lundi 25 décembre 2017

[Track of The Day] Randolph's Leap - Warm Oustide

25 décembre oblige, écoutons donc en ce lundi férié une chanson de Noël. Celle-ci est tirée de 'From Olive Us To Olive You', une compilation de Olive Grove Records, autant à but musical que solidaire, tous les bénéfices étant à reversé au CDH UK.

Au programme de cette compilation, une belle brochette d'artistes, essentiellement venus du roster de Olive Grove Records : State Broadcasters (dont il n'est jamais trop tard pour découvrir 'A Different Past', leur magnifique dernier album sorti cette année), Campfires In Winter, Henry & Fleetwood, Woodenbox et autres The Son(s).

Deux chansons se détachent des neuf autres de ce 'From Olive Us To Olive You' : l'épatant duo Christmas Eve Alone entre Carla J. Easton (de TeenCanteen et Ette) et Eugene Kelly (The Vaselines) et surtout Warm Oustide de Randolph's Leap, superbe chanson pop, avec son orgue synthétique du meilleur effet. Alors oui, tout ceci ne respire pas forcément la joie et le bonheur, mais c'est beau, donc que demander de plus ? 
En tout cas, des compilations de Noël de cet acabit, j'en veux tous les mois de décembre. Bonnes fêtes à toutes et tous.

Album : From Olive Us To Olive You
Année : 2017
Label : Olive Grove Records

Acheter (à partir de 0.50£)



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Warm Oustide de Randolph's Leap est également en écoute ci-dessous :


Pour finir, Christmas Eve Alone de Carla J. Easton et Eugene Kelly, la chanson qui ouvre ce 'From Olive Us To Olive You' d'Olive Grove Records :



jeudi 21 décembre 2017

[Track of The Day] Percolator - Law & Order

« Dans le système judiciaire, les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux. À New-York les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes sont membres d'une unité d'élite, appelée « Unité Spéciale pour les victimes ». Voici leurs histoires. (Boum boum) ».

Voilà une introduction bien débile pour évoquer Law & Order, la chanson qui m'a fait aimer 'Sestra', ce premier album (si je ne dis pas de bêtises) de Percolator, trio irlandais formé de Ian Chestnutt, Eleanor Myler et John ‘Spud’ Murphy, découvert il y a quelques semaines seulement.
Une chanson qui démarre presque calmement, avant que les guitares ne fassent leur œuvre. Le répit au milieu est de courte durée, un maelström sonore venant remettre le tout dans le droit chemin, avant que les Percolator reprennent le fil de leur chanson, mais en bien plus puissant et en alignant les couches de guitares.

Mais c'est plus globalement tout 'Sestra' qui est une claque comme on les aime. Un disque qui regorge d'influences et de sonorités diverses et qui est un peu le pendant « rock » du superbe album de James Holden (à découvrir ici). Il y a aussi bien du shoegaze, kraut-rock, de la noise (pop et rock), des drones, des guitares fuzz, de la reverb', des passages lumineux (ce Yellow Fire !) et mélodiques, que des rythmiques martiales et tonitruantes. 
« Pfu, en gros, le groupe est incapable de choisir un style, se cherche et pond un disque fourre-tout, c'est ça ? » me direz-vous ? Hé bien non, car tout est cohérent et s’enchaîne impeccablement. 'Sestra' a une vraie personnalité malgré la somme d’influences qui s'y trouve. Mieux, histoire de bien faire les choses, les Percolator terminent l'aventure par Binkle, chanson monstre de shoegaze de 10'40". Des gens de très bons goûts.

Sorti en avril dernier chez Penske Recordings, félicitons nous qu'un label français, Permafrost, sorte également ce 'Sestra' et pour rien (12€, voir lien plus bas). Car tenons le nous pour dit : Percolator est une des grandes révélations de 2017. Et un groupe à suivre assurément. Dire que je les ai raté à Lyon en juin dernier...

Album : Sestra
Année : 2017
Label : Penske Recordings / Permafrost

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog),  Law & Order de Percolator est également en écoute ci-dessous :



Pour finir, voilà Binkle, la chanson monstre donc qui clôt ce 'Sestra' de Percolator :


mercredi 20 décembre 2017

[Track of The Day] Richard Dawson - Weaver

On continue la semaine consacrée aux disques dont j’aurais voulu parler plus tôt mais dont je ne sais pas trop comment m’y prendre.
Voilà ainsi ‘Peasant’, le huitième album de Richard Dawson, artiste anglais originaire de Newcastle. Ou une plongée la tête la première dans un folk, avant, progressive ou orchestral de premier choix.

Se posant en véritable conteur, Richard Dawson place son disque, sa musique et ses histoires au Moyen-Âge dans la contrée de Bryneich (Bernicie en français) vieux royaume du nord de l'Angleterre et du sud de l’Écosse actuelles, depuis longtemps disparu.

