lundi 29 septembre 2008

Track of The Day (23-29 septembre 2008)

Replongée dans les années 2000, 2008 exceptée. (et toujours en écoute dans le deezer).


Lundi 29 septembre 2008:
* Carl Barat and Pete Doherty - A Day in a Life (a The Beatles' cover) [BBC Radio 2]
Les deux anciens acolytes des Libertines se retrouvent en studio pour enregistrer une reprise assez (très?) convenue (mais pas risible) de A Day In The Life, un des titres majeurs des Beatles, à l'occasion des quarante ans de 'Sgt. Pepper's Lonely Heart Club Band' l'an passé. La BBC paye les petits fours. Les autres rendent hommage au Fab Four. Classe. Surtout avec ce titre qui se termine par un hello des quatre fantastiques.
(disponible sur Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band 40th Anniversary Album, 2007)

Dimanche 28 septembre 2008:
* Radiohead - I Want None of This [Independiente]
En 2005, pour le charity album 'Help: A Day In The Life', Radiohead enregistre ce I Want None of This, tout au piano, avec quelques choeurs derrière, histoire de. Un titre somptueux, comme ils savent en écrire. Mais pourquoi dieu s'entêtent-ils à sortir des albums chiants comme la pluie depuis bientôt cinq ans?
(disponible sur Help, A Day In The Life, 2005)

Samedi 26 septembre 2008:
* Camera Obscura - Happy New Year [Andmoresound]
En Ecosse, il fait froid. Il pleut. Mais il y a la pop qui respire à chaque coin de rue. Les Camera Obscura ne sont peut-être pas les plus célèbres du lot. Ils laissent ça aux grands frères Belle & Sebastian. Mais s'engouffrent dans la même brèche, de l'indie pop classieuse comme tout, avec corde et tout le toutim. Stuart Murdoch, de Belle & Seb, produit le disque. Et ça se sent. 'Biggest Bluest Hi-fi' est toujours aujourd'hui le chef d'œuvre du groupe. Et il s'ouvre par ce splendide Happy New Year.
(disponible sur Biggest Bluest Hi-fi, 2001)

Vendredi 26 septembre 2008:
* Viktor Vaughn - A Dead Mouse [Sound Ink]
En parallèle avec la chronique du 'Madvillainy 2: The Madlib Remix' de jeudi, réécoutons avec ce plaisir non feint, un morceau 'Vaudeville Villain', l'album de 2003 de Viktor Vaughn (aka MF Doom) et notamment ce tuant A Dead Mouse. Bon, évidemment, perdu au milieu de toute cette pop... mais bon, rien que pour la prod...
(disponible sur Vaudeville Villain, 2003)

Jeudi 25 septembre 2008:
* Cherry Ghost - Thirst For Romance [Heavenly]
L'autre jour, je faisais les bacs à soldes. Et je tombe sur ce disque, d'occasion. La pochette était belle et je croyais me souvenir en avoir lu du bien sur quelques forums internet. Bien m'en a pris, car ce disque est très beau. Entre The Veils et Coldplay. La preuve avec le titre éponyme, Thirst For Romance. Un jeudi pop pop quoi.
(disponible sur Thirst For Romance, 2007)

Mercredi 24 septembre 2008:
* The Dears - Bandwagoneers [Maple Music]
Il y a quelques jours, sur un forum musical, on pouvait lire les diverses réactions des fans au contact du nouveau The Dears, 'Missiles'. Et tout le monde de briser sans grande raison le précédent, 'Gang of Losers'. Un disque qu'il faut réhabiliter. Donc à défaut d'un titre du nouvel album, voilà un des grands morceaux de ce 3è album, Bandwagoneers, injustement critiqué et franchement toujours aussi bon.
(disponible sur Gang of Losers, 2006)

Mardi 23 septembre 2008:
* Florent Marchet - Je M'en Tire Pas Mal (feat. Miossec) [Barclay]
Reprenons un peu de Florent Marchet, le mec qui avait sorti cet album merveilleux qu'est 'Rio Baril' l'an passé. Avec un extrait de son premier disque, 'Gargilesse', ou l'ami Miossec vient poser sa voix. Toujours aussi attachant, beau, parlant.
(disponible Gargilesse, 2004)

jeudi 25 septembre 2008

Madvillain - Madvillainy 2: The Madlib Remix [Stones Throw]

Madlib et MF Doom sont dans un studio. Madlib et MF Doom fument trop de beuh. Qu'est ce qu'il reste? Un album de remix de 'Madvillain', pour patienter jusqu'au vrai 'Madvillainy 2'. Et vous savez quoi? Ça poutre. Et méchamment!

