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jeudi 14 novembre 2013

[Track of The Day] Stephen Malkmus and The Jicks - Lariat

Il y a trois choses à dire sur ce premier extrait du nouvel album de Stephen Malkmus and The Jicks.
La première est qu'avec 'Wig Out at Jagbags', Stephen Malkmus aura sorti plus d'albums avec ses Jicks qu'avec Pavement. Six contre cinq. Et si la discographie de son deuxième groupe ne peut pas être comparée avec celle du quatuor si influent que fut Pavement, cela fait quand même bizarre. Et assez mal.

La seconde est que Lariat, ce premier extrait, est Pavement dans l'esprit. Assez proche de leurs deux derniers albums, avec ce qu'il faut comme paroles pour rappeler à notre souvenir (s'il en était besoin) quel grand groupe ce fut.

La troisième est que Stephen Malkmus a toujours le bon mot (à lire d'ailleurs, cette très chouette interview du monsieur en question, chez pitchfork). Et toujours aussi bon. Car oui, comme il le dit lui même, « we grew up listening to the music from the best decade ever ». Les années 80 quoi.

Album : Wig Out at Jagbags
Année : 2014
Label : Domino

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Lariat est également en écoute ci-dessous :


Le clip de Lariat de Stephen Malkmus and The Jicks est disponible ci-dessous :

mercredi 25 septembre 2019

[Track of The Day] Beabadoobee - I Wish I Was Stephen Malkmus

Les années 90 sont toujours plus présentes que jamais. Et ce n'est pas Beabadoobee, nom de scène de Bea Kristi, qui dira le contraire. Intitulée I Wish I Was Stephen Malkmus, la chanson est une belle ode à Pavement de la part de l'anglaise. Elle raconte l'histoire d'une jeune fille un peu perdue, qui veut changer et dont l'amertume et la désillusion sont grandes ; que seule l'écoute des disques de la bande de Stockton peut rassurer et calmer.

I Wish I Was Stephen Malkmus est un excellent single, rempli de guitares, a ce côté slacker - mais pas trop - et est une belle réminiscence d'un âge révolu de l'indie-rock, quand de jeunes branleurs alignaient chefs-d’œuvre sur disques majeurs. Vous me direz, c'est un peu facile de la part de Beabadoobee de donner un tel titre à sa chanson. Ca fait un peu de buzz pour pas cher. Certes. Mais dans le même temps, peut-on raisonnablement lui donner tort ? Car tout de même, qui n'a jamais rêvé d'être un jour Stephen Malkmus ?

Album : Space Cadet Ep
Année : 2019
Label : Dirty Hit


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), I Wish I Was Stephen Malkmus de Beabadoobee est également en écoute ci-dessous :


Autre single de ce 'Space Cadet Ep' à venir de Beabadoobee, voilà She Plays Bass, autre ode aux années 90, celles de Kim Gordon et de Kim Deal (entre autres) évidemment :



mercredi 11 décembre 2024

[Track of The Day] The Hard Quartet - Killed By Death

Stephen Malkmus, Matt Sweeney, Emmett Kelly et Jim White. Quatre artistes au passé plus ou moins doré, mais qui sont des noms de la musique des trente-cinq dernières années et qui, surtout, se connaissent vu qu'ils ont tous un jour ou l'autre collaboré ensemble. Et ces quatre compères se sont dit que ce serait une belle idée de former un super groupe, le simplement nommé The Hard Quartet.

En général, les super groupes, ça va, ça vient. Ça a son petit buzz à l'annonce, sur le papier, ça promet toujours beaucoup et au final ça ne marche jamais vraiment. Sans doute parce que la plupart du temps, on est sur des artistes qui se mettent ensemble quand le succès qu'ils ont connu plus jeune ou avec leurs formations précédentes s'est étiolé (ce qui est le cas ici). Mais surtout parce que l'alchimie ne prend jamais vraiment et qu'on ressort toujours de ces disques là avec le sentiment d'avoir écouté un disque d'un des membres, qui prend forcément l'ascendant sur ses nouveaux camarades.

