vendredi 20 septembre 2013

[Track of The Day] Mondrian - Let it Schlingo

Après avoir sorti 'Isn't It Fun' l'an passé (toujours à l'écoute et à l'achat ici même !), Mondrian est retourné en studio. Et a livré pendant l'été non pas un mais deux nouveaux Ep. Vu que ceux-ci sont très réussis, il faut en parler. Mais séparément, pour mieux les apprécier.

Commençons donc par 'My Record Collection is Better Than Yours Ep'. Une collection de sept chansons où si l'on reconnaît très bien la patte de Mondrian (Static au hasard), celle-ci évolue. Ainsi, un piano bien mis en avant sur les trois morceaux (sublime Normandy aux airs de Yann Tiersen, magnifique Far Cry et Efforts to Fall), un banjo maître d’œuvre sur Nice as Pie, un mélange des deux sur Let it Schlingo (en écoute aujourd'hui).

Et ce qui ne gâche rien chez les Mondrian, toujours ce goût prononcé pour les beaux artworks. Car celui de 'My Record Collection is Better Than Yours Ep' est une belle réussite dans son genre également.

L'ensemble donne un Ep très lumineux, parcouru tout du long de bien belles mélodies. A vous de succomber (à nouveau ?) aux Mondrian.

Album : My Record Collection is Better Than Yours Ep
Année : 2013
Label : -

Acheter (3€ seulement)



En plus de Let it Schlingo, je vous conseille fortement l'écoute (entre autres) de Normandy (qui ouvre ce 'My Record Collection is Better Than Yours Ep'), son vinyle qui craque et sa mélodie à tomber :




Quant à leur album précédent (le premier) 'Isn't It Fun', il est toujours à l'écoute et à l'achat (33 tours ou digital) ici même.




jeudi 19 septembre 2013

[Track of The Day] David Ford - Every Time

Si David Ford n'est pas un inconnu pour certains, il l'est totalement pour moi. Anglais de 35 ans, ancien membre d'Easyworld (inconnu au bataillon là-aussi), il s'est lancé depuis 2005 dans une carrière solo. Et 'Charge' est son quatrième album.

Le propos ? Pop de qualité, très américaine, qui tâche parfois, qui s'amuse à s'acoquiner avec quelques mastodontes du genre pas forcément mémorables (The Ballad of Miss Lily et l'ombre de Santana qui flotte au-dessus), qui fait également dans la balade belle à pleurer (Philadelphia Boy, Isn't It Strange ?), et qui intègre folk et country dans sa musique tout du long.

On notera aussi Every Time (en écoute aujourd'hui), hymne de 'Charge', le Born to Run de David Ford, tant cette chanson rappelle indéniablement celle de Bruce Springsteen. Une chanson en forme de bilan, où notre homme raconte ses échec, en est conscient, mais ne regrette rien.
Dans Le Mur du Son a adoré (9/10, bim !). Je n'irais pas aussi loin (la faute notamment à une production très lourde) mais dans son genre, 'Charge' a beaucoup de charme à revendre.

Album : Charge
Année : 2013
Label : The Magnolia Label

Acheter


En plus de Every Time, Pour a Little Poison de ce 'Charge' de David Ford en version soundcloud. Et en clip, juste en-dessous.  (malheureusement plus en écoute)
 

mercredi 18 septembre 2013

[Track of The Day] The Limiñanas - Liverpool

Deuxième assertion en très peu de temps dans ce blog à propos de 'Liverpool 2013', la compilation réalisée pour le Liverpool Psych Fest. Mais il faut dire que cette compilation a beaucoup de qualité et des inédits de grande qualité.

Donc après la reprise par les Fuzz de Ty Segall, voilà donc Liverpool de The Limiñanas, groupe français originaire de Perpignan, dont la côte ne cesse de monter aux États-Unis.
Pour cet inédit, The Limiñanas nous raconte l'histoire de Marion en plongeant sa plume dans l'encrier de Serge Gainsbourg.

Car oui, ce qui marque à l'écoute de ce Liverpool très réussi, c'est ce style tout gainsbourgien, aussi bien par le texte, le choix de l'héroïne (mélange de Melody Nelson et de Marilou), les références à d'autres œuvres (évident Cargo Culte) mais aussi la diction et la musique, évidemment.

Un vrai hommage en quelque sorte. Et une sacrée chanson.

Album : Liverpool 2013
Année : 2013
Label : Trouble in Mind



Liverpool de The Limiñanas est à écouter également sur le soundcloud de Trouble in Mind :


mardi 17 septembre 2013

Six. By Seven - Love and Peace and Sympathy [Borrowed Tune Motion Pictures]

Connaissez-vous le Colosseum ? Assurément non. The Colosseum est un club de Coventry, une ville à une quarantaine de kilomètres de la fière Birmingham. Mais surtout la ville la plus totalement rasée d'Angleterre pendant la seconde guerre mondiale (à un bout d'église près). Et le trou du cul du Royaume-Uni - ce n'est pas pour rien d'ailleurs qu'une expression anglaise dit de quelqu'un en quarantaine « he has been sent to Coventry ».