Mais reprenons les choses dans l’ordre. En 2004, Madlib, producteur émérite et poulain d’or de Stones Throw, s’enferme en studio avec le meilleur emcee de cette décennie, MF Doom, l’homme masqué et à l’histoire ambiguë aussi bien que tenue secrète, ainsi qu'avec une bonne dose de weed. Le résultat sera frappé du nom de Madvillain et ‘Madvillainy’ rentre dans l’histoire de la musique du XXIè siècle en «racontant» l’histoire de Madvillain, personnage de comic books (l’ambiance est vraiment basé là-dessus) entre hip-hop, jazz, sons rétro et samples à gogos. Un grand album, alliage réussit entre le flow de Doom et les prods sur mesure de Madlib, magnifié par une pochette qui en impose.

Encensé par tous (ou presque), le combo Madvillain promet de s’atteler rapidement à une suite des aventures de son «héros». Mais MF Doom se disperse, s’atèle à divers projets (le Danger Doom, des collaborations de tous les côtés) et le projet est remis aux calendes grecques.
Histoire de patienter, Stones Throw sort deux 12’’ de remixes, un concocté par Koushik (terriblement funky) et un second par Four Tet, absolument hallucinant de maîtrise (il faut écouter le remix de Great Day pour le croire) - et qui nous fait, soit dit en passant, plus qu’espérer et souhaiter une collaboration dans le futur entre Kieran Hebden et MF Doom.

Mais à part ça, rien. Madvillain semble s’être évanoui dans un nuage de weed. Et puis, au début de l’été, une newsletter de Stones Throw nous apprend, sans crier gare, que finalement Madlib a décidé, comme pour attendre, de sortir un remix de ‘Madvillainy’. Et qu'il appelle simplement 'Madvillainy 2: The Madlib Remix'.

Remixer son propre disque ? Un choix audacieux mais très risqué. Mais qui s’avère vite être une franche réussite. ‘Madvillainy 2: The Madlib Remix’ est un album de remix mais qui passe surtout pour … un nouvel album. Rien que ça. Madlib a récupéré les parties vocales de Doom et a changé toute la prod. Et part dans un délire complètement différent, plus soul, moins sombre, moins «comic», mais avec toujours ce côté jazzy, ces samples à tout va, ce crépitement continu du début à la fin du disque et ces ambiances qui rappellent certains passages de la série de ses 'Beat Kondukta'.

Bref, une totale réussite. Plus que redécouvrir le premier opus, on tombe vite sous le charme de sa suite. Une suite qui n'en est pas une tout en en étant une. Vous me suivez? Non? De toutes façons, tout deviendra plus clair dans quelques mois: Madlib et MF Doom serait actuellement en studio pour donner naissance au petit frère (officiel cette fois) de ‘Madvillainy’. Croisons les doigts certes. Mais il était temps. (sortie: 23 juillet 2008)

Son :
Myspace (deux titres de
‘Madvillainy 2: The Madlib Remix’ en écoute)
Site officiel

Et deux titres en écoute, plutôt court (même pas 5 minutes en cumulés) mais qui prouve toute l'étendue du talent de
Madlib, Can't Reform Em et Running Around with Another (malheureusement plus en écoute).

mardi 23 septembre 2008

James Yorkston and The Athletes – When The Haar Rolls In [Domino]

L'autre après-midi, chez Gibert, alors que je fouillais les bacs à vinyles avec ma frénésie habituelle, apprenant que Radiohead rééditait en LP ses premiers albums ou que le Okkervil River était à un prix des plus raisonnable (13€ seulement!), je suis tombé sous le charme de la nouvelle sortie de James Yorkston and The Athletes, 'When The Haar Rolls In', que le vendeur du rayon indé avait eu la bonne idée de faire profiter à tous les acheteurs potentiels.

Une surprise vraiment. Une belle même. Pas que je m'attendais au pire, vu que j'ai toujours beaucoup apprécié les productions du bonhomme. Mais son dernier 'The Year of The Leopard' m'avait déçu (un artiste en roue libre et qui – presque – s'auto-parodiait) et j'espérais, un peu anxieux, un retour en forme et évitait d'imaginer un naufrage.