S'il n'est pas renversant (ses quinze morceaux pour cinquante-deux minutes n'y sont pas pour rien) et pas attrayant pour un sou (cette pochette banale au possible, pour ne pas dire laide, quelle idée), 'The Hard Quartet' (pourquoi faire compliqué etc) est un album plutôt séduisant. Nos quatre amis s'y partagent le micro, les instruments (Malkmus, Sweeney et Kelly guitares et basse, Jim White restant évidemment dévolu à la batterie) et composent là quelques chansons pas dénuées d'intérêt et même souvent inspirées. Certes, l'ombre de Pavement plane plus que toute autre ici (et la voix de Stephen Malkmus n'y est pas étrangère) mais l'album passe par tellement d'états qu'il est difficile de ne retenir que ça.

Des quinze morceaux de 'The Hard Quartet', on en retiendra deux particulièrement : la superbe balade très Pavement Hey (chantée par un Stephen Malkmus à son meilleur) et Killed By Death (en écoute aujourd'hui), chanson peut-être la moins représentative de l'album mais sans doute celle où l'alchimie entre les quatre artistes est la plus évidente, de cette mélodie mélancolique aux accents country-folk à ses guitares acérées, langoureuses et délicieuses du refrain en passant par la voix tout en retenue de Matt Sweeney.

Album : The Hard Quartet
Année : 2024
Label : Matador

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Killed By Death de The Hard Quartet est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de ce premier album de The Hard Quartet, voilà la très belle balade Hey

lundi 14 juillet 2008

Track of The Day (08-14 juillet 2008)

Une semaine pleine de nouveautés dans le Track of The Day. Et y en pour tous les goûts (pour peu qu'on aime la pop et le rock). (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 14 juillet 2008:
* Pumuckl - Expect The Unexpected [-]

En ce jour de fête nationale, et même si c'est plus pour faire une introduction marronnier qu'autre chose, mettons en avant un artiste français, Pumuckl, que j'ai déjà évoqué dans ces pages. Notre homme vient de sortir une très belle version de Expect The Unexpected des Herman Dune, tiré de leur 'Switzerland Heritage'. Dans la belle tradition de Pumuckl. J'adore. Je suis fan de ce mec.
(indisponible pour le moment, 2008)


Dimanche 13 juillet 2008:
* She & Him - This Is a Test [Merge]
L'actrice Zooey Deschanel et le (insère ici tes superlatifs les plus forts) M. Ward sortent un disque tous les deux. Un album doux, léger, jazzy et retro, où la voix de Zooey fait merveille. This Is Not a Test, en écoute aujourd'hui, est le genre de morceaux qui rappellent le fameux duo Lee Hazelwood/Nancy Sinatra. Charmant tout plein. Et même plus tiens.
(disponible sur Volume One, 2008)

Samedi 12 juillet 2008:
* dEUS - Eternal Woman [Polydor]
Sans se mentir, depuis deux albums, dEUS m'ennuie à mourir. Leur dernier 'Vantage Point' est un disque que l'on qualifiera de raté. Dommage. Mais comme à chaque fois, on peut ressortir quelques titres pas dégueus. Notamment ce Eternal Woman, petite douceur aux jolis chœurs féminins, vraiment beau.
(disponible sur Vantage Point, 2008)

Vendredi 11 juillet 2008:
* Stephen Malkmus & The Jicks - Hopscotch Wille [Domino]
Depuis la fin de Pavement, j'attends un grand album du père Malkmus, celui qu'on pourra placer sans honte à coté de 'Slanted & Enchanted' ou 'Crooked Rain, Crooked Rain'. Ça ne sera pas pour cette fois là non plus, même si ce 'Real Emotional Trash' est bien plus réussi (des titres comme Hopscotch Wille explique cela) que son prédécesseur 'Face The Truth', qui ne tenait la route le temps que d'une chanson (No More Shoes).
(disponible sur Real Emotional Trash, 2008)

Jeudi 10 juillet 2008:
* Plants & Animals - Bye Bye Bye [Secret City]
Dans la grande tradition des groupes pop déglingos, je voudrais les Plants & Animals, groupe canadien euphorique, sorte de mix entre The Polyphonic Spree et I'm From Barcelona. Un bon bol d'air frais et d'été dans ce mois de juillet perturbé.
(disponible sur Park Avenue, 2008)

