mardi 12 septembre 2017

[Track of The Day] Beach Fossils - Saint Ivy

N’y allons pas par quatre chemins : les Beach Fossils et moi, ça fait deux. Oh, j’ai toujours trouvé chez eux de quoi m'amuser les oreilles mais sur la longueur, le trio de Brooklyn m'a toujours ennuyé : les mêmes mélodies, le même rythme et, semble t-il les mêmes accords (j'ai bien conscience que ceci est faux, rassurez-vous).

Alors pourquoi m’obstiner ? Parce que je les vois ce week-end lors de la 4è édition du meilleur festival du monde, à savoir Heart of Glass, Heart of Gold (dites HOG HOG ça sera plus simple). Une édition qui aura lieu à Saint-Amans-Des-Côts dans l’Aveyron. (Tu veux venir ? Viens donc voir par ici)

Et donc, il a bien fallu me mettre à jour de la programmation de ces deux jours à venir entre rivière, piscine, chaleur (j'enlace un arbre, on ne sait jamais, ça peut servir) et musique. Beach Fossils donc. Et surtout ‘Somersault’, leur quatrième album.

Un disque qui change de leurs compositions passées. Il y a ici plus d’ambition, un son plus pop, beaucoup plus rond (magnifique basse) presque Beatles-ien période 'Abbey Road' par moments (Saint Ivy) et de belles et légères orchestrations avec violons, flûte traversière ou encore clavecins (qui ne sont pas sans rappeler les Bee Gees des débuts).
Dépourvu de véritables fautes de goûts (le slam Rise d’1’41’’, qui coupe une belle dynamique, c’était vraiment pas obligé cependant), doté d’une production très fine et bien vue, ce ‘Somersault’ des Beach Fossils a même de faux-airs de réponse new-yorkaise au 'Hang' des californiens de Foxygen de janvier dernier. Sans jamais s’énerver et en gardant le calme olympien qui habite leurs compositions depuis leurs débuts. Grosse surprise.

Album : Somersault
Année : 2017
Label : Bayonet Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Saint Ivy de Beach Fossils est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson très réussie de ce 'Somersault', voilà This Year, qui ouvre l'album :



Enfin, le clip de Down The Line et sa basse toute ronde, toute belle :


lundi 11 septembre 2017

[Track of The Day] The Black Angels - I'd Kill For Her

Je n’aime pas le coca ou ses concurrents. Non, je n’aime pas ça, j’ai eu la chance de ne pas être habitué étant gosse à ce breuvage sur-sucré. Le seul écart que j’admets c’est d’en rajouter dans du whisky de piètre qualité lorsque je suis en soirée (il faut bien se rafraîchir ma bonne dame).

Alors, de prime abord, le nouvel album des Black Angels est assez dérangeant. Car j’ai beau la prendre dans tous les sens, sa pochette ne ressemble ni plus ni moins qu'à une ode à Pepsi. Je ne ferais pas le procès aux Black Angels d’avoir cédé à des sirènes commerciales aussi ridicules (je ne suis pas complotiste pour un sou), mais cet artwork a le don de m’agacer.

D'autant que sorti de ces considérations esthético-commerciales, ‘Death Song’ des Black Angels est un sacré album. Le titre est sans doute un hommage au The Black Angels’ Death Song du Velvet Underground mais surtout, il remet en tout cas les Black Angels et leur psychédélisme sur les bons rails, après un ‘Indigo Meadow’ pas franchement passionnant ni réussi pour un sou. Des chansons bien écrites, dans lesquelles déboulent guitares et claviers, écho qui va bien et voix mixée à la perfection. Le tout en alternant morceaux furieux et plus calmes. Voilà un beau retour.

NB : Pour en savoir plus et plus précisément sur ce disque, cette chronique de El Norton chez Indie Rock Mag est à lire.

