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vendredi 7 août 2026

[Track of The Day] Will Sheff - Always Everything

Est-ce une simple coïncidence ? Un plan marketing bien ficelé ? Une volonté des deux compères de se retrouver en compétition, face à face, juste pour se marrer ? Difficile à savoir. Mais les deux anciens d'Okkervil River, Will Sheff et Jonathan Meiburg (on oublie que celui-ci n'est plus membre du groupe depuis 2008 et la sortie 'The Stands-In', quand bien même il a joué un petit rôle sur chaque disque suivant, aux chœurs là, au banjo ici) viennent de publier les nouveaux albums de leurs projets personnels respectifs à quelques semaines d'intervalle, après pourtant quatre ans d'absence de chaque côté.

Si l'on reviendra prochainement sur le nouveau Shearwater, disque très Talk Talk / Mark Hollis qui prend une belle épaisseur à chaque écoute, évoquons tout d'abord 'Extra Mile', le second album solo de Will Sheff (au look de plus en plus Lennon-ien) à travers Always Everything (en écoute aujourd'hui). Un morceau qui démarre comme une balade acoustique déprimée mais lumineuse et qui n'a de cesse de déployer ses ailes pour terminer sous la forme d'un blues héroïque et euphorique. Une chanson superbe qui, avec celle d'ouverture Extra Mile, tient le très haut du pavé de ce joli album, qui rappelle à ceux qui l'auraient oublié à quel point Will Sheff est un compositeur talentueux et soigné.

Album : Extra Mile
Année : 2026
Label : Solid Ghosts Records

Acheter

En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Always Everything de Will Sheff est également en écoute ci-dessous :

Autre morceau de haute tenue de ce nouvel album de Will Sheff, voilà la chanson titre et d'ouverture Extra Mile :

mercredi 12 décembre 2018

[Track of The Day] Okkervil River - The Dream and The Light

On va faire court (oui, c'est possible) aujourd'hui. Déjà parce que ce disque est sans doute passé dans pas mal d'oreilles vu qu'il date d'avril dernier. Et puis on ne va pas refaire tout le pédigrée d'Okkervil River, tant il a été fait de nombreuses fois dans ces pages (ici, , c'est comme vous voulez). Ni redire tout l'amour que je porte au groupe de Will Sheff et de Jonathan Meiburg, parti depuis.

On ne s'attardera pas non plus sur 'In The Rainbow Rain', leur dernier album en date, sans doute un des plus faibles de leur discographie. Pour autant, on est quand même chez Okkervil River et tout n'est pas à oublier. Parce qu'il y a un retour de flamme assez dingue sur The Dream and The Light, longue et ambitieuse chanson de près de 7 mns, dont la fin rappelle à quel point ce groupe est génial quand il se lâche complètement et qu'il semble moins en contrôle.

Album : In The Rainbow Rain
Année : 2018
Label : ATO


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Dream and The Light d'Okkervil River est en écoute ci-dessous :




mercredi 12 octobre 2016

Hospital Ships - The Past is not a Flood [Graveface Records]

Course complètement idiote - pour peu qu'on s'amuse à ce petit jeu, le top des meilleurs albums est une récréation assez jubilatoire à faire, en tout cas pour l'auteur de ces lignes (qui, soit dit en passant, a manqué, faute de temps ou d'envie, deux tops albums).

Pourquoi cette introduction ? Car après de très nombreuses écoutes de 'The Past is not a Flood', quatrième album des Hospital Ships, la question mérite d'être posée : et si nous tenions là le meilleur disque de l'année ?

Hospital Ships est un groupe découvert (pour ma part, cela va sans dire) via la compilation 'Weary Engine Blues', sortie en hommage à Jason Molina, quelques semaines après le décès de ce dernier. Le groupe y reprenait Hammer Down, sorti sur le premier album de Magnolia Electric Co. (le groupe succédant nominativement à Songs: Ohia), 'What Comes After the Blues'.

Quatuor à la base, Hospital Ships n'est plus aujourd'hui le projet que d'un seul homme, Jordan Geiger. Mais pour ce 'The Past is not a Flood', ce dernier s'est adjoint pour l'occasion les services de Thor Harris, percussionniste chez feu les Swans de Michael Gira. Un camarade de jeu qu'il connait vu qu'ils ont tous les deux officiés un temps chez Shearwater de Jonathan Meiburg.

