mardi 7 octobre 2014

[Track of The Day] MONO - Recoil, Ignite

Quand les japonais de Mono reviennent aux affaires, ils ne font vraiment pas dans la demi-mesure. Deux albums, rien que ca sortiront le même jour : 'The Last Dawn' et 'Rays of Darkness'.
Deux pochettes proches mais à en croire les deux premiers extraits (un pour chaque disque) pas d'opposition Yin/Yang. Pas de calme/tempête. Non. Que ce soit Where We Begin ou Recoil, Ignite, les guitares et les fûts martelés sont de sortie.

La seule différence notable se jouerait sur l'utilisation ou non de sonorités plus orchestrales. A priori, 'Rays of Darkness' en sera dépourvu, une première depuis 15 ans. D'ailleurs, des deux albums, c'est celui-ci qui titille le plus ma curiosité.

Le premier extrait Recoil, Ignite est en effet monstrueux et le groupe annonce même « 'Rays of Darkness' it's MONO's blackest album ever », ce qui veut promet vu que le groupe n'est pas spécialement connu pour son « Jo' le rigolo ». Si l'on ajoute à cela la présence de Tetsuya Fukagawa, leader d'Envy, vous imaginez bien qu'on devrait être en présence d'un album très sombre. Tant mieux, c'est comme cela qu'on a toujours aimé MONO.

Album : The Last Dawn / Rays of Darkness
Année : 2014
Label : Pelagic (UE) / Temporary Residence (US) / Magniph (Japon)

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Recoil, Ignite, premier extrait de 'Rays of Darkness' est également en écoute sur le soundcloud de MONO :



En écoute également Where We Begin, premier extrait du premier album 'The Last Dawn' :

lundi 6 octobre 2014

[Track of The Day] Sophia - It's Easy to be Lonely

Le week-end fut bon ? Le sourire que vous affichez ce matin en partant recommencer une énième semaine de travail n'est pas feint ? Vous êtes heureux ? Tout va bien dans votre vie ?  Alors un conseil : quittez ce blog immédiatement et n'écoutez pas la chanson du jour.

Car aujourd'hui dans ces pages, il est question de Sophia. Sophia ou le groupe le plus dépressif du monde, avec ses chansons pleines de mélancolie et de paroles tristes.

Vendredi, de passage chez mes parents, je suis retombé sur un stock de vinyles que je croyais avoir perdu à jamais dans un de mes nombreux déménagements récents. Le genre de surprise agréable.

Dans le lot, il y avait le LP de 'There Are No Goodbyes' de Sophia, sorti en 2009 et dernier album en date du groupe de Robin Proper-Sheppard (cinq ans déjà !). Un disque dans la lignée de ce qu'a toujours sorti le groupe. A la réécoute, le temps n'a pas altéré la beauté de cet album. Ni la tristesse insondable qui s'en dégage, faite de cœurs brisés, de ruptures et d'amours perdus.

Histoire de continuer dans la même lignée, j'ai voulu en savoir plus sur l'actualité de Sophia. Il s'avère que le groupe a sorti un nouveau single en février dernier. Une chanson dont rien que le titre vous fait comprendre que Sophia n'a pas changé : It's Easy to be Lonely. Tout un programme.

Musicalement, It's Easy to be Lonely est une chanson d'une longue montée, où les chœurs et les guitares finales envoient l'ensemble de bien belles sphères. Mais mieux qu'un long discours, lisons plutôt Robin Proper-Sheppard, car c'est lui qui en parle mieux que quiconque : « It's Easy to be Lonely has sad lyrics (but somehow strangely positive and uplifting), lots of guitars, strings, french horn, group "choir" vocals... basically it's pure Sophia...» Voilà tout est dit : du Sophia comme on l'aime.

Alors ce n'est pas joyeux certes. Mais n'oubliez jamais : les plus belles chansons sont toujours les plus tristes. Toujours.

Album : -
Année : 2014
Label : -

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It's Easy to be Lonely est également en écoute sur le bandcamp de Sophia et ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

vendredi 3 octobre 2014

[Track of The Day] Ólafur Arnalds - Epilogue

Après quatre chansons résolument entrainantes, place à la douceur et au calme afin de rentrer tranquillement dans le week-end qui arrive.
Ólafur Arnalds vient de publier sur son soundcloud 'The Invisible Front Ep', trois chansons qui sont la bande originale d'un documentaire consacrée à la résistance armée (dans les pays de l'Est) contre l'Union Soviétique, de 1940 à la chute du bloc.

