album brillants.

Album : Inform - Educate - Entertain
Année : 2013
Label : Public Service Broadcasting

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En plus de Signal 30, la très nerveuse chanson en écoute aujourd'hui, voilà Theme From PSB, leur nouveau single, lui aussi très réussi :



Pour finir, le clip de Spitfire, autre grande chanson de 'Inform - Educate - Entertain'. Avec les images du British Film Institute :