Mercredi 9 juillet 2008:
* What Made Milwaukee Famous - For The Birds [Barsuk]
Groupe extraordinairement sympathique malgré son nom des plus débiles. Rien de bien révolutionnaire certes mais une power-pop/power folk de très très bon aloi. Et quelques titres carrément jouissif. Comme ce For The Birds notamment.
(disponible sur What Doesn't Kill Us, 2008)


Mardi 8 juillet 2008:
* Beach House - Heart of Chambers [Bella Union]
Fermez les yeux. Evadez-vous. Ne pensez plus à rien. Appuyez sur Play et lancez Heart of Chambers. Étonnamment vous flottez. Normal, vous écoutez 'Devotion' de Beach House, un des disques les plus sensuels de l'année.
(disponible sur Devotion, 2008)

lundi 1 février 2021

[Track of The Day] Kiwi Jr. - Tyler

Révélation de l'an passé (douze mois trop tard) avec 'Football Money', les Kiwi Jr. allaient-ils réussir leurs débuts dans les rangs du prestigieux roster Sub Pop ? La question était légitime tant les groupes auteur d'un premier album épatant et qui se crashent en passant dans une autre dimension sont légions. Mais Kiwi Jr. est un quatuor d'un autre acabit : des branleurs talentueux et qui ne sont pas là par hasard.

Et qui le prouvent avec 'Cooler Returns' - leur second album et leur premier pour l'écurie de Seattle. Et ce dès les premières notes de Tyler, la chanson d'ouverture, où une mélodie accrocheuse, la voix de Jeremy Gaudet si Malkmus-ienne, son piano rétro qu'on dirait sorti d'un cabaret hameçonnent l'auditeur.

A partir de là, tout ne sera que formalité et le reste à l'avenant : de chansons courtes mais maitrisées et allant à l'essentiel ; qui naviguent entre jangle, indie et power-pop ; un trio guitare/basse/batterie qu'ils accompagnent autant de piano, d'harmonica, que d'orgue ou d'accordéon ; des paroles drôles et délirantes, sarcastiques et ubuesques, mais toujours bien trouvées et où la pop culture n'est jamais loin ; et même un clin d’œil appuyé (ceci ne peut être fortuit) à Pavement sur Only For a Haircut, sorte de Cut Your Hair avec la mélodie de Range Life.

Un disque finalement plus sérieux dans son écriture que voudrait le faire croire son côté slacker et surtout immédiat, qui, contrairement à beaucoup dans le même cas, tient la longueur des écoutes tant bon nombre de chansons prennent une nouvelle dimension à chaque fois. Et une nouvelle fois, le disque que Stephen Malkmus rêve d'écrire depuis 20 ans.

Album : Cooler Returns
Année : 2021
Label : Sub Pop

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Tyler de Kiwi Jr. est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson de ce nouvel album de Kiwi Jr., voilà Cooler Returns, la chanson titre :

En plus d'Undecided Voters, trois autres singles ont été tirés de 'Cooler Returns' de Kiwi Jr. : Cooler Returns, Maid Marian's Toast et Waiting In Line, dont les clips sont à découvrir ci-dessous : 


 

vendredi 10 avril 2020

Kiwi Jr. - Football Money [Mint Records / Persona Non Grata]

Demain nous serons le samedi 11 avril 2020. Nous fêterons alors les 25 ans de 'Wowee Zowee', troisième chef d’œuvre consécutif de Pavement, chose loin d'être anodine, surtout lorsque l'on vient de publier 'Slanted & Enchanted' et 'Crooked Rain, Crooked Rain'.

Autre évènement : aujourd'hui sort 'The New Abnormal', le sixième album de The Strokes, groupe qui m'a perdu depuis très longtemps mais dont il faut reconnaitre l'aura, toujours aussi intacte 20 ans après.

Pourquoi parler de ces deux groupes en ouverture de ce papier ? Parce qu'autant Pavement que The Strokes (mais aussi Parquet Courts voire REM, entre autres) sont au cœur de 'Football Money', premier album de Kiwi Jr., groupe, comme son nom ne l'indique pas, canadien et au sein duquel figure Brian Murphy d'Alvvays. Un disque sorti l'an passé chez Mint Records et qui connaît un écho plus mondial avec sa ressortie début janvier chez Persona Non Grata. Une bonne chose qui d'une part m'aura permis de découvrir le disque, et qui surtout lui aura donné une nouvelle - et meilleure ? - exposition, qu'il mérite amplement.

