mardi 11 novembre 2025

[Track of The Day] King Hannah - This Hotel Room

Jamais deux sans trois. Charmé par leur précédent album 'Big Swimmer', tombé amoureux lorsqu'ils étaient venus le présenter sur la scène du Marché Gare il y a de cela un an, le duo King Hannah fait une nouvelle fois mouche dans mes oreilles avec sa nouvelle chanson, This Hotel Room. Une très belle balade noire, aux accointances mélodiques country mais à la saveur blues-électrique, qui voit Hannah Merrick et Craig Whittle mêler leurs voix tandis que les guitares, tapies dans l'ombre et prenant peu à peu de l'aplomb, attendent leur heure pour venir finalement vrombir en pleine lumière - noire. Une chanson superbe qui sera la face-A du prochain 45-tours de King Hannah (tiré à seulement 500 exemplaires) tandis que la face-B proposera, elle, une reprise de Look At Miss Ohio de Gillian Welch en face-B, dont on a hâte d'écouter la relecture qu'ont pu en faire ces si doués liverpuldiens.

Album : This Hotel Room / Look At Miss Ohio 7"
Année : 2025
Label : City Slang

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, This Hotel Room de King Hannah est également en écoute ci-dessous :

Le clip de This Hotel Room de King Hannah :

lundi 10 novembre 2025

[Trakc of The Day] Midlake - The Calling

J'évoquais il y a quelques jours Midlake pour parler de 'The Making', le nouvel album de Lavinia Blackwall, qui allait chercher quelques unes de ses inspirations chez les américains et surtout dans leur disque le plus marquant 'The Trials of Van Occupanther'. Et quelle ne fût pas ma surprise vendredi dernier d'apprendre la sortie de 'A Bridge To Far', le nouvel album du sextet texan, son sixième - seulement serait-on tenté d'ajouter.

Pas dit que le monde ait besoin ou soit dans l'attente d'un nouvel album de Midlake en 2025, tant le groupe a tout dit en 2006 et a su marquer son époque avec des chansons comme Roscoe ou Head Home. Mais sans être attendu, sans être renversant pour un sou, sans être un disque majeur, ni du mois ni même de la semaine, 'A Bridge To Far' s'écoute sans déplaisir. Parce qu'il y a quelques mélodies soignées. Parce que la voix d'Eric Pulido, si elle n'a pas le charme de celle de Tim Smith, a aussi ce petit truc que d'autres non pas. Et parce que The Calling (en écoute aujourd'hui) est un sacré single, aux guitares magnifiques, et qui rappelle pourquoi, il y a de cela vingt ans, nous sommes beaucoup à avoir follement aimé Midlake et ses chansons.

Album : A Bridge To Far
Année : 2025
Label : Bella Union

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, The Calling de Midlake est également en écoute ci-dessous :

Le clip de The Calling, un des singles extraits de 'A Bridge To Far' de Midlake :

jeudi 6 novembre 2025

[Track of The Day] Lavinia Blackwall - The Art of Leaving

Avec sa pochette qui semble autant être un hommage - champêtre - au 'Who's Next' des Who qu'à l'imaginaire folk des années 70, l'écossaise Lavinia Blackwall promet d'emblée une certaine esthétique musicale sur son nouvel album, 'The Making'. Et elle ne ment pas sur la marchandise. A mi-chemin entre une pop orchestrale des 70s (donc), pleine de guitares aux riffs également d'époque, et 'The Trials of Van Occupanther' de Midlake (We All Get Lost ou The Will To Be Wild qui pique le piano de Roscoe), voilà donc un second album très solide pour l'ancienne chanteuse des Trembling Bells, groupe qu'elle a quitté voilà sept ans.

Un disque très réussi, mené par une voix, si ce n'est de tête, particulièrement haut perchée, entre pop, rock et folk, qui multiplie les jolies mélodies, les emballements au piano, les orchestrations fournies, les chansons classieuses (The Damage We Have Done, My Hopes Are Mine avec la voix de Maggie Reilly, la voix du Moonlight Shadow de Mike Oldfield) quand elles ne sont pas tout simplement grandes (The Art of Leaving, en écoute aujourd'hui, sa fougue et ses riffs délicieusement efficaces en conclusion).