La bonne nouvelle, c'est que bien qu'en comité restreint, Hospital Ships ne limite pas ses ambitions musicales et fait de 'The Past is not a Flood' un ravissement de 37 mns. Six chansons qui prennent leur temps (la plus courte, Long May You, fait tout de même 4.55 mns) et qui étirent des mélodies répétitives (ces trois notes de piano répétées à l'envie sur You and I), des ambiances rêveuses, des synthétiseurs profond (Oh My Light) ou encore le fantôme du 'Spoon and Rafter' de Mojave 3 (Long May You). Un ensemble musical auquel vient se marier la voix de Jordan Geiger, qui n'est pas sans rappeler celle de Jonathan Donahue de Mercury Rev (notamment sur Little Flower).

Ici, pas de quoi danser la gigue, car comme l'explique Graveface Records (label historique d'Hospital Ships) : « 'The Past is Not a Flood' is a product of his dealing with trying to break the cycle of years of mental illness, anxiety and depression.». Tout un programme.

Mais il n'en reste pas moins que cet album est vrai voyage, tantôt en apesanteur, tantôt dans des sphères plus heurtées. La fin d'année nous dira au final si 'The Past is Not a Flood' est aussi marquant que je le pense. Mais au final, ceci n'a que très peu d'importance. Car comme le chantent les Hospital Ships sur All in Time : « We're all going to die... we're all going to die... ». (sortie : 11 mars 2016)

Son :
'The Past is not a Flood' d'Hospital Ships est en écoute sur le bandcamp de Graveface Records.
'The Past is not a Flood' d'Hospital Ships est également en écoute sur Spotify et Deezer
Enfin, 'The Past is not a Flood' d'Hospital Ships est disponible à l'achat sur le bandcamp de Graveface Records.

Comme le veut la tradition, trois titres en écoute de cet album d'Hospital Ships : All in Time, LA merveille de ce 'The Past is not a Flood' (en écoute dans le lecteur Spotify à gauche également). Mais également Little Flower et Long May You :







Enfin, et pour finir, la très convaincante version acoustique d'All in Time par Jordan Geiger, l'homme derrière Hospital Ships :


lundi 30 décembre 2013

Bilan 2013 : Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



Comme chaque fin d'année (à celle de l'année dernière près, mais ce n'est que partie remise), il est temps de passer au top de l'année qui vient de s'écouler. Un bilan en trois temps :
- Le premier sera consacré aux Eps, aux 45-tours, aux 12" et autres compilations de tous les genres.
- Le second se tournera vers les chansons de l'année.
- Enfin le troisième, cette fois en 3 parties, permettra de faire le point sur les albums que j'ai trouvé les plus marquants en 2013.

Avant de passer donc à la première partie, un petit tour d'horizon (et ce sera le cas à chaque fois) des choix de la blogosphère musicale (française et internationale). Car les tops ont fleuri de partout depuis le début des fêtes (voire bien avant) et permettent de tomber sur quelques perles oubliés de nos radars.
Vous pourrez ainsi allez voir les choix éditoriaux de :

Ceci dit, il est temps de lancer donc la machine. On commence donc par la partie « Eps & ». Ils sont au nombre de 15, dans des styles aussi divers que variés. 
Chaque chronique présente également une petite icône « + » (qui vous renverra vers une chronique plus complète, d'ici ou d'ailleurs) ainsi qu'un lien pour vous procurer le disque en question.
Et tout en bas de cette chronique, vous retrouverez un lecteur grooveshark orange avec une chanson de chacun des disques présentés en écoute. Parce que lire de la musique c'est bien, l'écouter c'est mieux !