'Peasant' s'ouvre sur Harald, un court instrumental où Richard Dawson et ses compagnons semblent s'accorder avant de démarrer Ogre (le single de l’album). De là, et durant 56 mns et 10 titres, l'album va dévoiler  une musique chaotique, rempli de clappings, de chœurs à l’unisson ou dépareillés, qui murmurent autant qu’ils crient, de harpe, de guitares parfois presque désaccordées, de rythmiques prenantes, de cordes effleurées ou maltraitées, noisy ou pop. Mais surtout, et c’est essentiel, encore plus quand il est question de folk, de chansons, d'histoires et de mélodies.

De toutes les chansons de ce ‘Peasant’, c’est Masseuse qui résume sans doute le mieux l'album (ses 11 mns referment l'aventure). Mais c'est Weaver qui retient l’attention, en tout cas la mienne. Une chanson qui passe par tous les états et qui se terminent en apothéose de chœurs qui semblent jouer leurs vies, et dont l'ensemble rappelle plus que jamais MiNORS.

Pour la faire courte, 'Peasant' de Richard Dawson est sans doute le disque de chez Domino qui aura fait le moins de bruit cette année, mais qui est sans aucun doute le plus beau sorti par l’écurie de Laurence Bell en 2017.

NB : Pour en savoir bien plus sur ‘Peasant’ de Richard Dawson, je vous conseille l’excellente chronique (comme souvent) de The Quietus

Album : Peasant
Année : 2017
Label : Domino

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Weaver de Richard Dawson est également en écoute ci-dessous via son clip :


Autre single de ce 'Peasant' de Richard Dawson, Ogre et son clip là-aussi :



lundi 18 décembre 2017

[Track of The Day] ENTRANCE - I'd Be A Fool

Attaquons l’avant-dernière semaine de l’année qui devrait, si tout va bien, permettre d’évoquer des disques dont j’essaie de parler depuis des semaines voire des mois sans y arriver.

Commençons donc par ENTRANCE (oui, en majuscule), le nom de scène de Guy Blakeskee, californien d’origine dont le dernier album en date sous ce pseudonyme date de … 2004. Treize ans plus tard, voilà donc ‘Book of Changes’, le cinquième album d’ENTRANCE et le premier à attérir sur mes oreilles (et ce sur les bons conseils de Julien, l'homme qui possède beaucoup trop de disques).

Un des disques que j’ai sans doute le plus écouté de l’année, mais donc, bizarrement, un des albums dont je n’arrive pas vraiment à parler.

Pour la faire courte, je vous dirais donc que ‘Book of Changes’ a été enregistré avec des gens talentueux (Paz Lenchantin, Franz Lenz, Jessica Tonder, Lael Neale, Derek James ou Will Scott) et que ENTRANCE le décrit comme suit : « a poetic song cycle about the seasons of the heart, tracing an emotional journey through longing and emptiness to peace and redemption ».

Surtout, il y a dans quelque-chose d’assez hors du temps, presque anachronique qui se dégage de ce ‘Book of Changes’, de ses mélodies folk-pop et de cette voix qui pourra agacer (mais qui chez moi a tout l'effet inverse). Un peu à l'image de cette très belle pochette en quelque sorte.

Des 10 titres qui composent l’album, c’est vers I’d Be a Fool que va ma préférence : une très belle chanson, subtilement et élégamment arrangée (comme tout le reste d’ailleurs), avec de jolis chœurs, des violons discrets mais qui donnent un corps à l’ensemble et une belle guitare qui donne le « la » tout du long à ce disque parmi les plus beaux écoutés cette année.

Album : Book of Changes
Année : 2017
Label : Thrill Jockey


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En plus de la playlist Spotify (le disque est absent de Deezer de façon incompréhensible) dans la colonne de gauche de ce blog, I'd Be a Fool d'ENTRANCE est en écoute ci-dessous :



Autre chanson en écoute ce jour, Revolution Eyes, très belle conclusion de ce 'Book of Changes' d'ENTRANCE :


jeudi 14 décembre 2017

[Track of The Day] Beach Youth - Diary

Il y a eu l’époque des groupes en « The ». Et il y a désormais les groupes en « Beach » : Beach House, Beach Fossils, Menace Beach, Beach Baby, Beach Beach, j’en passe et des meilleurs. Et désormais… Beach Youth.

Eux, ils sont caennais, sont quatre et ont la pop à guitare dans la peau. Dans une veine à la Aline voire à la Granville, les Beach Youth chantent pour le coup eux en anglais. Un chant plutôt assuré d’ailleurs, pas trop « français » (la voix pas tant mis en avant que cela jouant aussi).

‘Singles’ est leur premier Ep qui regroupe, ô hasard, leurs premières chansons. Elles sont au nombre de 5 (une sixième, Waves, se trouve sur la version vinyle) et si tout ne me convainc pas totalement, tout ceci est prometteur.

A retenir Days, chanson à faire gigoter les pieds plus que de raisons, mais surtout Diary, titre qui ferme ce ‘Singles Ep’. Une chanson, de loin la plus longue des cinq, rappelant les Radar Brothers sur son introduction, prouvant que cette jeunesse plagiste pourrait faire son trou.

Album : Singles Ep
Année : 2017
Label : Beau Travail


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Diary de Beach Youth est en écoute ci-dessous :



Autre titre de ce ‘Singles Ep’ de Beach Youth, Days :



Le clip de Diary de Beach Youth :