mardi 11 octobre 2016

[Track of The Day] Dead Horse One - Forget About Jesus

Dix-neuvième sortie de Requiem Pour Un Twister (déjà !), le deuxième album de Dead Horse One (groupe dont je ne sais rien à part qu'il vient de Valence) 'Season Of Mist' n'a pas encore officiellement vu le jour (ça sera pour le 25 novembre prochain) qu'il promet déjà beaucoup. La faute à un premier titre, Forget About Jesus (ndlr : certains feraient bien d'en prendre bonne note) totalement impeccable.

Pour résumer et la faire courte, c'est un peu le shoegaze qui rencontre la brit-pop ; ou pour faire encore plus simple : when My Bloody Valentine meets Oasis. Oui, c'est sans doute très réducteur, très caricatural même, mais c'est vraiment ce qui m'est venu à l'esprit aux premières écoutes.

Évidemment, difficile de juger de la qualité de ce 'Season Of Mist' sur un seul premier titre. Il n'empêche, ce Forget About Jesus (EDIT : reprise de Swell comme me le fait justement remarquer Mind Riot Music), placé en toute fin d'album (et cette place lui va comme un gant) annonce de bien belles choses pour Dead Horse One. Et ce n'est pas une rapide écoute de l'album - alors même que j'écris ces lignes - qui viendra contredire ceci.
Si le monde de la musique est bien fait et si le suivisme sidérant qui est devenu la norme sur internet depuis quelques années fait une pause, alors 'Season Of Mist' pourrait faire parler de lui et connaître son petit succès. Il semble en avoir tous les atouts en tout cas.

Album :  Season Of Mist
Année : 2016
Label : Requiem Pour Un Twister
 

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Forget About Jesus, premier extrait du premier album de Dead Horse One est en écoute sur le bandcamp de Requiem Pour Un Twister, et également ci-dessous (mais pas dans le lecteur spotify malheureusement) :

lundi 10 octobre 2016

[Track of The Day] Plantman - Slow Design

Pour les moins férus de comics américains, Plantman est un des innombrables héros de Marvel (autour duquel, sauf erreur, les nouveaux champions des blockbusters qui sont tous pareils n'a toujours pas lancé de projet cinématographique). Ne goûtant qu'assez peu cet univers là, Plantman reste pour moi le nom d'un groupe anglais composé de Matt Randall, Adam Radmall, Bryan Styles, Mark Steward et Stafford Glover.

Un groupe découvert en 2012 avec leur deuxième album 'Whispering Trees', genre de petite douceur qu'on aimerait garder pour soi mais qui mérite mieux que quelques oreilles attentives.

Leur nouvel album s'appelle 'To The Lighthouse', et est comme les fois précédentes orné d'une pochette dessinée (à l'instar de leur cousin américain Jeremy Messersmith auquel on pourrait parfois les rapprocher). Et il confirme tout le potentiel de ces anglais tout droit venu de l'Essex.

Ici, pas de rock abrasif, de drone entêtant ou de pop brinquebalante. Non. 'To The Lighthouse' est un disque de folk/folk-rock de composition assez classique, et qui voit les fantômes de Jackson C. Frank voire Nick Drake passer par moment, tout en piquant ici et là des guitares tout droit venu des années 70.

Langoureux, lumineux, lascif même par moment, ce troisième album de Plantman est en tout cas une réussite à tous les niveaux. Les compositions tiennent la route, les mélodies sont belles, le glockenspiel est envoûtant, et la voix de Matt Randall, tête de proue du groupe, toujours posée, accentue ce sentiment de mélancolie qui s'échappe de l'écoute de 'To The Lighthouse'.

Album : To The Lighthouse
Année : 2016
Label : Arlen Records

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En plus du lecteur Spotify à gauche, Slow Design de Plantman est également en écoute ci-dessous :


Deux autres titres tirés de 'To The Lighthouse' de Plantman. Tout d'abord Three Walls :


Ensuite, My Winter Belle :



Premier single de 'To The Lighthouse', Honeydew (en duo avec Chantal Acda) a également son clip :

vendredi 7 octobre 2016

[Track of The Day] Teenage FanClub - Live in the Moment

Je n'ai jamais été plus fan que cela des Teenage Fanclub, même si je tiens en bonne estime 'Bandwagonesque' et 'Grand Prix'. C'est peut-être à cause de cela que je n'ai pas plus accroché à ce 11ème  album des anglais, plus si teenage que cela (on doit gentiment se rapprocher des 50 ans de moyenne d'âge désormais). 