A en croire IMDb, ce documentaire est à voir (note de 8.5/10). Et j'ose croire que la musique d'Ólafur Arnalds n'y est pas pour rien. Car la musique de chambre qu'il égrène sur les 12 mns de ces trois morceaux est magnifique. Elle l'est à tel point qu'elle me rappelle énormément Max Richter et son chef d’œuvre (qui fête d'ailleurs ses 10 ans ces jours-ci) 'The Blue Notebooks'.
On sent bien que les cordes qui font vivre 'The Invisible Front Ep' n'habillent pas des images de joie et de grâce, mais la délicatesse avec laquelle elles sont jouées les font flotter et planer. Et que dire de ce piano caressé sur Epilogue, le titre en écoute aujourd'hui...

Alors oui, Ólafur Arnalds ne change pas son fusil d'épaule. Mais il continue à faire chavirer les âmes (en tout cas la mienne) et à mettre tous les poils de mes bras au garde à vous. Et rien que pour ça, j'ai envie de lui envoyer pleins de cœurs avec les doigts...

Album : The Invisible Front Ep
Année : 2014
Label : -


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Epilogue, le troisième et dernier morceau de 'The Invisible Front Ep' est également en écoute ci-dessous :




Mieux, tout 'The Invisible Front Ep' est en écoute sur le soundcloud d'Ólafur Arnalds (et ci-dessous) mais également en téléchargement gratuit (la petite flèche noire là, à droite) :


jeudi 2 octobre 2014

[Track of The Day] SNGPR - Paris SA

Cette semaine dans ces pages est finalement très française. Après un inédit d'Aline, après The Upper Hand tirée du 'Cocktails' de Gulcher, place à Singapour, un groupe français et bien connu de ce site.

Car Singapour n'est ni plus ni moins qu'un projet parallèle des deux principaux leaders de Mondrian. Ils s'échappent le temps d'au moins une chanson des chansons pop-folk très mélodique qu'ils savent si bien composer (et ce n'est pas 'Isn't It Fun' qui dira le contraire) pour s'embarquer dans une aventure (en français !) electro-pop.

Et cette première chanson s'adresse à la ville lumière. S'ouvrant par le célèbre « Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! » du Général De Gaulle, Paris SA (pour Société Anonyme) est une déclaration d'amour désabusée à la ville lumière, jugez plutôt : « Paris Société Anonyme/Capitale de douleurs/Je te porte dans mon cœur/Traite-moi comme de la merde/Je t’aime comme une tumeur/Paris Société Anonyme/ ». Un « je t'aime moi non plus » bien senti.

Serti de beats, lo-fi sans l'être, et n'oubliant jamais la mélodie (ni le banjo !), l'ensemble est une première pierre savamment travaillée. Curieux de savoir où ce Singapour là va bien nous mener...

Album : -
Année : 2014
Label : -


Paris SA est également en écoute sur le soundcloud de Singapour :

mercredi 1 octobre 2014

[Track of The Day] Gulcher - The Upper Hand

La chanson la plus actuelle de 'Cocktails' de Gulcher est sans conteste The Upper Hand : commencer une chanson en 2014 par « I Lost My Job Again Today », vu la situation économique de la France ces derniers mois, il fallait oser.

Au-delà de la futilité de cette remarque, The Upper Hand a tout pour plaire. Et le fait en trois temps. D'abord par une intro avec une basse à tomber et une mélodie qui désarçonne. Ensuite, il y a ce synthé qui annonce un break très riffeur toujours soutenue par une basse voluptueuse. 
Enfin, il y a cette dernière minute, alors que l'on croit la chanson terminée, sorte de résumé des 180 secondes précédentes, et ces chœurs qui répètent « How does it feel ?» avant que le silence ne reprenne ses droits (une fin qui me fait penser aux Beatles, dans l'esprit plus que dans la musicalité).

C'est donc tout cela à la The Upper Hand. Préparez-vous à la fredonner plus que de raison. Au chômage ou non.

Album : Cocktails
Année : 2014
Label : Without My Hat

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The Upper Hand est également en écoute ci-dessous :




Il est également à l'achat sur le même lien (13€, frais de port inclus, ou 8€ en digital), mais également chez tous les bons disquaires, de Gibert à la Fnac, de Starter à votre disquaire de quartier. 

Toujours en écoute, Julia, second single dont il est assez difficile de ne pas tomber amoureux :