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums » : 10-01
Top 50 « Albums » : 30-11
Top 50 « Albums » : 50-31

EP


Apes & Horses est un groupe parisien dont l'Ep 'Bleu Nuit' est renversant. Ces jeunes gens font dans la dream-pop. La leur est faite de grands élans vocaux et d'ambiance nocturne. Très américain dans l'ensemble et un vrai ravissement tout au long des quatre titres.  
(Apes & Horses - Bleu Nuit Ep - [Cracki Records] - + - acheter)



Il a beau être le plus gros vendeur de l'histoire de Stones Throw Records avec son 'Good Things' en 2010, Aloe Blacc n'aura jamais autant touché de monde que cette année en étant la voix d'un des tubes eurodance de l'année, Wake Me Up d'Avicii. Bien que ravi de cette collaboration (lui aux paroles, Avicii au boum-boum indigeste), Aloe Blacc aura sorti en 2013 sa version de Wake Me Up sur un Ep de 4 titres tout bonnement parfait, à l'écriture soignée et au savoureux mélange des genres.  
(Aloe Blacc - Wake Me Up Ep - [XIX Recordings] - + - acheter)


Dan Bejar, jamais avare de projets en tout genre, se sera mis à l'espagnol en 2013 avec Destroyer. Son 'Five Spanish Songs' est un bijou de 5 titres, aussi mélancolique que nerveux, mais mélodiquement toujours très au point.
(Destroyer - Five Spanish Songs Ep - [Merge] - + - acheter)
 

Voix profonde à la Tom Smith d'Editors, guitares nerveuses, basses emballantes et batterie aux accents divers (pas moins de 6 batteurs se relaient sur l'Ep !), le premier Ep d'IT GIRL est aussi réussi que surprenant en 2013. Réussi car les 7 chansons qui le composent sont autant de tubes potentiels. Surprenant car il aurait du sortir il y a 10 ans, comme à la grande époque du retour au premier plan du post-punk plein de fougue. Mais qu'importe, le résultat est excellent.  
(IT GIRL - Neon Signs - + - acheter)


Dans la foulée de son 45-tours 'Night Birds Lurking 7"' (voir plus bas) chez Without My Hat Records, MiNORS a enchaîné quelques semaines plus tard par la sortie de 'This Is Not Happening', un Ep façon grande classe chez Travelling Music. Un disque présentant toutes les facettes de MiNORS, sa capacité à sublimer un silence ou à émouvoir en quelques accords. Fameux.  
(MiNORS - This is Not Happening Ep - [Travelling Music] - + - acheter


Rennes aura eu de beaux accents américain en 2013. A cause de PALM et de son 'El Sereno Ep', les deux pieds enfoncés dans l'Amérique de Jason Molina, entre americana et folk-blues nerveux. Un disque qui rappelle aussi bien Songs : Ohia - donc - Calexico que les Electric Fresco. A suivre de très près.  
(PALM - El Sereno Ep - + - acheter)


Bien que sorti en 2012, le premier album des Parquet Courts aura surtout marqué son monde en 2013. Mais la vraie sortie cette année des Parquet Courts aura été 'Tally All The Things That You Broke Ep', un disque dans la lignée de leur album, toujours entre les Strokes, les Clash et Television. Et qui rend même un hommage aux Beastie Boys. Classique.  
(Parquet Courts - Tally All The Things That You Broke Ep - [What's Your Rupture?] - + - acheter)


Qui se souvient encore des We Are Scientists en 2013 ? Tombé par le plus grand des hasards sur leur 'Business Casual Ep', j'ai donc envie de répondre « moi » tant celui-ci est d'une redoutable efficacité et marrie à merveille tube pop, tubes électriques et balade tuante. Retour gagnant, artistiquement parlant en tout cas.  
(We Are Scientists - Business Casual Ep - [Dine Alone Records] - + - acheter)




12"

Groupe parisien, signé après une demie écoute par Requiem Pour un Twister,  Venera 4 est un groupe de shoegaze et noise-pop. Cinq chansons de très haute volée, entre My Bloody Valentine et Jesus and Mary Chain. Un groupe dont l'avenir semble aussi radieux que ses chansons sont sombres.  
(Venera 4 - Deaf Hearts 12" - [Requiem Pour un Twister] - + - acheter)



7"

Première sortie du micro-label allemand Laughing SEVEN Records, Any Version of Me est un artiste français. Parisien, il a beaucoup écouté les Beatles et les Beach Boys et cela se ressent dans les 2 chansons de ce 45-tours épatant.  
(Any Version of Me - Can't You See 7" - [Laughing SEVEN Records] - + - acheter)


