mardi 31 mai 2011

Francis – Lekomberg, We Were Kin [Strangers Candy]

Je n’ai rien contre le prénom Francis. Je connaissais même un Francis quand j’étais en primaire et dans mon souvenir il était très sympa. True story.
Disons que c’est un prénom qui n’a jamais bouleversé les foules. Et au contraire d’autres prénoms anciens qui font aujourd’hui recette (entrez ici Victor, Gabriel, Louis et autres Jules), Francis ne connaît pas cet honneur.

Il faut dire aussi que quand on prononce Francis, les premiers noms célèbres qui viennent en tête sont rarement Francis Ford-Coppola, Sage Francis ou Black Francis. Non, ça tire instantanément plus vers de l’acteur de série Z à la française (Francis Perrin) ou qui en fait des caisses rien que pour demander du sel (Francis Huster), du chanteur à moustache (Francis Cabrel) ou à catogan (Francis Lalane), du bandit de grands chemins (Francis le Belge) ou de l'entrepreneur qui aime la culture, la belle la vraie (Francis Bouygues). Mais à part ça…

Bref, une liste plus ou moins ringarde et un prénom qui ne fait pas trop rêver (alors qu’il suffit d’ajouter un simple –co à la fin pour que l’ensemble prenne un sens plus exotique et sentant bon le sable chaud, oui les clichés c’est mon dada. Parents du baby-boom qu'avez vous fait?).

Vous imaginez donc bien qu’elle n’a pas été ma surprise de voir dimanche soir à L'Épicerie Moderne à Feyzin à côté de Lyon, qu’en première partie de The Tallest Man On Earth déboulait un groupe ou un artiste nommé Francis; et qu’elle ne fut pas ma seconde surprise que ce Francis là n’avait pas les cheveux noirs crépus et ne portait pas la moustache.

Francis est donc un quatuor, suédois, mené par une chanteuse blonde et à la voix tonitruante (d’aucuns trouveront agaçante). Rien de révolutionnaire dans leur pop rockailleuse qui rappelle aussi bien Anna Calvi (passages rock) que Dear Reader (pour les moments les plus calmes). Mais des compositions aguicheuses.
Je fais partie de ceux qui peuvent très rapidement s’ennuyer face à une première partie quelconque et inconnue. Mais j’ai été très vite pris par leurs jolies mélodies et leurs chansons emballantes. A tel point que je me suis procuré ‘Lekomberg, We Were Kin’, leur premier album, à la sortie du concert, et qu’après plusieurs écoutes je ne le regrette pas.

Trente-trois minutes et huit chansons au compteur, avec de grands moments (le mélancolique Here Is The Key, le nerveux et single en puissance Ten Thousand Times) alternant et/ou mélangeant guitares et piano. Bref, une belle découverte qui ne bénéficiera pas du battage médiatique qu’a connu Anna Calvi il y a quelques mois mais qui pourtant le mériterait tout autant.

Après une petite demi-heure, on reverra le groupe réapparaitre pendant l'heure et demie de The Tallest Man on Earth, apportant tantôt un peu d’électricité, tantôt un zeste de féminité dans un set genre « grande classe » du finalement pas si grand que ça Jens Kristian Mattsson, tenant une salle entière – et bien remplie – avec quelques accords de guitare, et finissant son show, moulé dans son slim et son marcel, sur un Kids on the Run au banjo déroutant mais sublime.

Mais si hier soir, The Tallest Man on Earth a confirmé tout le bien que je pouvais penser de lui, la découverte était du côté des Francis, groupe dont on reparlera sûrement. Et qui est une raison nouvelle pour tous les Francis du monde de se lever et de crier haut et fort que oui ils sont fiers de porter ce prénom. (Sortie: printemps 2011)


Son :
Myspace (Deux chansons de ‘Lekomberg, We Were Kin’ en écoute)
Site officiel

Deux chansons en écoute. Eternal Souls vraiment habité et Here is the Key, le climax très sombre de ‘Lekomberg, We Were Kin’ :

FrancisEternal Souls

Francis Here is the Key



Et pour finir le clip de Here Is The Key :



mardi 24 mai 2011

[Track of The Day] Handsome Furs - Repatriated

On peut déjà être sûr d'une chose du prochain album des Handsome Furs, 'Sound Kapital', dont on a appris hier la parution prochaine (le 28 juin prochain): sa pochette présentant une femme, tous seins et pubis dehors posant sous un pont, en pleine nuit, sera certainement censuré. Ça sent la polémique à plein nez.

Vous me direz, pour qu'il y ait polémique, il faudrait déjà que 'Sound Kapital' fasse le buzz également musicalement. Et à l'écoute des deux (Sub Pop est généreux) premières chansons en écoute What About Us? et Repatriated, nul doute que ce sera le cas.
Le side-project le plus abouti des Wolf Parade via ces deux chansons impose son electro-pop, aux claviers omni-présents. Et la conclusion qui s'impose c'est que les Handsome Furs ne sont pas en train de devenir les New Order des années 2000. Ça c'était pour leur deuxième album, 'Face Control', déjà fichtrement réussi et qui allait piocher ça et là dans les archives sonores de la bande à Bernie et Hooky. Non, aujourd'hui, les Handsome Furs sont clairement les New Order des années 2000. Oh quel pied !

Album: Sound Kapital
Année: 2011
Label: Sub Pop



Les deux premières chansons de 'Sound Kapital' sont en écoute et à télécharger sur le SoundCloud des Handsome Furs. Et comme le choix a été difficile entre Repatriated (en écoute dans le lecteur Grooveshark) et What About Us?, les voici toutes les deux. Enjoy!

Handsome Furs - What About Us?