Pour être honnête, les doutes sont vite partis. L'écossais folkant et ses Athletes font un retour fracassant. Ils retrouvent ici le lumineux des élans passés, avec ces notes qui s'entrechoquent, cette guitare qui égrène ses accords, ces cuivres magnifiques, ce hautbois qui s'immisce sans rien dire, presque timide, ces mélodies quasi-onirique (le piano de Beryl's Jig), porté par la voix de James Yorkston, si douce et si présente qu'on aurait aimé qu'elle nous lise des histoires quand nous étions petits, juste avant d'aller nous coucher.

Quasi auto-produit, 'When The Haar Rolls In' ne possède peut-être pas la force (mais il l'obtiendra sans doute avec le temps) ni la beauté de 'Just Beyond The River' – il faut dire aussi que le travail de production de Kieran Hebden sur ce disque là est fou, arrivant à rendre beau le moindre des silences, la plus minime des respirations, à donner à chaque instrument et à chaque note, sa place, le tout avec un son presque cristallin et assez surprenant.

Mais il n'empêche : 'When The Haar Rolls In' est le retour par la grande porte de James Yorkston and The Athletes. Leur folk mélodieux n'a peut-être pas d'égal aujourd'hui, tant l'osmose du groupe est totale, tant le beau entraîne le beau. Un album qu'on écoutera plus volontiers à l'aide de bonnes enceintes qu'au casque: ce quatrième album du groupe est comme le bon vin: il a besoin de grands espaces pour s'épanouir. (sortie : 1er septembre 2008)

Son :
Myspace (deux titres de 'When The Haar Rolls In' en écoute)
Site Officiel

En écoute, deux titres. Temptation et When The Haar Rolls In. Écoutez. Frissonnez. Comprenez. Malheureusement, plus en écoute.

lundi 22 septembre 2008

Track of The Day (16-22 septembre 2008)

De beaux titres, de faibles albums. Mais pas que. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite)


Lundi 22 septembre 2008:
* Etienne Daho - Le Premier Jour (du reste de ta vie) [Virgin]
Samedi soir, j'ai eu l'occasion de voir 'Le premier jour du reste de ta vie', avec Zabou Breitman et Jacques Gamblin (entre autres). Le genre de film qui sur le papier ne paye pas de mine. Mais qui est en fait un vrai trésor. J'ai tout simplement adoré. J'ai été touché, perturbé par ce beau film choral sur une famille de 3 enfants et son évolution sur 15 ans. Un grand moment. Et quand le tube de Daho, qui sert de titre au film, est partie, j'ai failli me mettre à chialer.
(disponible sur Best-of Singles, 1998)

Dimanche 21 septembre 2008:
* Alicia KeysWhen You Really Love Someone [J]
Peut-être pas le meilleur album de la belle Alicia Keys. Trop long, oui, surement. Et pas forcément extraordinairement inspiré sur toutes les plages du disque, tout comme Timbaland d'ailleurs. Mais ce 'The Diary of' contient quand même quelques jolis passages, comme cette balade 'à la sauce Alicia', perdue à la toute fin du disque, When You Really Love Someone.
(disponible sur The Diary of, 2003)

Samedi 20 septembre:
* Autistic Daughters - Hotel Exeter Dining Room [Kranky]
Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments. Ce Hotel Exeter Dining Room devrait vous inciter à aller plus loin.
(disponible sur Uneasy Flowers, 2008)

Vendredi 19 septembre 2008:
* Parenthetical Girls - Windmills of Your Mind [Tomlab]
Windmills of Your Mind est un splendide morceau tout en opérette. Un grand titre du dernier album Parenthetical Girls qui, hormis ce titre là, tourne vraiment à vide. Musicalement intéressant (beaux arrangements), il manque le principal à ce disque: des chansons. N'est pas David Ackles qui veut.
(disponible sur Entanglements, 2008)

Jeudi 18 septembre 2008:
* The Automatic - Steve McQueen [B-Unique]
Ce nouvel album est un échec sur presque toute la ligne. Pas de mélodies, des morceaux qui tournent en rond malgré des guitares en plus, et une production à faire fuir les plus conciliant. Deux titres sauvent en partie ce 'This is a Fix', dont Steve McQueen, single peut-être pas du niveau d'un Raoul ou d'un Monster, mais qui a sacrément du chien.
(disponible sur This is a Fix, 2008)