En un 45-tours, le duo australien de The Creases m'aura emballé. Dernière signature de Rough Trade, leurs chansons sont pop, à la production nerveuse et pleines de guitares fuzz. Je leur souhaite (et leur prédis) un très grand avenir. Assurément le groupe le plus attendu en 2014 par ici.  
(The Creases - I Won't Wait 7" - [Rough Trade] - + - acheter)


Semblant s'être lancés dans une tournée sans fin, les russes de Motorama n'en continuent pas moins de composer de nouvelles chansons. Et quelles nouvelles chansons ! Un 45-tours de haute volée, dans la lignée de leur précédent album (le fameux 'Calendar'), qui prouve, comme s'il en était besoin, que ces jeunes gens ne seront pas un énième feu de paille, bien au contraire. 
(Motorama - Eyes 7" - Talitres - + - acheter)


Another Sunny Night est devenu en quelques éditions le repère pour tout parisien amateur de pop music. Mieux, en 2013, ils auront sorti leur premier 45-tours, celui de White Town. Trois chansons de haute tenue. Pop jusqu'au bout des ongles. Tout est dit. 
(White Town - She's A Lot Like You 7" - + - acheter)




COMPILATIONS



Compilation sortie à 500 exemplaires seulement, 'Liverpool 2013' a vu le jour pour le Liverpool Psych Fest dont Trouble in Mind était un des principaux invités. L'occasion pour le label de Chicago de présenter certains de ses meilleurs artistes, de Maston à Jacco Gardner, de Fuzz à The Limiñanas. Beaucoup d'inédits au final pour un résultat détonnant et épatant pour une compilation. Chapeau.  
(Various Artists - Liverpool 2013 - [Trouble in Mind] - + - acheter



Le décès de Jason Molina fut un véritable choc. Elle nous est tombée sur le coin de la gueule sans crier gare. La mort, cette vieille catin, s'est donc empressée de ramener vers elle un des tous derniers génies américains, à la discographie pléthorique et d'une grande qualité, où la mélancolie se disputait le trône à la noirceur et aux blues ténébreux. Prévue avant son décès, 'Weary Engine Blues' est une compilation initialement prévue pour amasser des fonds afin de financer une partie des soins médicaux de Jason Molina. Il n'en aura malheureusement pas besoin.
Reste donc ce double album, qui propose une relecture de l'oeuvre du leader de Songs : Ohia par des invités prestigieux (Mark Kozelek, Will Oldham, John Vanderslice, Scout Niblett, Jeffrey Lewis, Jonathan Meiburg et beaucoup beaucoup d'autres) et forcément fans de son oeuvre.  
(Various Artists - Weary Engine Blues - [Graveface Records] - + - acheter)



WITHOUT MY HAT RECORDS

J'aurais pu mettre les deux disques suivants dans le top du dessus, mais cela n'aurait pas été très équitables, je ne suis pas particulièrement objectif.   Il n'empêche, en 2013, Without My Hat Records est très fier d'avoir sorti deux « formats courts » de grand standing.

D'abord MiNORS via 'Night Birds Lurking 7"', un 45-tours de grande beauté quelques semaines avant leur Ep 'This is Not Happening Ep' (voir plus haut). Deux chansons aussi mélancoliques que belles, vibrantes que délicates. 
(MiNORS - Night Birds Lurking 7" - [Without My Hat Records] - + - acheter)    





Et puis évidemment, les petits derniers, ces jeunots rageux de Nine o'Nine, dont l'Ep (CD cette fois) est aussi rock, garage que sixties. Un Ep sans concession au rythme effréné et à la qualité qui ne se dément pas.
(Nine o'Nine - Back to Basics Ep - [Without My Hat Records] - + - acheter)    

 



Comme promis, une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus est en écoute ci-dessous. Soit 17 morceaux donc :



Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums » : 10-01
Top 50 « Albums » : 30-11
Top 50 « Albums » : 50-31

jeudi 7 novembre 2013

Okkervil River - The Silver Gymnasium [ATO Records]

'The Stand-Ins' annonçait la fin de la collaboration Will Sheff/Jonathan Meiburg, le second préférant se concentrer sur Shearwater, son projet (trop) plein d'emphase. Quid de l'avenir d'Okkervil River ? On pouvait douter de la suite des affaires, tant le duo fonctionnait bien. Pis : en écoutant 'I Am Very Far', on se disait qu'on avait eu raison de douter.

