Affichage des articles triés par date pour la requête The clash. Trier par pertinence Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par date pour la requête The clash. Trier par pertinence Afficher tous les articles

mardi 3 mars 2026

[Track of The Day] Gorillaz - Damascus (feat. Omar Souleyman & Yasiin Bey)

Ce qui au départ n'avait sans doute pas vocation à être autre chose qu'un one-shot s'est transformé avec les années en une machine de guerre musicale et médiatique, à la discographie conséquente (ce nouvel album est le neuvième) et aux concerts qu'on s'arrache. Revoilà donc Gorillaz, sorte de "Les Enfoirés" de la pop internationale, toujours mené par le Jean-Jacques Goldman anglais Damon Albarn. Au programme de 'The Mountain', pas moins de quinze chansons, plus d'une heure de musique et une pelleté, comme d'habitude, d'invités, triés - ou non - sur le volet : beaucoup de vivants (les Sparks, Jalen Ngonda, Gruff Rhys, Black Thought, Johnny Marr, Paul Simonon des Clash, IDLES, et j'en passe), pas mal de morts (Dennis Hopper, Mark E. Smith, Proof, Bobby Womack, David Jolicoeur de De La Soul, Tony Allen tous avec des enregistrements non utilisés de leurs précédents passages chez Gorillaz) et quelques artistes indiens inconnus à mon bataillon (Ajay Prasanna, Anoushka Shankar, Amaan Ali Bangash, Ayaan Ali Bangash).

Pas étonnant d'ailleurs, car c'est l'Inde qui est la fondation même de ce disque (d'ailleurs, 'The Mountain' n'est que le nom anglais ou commercial de cet album - il n'apparaît pas sur la pochette -, son vrai titre étant पर्वत, mot qui signifie évidemment « montagne » dans plusieurs dialectes indiens), même s'il y  beaucoup de choses latino ou arabisante dans le lot. Et c'est plutôt bien vu et surtout plutôt bien fait. Peut-être trop long pour tenir la longueur, mais les mélodies chiadées, l'univers cohérent créé par Albarn, les featuring de qualité (notamment Black Thought, présent sur trois titres et surtout le duo Omar Souleyman/ Yasiin 'Mos Def' Bey sur Damascus, à l'ambiance indo-arabe, en écoute aujourd'hui), tout rend ce 'The Mountain' plus que sympathique, lui qui est sans doute l'album le plus homogène et le plus Gorillaz originals depuis un bail. 

Album : पर्वत (The Mountain)
Année : 2026
Label : Kong

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Damascus de Gorillaz avec les featuring de Omar Souleyman et Yasiin Bey est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de 'The Mountain' de Gorillaz, voilà The Empty Dream Machine avec les participations de Black Thought, Johnny Marr et Anoushka Shankar :

Le clip (forcément avec Gorillaz !) de Damascus, avec les featuring de Omar Souleyman et Yasiin 'Mos Def' Bey :

 

lundi 26 décembre 2022

Bilan 2022 : Top « 7", Ep & Rééditions »


Après avoir clôs la saison avec Rosie Thomas et Sufjan Stevens, il est temps de tirer le bilan de l'année 2022, comme le veut la tradition. Et comme ce n'est pas en vieillissant que je vais changer mon fusil d'épaule, ce bilan annuel se déroulera comme les années précédentes : en quatre temps. Il se terminera dimanche matin par mes cinquante chansons préférées de l'année pour ouvrir 2023 comme il se doit. Quelques jours avant sera publié un bilan des quarante albums qui auront fait mon 2022. Mais avant d'en arriver là, ouvrons le bal avec les meilleurs 45-tours, Ep et autres rééditions qui auront rythmés mes 365 derniers jours.

