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mardi 1 octobre 2024

Dr. Dog - Dr. Dog [We Buy Gold Records]

Tel un ami dont on n'a pas eu de nouvelles depuis des années et qu'on retrouve comme si on s'était quitté la veille, Dr Dog est le genre de groupe qui peut se permettre de longs silences mais qui à chaque fois qu'il revient c'est pour mieux vous emporter avec lui à nouveau.

Groupe fondé en 1999, le quintet de Philadelphie avait mis fait fin à sa longue aventure en 2021 après dix albums (dont certains très aimés dans ces pages) et une tournée d'adieu. Pourtant, le 19 juillet dernier, le groupe a publié non sans surprise son onzième album, le premier en six ans, le bien nommé... 'Dr. Dog'.

Et j'aime mieux vous dire qu'ils ne sont pas revenus pour rien. Car s'ils ne se réinventent pas (un disque de Dr. Dog ressemblera toujours à un disque de Dr. Dog), il y a comme un souffle nouveau. Comme si la pause leur avait permis de se ressourcer, de retrouver une flamme qu'ils avaient légèrement perdu sur la fin.

Forcément, on retrouve leur marque de fabrique, ces compositions teintées de rock, de folk et de psyché, évidemment sublimées (comme souvent chez eux) par de belles harmonies vocales (Handyman, White Dove). Nos gars n'ont pas changé (et personne ne leur demande de le faire d'ailleurs) et restent imprenables dès que le tempo ralenti et qu'ils se font mélancoliques et langoureux (Still Can't Believe, What a Night’ll Do). Pourtant, difficile de ne pas remarquer que leurs chansons n'ont sans doute jamais sonnées aussi... pop qu'ici. J'en veux pour preuve Lost Ones, le délicieux Fat Dog, un Fine White Lies dont le chant rappelle le David Bowie de Five Years et surtout Talk Is Cheap, un des très grands morceaux de 'Dr. Dog', à la rythmique et aux chœurs invitant à se lover dans des « wouhouhou » à n'en plus finir.

Aimé puis oublié, Dr. Dog fait donc un retour fracassant autant qu'inattendu avec ce disque inspiré, généreux et qui dès la première écoute m'a rappelé pourquoi j'aimais ce groupe ; et à quel point je l'aimais. Un album qui est peut-être (le temps nous le confirmera) leur meilleur à ce jour. Pas mal quand on vient de fêter ses vingt-cinq ans d'existence. (Sortie : 19 juillet 2024)


Plus :

'Dr. Dog' de Dr. Dog est à l'achat un peu de partout ici
'Dr. Dog' de Dr. Dog est notamment en écoute sur Spotify et Deezer


Trois chansons extraites de 'Dr. Dog' de Dr. Dog. Talk Is Cheap, la meilleure chanson de l'album
(en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Fine White Lies dont le chant rappelle le David Bowie de Five Years. Et enfin le poppy Lost Ones :

 
 


Deux clips de deux singles extraits de 'Dr. Dog' de Dr. Dog : ceux de Talk Is Cheap et Love Struck, avec la participation de M. Ward :

mercredi 25 mars 2020

[Track of The Day] Bright Eyes - Persona Non Grata

C'est qu'ils se seront fait désirer les bougres. Neuf ans qu'ils auront mis pour revenir aux affaires. Alors oui, 'The People's Key', malgré l'excellent Shell Games, n'était pas leur meilleur album - loin s'en faut. Mais de là à mettre le groupe sous cloche ?

Vous me direz, ceci aura permis à leur tête de proue Conor Oberst d'aller vadrouiller en solo, mais aussi à droite avec The Mystic Valley Band, à gauche avec Jim James et M. Ward pour Monsters of Folk et dernièrement avec Phoebe Bridgers pour le très grower projet Better Oblivion Community Center. Mais à bien y regarder, rien qui ne valait ce qu'il pouvait proposer jusque là avec ses acolytes Mike Mogis et  Nate Walcott.