Et puis est arrivé 'The Silver Gymnasium', un départ de chez Jagjaguwar (pour ATO Records) et un retour de l'inspiration (aucune lien de cause à effet, soit dit en passant).

Will Sheff annonçait à grand renfort d'interviews que 'The Silver Gymnasium' était le meilleur album d'Okkervil River jusque là: « And I know people always say this, but this is my favorite album we've done. Writing-wise, performance-wise, experience-wise. No question ». Je n'irais pas jusque là ('Down The River of Golden Dreams' et 'The Stand-Ins' auront toujours ma préférence), mais force est de constater qu'il n'a pas fondamentalement tort.

Fort d'un début d'album parfait, composé de trois chansons de haute volée (It Was My Season / On a Balcony / Down Down The Deep River, dont deux sont en écoute plus bas) avec tout ce qu'il faut de cordes et de cuivres pour emballer les mélodies, 'The Silver Gymnasium' déroule tout du long de beaux moments. On ergotera rapidement sur le milieu de l'album un peu en dedans, mais l'album tient plus que la route. La voix de Will Sheff est toujours aussi mélancolique, la musique aussi folk-rock qu'épique, plongeant avec joie dans les années 80 que dans ce qui a toujours fait la force du groupe (All The Time Every Day qui aurait sa place sur beaucoup d'albums d'Okkervil River).

Au contraire de groupes du même acabit (The Decemberists, si vous me lisez), Okkervil River continue sans coup férir d'entretenir une discographie quasi sans faille. La belle aventure n'est donc pas terminée, l'inspiration est toujours bien présente. Et 'I Am Very Far' n'était en fait qu'un rebound-album pour oublier Jonathan Meiburg et passer à autre chose. Chose faite. Et bien faite. (Sortie : 3 septembre 2013) 


Plus :
Acheter The Silver Gymnasium sur le site d'Okkervil River


Deux chansons en écoute. Down The Deep River, un morceau parfait de 6mns, dans la pure veine d'Okkervil River et Stay Young, premier single de 'The Silver Gymnasium', à l'accent eighties :


Avant deux clips, une bizarrerie. Groupe pas comme les autres, Okkervil River propose pour la sortie de 'The Silver Gymnasium'... un jeu vidéo du même nom et gratuit. 
Format plateforme 8-bits, avec chanson du groupe dans ce format là, il propose les pérégrinations d'un jeune garçon (Will Sheff) à la recherche de sa grande sœur, dans un monde rapidement effrayant et bien loin de notre réalité. Curieux, bien foutu et très jouable. A découvrir ici.
It Was My Season, la chanson qui ouvre 'The Silver Gymnasium' a également son clip. Pour jouer au karaoké :



Le clip de Stay Young. Manque juste « and Dumb » au titre :


mardi 26 mars 2013

[Track of The Day] Mark Kozelek - It's Easier Now (Jason Molina cover)

Lundi dernier, cette salope de faucheuse mettait un terme à la carrière de songwriter fabuleux de Jason Molina. Une semaine. Tout pile.

Sept jours plus tard donc, le souvenir et la douleur toujours vivaces, une compilation à son honneur est annoncée. Elle s'appellera 'Weary Engine Blues' et convoque pour l'occasion pléiade d'artistes aussi divers que talentueux, excusez du peu (je vous mets la liste complète, histoire que quand même, hein !) : Mark Kozelek, Will Oldham, John Vanderslice, Allo Darlin, Hospital Ships, Lucas Oswald, Jonathan Meiburg (Shearwater), Damien Jurado, Dreamend, Brown Bird, Haunt the House, TW Walsh, Phil Elverum, Alisdair Roberts, Scout Niblett, Jeffrey Lewis, Will Johnson, The Wave Pictures, Darren Hayman, Herman Dune et quelques autres.

Le but ? Amasser des fonds pour la famille de Jason Molina. L'ensemble sortira le 23 avril prochain, est disponible à l'achat ici soit au format digital soit au format cd + une carte (dans le sens "map"), dessinée par William Schaff, et rendant hommage à Jason Molina. Tous les bénéfices iront entièrement à la famille.