Mais comme je suis un homme de tradition donc, allons tout d'abord jeter un coup d'oeil chez le voisinage pour voir quel bilan ils ont tiré de 2022 :
- Le Top Album de la rédaction précieuse de Section26
- Les 40 meilleurs Ep de l'année selon Indie Rock Mag
- Les 20 meilleurs Ep de 2022 selon l'essentiel For The Rabbit
- Les 20 meilleurs Ep de l'année selon les tout autant essentiels The Revue
- Les 25 Ep de 2022 selon Stereogum

Et donc, sous mon chapeau perdu ? Une très belle année, aux 45-tours plein de grandes chansons, aux Ep remplis de promesses et annonciateurs de jours qui chantent pour leurs auteurs. Et des rééditions, ô que de bien belles rééditions, avec des retrouvailles qui séduisent et nous brisent le coeur à nouveau, une découverte française fameuse et un chef d'oeuvre réédité pour la première fois depuis sa sortie et qui, plus d'un demi siècle après, reste plus que jamais un chef d'oeuvre.
Tout est à lire/découvrir ci-dessous. Et comme lire de la musique c'est bien mais l'écouter c'est mieux, au bas de cette page se trouvent des lecteurs Spotify et Deezer pour écouter une chanson de chacun des disques présentés. Bonne lecture et bonne écoute !


Bilan 2022 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » : 20-01
Top 40 « Albums » : 40-21


7"
 
Lucy Dacus - Kissing Lessons 7" [Matador Records]
Et vous, c’était comment votre premier baiser ? Le sien, Lucy Dacus le raconte en moins de temps qu’il ne faut pour le dire (1'54" au compteur) dans la chanson titre de ce 45-tours, nerveuse à souhait où l’américaine fait montre une nouvelle fois de son talent pour raconter des histoires. Pour bien faire les choses, elle ajoute en face-B le délicat mais aux paroles sombres Thumbs Again
 
 
Lewsberg - Six Hills 7" [Speedy Wunderground]
Ce qui surprend le plus à l’écoute de Six Hills, c’est à quel point la production capitonnée, souvent brumeuse, qui allait bien au teint des Lewsberg a disparu. A la place, on a droit à un son puissant et carré. Et ca marche. One shot pour le label Speedy Wunderground de Dan Carey, faiseur de carrière par excellence, et sans conteste le titre le plus efficace et immédiat des néerlandais, qui ne renient rien de leur passé en changeant de braquet.


Sinaïve - Super 45T [Hidden Bay Records / Hellzapoppin Records / Arvo Disques]
Souvent croisés, rarement écoutés, j’aurais enfin pris le temps en 2022 de me mettre aux Sinaïve. Difficile il faut dire aussi de résister à ce 'Super 45T' du trio strasbourgeois, entre balade simple et belle, noisy-pop aux effluves sixties, shoegaze tendu et même un peu de Noir Désir de fin de carrière. De la belle ouvrage assurément, à la pochette belle comme tout.
 




Sprints - Literary Mind 7" [Nice Swan Recordings]
Grosse année pour les Sprints qui après un dépotant 'A Modern Job Ep' (voir plus bas) auront enfoncé le clou avec 'Literary Mind 7"' et sa chanson titre ambitieuse, qui déborde de guitares et au duel vocal imparable. Un titre qui voit les Sprints faire évoluer leur son, avec l'aide de leur producteur de toujours, le Gilla Band Daniel Fox. Un Literary Mind qui nous rapproche un peu plus du moment où le quatuor irlandais va exploser à la face du monde.


Sufjan Stevens - Fourth of July 7" [Asthmatic Kitty Records]
On l’oublie souvent mais Fourth of July est en train petit à petit de s’imposer comme une des plus grandes chansons de Sufjan Stevens. L’américain a décidé cette année de publier un 45-tours du dit morceau pour honorer les dix ans du décès de sa mère Carrie. Mais non en publiant le morceau original mais en en proposant deux relectures. Les grandes chansons restant magnifiques dans d’autres habits, Fourth of July ne déroge pas à la règle aussi bien dans sa version April Base (qu’on dirait venue d’une session de 'Seven Swans') que DUMBO. « We’re all gonna die » comme il dit. Mais en beauté.
 