Il y a sur 'Football Money', en dix titres et 27 mns, tout ce que l'indie-rock et l'indie-pop, qu'elle soit power ou jangle, ont de meilleur : des hymnes à fredonner, des mélodies qui accrochent l'oreille, de l'énergie à revendre, des couplets épatants, des refrains qui le sont doublement, des arrivées impromptues de gimmick qui font repartir chaque chanson encore plus haut. Et puis il y a ces paroles ubuesques, délirantes et brillantes, cyniques et sarcastiques, avec ses références à la pop culture (sans que cela soit forcé), avec un vers d'ouverture drôle, qui donne le ton de l'album (« When the SS crashed the party, my favorite band was setting up onstage») et qui n'est pas sans rappeler les premiers mots de We Dance sur 'Wowee Zowee' (« There is no castration fear »).

'Football Money' est en tout cas un disque plein de personnalité, aussi concis qu'efficace, échevelé et fun, réussi et marquant, autant par la qualité de ses chansons et de ses mélodies que par le côté branleur qui s'en dégage. Et à son écoute, je ne peux m'empêcher de penser qu'avec lui, Kiwi Jr. vient sortir le disque que rêvait d'écrire Stephen Malkmus à la séparation de Pavement. (Sortie : 29 mars 2019 / 17 janvier 2020)

Plus :
'Football Money' de Kiwi Jr est en écoute sur la page bandcamp du groupe
'Football Money' de Kiwi Jr est à l'achat sur la page bandcamp du groupe
'Football Money' de Kiwi Jr est également en écoute sur Spotify et Deezer (notamment)

Trois chansons en écoute de 'Football Money' de Kiwi Jr. Gimme More et son shot de pop culture pour débuter (en écoute dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis Murder in the Cathedral (qui ouvre l'album). Et Swimming Pool où les Kiwi Jr. rendent un hommage à Brian Jones :





Trois clips ont été produits pour ce 'Football Money' de Kiwi Jr : Gimme More, Salary Man et Leslie :





mercredi 25 décembre 2019

Purple Mountains - Purple Mountains [Drag City]

J'ai parfois vu passer le nom de David Berman. J'ai plus souvent vu celui de son groupe, Silver Jews, revenir. Mais je ne m'y suis jamais arrêté, quand bien Stephen Malkmus, quand bien même Bob Nastanovich. Alors en août dernier, quand la mort de David Berman a été annoncée, je n'ai pas été spécialement touché. Mais les tombereaux d'hommages, de gens tristes à en pleurer, les témoignages bouleversés disant à quel point cet homme avait marqué leur vie, tout ceci m'a interpellé.

Quelques semaines plus tôt, j'avais écouté le premier album de Purple Mountains, nouvelle formation de David Berman qui revenait après un silence de près de 10 ans (et la séparation des Silver Jews). Une écoute rapide, parmi d'autres, vite expédiée, pas spécialement marquante, qui plus est dans un été qui commençait mal. Et puis est arrivé le 7 août, la tristesse des uns, les pleurs et l'incompréhension des autres. Et Purple Moutains s'est ré-imposé dans mes oreilles ; pour savoir qui était cet artiste qui avait touché et ému tant de personnes. Pour comprendre à côté de quoi j'étais passé passé ces 30 dernières années. En quelques écoutes, la réponse s'est présentée d'elle-même. On appelle ça un choc à retardement.

Car ce disque est d'une beauté transcendante. Par sa musique, indie-pop aux accents country, ses morceaux que David Berman construit et sait embellir au moment du refrain (superbe Nights That Won’t Happen), les fantômes qu'il convie (celui du Range Life de Pavement sur That’s Just the Way That I Feel et Maybe I’m the Only One for Me, deux chansons qui ont la même ligne mélodique,  ceux des Rolling Stones sur She’s Making Friends, I’m Turning Stranger), la chaleur qui se dégage de ses mélodies - avec invariablement une douce mélancolie en arrière-plan -, et la voix de David Berman, des tournures joliment troussées plein la bouche (« Ghosts are just old houses dreaming people in the night »), parfaite pour conter ces histoires empreintes de désespoir et de fatalisme.