Et comme pour « vendre » une telle compilation, en plus d'un artwork réalisé par Molina lui-même, il faut un petit teaser alléchant, c'est Mark Kozelek qui s'y colle. Au programme, une relecture de 1m51s de It's Easier Now, la chanson d'ouverture de 'Let Me Go Let Me Go Let Me Go', album solo de Jason Molina datant de 2006. Et aux paroles prophétiques (comme on peut en redécouvrir quelques unes en replongeant dans sa discographie : « It's easier when I just admit / Death comes now
And the next minute / The next minute / The next minute »
.

Une relecture formidable (et qui pourrait annoncer une compilation épatante), très différente de l'originale, moins sombre, plus courte, concentrée et au chant plus rapide, mais un bel hommage à Jason Molina, artiste américain au talent incroyable et qui avait dans les mains et dans l'aura de quoi vieillir aussi bien qu'un Neil Young aujourd'hui. Foutue ligne de vie...

Album : Weary Engine Blues
Année : 2013
Label :  Graveface


Acheter 



La reprise d'It's Easier Now par Mark Kozelek est en écoute sur le soundcloud ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

Histoire de comparer, la version originale d'It's Easier Now, par Jason Molina, est en écoute ci-dessous :


mercredi 14 mars 2012

[Track of The Day] Shearwater - Animal Life

Shearwater et moi, on n'a jamais été spécialement pote. Je n'ai pas grand chose contre Jonathan Meiburg et sa petite bande, mais son projet (bien que Will Sheff y ait participé un temps, c'est surtout le projet de Meiburg) a tendance à m'ennuyer. Même 'Rook', album loué en son temps (2008).
Il y a chez Shearwater trop d'emphase et une grandiloquence qui me fatigue sur la longueur. Bref, telle la lutte Beatles/Stones, Oasis/Blur ou B.I.G/2Pac (oui, les comparaisons débiles c'est mon truc), je suis plus Okkervil River (le groupe grand-frère) que Shearwater.

Mais ô surprise, ce 'Animal Joy', écouté sans rien en attendre vraiment, est une belle surprise. Plus rock, plus simple, tenant la barre de mélodies qui font mouches presque instantanément, 'Animal Joy' a des passages vraiment marquant (Animal Life, chanson pop calibrée comme il faut (3'38), à la montée et au piano qui dicte la mesure ou You As You Were, très lumineuse).

Pas un album renversant pour autant, mais de jolies choses à piocher ici et là. Et un ensemble qui tient la route. Bien plus en tout cas que leurs précédents efforts. 

Album: Animal Joy 
Année: 2012 
Label: Sub Pop

Assurément un de mes tubes de l'année, Animal Life, en plus du lecteur grooveshark à droite, est également en écoute sur le soundcloud de Shearwater. Et dans le lecteur ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

mardi 15 février 2011

[Track of The Day] Okkervil River - Mermaid

Après avoir perdu Jonathan Meiburg parti se concentrer uniquement sur Shearwater; après avoir donné la musique qu'il fallait à la voix de Roky Erickson, revoilà les Okkervil River à quelques semaines de sortir leur nouvel album, 'I Am Very Far', point de départ d'une nouvelle aventure pour les texans.

Un disque (le sixième) qui s'annonce ambitieux, avec la présence de pas moins de deux batteurs, deux pianistes et sept guitaristes sur certaines chansons si l'on en croit Will Sheff tête de proue du combo.

'I Am Very Far' est annoncé pour mai prochain mais est amené tranquillement mais sûrement par une première sortie, 'Mermaid 12"' à l'artwork bien propret pour les Okkervil River et sur laquelle on trouve deux chansons.

Si Walked Out on a Line a un intérêt relatif, ce 'Mermaid 12"' vaut largement le coup pour la chanson titre Mermaid, bien belle balade mélancolique, très orchestrée et toute en progression qui voit Will Sheff se lâcher au fur et à mesure de l'avancement du morceau (à tel point qu'on le croirait revenu, le temps d'un instant, à l'époque bénie de 'Down The River of Golden Dreams').