The Reds, Pinks & Purples - Slow Torture of an Hourly Wage [-]
A chaque année ses chansons de The Reds, Pinks & Purples. Et parmi la myriade de singles qu’a publiés Glenn Donaldson en 2022, choisissons les trois chansons sorties sous le nom 'Slow Torture of an Hourly Wage'. Pas vraiment un 45-tours au sens strict du terme (les morceaux n’existent jusque là qu’au format digital) mais indéniablement un « disque » remarquable, mélancolique à souhait et à la jangle-pop déprimée.
Jane Weaver - Oblique Fantasy 7" [Speedy Wunderground]
Très gros coup de coeur de l’année, le single de la liverpuldienne Jane Weaver, chez les anglais de Speedy Wunderground, encore eux. Une chanson qui s’intitule Oblique Fantasy, qui occupe les deux faces du 45-tours, et dont la structure dynamique, qui ne relâche jamais son rythme, fait merveille. Cerise sur le gâteau, la voix de Jane Weaver, qui sublime une bien belle mélodie.

The Wedding Present - 24 Songs Project [Scopitones & Clue Records]
Sacré David Gedge, l’homme qui n’aime rien de plus que composer de nouvelles chansons. Au programme de ce projet, vingt-quatre nouvelles compos dispatchées sur douze 45-tours, un pour chaque mois de l’année. Le résultat ? Épatant pour dire le moins. Alors certes, il y a quelques face-b sans grand relief et si tout n’est pas extraordinaire, l’ensemble se tient sacrément. Et un tel projet, fou à une époque comme la nôtre, était à signaler.


EP

Antenn.e - A. Bogoliubsky, Chien Ep [-]
Second Ep pour ce trio lyonnais nommé Antenn.e et dont le titre 'A. Bogoliubsky, Chien' fait référence à un dignitaire « russe » du XIIè siècle. Un disque de six morceaux, aux quelques références Clash-ienne (on ne me fera pas croire que Cheers n’est pas un clin d’oeil), résolument post-punk et de très haute volée. Sacrément prometteur.
Acheter
 

Bambara - Love On My Mind Ep [Wharf Cat Records]
Avec ses allures de mini-album, cet Ep de Bambara est dans la continuité de 'Stray', leur excellent album de 2020. Le disque s’appelle 'Love On My Mind' mais est  loin du positif qu'on serait en droit d'attendre, tant les new-yorkais continuent de fouiller dans les noirceurs de l'âme et de raconter les vies de gens qui ont suivi une autre voie que celle que l'on avait tracé pour eux. Le tout entre deux riffs de guitares ou de langoureuses frappes de batterie. Avec trois chansons de plus de cette qualité, j'en aurais fait un des albums de mon année.


Sprints - A Modern Job Ep [Nice Swan Records]
Encore eux oui. Parce qu'avant de les voir évoluer sur un Literary Mind jouissif, les Sprints ont quelques mois auparavant sorti 'A Modern Job Ep', dans la continuité de leur 'Manifesto Ep'. Un quatre titres urgent et puissant, aux chansons mémorables (Delia Smith tout de même !). Ces jeunes gens vont aller très très loin.
Acheter

 
REEDITIONS


Broadcast - Maida Vale Sessions [Warp Records]
Broadcast - Microtronics Volumes 01 & 02 [Warp Records]
Broadcast - Mother Is the Milky Way [Warp Records]
Jamais vraiment remis de la disparition de Trish Keenan il y a bientôt douze ans, l’année 2022 aura été un petit bonheur pour les amoureux de sa voix et des compositions qu’elle façonnait avec James Cargill. Au programme, pas moins de trois rééditions. A commencer par la compilation ‘Maida Vale Sessions' ou quinze morceaux (dont une reprise de Nico en clôture) enregistrés à la BBC sur quatre sessions différentes (1996, 1997, 2000 et 2003) qui fait montre de la beauté qui irradiait de ce groupe. 'Microtronics Volumes 01 & 02' elle, est une compilation qui date de 2003, vendue uniquement lors des concerts du groupe pour la tournée de 'Haha Sound'. Un disque totalement instrumental, aux morceaux très courts, presque comme des gimmicks, mais où l'âme de Broadcast est bien présente. Enfin, 'Mother Is The Milky Way', un Ep de 2009, très onirique autant que weirdo (le mot anglais est ici le plus adequat), mais que la voix de Trish Keenan apaise toujours. Dieu qu’elle nous manque.
Acheter


