Si l'on devait donner une définition musicale à « valeur sûre », nul doute que mon choix premier irait à The Notwist. Car depuis son émancipation au tournant des années 2000 qui l'a vu mettre de côté le post-hardcore de ses débuts pour mieux embrasser une indietronica pop qui lui sied à merveille, le groupe allemand aligne, tous les quatre/cinq ans des albums de très haute tenue. Dernier exemple en date, 'News from Planet Zombie', publié au printemps dernier dont l'écho n'a pas été énorme - où en tout cas, je trouve, on n'a pas assez tressé les lauriers.
Pourtant il y aurait de quoi dire sur ce disque, cinq ans après un excellent 'Vertigo Days'. Plus « calme », que les précédents, plus folk et/ou pop, mais v'là la beauté, transcendée par ses mélodies travaillées et la toujours si belle voix de Markus Acher. Très bien construit, comme un vrai petit voyage plutôt délicat, parfois méditatif, pas exempts de tubes énervés (X-Ray, The Turning, en écoute aujourd'hui), il se conclue par deux petites merveilles, Projectors et Like This River, qui l'une comme l'autre aurait été des chansons de conclusion parfaites. Bref, un très grand cru.
Et sans doute un des disques que j'ai le plus écoutés cette année, que The Notwist venaient présenter et défendre sur la scène de L’Épicerie Moderne il y a peu. Et comme à chaque fois avec eux, le concert fut grandiose. C'est un groupe étoffé (ils sont sept) qui prend d'assaut une scène pleine d'instruments et va consacrer la première partie du concert à 'News from Planet Zombie' (Teeth, le pétaradant X-Ray, Propeller, Snow, How the Story Ends, Silver Lines), tout en faisant de la place à l'évident 'Neon Golden', avec pas moins de quatre chansons dont leur tube ultime, Pilot (qui, avouons-le nous, est peut-être le plus grand morceau de scène qui soit tant The Notwist en propose à chaque tournée une nouvelle relecture aussi déstructurée, désincarnée presque, et toujours réjouissante). Ajoutez à cela un morceau de 'Vertigo Days' (Ship), un de 'Close to the Glass' (Into Another Tune) et même Agenda, extrait de leur tout premier album (où la petite bande abandonne le temps du morceau les frères Acher et le batteur Andi Haberl), et la messe est dite pour le groupe, quitte la scène en saluant la foule.
Sauf qu'on sait qu'ils vont revenir. Parce qu'ils le font toujours. Et parce qu'ils n'ont pas encore joué Kong, un de leurs tubes. C'est d'ailleurs lui qui ouvre le bal de ce premier rappel, avant d'enchaîner les deux beautés qui concluent 'News from Planet Zombie', Projectors et Like This River. La salle est en apesanteur, le concert va s'arrêter sur ces deux douceurs, merci, bonsoir.
Mais non, The Notwist n'en a pas totalement terminé avec nous. Tout ce beau monde revient une seconde fois pour un dernier tour de piste, le temps d'un Gravity (seule chanson de 'The Devil, You + Me' du soir) et Consequence (de 'Neon Golden') avant de finir sur 0-4, un bel instrumental tiré de 'Shrink' (leur disque bascule), qui met tout le monde d'accord. Les applaudissement redoublent, les lumières se rallument, les « ils ne déçoivent jamais » se multiplient et le merch est pris d'assaut
Pourtant il y aurait de quoi dire sur ce disque, cinq ans après un excellent 'Vertigo Days'. Plus « calme », que les précédents, plus folk et/ou pop, mais v'là la beauté, transcendée par ses mélodies travaillées et la toujours si belle voix de Markus Acher. Très bien construit, comme un vrai petit voyage plutôt délicat, parfois méditatif, pas exempts de tubes énervés (X-Ray, The Turning, en écoute aujourd'hui), il se conclue par deux petites merveilles, Projectors et Like This River, qui l'une comme l'autre aurait été des chansons de conclusion parfaites. Bref, un très grand cru.
Et sans doute un des disques que j'ai le plus écoutés cette année, que The Notwist venaient présenter et défendre sur la scène de L’Épicerie Moderne il y a peu. Et comme à chaque fois avec eux, le concert fut grandiose. C'est un groupe étoffé (ils sont sept) qui prend d'assaut une scène pleine d'instruments et va consacrer la première partie du concert à 'News from Planet Zombie' (Teeth, le pétaradant X-Ray, Propeller, Snow, How the Story Ends, Silver Lines), tout en faisant de la place à l'évident 'Neon Golden', avec pas moins de quatre chansons dont leur tube ultime, Pilot (qui, avouons-le nous, est peut-être le plus grand morceau de scène qui soit tant The Notwist en propose à chaque tournée une nouvelle relecture aussi déstructurée, désincarnée presque, et toujours réjouissante). Ajoutez à cela un morceau de 'Vertigo Days' (Ship), un de 'Close to the Glass' (Into Another Tune) et même Agenda, extrait de leur tout premier album (où la petite bande abandonne le temps du morceau les frères Acher et le batteur Andi Haberl), et la messe est dite pour le groupe, quitte la scène en saluant la foule.
Sauf qu'on sait qu'ils vont revenir. Parce qu'ils le font toujours. Et parce qu'ils n'ont pas encore joué Kong, un de leurs tubes. C'est d'ailleurs lui qui ouvre le bal de ce premier rappel, avant d'enchaîner les deux beautés qui concluent 'News from Planet Zombie', Projectors et Like This River. La salle est en apesanteur, le concert va s'arrêter sur ces deux douceurs, merci, bonsoir.
Mais non, The Notwist n'en a pas totalement terminé avec nous. Tout ce beau monde revient une seconde fois pour un dernier tour de piste, le temps d'un Gravity (seule chanson de 'The Devil, You + Me' du soir) et Consequence (de 'Neon Golden') avant de finir sur 0-4, un bel instrumental tiré de 'Shrink' (leur disque bascule), qui met tout le monde d'accord. Les applaudissement redoublent, les lumières se rallument, les « ils ne déçoivent jamais » se multiplient et le merch est pris d'assaut
Deux heures, vingt-un morceaux, quelques versions étirées, sublimées : fermez le ban, ce concert de The Notwist était merveilleux, grandiose, généreux, et l'œuvre d'un groupe au sommet de son art. Un groupe immense sur disque. Un groupe immense sur scène. Une valeur sûre.
Album : News from Planet Zombie
Année : 2026
Label : Morr Music
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Exceptionnellement, deux chansons supplémentaires de 'News from Planet Zombie' en écoute aujourd'hui : les deux qui ferment notre affaire, Projectors et Like This River. Parce qu'elles sont indissociables. Parce qu'elles sont aussi belles l'une que l'autre. Parce que je n'arrive pas à choisir :