Album : Death Song
Année : 2017
Label : Partisan Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify dans la colonne de gauche, I'd Kill For Her des Black Angels est également en écoute ci-dessous :


Deux autres chansons tirées de ce 'Death Song' des Black Angels, les 2 autres qui composent le trio qui ouvre l'album : Currency et Half Believing :




vendredi 8 septembre 2017

[Track of The Day] The Duke Spirit - Houses

Deuxième album en à peine plus d'un an, 'Sky Is Mine' est une sacrée surprise. Perdue de vue depuis un 'Bruiser' ne tenant pas la comparaison avec leur éclatant 'Neptune' de 2008, voilà que la bande de Liela Moss me reprend par les tripes.

‘Sky is Mine’ est un disque différent de ce à quoi les Duke Spirit m’avaient habitué. Resserré (9 titres), court (35 mns), le disque étale moins des chansons fougueuses et pétaradantes que des titres langoureux, mélancoliques, mais toujours habités par ces guitares nerveuses. Certes, il leur en reste encore sous la pédale (Magenta qui ouvre 'Sky is Mine' ou surtout l'excellent YoYo). Mais globalement ralentir le rythme leur va très bien au teint (Bones of Proof, See Power, In Breath, Broken Dreams).
Voilà en tout cas un disque très réussi, contrairement à ce que pourraient faire croire quelques premières écoutes rapides. On serait en 2010, on aurait parlé de « grower » sans aucun doute.

Album : Sky is Mine
Année : 2017
Label : Ex-Voto Records

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, Houses de The Duke Spirit est en écoute ici :



Autre très belle chanson de 'Sky is Mine', Bones of Proof, formidable de langueur :


Et finissons par In Breath, autre réussite de The Duke Spirit. Ah, Liela... :


mercredi 6 septembre 2017

[Track of The Day] Jetstream Pony - Like You Less

Fin juillet, j’étais tombé sous le choc de Laura Palmer, premier single du prochain album de The Luxembourg Signal. Une chanson qui reste à ce jour la meilleure écoutée en 2017.

Quelques semaines plus tard, je découvre Jetstream Pony, un groupe dans lequel est impliqué Beth Arzy, la chanteuse de The Luxembourg Signal. Autour d’elle, trois autres compères : Sara Boyle (batterie), Kerry Boettcher et Shaun Charman, ex batteur originel de The Wedding Present mais aussi de The Popguns et The Fireworks, des groupes chers à Matinée Recordings.

Pour première sortie, les Jetstream Pony balancent un premier 45-tours aux atours très prometteurs. Car que ce soit sur Like You Less, courte chanson de noise-pop (qui permet d’imaginer par moment un Broadcast qui aurait enregistré ses albums en 1986) ou sur Had Enough, mené par la guitare lourde mais très Wedding Present de Shaun Charman, tout est très réussi. A suivre de très près.

Album : Like You Less 7"
Année : 2017
Label : Kleine Untergrund Schallplatten

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Désormais disponible sur Spotify et Deezer, Like You Less de Jetstream Pony est également en écoute ci-dessous :



Tout aussi parfait, voilà la face-b de ce premier 7" des Jetstream Pony, Had Enough :


lundi 4 septembre 2017

[2007 - 2017] Dix ans sans chapeau

I Left Without My Hat, première mouture
C’est fou ce que le temps passe vite. Il y a donc 10 ans, jour pour jour, je lançais ce blog musical au nom que j'avais mis du temps à trouver (voir plus bas) et à la baseline bateau (une ex m'avait acheté un t-shirt avec cette phrase de Nietzsche, dont contrairement à Hatem Ben Arfa je n'ai jamais rien lu, il y a bien longtemps) par une chronique du 'V-Live' de Vitalic. A la base, mon ambition première était d’avoir un endroit où pouvoir garder toutes les chroniques que je disséminais sur divers forums internet, alors encore en vogue. Et puis je me suis pris au jeu, à bloguer beaucoup, essayant de mettre en avant les chansons qui m’avaient touché.