Gwendoline - Après c'est gobelet! [Mega]
J’ai longtemps cru que ce premier - et jusque-là unique - album des rennais de Gwendoline allait être un de mes albums de l’année. Mais il s’avère que cet excellent disque date de 2020, publié à l’époque sur Dead Wax et que le label Mega a fort opportunément ressorti cette année. Certes, le tracklisting original est ici complètement chamboulé (et c’est peut-être d’ailleurs pour le mieux) mais la puissance de leur cold-wave et de leurs textes desespérés est tout à fait remarquable.
Acheter


Nancy & Lee - Nancy & Lee [Light in the Attic]
Il aura fallu 54 ans pour voir ce bijou réédité. Cinquante-quatre longues années pour profiter à nouveau de ce mètre étalon dans tout ce qui touche au duo homme/femme en musique. Dans cet album merveilleux, découvert au hasard à l’époque où pour écouter tout ce que nous voulions Soulseek était la norme, il n’y a quasiment que des tubes (Summer Wine, Greenwich Village Folk Song Salesman), des mélodies pop tuantes un peu de partout et une alchimie incroyable entre les deux personnages qui s’attirent, puis s'éloignent pour mieux se séduire, se regarder par en-dessous et ne plus se lâcher des yeux. Chef d’œuvre en 1968. Chef d’œuvre en 2022.


Bilan 2022 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » : 20-01
Top 40 « Albums » : 40-21


Comme promis, une chanson de chacun des disques présentés se trouve dans les lecteurs Spotify et Deezer et ci-dessous:
 
 

jeudi 27 octobre 2016

Bazooka - Useless Generation (Άχρηστη Γενιά) [Slovenly Recordings]

Si on faisait un petit calcul statistique rapide - et au doigt mouillé -, je pense qu'en Europe, 90% des disques appréciés, écoutés, chroniqués et classés dans un top musical de l'année viennent des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada. Les 10% d'albums restant venant sans doute du pays d'origine de l'auditeur, avec parfois quelques disques scandinaves (mais chantés en anglais) qui arrivent à s'immiscer en timides joker de luxe.

Ces pages ne font évidemment pas exception, vu qu'à quelques disques italien, russe ou japonais, toutes mes écoutes se concentrent sur la chanson française mais surtout sur les productions anglo-saxonnes.

Prenons donc le contre-pied pour une fois en parlant d'un disque qui aurait du faire parler de lui depuis bien longtemps dans nos contrées : 'Useless Generation' (ou 'Άχρηστη Γενιά' en version originale) de Bazooka.

Bazooka est un groupe grec, originaire de la ville de Volos en Thessalie. Une cité fondée par Créthée et qui serait le point de départ de l'aventure de Jason et des Argonautes, partis chercher la Toison d'Or ; c'est également la ville qui a vu naître Vangelis. Le point wikipédia étant terminé, retournons à nos moutons - noirs.

Bazooka est un quintette rock qui n'a qu'un seul défaut : son nom. Car Bazooka est un patronyme peu avenant et surtout déjà utilisé à de multiples reprises depuis 40 ans par de nombreux groupes (Rate Your Music compte à lui seul une quinzaine d’occurrences).

Mais à part cela, il n'y a rien de négatif à dire sur ce combo hellène qui compte deux (!) batteries en son sein et qui chante dans sa langue natale (ce qui, pour l'auditeur français que je suis, est une nouveauté). Car leur 'Useless Generation' est un disque épatant, formidable, incroyable et qui, j'ose le dire, s'il venait de Brooklyn ou de Los Angeles, aurait déjà été monté au pinacle par tous les Pitchfork, Stereogum ou Inrocks du monde.

Car bien que chanté dans la langue - mise à jour - d'Aristote, 'Useless Generation' va piocher ses influences aussi bien dans le garage-rock américain que le punk anglais, le blues-rock ou le psychédélisme le plus fameux. Il y a de tout ici, des Stooges (formidable Lie (Ψέμα en version-originale) en écoute aujourd'hui) aux Clash (Magic Fingers (Μαγικά Δάχτυλα)) en passant par Led Zeppelin ou les Flaming Sideburns (et leur bien trop méconnu 'Hallelujah Rock'n'Rollah').