Les Bright Eyes sont donc de retour, eux qui avaient teasé leur monde au tout début de l'année en lançant leur compte instagram. Il se disait de source sûre qu'un album était sur le feu. Il l'est 3 mois plus tard, même si l'on en sait pas plus pour le moment. Avant d'en dire plus dans quelques temps, le groupe ravive sa flamme en publiant un premier titre, Persona Non Grata, sans rien ajouter d'autres (à part que la tournée du printemps était évidemment annulée). Et on se contentera de cette première chanson avec de la belle cornemuse, dépressive à souhait et très dans l'air du temps, où l'alchimie entre les trois compères opère toujours et où on retrouve le Conor Oberst qu'on a tant aimé.

Album : -
Année : 2020
Label : Dead Oceans


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Persona Non Grata de Bright Eyes est également en écoute ci-dessous :



lundi 20 novembre 2017

[Track of The Day] Conor Oberst - Empty Hotel by the Sea

Il y a encore quelques années, les disques de Bright Eyes brillaient de mille feux. Puis, peu à peu, Conor Oberst et ses copains ont perdu la flamme, leurs derniers albums ne contenant que de simples flammèches. Et ce projet a été mis entre parenthèses.
La carrière de Conor Oberst ne s’est pour autant pas arrêtée, et vu son talent de compositeur comme de parolier, c'eut été ballot vous admettrez.
Il a ainsi multiplié les disques que ce soit sous son propre nom, accompagné de The Mystic Valley Band ('Outer South') ou formant le temps d'un album un super groupe, Monsters of Folk, dont l'intérêt se limita finalement aux membres le composant (Conor Oberst donc, Jim James, M. Ward et Mike Mogis). Rien de bien remarquable en somme. L’an passé, Conor Oberst a sorti ‘Ruminations’, son sixième album solo. Un disque guitare-harmonica-piano-voix assez dénudé, très cru, joli et que sombre mais assez anodin au final.

Mais l'américain semble tenir énormément à ce disque vu qu’il a décidé de lui donner une seconde vie en le réenregistrant entièrement en compagnie d'un groupe cette fois (ce qui, soit dit en passant, n'est pas vraiment la norme dans ce sens là). Et ce sont les Felice Brothers qui s'y sont collés, plus Jim Keltner, batteur qui a officié sur bon nombres de disques ces dernières décennies, dont certains de Neil Young, Bob Dylan, John Lennon, George Harrison et même... Starmania.

A l'écoute de 'Salutations' (c'est donc le nom de cet album full band), une chose est sûre : si la pochette est plus lumineuse que celle de 'Ruminations', l'homme qui flotte a priori sans vie au milieu de sa piscine nous rappelle vite que les chansons sont les mêmes (agrémentées de sept nouveaux titres), et qu'on n'est pas là pour rigoler.

Sans doute trop long, l'ensemble prend en tout cas un second souffle bienvenu. Et cela va définitivement au teint et surtout la voix de Conor Oberst. Mieux, les sept chansons supplémentaires se révèlent être parmi les meilleures du disque ; Empty Hotel by the Sea, en écoute aujourd'hui, est d'ailleurs la plus réussie (et est une sorte de suite textuelle au Let's Not Shit Ourselves (To Love and to Be Loved) de Bright Eyes).
Plus Dylanien que jamais sur certains passages (Napalm en est le meilleur exemple, et à tous les niveaux), Conor Oberst ne ressuscite peut-être pas avec ‘Salutations’ ses Bright Eyes. Mais il en ranime l'esprit lors de quelques - courts - passages.
Espérons que ceux-ci lui donneront envie de relancer la machine d'un des groupes qui m'a procuré certains de mes plus beaux émois musicaux des années 2000. Parce que franchement Conor, ça fait bientôt 7 ans, il est temps mon gars.