Handsome Furs - Repatriated


lundi 23 mai 2011

[Track of The Day] Mayer Hawthorne - Don’t Turn The Lights On (Chromeo cover)

Et le titre de meilleur Ep de l'année à ce jour est attribué à… Mayer Hawthorne! Et histoire de le faire partager au plus grand nombre, la petite pépite black music de chez Stones Throw offre ce 'Impressions Ep' gratuitement.

Au programme, six reprises de classiques à compositions plus underground, d'une classe folle, entre soul, rythm'n'blues et funk. Du très bel ouvrage, tantôt lascif (sublime Don't Turn The Lights On, en écoute, aux faux airs du 'Ten Songs' de Leonard Cohen), tantôt festif (belle relecture du Mr Blue Sky de Electric Light Orchestra, pourtant reprise à foison depuis quelques temps), tantôt câlin (Fantasy Girl) toujours porté par un groupe genre parfait qui assure bien plus que le minimum et un Mayer Hawthorne qui pose sa voix très justement.

Mayer Hawthorne avait donné de gros espoirs avec son premier album, 'A Strange Arrangement' il y a deux ans. Il fait plus que confirmer avec ce 'Impressions Ep', disque dont il est vraiment difficile de se passer une fois écouté. Immense coup de cœur du moment.

Album: Impressions Ep
Année: 2011
Label: Stones Throw


Ce 'Impressions Ep' de Mayer Hawthorne est donc à télécharger gratuitement et légalement en allant directement sur la page du disque chez Stones Throw, ici même.

jeudi 19 mai 2011

[Track of The Day] The Lonely Island - Jack Sparrow (feat. Michael Bolton)

Je sais, j'ai mes marottes. Je sais, j'en fais des caisses avec ce trio de déjanté. Je sais, ça ne fait pas rire tout le monde. Je sais tout ça.
Mais quand même, à l'heure où sort leur très attendu deuxième album 'Turtleneck & Chain', voilà que The Lonely Island arrivent un nouveau single Jack Sparrow, featuring… Michael Bolton (!) le lover de ces dames dans les années 80 qui arbore une sublime tignasse blonde et ondulée.

Jack Sparrow est une chanson qui voit les Lonely Island tenter de surfer sur leur thème favori (la drague, les filles, le cul) alors que Michael Bolton démolit leur histoire à coups de références cinématographiques, centrées sur Pirates des Caraïbes.

Placement pour fêter la sortie du quatrième volet des aventures du pirate le plus androgyne du cinéma? Peut-être. Surement. Mais au final, qui s'en soucie? Les Lonely Island sont une nouvelle fois hilarant. Tout comme l'album qui tient toutes ses promesses (on y reviendra). Mais pour le moment This is the tale of Captain Jack Sparrow (sings along)

Album: Turtleneck & Chain
Année: 2011
Label: Universal Republic



Une chanson des Lonely Island ne se déguste qu'avec son clip. Voilà donc celui de Jack Sparrow:



mercredi 18 mai 2011

[Track of The Day] Ladytron - White Elephant

On ne sait pas ce que donnera l'année 2011, mais on pourra dire qu'elle aura été notamment rythmée par Ladytron, quatuor anglo-bulgaro-écossais aux atours électro-waviens.

Car après avoir sorti un disque compilant les meilleurs moments de leurs quatre premiers albums, le groupe annonce l'arrivée pour septembre prochain de leur cinquième album, 'Gravity the Seducer', une nouvelle fois chez Nettwerk.

C'est White Elephant qui ouvre le bal et met l'eau à la bouche. Une très belle composition dream-pop au clavecin électronique. Hypnotique.

Album: Gravity the Seducer
Année: 2011
Label: Nettwerk


Ce White Elephant de Ladytron est également en écoute ici:



mardi 17 mai 2011

[Track of The Day] Bon Iver - Calgary

Voilà un des retours attendus de cette année 2011: Bon Iver, le projet le mieux ficelé de Justin Vernon l'homme au timbre androgyne. Suite du très beau 'For Emma, Forever Ago', apologie d'un folk mélancolique et ouaté, 'Bon Iver, Bon Iver' devrait partir découvrir d'autres contrées.

C'est en tout cas ce que laisse présager Calgary, premier single extrait de ce nouvel album de Bon Iver. Une sorte de suite (sans l'être vraiment cependant) de son 'Blood Bank Ep'. Sur Calgary, l'ambiance est délicate, éthérée, comme en apesanteur, mais bien plus digitale que par le passé. Et au-dessus de tout cela plane la voix unique de Justin Vernon. Classe.

Album: Bon Iver, Bon Iver
Année: 2011
Label: Jagjaguwar

lundi 16 mai 2011

[Track of The Day] Those Dancing Days - Can't Find Entrance

Après quelques jours loin de ces pages, trop occupé que j'étais à retrouver un semblant de forme tout en organisant un déménagement pas totalement fini, retour aux affaires! Et avec la découverte d'un groupe pas si récent que cela, Those Dancing Days.

Quintet féminin suédois formé en 2005 et dont le premier album date de 2008, Those Dancing Days fait dans la pop survitaminée aux contours rock et aux relents eighties. Loin d'un girls group fadasse auquel on pourrait penser (avec un réflexe et un a priori machiste bas du front comme il faut), Those Dancing Days propose avec 'Daydreams & Nightmares' un album moins bubble-gum qu'indie pop aux guitares toutes cordes sorties. Un disque très sucré, succulent à souhait, rempli d'hymnes énergiques et efficaces. Rien de révolutionnaire. Mais juste du plaisir en galette.

Album: Daydreams & Nightmares
Année: 2011
Label: Wichita