Car s'il rend un hommage touchant à sa maman décédée (I Loved Being My Mother’s Son), 'Purple Mountains' est un album où il est question de peine, d'amertume et de tristesse (un sens encore plus aigu depuis le 7 août dernier) : que David Berman parle de sa rupture d'avec sa femme Cassie après 20 ans de mariage (She’s Making Friends, I’m Turning Stranger), de son incapacité désormais à être heureux (Maybe I’m the Only One for Me) ou de la fatalité qui semble l'habiter (« My every day begins with reminders I've been stranded on this planet where I've landed beneath this gray as granite sky. A place I wake up blushing like I'm ashamed to be alive » sur Margaritas at the Mall, tube indie en or massif du disque ; « I spent a decade playing chicken with oblivion, day to day, I'm neck and neck with giving in, I’m the same old wreck I've always been » sur le tristement prémonitoire That’s Just the Way That I Feel). 

Pour autant, le mélange des deux n'en fait un disque dépressif. Non, l'alliage est subtil et penche vers un ensemble d'où s'échappe une touchante mélancolie et une troublante sincérité. Surtout, 'Purple Mountains' est un album somptueux et majeur. Le genre de révérence sublime, à la 'You Want It Darker' de Leonard Cohen. Un disque qui préfigure en quelques sortes les évènements futurs, sans que nous ne nous en rendions vraiment compte sur l'instant. Et qui fait de David Berman un artiste pour lequel on ressent rapidement un amour immodéré - quand bien même (et c'est très perturbant) ce papier n'aurait sans doute jamais vu le jour sans sa disparition. (Sortie : 12 juillet 2019)

Plus :
'Purple Mountains' de Purple Mountains est en écoute sur le bandcamp du groupe
'Purple Mountains' de Purple Mountains est à l'achat sur le bandcamp du groupe
'Purple Mountains' de Purple Mountains est également en écoute sur Spotify et Deezer (notamment)
Beaucoup de beaux papiers ont été écrits suite au décès de David Berman. Mais si vous ne deviez en lire que deux pour comprendre à quel point cet homme touchait les gens, il faut lire ceux de Pauline Le Gall : l'un sur l'album 'Purple Mountains', écrit quelques jours avant son décès. L'autre publié quelques jours plus tard.

Trois chansons de cet album de Purple Mountains. Margaritas at the Mall, tube imparable de l'album (également en écoute dans les playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc) dans la colonne de gauche de ce blog). Puis Nights That Won’t Happen et son sublime refrain. Et enfin That’s Just the Way That I Feel et son côté prophétique :






Pour finir, les deux clips de cet album de 'Purple Mountains' : Darkness and Cold et All My Happiness Is Gone :





EDIT : On vient de me faire découvrir le très bel éloge de Jeffrey Lewis, quelques jours après la disparition de David Berman, lors d'un concert en appartement. Jeffrey Lewis y parle de Berman, de sa joie de travailler avec lui pour pour concevoir la pochette de 'Purple Mountains', de sa réaction à l'écoute du disque (« It was the saddest most depressed and suicidal record I have ever heard. (...) When you hear this record, this is the work of a guy about to kill himself. The most hopeless depressed record that anybody ever made »), de ses échanges à ce propos avec Berman. Et du dernier message qu'ils se sont envoyés. Cela dure 8mns, c'est touchant au départ, bouleversant au final :



mardi 22 août 2017

[Track of The Day] Spiral Stairs - Emoshuns

Alors que son ancien compère Stephen Malkmus enchaine les albums à un rythme plutôt régulier depuis la séparation de Pavement (six depuis 2001), Scott Kanenberg, aka Spiral Stairs, lui s’est toujours fait plus discret. Il y a tout d’abord eu l’aventure Preston School of Industry aux début des années 2000. Et seulement deux albums solos, sous le nom de Spiral Stairs donc : ‘The Real Feel’ en 2009 et ‘Doris & The Daggers’ cette année.

Un disque aux nombreux invités (Kevin Drew et Justin Peroff de Broken Social Scene, Matt Berninger de The National notamment), plutôt mid-tempo, mais aux chouettes effets de manche. Les mélodies sont là, les chansons aussi. Il y a bien quelques fautes de goût (The Unconditionnal), quelques longueurs (Trams (Stole My Love) et plus globalement la fin de ce 'Doris and The Daggers') mais tout se tient plutôt bien (le début de l'album est franchement enthousiasmant) et Spiral Stairs s’octroie même un petit plaisir dans une veine Pavement-ienne sur Doris and The Daggers, chanson qui clôt l'album. Sympathique.