Album : Salutations
Année : 2017
Label : Nonesuch


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Empty Hotel by the Sea de Conor Oberst est également en écoute ci-dessous :


jeudi 30 octobre 2014

[Track of The Day] M. Ward - Here Comes The Sun Again (4-track demo)

Il va falloir nous y faire : la mode est à la réédition à tout crin. Le moindre disque qui a 10 ans se voit offert un lifting général, l'occasion - officiellement - de célébrer un disque marquant et surtout - officieusement, quoique - de faire repasser à la caisse quelques fans en leur promettant monts et merveilles à travers un cd bonus de versions alternatives et autres démos pas toujours passionnantes.

Espérons que ce ne sera pas le cas de cette fois ci. Car c'est désormais M. Ward qui a droit à son tour à cette fâcheuse tendance. Bon, Merge fête les « presque dix ans » vu que l'album original est sorti en février 2005 et que cette réédition sortira le 2 décembre prochain. Mais comme ils n'ont pas décidé de ressortir son plus vilain album, peut-être même son meilleur, 'Transistor Radio' (même s'il y a duel avec 'Transfiguration of Vincent'), on laisse passer.

Cette réédition contiendra l'album original ainsi qu'un cd bonus rempli de, notamment, quatre morceaux inédits, ainsi que diverses démos. Un premier extrait des dites démos vient de voir le jour, celle de Here Comes The Sun Again.

Cette chanson dans sa version originale est déjà bien belle, lente et mélancolique. Mais cette démo en montre un autre visage : plus rapide, dépouillée, sans piano et avec une simple guitare, elle voit M. Ward qui murmure presque sur certains passages dérouler sa composition avec une joli souffle.

Mais je vous vois venir. Vous allez me dire : « mais pourquoi s'obstine t-il donc à parler d'une réédition qui fait la part belle à un système qu'il trouve ridicule ? ». Parce que déjà je n'ai pas beaucoup de logique. Ensuite parce cette démo est belle. Et puis parce que je n'avais pas mis mes oreilles sur ce disque depuis bien trop longtemps, que je suis en train de le faire en ce moment même et que Fuel For Fire est toujours une aussi grande chanson... Et enfin parce qu'on ne sait jamais, il y a bien ici ou là quelques personnes qui n'ont pas écouté 'Transistor Radio', un des grands albums des années 2000.

Et à ceux-ci je conseillerais une chose : courez chez votre disquaire, achetez la version d'origine de cet album de 2005, elle se suffit bien à elle-même.

Album : Transistor Radio
Année : 2014
Label : Merge Records

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La version de Here Comes The Sun Again est également en écoute sur le soundcloud de Merge Records :



La version originale de Here Comes The Sun Again est quant à elle ci-dessous :


lundi 28 juin 2010

[Track of The Day] A Weather - Third of Life

Comme pour leur premier album 'Cove', les A Weather ont soigné l'artwork.
Comme pour leur premier album, les A Weather ont fait appel au même producteur Adam Selzer (M. Ward, The Decemberists, ce genre de types).
Et comme leur premier album, les A Weather réussissent dans leur entreprise de sortir un disque charmant.

'Everyday Balloons' est un disque de pop déprimée et délicate, mené par la guitare d'Aaron Gerber et la belle voix de Sarah Winchester. Un album qui n'a rien d'inoubliable (comme son prédécesseur), qui a des défauts (52 minutes, c'est trop long pour un album comme celui-là, une batterie qui vient parfois gâcher quelques jolies idées) mais qui a dans le même temps énormément de qualité: des mélodies travaillées, des compositions toujours armées du même désir du beau et une grande chanson, Third of Life, qui ouvre l'album de façon superbe avec notamment une seconde moitié où les voix de Aaron et Sarah se succèdent dans une montée mélodique des plus réjouissantes.

'Everyday Balloons' n'a rien d'essentiel. Mais après chaque écoute, on se surprend à fredonner, sans raison, la mélodie d'un Third of Life, d'un Giant Stairs ou d'un Lay Me Down. Le signe d'un disque qui compte un peu finalement. 