Alors évidemment, il est difficile de comprendre un traitre mot de ce que racontent les Bazooka quand on ne connait pas le grec - et c'est mon cas, ma mère étant plus latiniste à l'époque de mon adolescence. Il se peut donc que tout au long des 37 minutes de cet album, les Bazooka alignent poncifs gênants, vulgarité misogyne, propos homophobes, racistes ou reprises de chants nazis. Il se peut oui. 
Mais entre son titre 'Useless Generation', sa pochette (un ours en peluche éventré au sol et recouvert de confettis), la situation grecque de ces 5 - au moins - dernières années et les quelques traductions de paroles glanées ici et là, j'ose à croire et espérer qu'il est profondément engagé, intelligent et revendicatif. Ce qui en relèverait encore plus le caractère implacable et parfait (on confirmera en tout cas tout cela en se procurant la version physique de l'album, vinyle ou cd, qui contient les paroles traduites en anglais).

Car c'est cela qui ressort des dizaines d'écoute de 'Useless Generation' : un disque brillant, très bien produit, à la construction parfaite, aux chansons impeccables, aux riffs et à la fougue implacables. Oui, cela fait beaucoup de superlatifs mais cet album des Bazooka le mérite amplement. Depuis dix jours, je n'ai quasiment plus que ça dans les oreilles, mon air-guitare en bandoulière et ma voix de fausset qui hurle du yaourt. Sauf que pour la première fois de ma vie, ce yaourt sonne grec. (sortie : 4 mars 2016)


Son :
'Useless Generation' ('Άχρηστη Γενιά') de Bazooka est à l'achat sur le bandcamp de Slovenly Recordings (20€ le LP, livraison comprise en France, pour info)
Le même bandcamp de Slovenly Recordings met justement quelques chansons de ce 'Useless Generation' de Bazooka en écoute (6 sur 11 pour être précis).
Ce deuxième album de Bazooka 'Useless Generation' ('Άχρηστη Γενιά') est également en écoute chez Spotify et Deezer.


Comme le veut la tradition, trois titres de 'Useless Generation' ('Άχρηστη Γενιά') de Bazooka en écoute aujourd'hui. A tout seigneur tout honneur, le très Stooges Lie (Ψέμα en vo), également en écoute dans la playlist Spotify à gauche. Suit ensuite le punk Repetition (ou Επανάληψη). Enfin, pour clôturer l'affaire, They Travel (Ταξιδεύουν) aux faux-airs pop et aux guitares tonitruantes :





Histoire d'être complet, les deux clips issus de ce deuxième album de Bazooka. Tout d'abord, celui de la chanson d'ouverture et qui porte le nom de l'album, Useless Generation (Άχρηστη Γενιά) :


Enfin, leur deuxième single, intitulé The Screen (Oθόνη) :



lundi 30 décembre 2013

Bilan 2013 : Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



Comme chaque fin d'année (à celle de l'année dernière près, mais ce n'est que partie remise), il est temps de passer au top de l'année qui vient de s'écouler. Un bilan en trois temps :
- Le premier sera consacré aux Eps, aux 45-tours, aux 12" et autres compilations de tous les genres.
- Le second se tournera vers les chansons de l'année.
- Enfin le troisième, cette fois en 3 parties, permettra de faire le point sur les albums que j'ai trouvé les plus marquants en 2013.

Avant de passer donc à la première partie, un petit tour d'horizon (et ce sera le cas à chaque fois) des choix de la blogosphère musicale (française et internationale). Car les tops ont fleuri de partout depuis le début des fêtes (voire bien avant) et permettent de tomber sur quelques perles oubliés de nos radars.
Vous pourrez ainsi allez voir les choix éditoriaux de :

Ceci dit, il est temps de lancer donc la machine. On commence donc par la partie « Eps & ». Ils sont au nombre de 15, dans des styles aussi divers que variés. 
Chaque chronique présente également une petite icône « + » (qui vous renverra vers une chronique plus complète, d'ici ou d'ailleurs) ainsi qu'un lien pour vous procurer le disque en question.
Et tout en bas de cette chronique, vous retrouverez un lecteur grooveshark orange avec une chanson de chacun des disques présentés en écoute. Parce que lire de la musique c'est bien, l'écouter c'est mieux !