A noter que Spiral Stairs attaquera une longue tournée européenne, avec quelques dates en France, Belgique et Suisse :
20 septembre - Le Petit Bain (Paris)
22 septembre - Le Sonic (Lyon)
23 septembre - Le Pingouin Alternatif (Arthez-De-Béarn)
28 septembre - Bad Bonn (Guin, Suisse)
15 octobre - NEST (Gand, Belgique)

Album : Doris and the Daggers 
Année : 2017 
Label : Domino

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Emoshuns de Spiral Stairs est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de ce 'Doris and the Daggers' de Spiral Stairs, Dundee Man :



Pour finir, le clip de Dance (Cry Wolf), chanson qui ouvre ce 'Doris and the Daggers' de Spiral Stairs, avec Jason Lytle de Grandaddy en guest :


samedi 3 janvier 2015

Bilan 2014 : Top 50 « Chansons »



Après un Top 15 « 7", 12", Ep & Compilation », place à la seconde partie de ce bilan de l'année musicale, avec cette fois la partie « Chansons ». Top « Chansons » et pas « Singles », vu que s'attarder uniquement sur les morceaux sortis en singles, c'est un peu restreindre le faisceau. Et surtout, cela ne correspond pas forcément à ce qui m'aura marqué tout au long des 12 derniers mois.

Mais avant de présenter ce classement, continuons notre plongée dans les tops de blogs (ou non) voisins :


Cinquante chansons donc, comme le veut la tradition dans ces pages. Un numéro 1 qui a 30 ans, un numéro 2 qui est sans aucun doute le meilleur titre français de l'année, un numéro 3 lettré et féroce. Ajoutez à cela une reprise formidable par ci, des confirmations par là, du hip-hop parfait, des chansons belles à pleurer, deux très longs morceaux formidables, d'autres venant sauver des albums très moyens (pour être poli), il y a ici tous les titres qui auront rythmés mon année 2014, et sans conteste les années à venir.

Évidemment, présenter un tel classement sans permettre d'écouter les dites chansons n'aurait aucun sens. Vous trouverez donc en bas un lecteur streaming avec les 50 morceaux en question, présentés forcément du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !





50. SNGPR - Paris SA [-]
49. Fear of Men - Descent [Kanine]
48. Papercuts - Still Knocking At The Door [Easy Sound Recording Co.]
47. Sharon Van Etten - Afraid of Nothing  [Jagjaguwar]
46. Erland and The Carnival - Quiet Love [Full Time Hobby]

45. Sophia - It's Easy To Be Lonely [-]
44. Amen Dunes - Rocket Flares [Sacred Bones]
43. Parquet Courts - Instant Disassembly [What's Your Rupture?]
42. The Callstore - The Letting Go [Talitres]
41. Action Dead Mouse - I Nomi Delle Ossa [-]

40. MONO - Recoil, Ignite [Pelagic]
39. Stephen Malkmus and The Jicks - Lariat [Domino]
38. Ariel Pink - Put Your Numer In My Phone [4AD]
37. Jim Putnam & Mickaël Mottet - Let Be [We Are Unique Records]
36. Avi Buffalo - Overwhelmed with Pride [Sub Pop]

35. Alvvays - Archie, Marry Me [Polyvinyl]
34. Black English - Another Life [Arts & Crafts]
33. Clap Your Hands Say Yeah - Coming Down (feat. Matt Berninger) [Xtra Mile Recordings]
32. Foxygen - How Can You Really [Jagjaguwar]
31. Bisoph Allen - Start Again [Dead Oceans]

30. We Are Catchers - Richer Man [Domino]
29. Will Stratton - Gray Lodge Wisdom (feat. the Weather Station) [Talitres]
28. Allo Darlin' - Bright Eyes [Fortuna Pop]
27. Florent Marchet - Ma Particule Élementaire [PIAS]
26. Ed Harcourt - The Saddest Orchestra (It Only Plays For You) [CCCLX]