Originellement enregistrée en 2007 pour la bande originale du film 'In Search of a Midnight Kiss', la version 2011 de Mermaid n'a plus rien à voir avec sa devancière. Et quand on entend cette chanson et que Will Sheff déclare que ca ne sera qu'une face-b de 'I Am Very Far', on peut être confiant pour la suite des évènements. Très. 

Album: Mermaid 12" 
Année: 2011 
Label: Jagjaguwar

Profitons en aussi pour signaler la très belle nouvelle mouture de Playlist Society, blog de Benjamin, devenu site/webzine collaboratif depuis hier 10h. Du beau boulot. A voir ici.

dimanche 11 janvier 2009

[Track of The Day] Will Sheff - Ex-Girl Collection (The Wrens cover)

Tête pensante des Okkervil River, et même unique depuis le départ de Jonathan Meiburg, Will Sheff, le temps d'un split 7" avec Charles Bissel de The Wrens, reprend un titre de ces derniers, Ex-Girl Collection. Le grand Will Sheff en sort une version moins électrique mais autrement plus folk et très proche des élans passés des Okkervil River (et notamment de leur splendide 'Down The River of Golden Dreams' de 2003). D'ailleurs, Bissel reprend un titre de cet album, It Ends With a Fall. L'un reprend l'autre, l'autre reprend l'un. Et les guitares sont bien gardées.

Album: Will Sheff Covers Charles Bissell, Charles Bissell Covers Will Sheff 7"
Année: 2008
Label: Jagjaguwar

Un 7" que l'on peut acheter ici même.

lundi 6 octobre 2008

Track of The Day (30 septembre-6 octobre 2008)

Éclectique la semaine, éclectique. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 6 octobre 2008:
* The Twilight Sad - Cold Days From The Birdhouse [Fat Cat]
Écossais de leur état et signé chez Fat Cat depuis quelques disques déjà, voilà les Twilight Sad, un groupe qui aime le shoegaze, le post-rock mais surtout les mélodies. Grand groupe, totalement méconnu. Quand on écoute un titre comme Cold Days From The BirdHouse (en téléchargement ici, click droit et enregistres-sous ami lecteur), avec son côté drone prononcé, sa montée, ses cordes et cette voix, on se demande encore comment une telle chose est possible.
(disponible sur Here It Never Snowed Afterwards It Did Ep, 2008)

Dimanche 5 otobre 2008:
* Shearwater - On The Death Of The Waters [Matador]
"Libéré" de la contrainte Okkervil River, Jonathan Meiburg continue de tracer sa route avec ce cinquième album de SON groupe. Shearwater ou l'émotion à fleur de peau. Un piano et des mélodies célestes pour Un bien bel album donc, même si quelques élans un peu trop grandiloquents et des mélodies qui tombent à plat viennent gâcher le tout. Extrait avec ce On The Death Of The Waters, qui ouvre 'Rook'.
(disponible sur Rook, 2008)

Samedi 4 octobre 2008:
* Human Highway - Moody Motorcycle [Secret City]
Enième projet parallèle de Nick Thorburn, déjà à la base des Unicorns puis d'Islands. Un album qui tranche avec le trop plein de chantilly du dernier opus de ces derniers et qui revient à l'essentiel: de petites balades, la plupart du temps folk et acoustiques. Jim Guthrie (de la première fournée d'Islands) est aussi de la partie. Et les deux composent même un morceau, Moody Motorcycle, qui pourrait devenir un tube.
(disponible sur Moody Motorcycle, 2008)

Vendredi 3 octobre 2008:
* Ra Ra Riot - Dying Is Fine [Barsuk]
Quelques premières écoutes positives, réminiscences de la pop d'Anathallo en 2006, et des suivantes très décevantes: ce 'The Rhumb Lime' ne tient pas la route finalement. Des idées de mélodies mais rien qui ne survit pas à plus d'une minute. Une production étouffante, un manque d'inspiration assez criant quand même. Rien de bien bandant en somme sous le cellophane. Rien, hormis ce Dying If Fine qui trotte longtemps dans la tête.
(disponible sur The Rhumb Line, 2008)