Mercredi 17 septembre 2008:
* Late of the Pier - Focker [Parlophone]
Les Late of The Pier commencent à faire parler d'eux, surtout en UK, mais un peu ici aussi. Et pourtant, il n'y a pas de quoi se relever la nuit: un son brouillon et asséné à coups de pelles, comme pour mieux cacher l'indigence des compositions. Deux seuls morceaux s'en tirent bien. Dont l'efficace Focker, en écoute aujourd'hui.
(disponible sur Fantasy Black Channel, 2008)

Mardi 16 septembre 2008:
* The Shins - Such Great Heights (The Postal Service cover) [Sub Pop]
Tiré d'un bel Ep de 4 titres, sorti quelques semaines avant 'Give Up', la reprise des Shins du tube (enfin d'un DES tubes) des Postal Service We Will Become Silhouettes est toujours un vrai délice. Une belle cover qui s'éloigne bien de l'originale et rend une copie parfaite. Ah, la belle époque où les Shins ne tournaient pas en rond...
(disponible sur Such Great Heights Ep, 2003)

jeudi 18 septembre 2008

Choir of Young Believers – This Is For The White In Your Eyes [Tigerspring]

Reprise du taff après trois mois de chômage. Envie. Impatience. Désir de bien faire. Et paf, une climatisation mal réglée et le –Twist– chope la crève. Un bon gros rhume des familles, avec gorge qui coule et nez qui gratte, ou l’inverse.

Pour mettre à mal la maladie, j’ai décidé de l’attaquer de front, avec larges doses de médocs, bonne épaisseur sous le blouson et une écharpe (mi-septembre !) autour du cou. Et surtout un bon disque dans les oreilles, histoire de me sortir une fois pour toutes mon cerveau du brouillard dans lequel il est rentré.

J’ai souvent conté dans ces pages le talent d’artistes nordiques dont je pense le plus grand bien, et ce depuis des années. C’est sur un des nouveaux venus surlequel je suis tombé : Choir of Young Believers, from Denmark, mené par le danois (mais aussi Grecque et Indonésien) Jannis Noya Makrigiannis.

Un groupe qui sort ici son premier album, 'This Is For The White In Your Eyes', qui fait suite à ‘Burn The Flag’, un Ep daté de 2007 (mais sur lequel je n’ai pas encore eu l’occasion de jeter une oreille). Un premier disque qui rentre en bouche sans que l’on s’en rende compte vraiment. Et qui a surtout la bonne idée d’y rester.

Lors des premières écoutes, je n’ai pas été à ce point bouleversé. Mais il y avait toujours cette envie d’y revenir, de réécouter ces mélodies, ces arrangements, cette voix qui me fait penser à un mélange de Tobias Fröberg et Chris Garneau, cette musique qui hésite entre indie-pop symphonique qui en met pleins les yeux (piano, cordes, chœurs et tout le toutim) et ambiances beaucoup plus intimistes.
Depuis, ce ‘This Is For The White In Your Eyes’ est simplement devenu au fil des écoutes un de ces disques où chaque écoute est une redécouverte: un riff passé inaperçu, un break divin, un touché de cordes qui fait mouche pour la première fois. Et je ne me suis pas encore plongé dans les paroles (qui semblent portées sur la religion), c'est dire s'il me reste beaucoup de choses à creuser.

Choir of Young Believers est une grande, une très grande découverte. Celle d’un songwriter de talent, qui a assimilé une grande partie de l’histoire de la pop music et de ses envolées lyriques pour mieux composer des (ses) morceaux à tomber. Aujourd’hui, ma crève est en train de me lâcher petit à petit. Et mon dolirhume a pour nom Choir of Young Believers. (sortie: 29 août 2008)

Son:Myspace (6 titres de ‘This Is For The White In Your Eyes’ en écoute)

Comme toujours, deux titres en écoute. Un choix difficile et cornélien. Mais comme il faut bien trancher, Hollow Talk (le titre qui ouvre ‘This Is For The White In Your Eyes’) et She Walks, le titre le plus rock du disque. Malheureusement plus en écoute.