Coventry, j'y ai passé une année Erasmus il y a désormais plus de 10 ans. La meilleure année de ma vie. La liberté, la vie anglaise, ses rues de briques rouges, ses maisons de deux étages, son isolation pourrie, sa bière, ses house parties, etc.

Le Colosseum était un club où nous allions en pélerinage tous les lundis, mes colocs, mes amis espagnols, grecs, italiens, j'en passe et des meilleurs (en gros, tous les étudiants du coin), et moi-même. Oh, non pas que le son soit meilleur qu'ailleurs. Ou que l'ambiance soit à nulle autre pareille. Non, rien de tout cela. La raison tient juste en un fait : la boisson n'était qu'à 50p. Oui, 50 pennies. De la bière à la vodka aromatisée qui ne vous saoulait pas, ne vous egayait même pas mais vous donnait mal au bide. 50pennies pour danser sur tout et n'importe quoi, de Common People à S Club Seven.

Le Colosseum, c'est également là que, dans une des salles adjacentes, Six. By Seven était passé en concert. Et en 2001, Six. By Seven dans un boui-boui comme The Colosseum, dans une ville comme Coventry, pour le jeune français que j'étais, c'était totalement fou !
Ce n'était pas le groupe le plus dingue du moment, ni le plus populaire, mais leurs deux premiers albums avaient un peu de bruit, ne serait ce que du côté de la critique.

Ainsi donc, voilà les Six. By Seven dans cette salle sombre à la sono affreuse et dégueulasse, devant un public assez clairsemé - et pourtant, des groupes intéressants qui passaient à Coventry, ce n'était pas tous les jours. Je crois me souvenir avoir payé £3 l'entrée. En sortant, les oreilles encore bourdonnante, je me rappelle m'être dit que je n'étais pas prêt de revoir le groupe sur scène.

Et j'avais raison. Six. By Seven n'a jamais connu le succès, malgré des albums solides et une critique très positive à son égard. Mais non, ca n'a jamais pris auprès du grand public. Et quand ca ne prend pas au niveau des ventes, malgré tout le talent du monde... A tel point que le groupe a décidé de se séparer en 2008.

Et puis, ô surprise, Six. By Seven s'est reformé (en recrutant Steve Hewitt, l'ancien batteur de Placebo).  Et a enregistré un nouvel album, 'Love and Peace and Sympathy'. Un disque qui se traine un peu en longueur, qui aurait mérité de raccourcir quelque peu ses morceaux (deux chansons de moins de 4mns uniquement, cinq de plus de 6mns) et de changer ses constructions qui se répètent un peu tout du long. Mais 'Love and Peace and Sympathy' reste quand même de qualité. Sa première moitié est très prenante. 

Très produit, ce Six. By Seven rappelle plus souvent qu'à son tour les Doves ou Calla, deux autres groupes au talent certain et qui auront vu passer le rail du succès sous leur nez. Et que j'aurais bien vu à l'époque, dans la moiteur d'un club d'une ville sans grand intérêt et qu'il faut connaître étudiant. (Sortie : 16 avril 2013)


Son :


Deux chansons en écoute de 'Love and Peace and Sympathy' des Six. By Seven : Sympathy, toute en tension qui semble ne jamais vouloir s'arrêter de monter. Et Crying, single de l'album (fort heureusement, loin des hurlements de Steven Tyler).  (malheureusement plus en écoute)

lundi 16 septembre 2013

[Track of The Day] Minks - Doomed and Cool

Ce qu'il y a de plus surprenant avec Minks, nouvelle pépite de Captured Tracks, ce ne sont pas ses compositions. Elles sont solides. Il y a dans 'Tides End' (leur deuxième album) de grandes chansons à peu près à toutes les plages (Painted Indian, Romans, Margot, Doomed and Cool), de belles mélodies et des constructions efficaces. Bref, un vrai disque de pop.

Ce qu'il y a de plus surprenant avec Minks, ce n'est pas cet hommage appuyé aux années 80. Le revival est toujours aussi actuel (et il me va bien personnellement). Ici, pas de circonvolutions : Minks prend son inspiration dans cette période. Que ce soit sur la basse de Doomed and Cool (tellement New Order - en écoute aujourd'hui) ou dans les guitares (les Smiths) et la voix (le cousin vocal de Morrissey est de passage) de Margot.

Non, ce qu'il y a de plus surprenant avec Minks, c'est que ce groupe sonne si anglais alors qu'il vient des États-Unis. Comme à l'époque du premier album de The Pains of Being Pure at Heart, une seule questions reste : et si le meilleur groupe anglais du moment était donc américain ?

Album : Tides End
Année : 2013
Label : Captured Tracks

Acheter



En plus de Doomed and Cool, certifié single de ce 'Tides End', deux autres morceaux, aussi réussis : Margot et Everything's Fine :