Album : The Making
Année : 2025
Label : The Barne Society

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, The Art of Leaving de Lavinia Blackwall est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'The Making', voilà The Damage We Have Done, single sorti il y a de cela deux ans déjà :

Le clip de The Making, la chanson qui donne son nom à ce nouvel album de Lavinia Blackwall :

mardi 4 novembre 2025

[Track of The Day] Milton Nascimento & Lô Borges - Um Girassol Da Cor Do Seu Cabelo


Pendant peut-être quinze ans, j'ai vu passer cette pochette dans les feeds de mes différents réseaux sociaux. Elle m'intriguait : deux jeunes garçons, un blanc et un noir, dépenaillés, assis sur bord de piste, l'un souriant, l'autre étant trop sérieux pour son jeune âge. Et aucune mention du nom de l'album, ni du groupe ou de l'artiste en question. Juste la photo de ces deux gamins, belle et puissante.

Un jour, j'ai appris qu'il s'agissait de la pochette de 'Clube da Esquina', disque de 1972 de deux brésiliens, Milton Nascimento et Lô Borges, dont je n'avais jamais entendu parler. J'ai lu les avis dithyrambiques le concernant. J'ai compris qu'il avait été une influence majeure - et pas qu'au Brésil. J'ai lu les déclarations enflammées à ce que beaucoup - en fait tous - considéraient comme un chef d’œuvre absolu, de la musique brésilienne bien sûr, mais surtout de la musique tout court. Mais j'en suis resté là. Allez comprendre.

Le 12 janvier dernier (oui, c'est précis, mais on se souvient toujours de la première écoute d'un disque marquant), pour la première fois, j'ai lancé 'Clube da Esquina'. J'ai découvert cette musique brésilienne, inventive, poétique et d'une beauté rare, pleine de folk, de variations pop baroques, portée par des voix absolument sublimes. Et j'ai réalisé que tout ce que j'avais pu lire ou entendre à son propos n'était pas exagéré. Que c'était bien l'album merveilleux attendu. Et que le terme de chef d’œuvre n'était pas du tout galvaudé.

La première écoute a été une immense claque. Les suivantes ont peut-être été encore plus intenses. Et depuis, c'est devenu un compagnon sûr. Alors, à l'annonce de la mort de Lô Borges à 73 ans, ce dimanche à Belo Horizonte, la ville qui l'a vu naître, j'avoue avoir un petit pincement au cœur. Et c'est humain : on est toujours triste quand un artiste qui nous a bouleversé - qui plus est à 45 ans passés - s'en va, quand bien même on ne sait finalement rien de lui.

Fait rare dans ces pages, la photo illustrant ce papier hommage n'est pas une photo de Lô Borges mais la pochette de 'Clube da Esquina', avec ces deux gamins, si beaux et si touchants. Parce qu'il y a tout dans cette image. Parce qu'il y a tout dans cet album.

 

 
 

lundi 3 novembre 2025

[Track of The Day] Legss - Eversince

A bien regarder la belle pochette du premier album de Legss, une question surgit : mais qui est donc cette personne habillée d'un pull rouge, qui, floue, semble marcher plus vite que le monde qui l'entoure ? D'autant plus qu'elle était déjà présente sur le précédent Ep du groupe, 'Fester', il y a de cela deux ans. Est-ce Ned Green, le chanteur de Legss ? Un des trois autres membres, le batteur Louis Grace, le bassiste Jake Martin ou le guitariste Max Oliver ? Et surtout, que fait-elle à passer de pochette en pochette ?

A ce jour, pas de réponse, mais l'idée est plutôt sympathique, maline et donne, s'il était besoin, un intérêt supplémentaire à suivre ce quatuor londonien, qui aime prendre son temps et qui après trois Ep (étalés sur trois ans) passe enfin au long format. Celui-ci s'appelle 'Unreal', n'est signé nulle part (mais distribué par The State51 Conspiracy) et confirme les espoirs placés en Legss. Mélange de post-rock, art-rock et post-punk, d'élans noise-rock et de quelques touches slowcore, ce disque, consistant du début à la fin et remarquablement produit, alterne chaud et froid, calme et tempête, murmures et éclats de voix, sur fond de mélodies particulièrement bien tournées. Et si l'on tombera en pâmoison devant la construction de Gloss, l'ouverture Broadcast, American Flowers, See No Evil ou le post-punk de Sleepers, Awake (avec son chant plein de détachement qui tranche avec l'énergie déployée autour), on mettra en avant aujourd'hui le superbe et touchant Eversince, pas flou pour un sou, petit diamant de balade au piano, à l'ambiance parfois rêveuse, aux cordes mélancoliques et aux guitares acérées et nerveuses.

Album : Unreal
Année : 2025
Label : -

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Eversince de Legss est également en écoute ci-dessous :
 

Autre chanson remarquable de 'Unreal' de Legss, voilà Sleepers, Awake :

Le clip de Gloss, le single extrait (à ce jour) de 'Unreal' de Legss :