Album: Everyday Balloons 
Année: 2010 
Label: Team Love

vendredi 24 juillet 2009

[Track of The Day] Monsters of Folk - Say Please

Les gus ne doutent de rien: Monsters of Folk. Rien de moins. Nom un peu pompeux pour un nouveau super groupe, formé, excusez du peu, de Conor Oberst et de son compère Mike Mogis de Bright Eyes, Jim James de My Morning Jacket et de M.Ward. A lire la liste des membres, on les excuse déjà de ce nom un poil péremptoire.
Formé durant une tournée commune - ou presque - des trois groupes, ces Monsters of Folk déboulent sans crier gare avec un premier album éponyme.
Tout est pour le moment réuni pour que cet album soit une réussite. Say Please, le premier extrait, est d'ailleurs assez alléchant, même lorsqu'il va flirter dangereusement avec quelques riffs un peu lourdingues, heureusement sans tomber dans l'excès.
On restera toutefois prudent: les super groupes, c'est toujours très bien sur le papier. Mais sur la longueur c'est autre chose. Réponse le 22 septembre prochain. 

Album: Monsters of Folk 
Année: 2009 
Label: Shangri-La Music

On peut télécharger gratuitement et légalement ce Say Please des Monsters of Folk en allant ici et si on n'est pas trop benêt.

mardi 17 mars 2009

M. Ward – Hold Time [Merge]

Il y a des gens exaspérant. Des gens qui ont un talent fou, un touché de velours et qui, comble du bonheur, transforment nos désirs d’anciens collégiens en réalité.
M. Ward fait partie de ces gens là, le cuistre. Premièrement, il a du talent. Et énormément. Ses cinq premiers albums sont de véritables trésors de folk, country et blues songs racées et aux contours usés. Et même quand il vient prêter main forte à des amis (ou pas) comme Alain Bashung (sur ‘Bleu Pétrole’ où il apparaît, sa guitare scotchée à la main) ou Jenny Lewis (sur ses deux albums, mais notamment sur le premier, ‘Rabbit Fur Coat’, où il vient donner de la voix sur Handle With Care, en compagnie de Conor Oberst et Ben Gibbard), il le fait avec classe.

Deuxièmement, il est du genre à batifoler avec une des plus belles femmes de la planète, l’actrice Zooey Deschanel, brunette au charme ravageur et aux courbes envoûtantes. Tout ceci est pour le moment strictement professionnel (il ne manquerait plus que ça tient) vu qu’ils ont enregistré l’an passé un disque à deux, sous le nom de She & Him, ‘Volume 1’. Un bel album doux, jazzy et rétro, qui rappelle le duo que formait (feu) Lee Hazelwood et Nancy Sinatra.

Bref, énervant. Exaspérant. La sortie de son nouvel album, ‘Hold Time’ allait-elle être l’occasion de dire enfin du mal de ce M. Ward à qui tout sourit ? Presque. Mais en fait non. Car, et disons le tout de suite histoire de soulager ta nervosité bien légitime ami lecteur, ce ‘Hold Time’ n’est pas le meilleur album de l’américain. Le souci, c’est qu’il reste néanmoins un beau disque, une nouvelle fois.

Sans changer de veine, M. Ward propose un disque dans la lignée de ses prédécesseurs, avec folk et country songs de haute volée (For Beginners, Jailbird) et cette voix toute droit sortie d’un vieux transistor des années 50.

La seule différence notable reste quand même que, contrairement autres albums, M. Ward semble… heureux. Oui, heureux ! ‘Hold Time’ n’est pas aussi noir que ‘Transfiguration of Vincent’ ou ‘Post-War’. Et c’est assez déstabilisant au premier abord.

