vendredi 12 février 2021

[Track of The Day] Silver Strands - We Could Be Love

A deux jours de la Saint Valentin, plutôt que ressortir un quatrième Top 6 « break-up songs » - bien que l'idée m'ait traversé l'esprit -, lançons nous à la découverte de Silver Strands, le projet de Nathan Beale, californien de son état, et de sa dernière chanson en date, We Could Be Love. Un morceau à la mélodie aérienne que les guitares et les voix en écho n'aident en rien à ramener sur terre. 

Et s'il manque un « d » à « love » pour en faire la chanson parfaite pour exprimer concrètement la difficile période de solitude obligée qui nous est imposée, prenons le parti de prendre au mot Silver Strands. Et d'être amour ; au moins un instant. Oui, « We could be love, we could be love, we could be, if we want to ». C'est peu mais sans doute déjà mieux que rien en ce moment.

NB : Trois « Top 6  break-up songs ». Ils sont disponibles en cliquant là : vol. 1, vol. 2 et vol. 3.

Album : -
Année : 2021
Label : Infinity Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, We Could Be Love des Silver Strands est également en écoute ci-dessous :

jeudi 11 février 2021

[Track of The Day] Motorama - Sailor's Song

Emballé comme un Ep, 'Before The Road', ses 25 mns et ses 7 titres est en fait un album, le sixième de Motorama, groupe russe toujours très aimé dans ces pages malgré sa propension à tourner plus ou moins en rond.

Car c'est un fait, le Motorama des débuts (et notamment de 'Calendar' en 2012) est passé et le groupe évolue sans vraiment évoluer et décline plus ou moins les mêmes mélodies, les mêmes chansons et son indie-pop à guitares faite de wave et de cold. Pour autant, on a beau savoir ce qu'on va entendre, on a beau savoir que le Motorama de 2021 sera sans doute moins bon que le Motorama de 2016, lui même déjà moins bon etc..., le charme opère toujours. Que voulez-vous, on ne décide jamais d'apprécier un groupe ou de s'en détacher. On l'aime ou il nous lasse. On est porté par ses mélodies et ses chansons ou l'on s'y ennuie à leurs écoutes. Mais on le fait rarement de plein gré.

'Before The Road' n'est sans doute pas le meilleur album de Motorama, mais on y retrouve tout ce qui nous plait chez eux, leurs guitares toujours en avant, et leurs mélodies sombres et dépressives. Avec peut-être un côté plus pop cette fois. Ceux qui aiment le groupe aimeront ce disque. Les autres peuvent d'ores et déjà passer leur chemin.

Album : Before The Road
Année : 2021
Label : I'm Home Records

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 Autre chanson extraite de 'Before The Road' de Motorama, voilà Pole Star :

mercredi 10 février 2021

[Track of The Day] Ohtis - Schatze (feat. Stef Chura)

Un couple, elle qui n'en peut plus de son mec (« Grow the fuck up dude, what the fuck »), lui qui n'a rien à faire de ses reproches, ne pense qu'à sa gueule et a même conscience de se comporter comme un sale con (« I do, do what I please I'm a piece of shit, I just think I'll get away with it ») et bien plus que ça (« Now you're hiding out in my house, get the fuck out »).

Voilà l'histoire de Schatze, nouveau single d'Ohtis, un trio de l'Illinois qui fait habituellement dans le folk/americana mais qui ici lorgne plutôt sur un rock nerveux auquel se marient quelques synthés pour éclairer tout ça. Une chanson sur laquelle le groupe invite l'américaine Stef Chura à venir s'invectiver avec lui, et avec Sam Swinson (chanteur et leader du groupe) en particulier, pour un duo des plus réussis entre lassitude, griefs et sarcasme. Comme elle le dit elle-même : « fuck you very much sir ».

Album : Schatze 7"
Année : 2021
Label : Saddle Creek

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Le clip de Schatze d'Ohtis et Stef Chura :

mardi 9 février 2021

[Track of The Day] The Natvral - Why Don't You Come Out Anymore?

Leader des ô combien aimés ici The Pains of Being Pure at Heart, Kip Berman a mis un terme à son aventure shoegaze/indie-pop il y a près de 2 ans pour mieux se lancer dans une carrière solo, assez loin de ses premières amours.