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums » : 10-01
Top 50 « Albums » : 30-11
Top 50 « Albums » : 50-31

EP


Apes & Horses est un groupe parisien dont l'Ep 'Bleu Nuit' est renversant. Ces jeunes gens font dans la dream-pop. La leur est faite de grands élans vocaux et d'ambiance nocturne. Très américain dans l'ensemble et un vrai ravissement tout au long des quatre titres.  
(Apes & Horses - Bleu Nuit Ep - [Cracki Records] - + - acheter)



Il a beau être le plus gros vendeur de l'histoire de Stones Throw Records avec son 'Good Things' en 2010, Aloe Blacc n'aura jamais autant touché de monde que cette année en étant la voix d'un des tubes eurodance de l'année, Wake Me Up d'Avicii. Bien que ravi de cette collaboration (lui aux paroles, Avicii au boum-boum indigeste), Aloe Blacc aura sorti en 2013 sa version de Wake Me Up sur un Ep de 4 titres tout bonnement parfait, à l'écriture soignée et au savoureux mélange des genres.  
(Aloe Blacc - Wake Me Up Ep - [XIX Recordings] - + - acheter)


Dan Bejar, jamais avare de projets en tout genre, se sera mis à l'espagnol en 2013 avec Destroyer. Son 'Five Spanish Songs' est un bijou de 5 titres, aussi mélancolique que nerveux, mais mélodiquement toujours très au point.
(Destroyer - Five Spanish Songs Ep - [Merge] - + - acheter)
 

Voix profonde à la Tom Smith d'Editors, guitares nerveuses, basses emballantes et batterie aux accents divers (pas moins de 6 batteurs se relaient sur l'Ep !), le premier Ep d'IT GIRL est aussi réussi que surprenant en 2013. Réussi car les 7 chansons qui le composent sont autant de tubes potentiels. Surprenant car il aurait du sortir il y a 10 ans, comme à la grande époque du retour au premier plan du post-punk plein de fougue. Mais qu'importe, le résultat est excellent.  
(IT GIRL - Neon Signs - + - acheter)


Dans la foulée de son 45-tours 'Night Birds Lurking 7"' (voir plus bas) chez Without My Hat Records, MiNORS a enchaîné quelques semaines plus tard par la sortie de 'This Is Not Happening', un Ep façon grande classe chez Travelling Music. Un disque présentant toutes les facettes de MiNORS, sa capacité à sublimer un silence ou à émouvoir en quelques accords. Fameux.  
(MiNORS - This is Not Happening Ep - [Travelling Music] - + - acheter


Rennes aura eu de beaux accents américain en 2013. A cause de PALM et de son 'El Sereno Ep', les deux pieds enfoncés dans l'Amérique de Jason Molina, entre americana et folk-blues nerveux. Un disque qui rappelle aussi bien Songs : Ohia - donc - Calexico que les Electric Fresco. A suivre de très près.  
(PALM - El Sereno Ep - + - acheter)


Bien que sorti en 2012, le premier album des Parquet Courts aura surtout marqué son monde en 2013. Mais la vraie sortie cette année des Parquet Courts aura été 'Tally All The Things That You Broke Ep', un disque dans la lignée de leur album, toujours entre les Strokes, les Clash et Television. Et qui rend même un hommage aux Beastie Boys. Classique.  
(Parquet Courts - Tally All The Things That You Broke Ep - [What's Your Rupture?] - + - acheter)


Qui se souvient encore des We Are Scientists en 2013 ? Tombé par le plus grand des hasards sur leur 'Business Casual Ep', j'ai donc envie de répondre « moi » tant celui-ci est d'une redoutable efficacité et marrie à merveille tube pop, tubes électriques et balade tuante. Retour gagnant, artistiquement parlant en tout cas.  
(We Are Scientists - Business Casual Ep - [Dine Alone Records] - + - acheter)




12"

Groupe parisien, signé après une demie écoute par Requiem Pour un Twister,  Venera 4 est un groupe de shoegaze et noise-pop. Cinq chansons de très haute volée, entre My Bloody Valentine et Jesus and Mary Chain. Un groupe dont l'avenir semble aussi radieux que ses chansons sont sombres.  
(Venera 4 - Deaf Hearts 12" - [Requiem Pour un Twister] - + - acheter)



7"