Histoire de faire les choses bien, il a aussi profité de l’occasion pour inviter quelques ami(e)s à venir donner de la voix : on retrouve notamment Jason Lytle (ex-Grandaddy) sur To Save Me, Lucinda Williams sur Oh Lonesome Me (le plus beau titre de l’album, sombre et envoutant à la fois) et bien sûr la belle Zooey Deschanel sur le rugueux Never Had Nobody Like You où le mélange de leur deux voix fait merveille.

Au final donc, M. Ward reste donc exaspérant. Si ‘Hold Time’ n’a pas la classe de ses prédécesseurs, s’il lui manque un je-ne-sais-quoi pour en faire un grand disque marquant (même si les 20 dernières minutes sont de très haut niveau), il faut avouer que cet album est quand même une belle réussite. Une de plus. Je l’aurai un jour, je l’aurai ! (sortie: 16 février 2009)


Son :
Myspace (un seul titre de ‘Hold Time’ en écoute)
Site officiel

En écoute, deux titres : le sublime duo avec Lucinda Williams, tout en cordes, Oh Lonesome Me (une reprise d’un standard country, écrit par Don Gibson et Chet Atkins en 1958) et Epistemology, déjà un classique de sa discographie (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip (au diapason) du premier single extrait de ‘Hold Time’, Hold Time le bien nommé (un choix de single surprenant d’ailleurs) :



M. Ward - Hold Time


lundi 14 juillet 2008

Track of The Day (08-14 juillet 2008)

Une semaine pleine de nouveautés dans le Track of The Day. Et y en pour tous les goûts (pour peu qu'on aime la pop et le rock). (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 14 juillet 2008:
* Pumuckl - Expect The Unexpected [-]

En ce jour de fête nationale, et même si c'est plus pour faire une introduction marronnier qu'autre chose, mettons en avant un artiste français, Pumuckl, que j'ai déjà évoqué dans ces pages. Notre homme vient de sortir une très belle version de Expect The Unexpected des Herman Dune, tiré de leur 'Switzerland Heritage'. Dans la belle tradition de Pumuckl. J'adore. Je suis fan de ce mec.
(indisponible pour le moment, 2008)


Dimanche 13 juillet 2008:
* She & Him - This Is a Test [Merge]
L'actrice Zooey Deschanel et le (insère ici tes superlatifs les plus forts) M. Ward sortent un disque tous les deux. Un album doux, léger, jazzy et retro, où la voix de Zooey fait merveille. This Is Not a Test, en écoute aujourd'hui, est le genre de morceaux qui rappellent le fameux duo Lee Hazelwood/Nancy Sinatra. Charmant tout plein. Et même plus tiens.
(disponible sur Volume One, 2008)

Samedi 12 juillet 2008:
* dEUS - Eternal Woman [Polydor]
Sans se mentir, depuis deux albums, dEUS m'ennuie à mourir. Leur dernier 'Vantage Point' est un disque que l'on qualifiera de raté. Dommage. Mais comme à chaque fois, on peut ressortir quelques titres pas dégueus. Notamment ce Eternal Woman, petite douceur aux jolis chœurs féminins, vraiment beau.
(disponible sur Vantage Point, 2008)

Vendredi 11 juillet 2008:
* Stephen Malkmus & The Jicks - Hopscotch Wille [Domino]
Depuis la fin de Pavement, j'attends un grand album du père Malkmus, celui qu'on pourra placer sans honte à coté de 'Slanted & Enchanted' ou 'Crooked Rain, Crooked Rain'. Ça ne sera pas pour cette fois là non plus, même si ce 'Real Emotional Trash' est bien plus réussi (des titres comme Hopscotch Wille explique cela) que son prédécesseur 'Face The Truth', qui ne tenait la route le temps que d'une chanson (No More Shoes).
(disponible sur Real Emotional Trash, 2008)