Car 'Here' n'est pas un disque renversant. A l'image du précédent d'où ne ressortait qu'un joli Baby Lee. Un disque qui ronronne plus qu'il ne convainc réellement. On en ressort sans grand souvenir finalement : les chansons s'enchainent sans véritablement de passion et rythme. Pis, les mélodies sont plutôt absentes, ce qui, on l'avouera, est un peu gênant.

Mais (car il y a toujours un « mais »), on notera toutefois le très bon enchainement The First Sight / Live in the moment, au cœur de ce 'Here', le seul passage vraiment marquant de l'album, qui a le bon gout de lâcher les chevaux et où l'on sent le groupe prendre pas mal de plaisir (ce qui fait d'ailleurs de Live in the Moment un excellent single en devenir).

Mais sinon oui, 'Here' reste un disque sans grande saveur. Pas de quoi blâmer les Teenage Fanclub, car il n'y a strictement rien de honteux ici. Mais c'est trop inoffensif pour être emballant.

Album : Here
Année : 2016
Label : Merge

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En écoute dans le lecteur Spotify, Live in the moment est également en écoute ci-dessous :





Pour finir, le clip de I'm in Love, premier single de ce nouvel album des Teenage Fanclub :


mercredi 5 octobre 2016

[Track of The Day] Sophia - Don't Ask

L'homme le plus triste du monde est de retour. Sept ans après 'There Are No Goodbyes', deux ans après son It's Easy to Be Lonely qui appelait à de nouvelles chansons déprimantes, Robin Proper-Sheppard aka Sophia est de retour avec son septième album.

Il s'appelle 'As We Make Our Way (Unknown Harbours)', sort chez The Flower Shop Recordings (son propre label) et se rapproche par sa construction de 'People Are Like Seasons', qui voit les titres fort et les balades dépressives se renvoyer la balle.

Unknown Harbours, qui ouvre l'album avec un piano obsédant, est un instrumental et lance parfaitement l'affaire. D'ici, Sophia va enchainer titres aux guitares alertes (Resisting et son côté The Twilight Sad), morceaux pop (California, bluette sautillante, presque optimiste; You Say It's Alright) et chansons plus langoureuses (The Drifter), mélancoliques (la flagellation de Blame et sa rythmique martiale) ou les deux à la fois (sublime Don't Ask et ses paroles à l'avenant : « So don't ask what you don't wanna know, because everybody's running from something »). Histoire de bien finir ses nouvelles aventures, Sophia termine ce 'As We Make Our Way (Unknown Harbours)' par une nouvelle version It's Easy to Be Lonely, qui gagne encore en nervosité.

Retour réussi donc. Ce mec semble toujours porter les malheurs sentimentaux du monde entier sur ses épaules. Je ne sais pas où il trouve autant d'inspiration pour chanter ces chansons là. Ce qui est sûr par contre, c'est qu'après une écoute intensive ces derniers jours, 'As We Make Our Way (Unknown Harbours)' est sans doute un de ses meilleurs albums.

Album : As We Make Our Way (Unknown Harbours)
Année : 2016
Label : The Flower Shop Recordings

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Don't Ask, en plus du lecteur Spotify, est également en écoute sur le bandcamp de Sophia - et ci-dessous :


Trois autres titres en écoutes de ce 'As We Make Our Way (Unknown Harbours)' : Resisting et son côté The Twilight Sad :


The Drifter, langueur quand tu nous tiens :


Enfin California, léger, pop et printanier :

lundi 3 octobre 2016

[Track of The Day] Tim Hecker - Veil Scans

Bien que dit et répété de nombreuses fois dans ces pages ces 9 dernières années, assénons le une nouvelle fois : la discographie de Tim Hecker est sans faille. Et ce n'est pas son dernier album, 'Love Streams' qui contredira cette vérité.

Paru chez, excusez du peu, 4AD, cet album le voit continuer son travail passionnant sur les textures, dans la lignée de son précédent disque, le sublime 'Virgins' (et je pèse mes mots).

Mais à l'instar de Kevin Morby, Tim Hecker vient de sortir un nouveau titre (la comparaison avec le folkeux s'arrête là) pour la série des Adult Swim singles (dont il a déjà été question ici et ) : le morceau s'appelle Veil Scans et est d'une profondeur folle. Tim Hecker offre ici un titre puissant, lourd, presque oppressant, au rythme répétitif, où les couches s'empilent petit à petit, sans que le morceau ne se départisse en rien de sa ligne mélodique, avant que l'ensemble s'apaise et s'éloigne du fracas. Une allégorie de la semaine qui s'ouvre en quelques sortes.

Album : Veil Scans (Adult Swim Singles Series)
Année : 2016
Label : Adult Swim

Télécharger gratuitement



Malheureusement indisponible sur Spotify, Veil Scans de Tim Hecker n'est à l'écoute que sur soundcloud :