En 10 ans sur « I Left Without My Hat », j’ai beaucoup écrit. Sans doute trop même (1200 papiers), même si cela aurait pu être bien plus. Je me suis sans doute emballé pour des albums qui ne le méritaient pas, pour des chansons que je pensais éternelles et qui n’ont pas passé une saison. J’ai sans doute également raconté beaucoup de conneries, j’ai dû faire des erreurs dans tous les sens, et pas que grammaticales. J’ai sans doute souvent fait trop long aussi. 
Mais j’ai surtout essayé de parler de chansons qui me tourneboulaient en une demie-écoute. D'albums qui à mon avis méritaient bien mieux qu’un simple papier sur un blog amateur (un exemple parmi des dizaines : les albums du label français Greed Recordings auraient mérité une plus grande presse à l’époque). Ou d'artistes qui auraient du sortir de l'anonymat tant leur talent me semblait fou. 

En me rendant compte il y a quelques mois que ce blog allait fêter ses 10 ans, je me suis un peu penché sur tout ce que j’avais pu publier. Et donc, 10 ans de « I Left Without My Hat », c’est plus de 1100 groupes et 500 labels différents chroniqués, avec quelques artistes (Sufjan Stevens, Four Tet, The Pains of Being Pure at Heart composent le top 3) et quelques labels (Domino, Sub Pop et Rough Trade, si l'on omet évidemment Without My Hat Records) qui ressortent du lot. Un temps bien trop important passé à parler de musique en somme.

Alors merci à ceux qui ont lu et surtout écouté, qui ont commenté et qui m’ont fait découvrir de fameux groupes ; ceux qui ont aimé, qui ont pesté. Ceux qui ont compris où je voulais en venir avec mes longues phrases. Merci à ceux qui sont tombés dans ces pages en cherchant du porno. Merci aux web-sheriff d'être venus perdre leur temps dans ces pages. Merci aussi aux spams notamment pharmaceutiques qui sont venus envahir à une époque les commentaires de ce blog (notez qu’ils se font plus discrets depuis quelques temps). Et merci à ceux qui, malgré de nombreuses périodes d’inactivité, sont revenus dire bonjour. 
Enfin merci aux Hop Blog, Little Reviews de feu-Mmarsu, Dans Le Mur du Son, Benzine, Kill Me Sarah, The Man of Rennes, Disso, Playlist Society, Novland, B Comme Boxsons, Sound of Violence, j'en passe et sans doute pas des moindres, qui m'ont fait découvrir tant d'albums merveilleux. 

Alors oui, je ne sais pas trop si cela a encore un sens de tenir un blog musical en 2017, mais vu que l'envie est toujours là...

Et pour célébrer ces 10 ans de babillages musical dans ces pages, écoutons donc la chanson qui a donné son nom à ce blog : Bob Dylan's 115th Dream. La chanson qui pour moi symbolise totalement la rupture entre l’ancien Bob Dylan et le nouveau. Sortie en 1965 sur 'Bringing It All Back Home', elle fait véritablement passer Dylan de la folk à l’électrique. Dylan démarre sa chanson, guitare folk en main et explose de rire au bout de quelques mots. Comme s’il trouvait que cette ritournelle n’avait aucun sens jouée à la guitare folk. Joan Baez, dans le fond, est pliée en deux. Dylan se reprend. Il lance alors un « Ok, take 2 », l’électricité arrive et c’est parti pour un rêve halluciné où se côtoient un capitaine Arab qui dirige le Mayflower, une baleine mariée au shériff de la baie, une boule de bowling qui dévale une rue. Et un Bob Dylan qui quitte un restaurant où la nourriture vole dans tout les sens… en oubliant son chapeau.


En écoute dans le lecteur Spotify ou le lecteur Deezer dans la colonne de gauche (pour s'abonner à la playlist, c'est en cliquant ici ou en cliquant là).