Jeudi 2 octobre 2008:
* B.o.B - Lonely People [Grand Hustle]
Nouvelle tête - il n'a que 19 ans - (et futur héraut?) de la scène hip-hop mondiale, B.o.B commence à faire parler de lui via une mixtape qui a du coffre. Écoutez ce Lonely People ou la réécriture façon 2008 d'Eleanor Ribgy des Beatles pour vous en convaincre. Un futur grand.
(disponible sur Hi! My Name Is BoB Mixtape , 2008)

Mercredi 1er octobre 2008:
* DatA - Rapture [Ekleroshock]
Annonciateur d'un album à venir, ce nouvel Ep de trois titres (dont deux remixes) de DatA fracasse. Enfin, surtout Rapture, son titre. Un morceau, entre eighties et années 2000. Efficace, à fond les manettes et qui devrait cartonner sur les dance-floor.
(disponible sur Rapture Ep, 2008)

Mardi 30 septembre 2008:
* Jim O'Rourke - Despite The Water Supply part. 2 [Touch]
Première sortie de Jim O'Rourke depuis 2006 avec ce "7" limited edition" 'Despite The Water Supply', dans la série pour Touch. Deux titres de drone, de musique expérimentale, presque atmosphérique, qui vole au-dessus de cordes qui font furieusement penser au début de Moya de Godspeed You ! Black Emperor. Huit minutes dans les hauteurs, divisées en deux parties. Voilà la seconde. Vivement la suite.
(disponible sur Despite The Water Supply 7", 2008)

mardi 16 septembre 2008

Okkervil River – The Stand-Ins [Jagjaguwar]

Il y a en gros une année, les Okkervil River, groupe américain donnant largement dans le folk-rock de qualité, sortaient ‘The Stage Names’, un album une nouvelle fois réussi bien que tournant un peu en rond, comme depuis leur ‘Sleep and Wake-Up Songs Ep’ de 2004. Enfantant alors leur quatrième opus, les Okkervil River ont un but avoué : écrire un double album. L’idée tombant rapidement à l’eau, ils enregistrent lors de ces mêmes sessions onze morceaux qui donnent aujourd’hui ‘The Stand-Ins’. Un disque qui est tout sauf une compilation de faces-b ou de chutes de studios. Bien au contraire.

Car quels onze titres ! A peine six minutes, Will Sheff et ses amis retrouvent la foi qu’ils semblaient avoir perdu au profit d’une musique de qualité mais manquant singulièrement de folie. Est-ce le départ définitif du groupe de Jonathan Meiburg, ce dernier préférant se concentrer sur l'aventure Shearwater, qui a remobilisé les troupes ?

Je n’en ai absolument aucune idée. Tout ce que je sais par contre, c’est qu’aux premiers accords de banjo de Lost Coastlines (voir plus bas) – un de leurs meilleurs titres, tous albums confondus –, j’ai retrouvé le groupe qui m’avait fait vibrer comme jamais en 2003 avec un ‘Down The River of Golden Dreams’ renversant. Un groupe enjoué, sûr de ses mélodies, adepte d’un folk-rock qui ne cesse de courir dans tous les sens et d’une pop-folk qui a le bon goût de vous déchirer le cœur.

Okkervil River revient donc par la grande porte avec ce ‘The Stand-Ins’, qui aurait pu (du ?) être le disque 2 de ‘The Stage Names’. La pression du double album en moins, Will Sheff, semble avoir regagné en sérénité et affiche ce calme du génie retrouvé tout au long de cet album, peut-être le meilleur album du groupe. Un disque qui mélange folk, rock, pop et americana et qui en sort le meilleur. La basse sur Lost Coastlines, les cuivres sur Starry Stairs (voir plus bas), le clavier de Pop Lie, rien n’est à jeter ici, tout est à garder. Jonathan Meiburg peut désormais partir l’esprit libre : ses Okkervil River sont de nouveau sur de bons rails. Et leur autre papa, Will Sheff, tient de nouveau bien fermement le volant. (sortie : 9 septembre 2008)

Son :
Myspace ('The Stand-Ins' y est en écoute totale, pour le moment)
Site officiel


Et deux titres en écoute, le futur classique Lost Coastlines et le très cuivré Starry Stairs (malheureusement plus en écoute).


Et voici le clip de ce formidable morceau qu'est Lost Coastlines. Assurément un des plus grands titres de cette année 2008. Voire même plus :