Éparse et discrète jusque là ('Know Me More Ep' (en 2018) et une reprise délicieuse de Dear Nora, formidable groupe de Portland découvert à cette occasion), elle va prendre un peu plus de consistance avec 'Tethers' (« attaches » en français), premier album de 9 chansons et qui s'ouvrira par Why Don't You Come Out Anymore? (en écoute aujourd'hui), sorte de folk-rock teinté d'orgue bien plus nerveux que ses élans solos précédents - plus nus et intimes - mais à la mélancolie implacable. 

Une chanson qui, je l'espère, saura accompagner comme il se doit dans sa dernière demeure Maurice, un de ces hommes qui jalonnent notre enfance et même un peu plus que ça. Le genre de gars bourru mais drôle, adorable et exigeant, respecté et respectable et qui est finalement parti il y a quelques heures pour un monde qu'on lui souhaite des plus doux. Il le mérite mille fois.

Album : Tethers
Année : 2021
Label : Kanine Records/ Dirty Bingo Records

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Le clip de Why Don't You Come Out Anymore? de The Natvral : 

lundi 8 février 2021

The Notwist - Vertigo Days [Morr Music]

The Notwist - Vertigo Days [Morr Music]
Savoir se faire oublier pour mieux attiser les attentes. The Notwist l'a bien compris, eux qui depuis la sortie de 'Neon Golden' en 2001 n'auront sorti que 4 « vrais » albums en 20 ans (je mets de côté leur live 'Superheroes, Ghostvillains + Stuff' en 2016, l'instrumental 'The Messier Objects' et la BO du film Storm en 2009). 'Vertigo Days' est le quatrième - le premier en sept ans - et voit The Notwist encore emballer son monde. La faute à un album brillant et à un démarrage parfait : un Al Norte qui craque, à la rythmique répétitive et à l'ambiance rêveuse, que quelques notes claires de piano viennent interrompre abruptement et lancer un très Notwist-ien Into Love / Stars à la lente progression avant que Exit Strategy to Myself (en écoute aujourd'hui) ne sorte les guitares au meilleur des moments pour mieux finir de nous faire comprendre que nous ne sommes pas face à un disque qui n'a rien à dire ni à faire valoir.

Le reste de l'album, malgré sa longueur, sera du même tonneau, voyant The Notwist faire ce qu'il sait faire de mieux (à savoir pondre des mélodies lumineuses et mélancoliques, les emballer dans une poptronica reconnaissable entre mille sur laquelle vient se poser la voix éthérée de Markus Archer) tout en ajoutant à son arc un peu de trip hop (Oh Sweet Fire avec Ben Lamar Gay au chant) et des influences toutes droit venues du projet Spirit Fest (Saya de Tenniscoats est d'ailleurs de la partie sur Ship) qui donne un touche très personnelle à l'ensemble et le fait s'éloigner des sonorités plus nerveuses de son illustre prédécesseur 'Close to the Glass'.

Il aura donc fallu sept années pour que The Notwist trouve le chemin vers la suite de ses aventures discographiques. Et cela valait l'attente. Car 'Vertigo Days' est un vrai beau voyage, à la diversité certaine et à l'unité impeccable, où les chansons entrelacées s'enchaînent avec une classe folle. Un disque qui n'oublie ni la mélancolie, ni les mélodies accrocheuses. Il fallait bien cela pour fêter - aussi surprenant que cela puisse paraître vu que le label allemand est la maison mère de quelques uns des projets parallèles du groupe - leur premier album chez Morr Music. (Sortie : 29 janvier 2021)

Plus :
'Vertigo Days' de The Notwist est en écoute sur leur bandcamp
'Vertigo Days' de The Notwist est à l'achat sur leur bandcamp
'Vertigo Days' de The Notwist est en écoute également chez Deezer et Spotify

Trois chansons de 'Vertigo Days' de The Notwist en écoute aujourd'hui. Exit Strategy to Myself et ses réminiscences de 'Close to the Glass' avec ce riff qui arrive comme dans un rêve (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis Loose Ends à la sublime mélancolie. Et enfin Into Love Again (avec la présence de Zayaendo), dernière chanson de l'album, où l'influence de Spirit Fest se fait grandement sentir :