Jeudi 10 juillet 2008:
* Plants & Animals - Bye Bye Bye [Secret City]
Dans la grande tradition des groupes pop déglingos, je voudrais les Plants & Animals, groupe canadien euphorique, sorte de mix entre The Polyphonic Spree et I'm From Barcelona. Un bon bol d'air frais et d'été dans ce mois de juillet perturbé.
(disponible sur Park Avenue, 2008)

Mercredi 9 juillet 2008:
* What Made Milwaukee Famous - For The Birds [Barsuk]
Groupe extraordinairement sympathique malgré son nom des plus débiles. Rien de bien révolutionnaire certes mais une power-pop/power folk de très très bon aloi. Et quelques titres carrément jouissif. Comme ce For The Birds notamment.
(disponible sur What Doesn't Kill Us, 2008)


Mardi 8 juillet 2008:
* Beach House - Heart of Chambers [Bella Union]
Fermez les yeux. Evadez-vous. Ne pensez plus à rien. Appuyez sur Play et lancez Heart of Chambers. Étonnamment vous flottez. Normal, vous écoutez 'Devotion' de Beach House, un des disques les plus sensuels de l'année.
(disponible sur Devotion, 2008)

lundi 7 avril 2008

Track of The Day (01-07 avril 2008)

Alors que les chroniques devraient retrouver une publication plus régulière sous peu, voilà une semaine de 'Track of The Day' coupée en deux: un début axé sur quelques classiques (ou presque), une fin totalement 2008 (et toujours dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 7 avril 2008:
* A Weather - Spiders, Snakes [Team Love]
Jolie pochette et disque pop mignon pour ce duo de l'Oregon composé d'Aaron Gerber et Sarah Winchester. Produit par Adam Selzer (M. Ward, The Decemberists, Norfolk & Western), les A Weather me font penser aux Weepies (qui reviennent très bientôt avec un nouvel album) dont je parlais ici il n'y a pas quelques jours. Aussi charmant en tout cas.
(disponible sur Cove, 2008)

Dimanche 6 avril 2008:
* Acetate Zero - Definition of Fall [Arbouse Recordings]
Quatrième album pour les parisiens d'Acetate Zero. Un nouvel opus dans la droite lignée de ce qu'ils proposent depuis maintenant un bail: du post-rock mêlé de noise voire même d'expérimentations (plus que d'expérimental). Touchant. Charmant. Hypnotisant. A l'image de la pochette.
(disponible sur Civilize The Satanists, 2008)

Samedi 5 avril 2008:
* The Aluminum Group - Checking Out [Minty Fresh]
Sorti sur un album chiant comme ses prédécesseurs, lounge à mort et produit avec un désintérêt désarmant, on ressortira quand même ce Checking Out du dernier 'Little Happyness' des Aluminum Group. Le reste, on le remettra gentiment où on l'aura trouvé.
(disponible sur Little Happyness, 2008)

Vendredi 4 avril 2008:
* Yelle - A Cause des Garçons (Tepr Remix) [Kitsune]
Ne poussez pas des cris d'orfraies. Oui, Yelle, la mode du fluo et du mauvais gout, la musique "plus-cheap-tu-peux-pas". Ok. Sauf que quand l'ami Tepr s'amuse à remixer la reprise sa potine Morlaisienne, ben ça pulse pas mal. C'est pas indispensable. Mais ça fait bouger l'arrière train.
(disponible sur A Cause des Garcons Ep, 2008)

Jeudi 3 avril 2008:
* Hey - Dreams Never Die to FC [Fat Cat]
En 2004 était sortie une petite curiosité. Un disque composé de deux titres basé sur l'histoire de Louis, un personnage créé par Metaphrog, un dessinateur anglais. Mùm et Hey ont donné leur version des choses. Voilà donc la version de Hey, tout en français. Une jolie douceur, dans le pur style Fat-Cat.
(disponible sur Louis: Dreams Never Die, 2004)