Première sortie du micro-label allemand Laughing SEVEN Records, Any Version of Me est un artiste français. Parisien, il a beaucoup écouté les Beatles et les Beach Boys et cela se ressent dans les 2 chansons de ce 45-tours épatant.  
(Any Version of Me - Can't You See 7" - [Laughing SEVEN Records] - + - acheter)


En un 45-tours, le duo australien de The Creases m'aura emballé. Dernière signature de Rough Trade, leurs chansons sont pop, à la production nerveuse et pleines de guitares fuzz. Je leur souhaite (et leur prédis) un très grand avenir. Assurément le groupe le plus attendu en 2014 par ici.  
(The Creases - I Won't Wait 7" - [Rough Trade] - + - acheter)


Semblant s'être lancés dans une tournée sans fin, les russes de Motorama n'en continuent pas moins de composer de nouvelles chansons. Et quelles nouvelles chansons ! Un 45-tours de haute volée, dans la lignée de leur précédent album (le fameux 'Calendar'), qui prouve, comme s'il en était besoin, que ces jeunes gens ne seront pas un énième feu de paille, bien au contraire. 
(Motorama - Eyes 7" - Talitres - + - acheter)


Another Sunny Night est devenu en quelques éditions le repère pour tout parisien amateur de pop music. Mieux, en 2013, ils auront sorti leur premier 45-tours, celui de White Town. Trois chansons de haute tenue. Pop jusqu'au bout des ongles. Tout est dit. 
(White Town - She's A Lot Like You 7" - + - acheter)




COMPILATIONS



Compilation sortie à 500 exemplaires seulement, 'Liverpool 2013' a vu le jour pour le Liverpool Psych Fest dont Trouble in Mind était un des principaux invités. L'occasion pour le label de Chicago de présenter certains de ses meilleurs artistes, de Maston à Jacco Gardner, de Fuzz à The Limiñanas. Beaucoup d'inédits au final pour un résultat détonnant et épatant pour une compilation. Chapeau.  
(Various Artists - Liverpool 2013 - [Trouble in Mind] - + - acheter



Le décès de Jason Molina fut un véritable choc. Elle nous est tombée sur le coin de la gueule sans crier gare. La mort, cette vieille catin, s'est donc empressée de ramener vers elle un des tous derniers génies américains, à la discographie pléthorique et d'une grande qualité, où la mélancolie se disputait le trône à la noirceur et aux blues ténébreux. Prévue avant son décès, 'Weary Engine Blues' est une compilation initialement prévue pour amasser des fonds afin de financer une partie des soins médicaux de Jason Molina. Il n'en aura malheureusement pas besoin.
Reste donc ce double album, qui propose une relecture de l'oeuvre du leader de Songs : Ohia par des invités prestigieux (Mark Kozelek, Will Oldham, John Vanderslice, Scout Niblett, Jeffrey Lewis, Jonathan Meiburg et beaucoup beaucoup d'autres) et forcément fans de son oeuvre.  
(Various Artists - Weary Engine Blues - [Graveface Records] - + - acheter)



WITHOUT MY HAT RECORDS

J'aurais pu mettre les deux disques suivants dans le top du dessus, mais cela n'aurait pas été très équitables, je ne suis pas particulièrement objectif.   Il n'empêche, en 2013, Without My Hat Records est très fier d'avoir sorti deux « formats courts » de grand standing.

D'abord MiNORS via 'Night Birds Lurking 7"', un 45-tours de grande beauté quelques semaines avant leur Ep 'This is Not Happening Ep' (voir plus haut). Deux chansons aussi mélancoliques que belles, vibrantes que délicates. 
(MiNORS - Night Birds Lurking 7" - [Without My Hat Records] - + - acheter)    





Et puis évidemment, les petits derniers, ces jeunots rageux de Nine o'Nine, dont l'Ep (CD cette fois) est aussi rock, garage que sixties. Un Ep sans concession au rythme effréné et à la qualité qui ne se dément pas.
(Nine o'Nine - Back to Basics Ep - [Without My Hat Records] - + - acheter)    

 



Comme promis, une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus est en écoute ci-dessous. Soit 17 morceaux donc :



Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums » : 10-01
Top 50 « Albums » : 30-11
Top 50 « Albums » : 50-31