25. NehruvianDoom - Great Things [Lex Records]
24. Future Islands - Seasons [4AD]
23. Caribou - Can't Do Without You [City Slang]
22. The Creases - Static Lines [Liberation Music]
21. Dominique Dalcan - Sometimes [PIAS]

20. Mogwai - Teenage Exorcists [Action Rock]
19. Israel Regardie - Eternal Light [-]
18. Cheveu - Madame Pompidou [Born Bad Records]
17. Rivulets - Ride On, Molina [Jellyfant Records]
16. Cunninlynguists - Drunk dial (feat. Murs and Grieves) [APOS Music]

15. Gulcher - The Wittiest Games [Without My Hat Records]
14. The Pains of Being Pure at Heart - The Asp In My Chest [Fierce Panda]
13. Jeremy Messersmith - It's Only Dancing [Glassnote]
12. Spoon - New-York Kiss [-ANTI]
11. Damien Rice - It Takes a Lot to Know a Man [WEA]

10. The Notwist - Kong [City Slang]
09. Sufjan Stevens - A Little Lost (Arthur Russell Cover) [Yep Roc.]
08. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - What We Loved Was Not Enough [Constellation]
07. King Creosote - Miserable Strangers [Domino]
06. Pain Noir - Requin Baleine [Microcultures]

05. Public Access T.V. - In The Mirror [Gudrun Records]
04. Emily Browning - God Help The Girl [Milan]
03. Sage Francis - Vonnegut Busy [Strange Famous Records]
02. Paradis - Garde Le Pour Toi [Barclay]
01. Michael Jackson - Love Never Felt So Good [Epic]


  






Et comme promis, vous trouverez ci-joint un lecteur compilant ces 50 chansons, de la numéro 1 à la numéro 50. Parce que écouter de la musique avec les yeux, ça va un moment :




mercredi 1 janvier 2020

Bilan 2019 : Top 50 « Chansons »


Après avoir mis en avant les Ep et autres rééditions qui m'auront marqué en 2019 (lire Bilan 2019 : Top 15 « 7", Ep, Compilations & Rééditions »), passons donc aux chansons/morceaux qui auront fait mon année 2019.

Mais avant cela, faisons un petit tour du côté des voisins qui ont de belles choses à partager :
Le top 100 chansons « en vrac » de Serge Le Rezza
Le toujours essentiel « Best of Songs » de Sean de Said The Gramophone
Les meilleurs singles de l'année de Sami de Hot Fidélité

Cinquante chansons disions-nous. Cinquante titres qui auront rythmé mon année, qui l'auront rendu plus belle (quand bien même les thèmes abordés dans beaucoup de ces 50 chansons ne sont pas les plus joyeux) et qui m'auront beaucoup touché pour certains d'entre eux. Des confirmations, des artistes à côté desquels je ne peux pas passer, des révélations ; et énormément de titres dans lesquels je pourrais me noyer pour l'éternité. Bref, 50 chansons et comme le veut la tradition, le 1er janvier. En espérant que cela vous aide à vous remettre de la soirée d'hier. D'ailleurs, bonne année. Et donc bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2019 :

50. Olivier Rocabois - Ship of Women
49. Jeffrey Lewis & The Voltage - LPs
48. Beabadoobee - I Wish I Was Stephen Malkmus
47. Iorigun - Wasting My Time
46. Surf Curse - Hour of the Wolf

45. Royal Chant - Shutdown Corner
44. The Chats - Pub Feed
43. Hand Habits - What’s The Use
42. Johnnie Carwash - Lazy
41. Sufjan Stevens - Love Yourself

40. Velvet Negroni - Feel Let
39. Fontaines D.C. - Too Real
38. Guided By Voices - Mumbling Amens
37. James Yorkston - Shallow
36. Lala Lala & Why - Siren 042

35. Exhauster - Denim
34. Orouni - Son of Mystery
33. The Get Up Kids - Lou Barlow
32. The Leisure Society - Leave Me To Sleep
31. Entracte Twist - Les Esses

30. Josienne Clarke - If I Didn’t Mind
29. Swans - What is This?
28. Four Tet - Teenage Birdsong
27. Girlpool - Hire
26. The Stroppies - My Style, My Substance

25. Business of Dreams - Ripe for Anarchy
24. Bastien Lallemant - Danser Les Filles
23. Phoebe Bridgers - Georgia Lee (Tom Waits cover)
22. Papercuts - Blues Run The Game (Jackson C. Frank cover)