Mercredi 2 avril 2008:
* Sparklehorse - Eyepennies [Capitol]
Avant d'aller se fourvoyer dans un album inutile et franchement raté, Mark Linkous, tête de proue de Sparklehorse, avait sorti trois albums essentiels (ou quasi). Sur le troisième, en 2001, Linkous invitait la belle PJ Harvey à venir donner de la voix et de son jeu de guitare reconnaissable entre mille. Et il a bien fait. Vraiment bien fait.
(disponible sur It's a Wonderful Life, 2001)

Mardi 1er avril 2008:
* Louise Attaque - La Balade de Basse [Atmosphériques]
Louise Attaque ou le plus grand phénomène de la fin des années 90. Tout le monde se souvient du premier album. Mais qui a réellement écouté le second, 'Comme On a Dit'? Ils étaient déjà beaucoup moins nombreux. Et pourtant, celui-ci avait plus de cuisse, de mordant que son prédécesseur. Et en plus, comble de bonheur, on y trouve La Ballade de Basse, le plus beau titre du groupe, qui finit dans un joyeux délire sonore.
(disponible sur Comme On a Dit, 2000)

lundi 15 octobre 2007

Track of The Day (9-15 octobre 2007)

Une semaine entre balade folk, reprise intimiste et rock nerveux. Slurp. (et toujours dans le lecteur deezer, à droite)


Lundi 15 octobre 2007 :
* The Flaming Sideburns - Loose My Soul [Bad Afro]
Dans le genre « très grand album rock des 10 dernières années », je voudrais ce 'Hallelujah Rock 'N' Rollah' qui s'ouvre par ce bonheur de titre qu'est Loose My Soul. Retombé dessus aujourd'hui par le plus grand des hasards, en rangeant mes disques. Quel panard!
(disponible sur Hallelujah Rock 'N' Rollah # 2001)

Dimanche 14 octobre 2007 :
* Sons & Daughters - Johnny Cash [Ba Da Bing]
Avant d'aller se fourvoyer avec un vrai premier album insipide, les Sons & Daughters savaient écrire de bien bons morceaux nerveux et rythmés. Leur « tube » Johnny Cash le prouve.
(disponible sur Love The Cup # 2003)


Samedi 13 octobre 2007 :
* Bracken - Heathens [Anticon]
Échappé de Hood, Bracken (aka Chris Adams) sort son premier album solo chez Anticon, rappelle à notre bon souvenir 'Cold House' et pond un Heathens entêtant.
(disponible sur We Know About The Need # 2007)


Vendredi 12 octobre 2007 :
* José Gonzales - Teardrop (Massive Attack cover) [Peacefrog]
Le Suédois à guitare revient avec cette reprise de Teardrop de Massive Attack. Plutôt très réussie (quoique, tout dépend de l'humeur) et tranchant franchement avec l'originale.
(disponible sur In Our Nature # 2007)


Jeudi 11 octobre 2007 :
* Julie Doiron - I Left Town [Jagjaguwar]
La délurée Julie Doiron a sorti cette année un album en tous points charmant, comme ses prédécesseurs, déjà délicieux. Sur celui-ci, on trouve ce très joli I Left Town, sur lequel on aurait bien vu passer Jeffrey Lewis.
(disponible sur Woke Myself Up # 2007)


Mercredi 10 octobre 2007 :
* M. Ward - Cosmopolitan Pap [4AD]
Faisant suite à l'excellent 'Post-War' de 2006, ce 'To Go Home Ep' contient un Cosmpolitan Pap bien troussé comme d'habitude par le beau brun américain, qui semble enregistrer tous ses disques dans les années 50.
(disponible sur To Go Home Ep #2007)


Mardi 9 octobre 2007 :

* Grant Lee Phillips - Age Of Consent (New Order cover) [Zoë]
L'an passé, le talentueux Grant Lee Phillips a sorti un album de reprise, tout en acoustique (ou presque). La relecture d'Age of Consent de New Order est un petit délice à écouter le matin au réveil et le soir avant d'aller faire dodo.
(disponible sur Nineteeneighties # 2006)