21. Weyes Blood - Everyday
20. Kishi Bashi - A Song For You
19. Over The Rhine - Let You Down
18. Froth - Department Head
17. The Murder Capital - For Everything

16. Nick Cave & The Bad Seeds - Hollywood
15. Mannequin Pussy - Drunk II
14. The Love Coffin - Nothing at All
13. Fews - More Than Ever
12. Accident - Oh Amalia
11. Jenny Lewis - Wasted Youth

10. Coldplay - Arabesque (feat. Stromae)
09. Daphni - Just
08. Girl in Red - Bad Idea!
07. Big Thief - Not

06. Lankum - The Wild Rover
05. Julia Jacklin - Body
04. Joseph Fisher - Chemin Vert
03. Wych Elm - Susan Smith
02. Purple Mountains - Margaritas at the Mall
01. Crack Cloud - The Next Fix






Comme promis, voilà quelques players vous permettant d'écouter les 50 chansons présentées ci-dessus sur la plateforme : Spotify et Deezer. Bonne(s) écoute(s) ! 




Bilan 2019 :



mardi 12 décembre 2017

[Track of The Day] Animal Collective - Man of Oil

Après un ‘Painting With’ en 2016, disque musicalement toujours très fouillé (ou fouillis pour les haters) mais avec un chant pop au possible et une volonté de composer des titres faciles et rapidement mémorisables, le groupe de Baltimore est revenu cette année avec deux Ep, qui respirent comme rarement chez eux la sérénité.

Totalement passé à côté, remercions avant tout Ariane qui m’a remis dans le droit chemin. Deux disques bien différents l’un de l’autre : d’un côté, ‘The Painters Ep’, qui se veut dans la lignée de ‘Painting With’, où les voix se croisent et se rebondissent dessus dans un ensemble très pop, même si les Animal Collective ralentissent l'allure.

De l’autre, ‘Meeting of The Waters Ep’, disque enregistré uniquement par Avey Tare et Geologist. Un album contemplatif à souhait, comme un retour aux sources, bricolé et aérien, d’où se dégage un Man of Oil absolument parfait (en écoute aujourd'hui), à la mélodie douce et simple, mais où la production continue de fourmiller de détails légers. Et mieux, la voix d’Avey Tare rappelle celle de Stephen Malkmus.

Album : Meeting of The Waters Ep
Année : 2017
Label : Domino



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Man of Oil d'Animal Collective est également en écoute ci-dessous :



Histoire de bien faire les choses, voilà Jimmy Mack, extrait de ‘The Painters Ep’ d’Animal Collective :


vendredi 29 novembre 2019

[Track of The Day] The Get Up Kids - Lou Barlow

Décidément, les gloires du rock indé des années 90 ont le vent en poupe. Après Beabadoobee qui rêvait d'être Stephen Malkmus, voilà The Get Up Kids qui consacre sur son dernier album en date 'Problems' (sorti en mai dernier) une chanson à Lou Barlow. Enfin, en tout cas, quelques vers et un titre (Lou Barlow, what else ?).

Cachée au milieu du sixième album de ces américains du Kansas, cette chanson commence ainsi : « I saw Lou Barlow on the street. I don't think he noticed me. I started humming all his songs, you refused to sing along ». Ce refus de fredonner les chansons de Dinosaur Jr. ou de Sebadoh est le point de rupture pour le chanteur qui fait dériver le morceau sur une histoire d'amour compliquée et en péril.

Punk à roulettes, indie-rock avec ce qu'il faut d'émo pour rendre le tout catchy à souhait, Lou Barlow a même débouché sur un clip avec... le vrai Lou Barlow, tourné à la va-vite lors d'une rencontre impromptue entre ce dernier et The Get Up Kids. Et si Lou Barlow ne fera sans doute jamais carrière dans le cinéma, le résultat est quand même, là aussi, très cool. « I saw Lou Barlow on the street I don't think he noticed me ».

Album : Problems
Année : 2019
Label : Big Scary Monsters


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Lou Barlow de The Get Up Kids est également en écoute ci-dessous :



Le clip de Lou Barlow de The Get Up Kids avec donc Lou Barlow est à voir ci-dessous :