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vendredi 12 juin 2020

Caleb Landry Jones - The Mother Stone [Sacred Bones]

Pour ceux qui ne seraient pas, comme moi, des cinéphiles assidus, sachez que Caleb Landry Jones n’est pas un inconnu et ne sort pas de nulle part. Il n’est peut-être pas (encore ?) l’acteur le plus connu des plateaux de cinéma, mais sa filmographie compte quelques films, si ce n'est majeurs, au moins remarqués : des apparitions dans 'No Country For Old Men' des frères Coen ou 'The Social Network' de David Fincher, et des rôles plus importants dans 'Three Billboards', 'Get Out', 'The Florida Project', la troisième saison de 'Twin Peaks' ou encore 'X-Men : Le Commencement'. En 2019, il tourne dans 'The Dead Don’t Lie' de Jim Jarmusch. Et cette rencontre va s’avérer décisive dans la production du disque dont il est question aujourd’hui, 'The Mother Stone'.

C’est lui qui va mettre en relation le jeune texan de 30 ans et le label new-yorkais Sacred Bones. Une maison de disque défricheuse, à la discographie de haute volée et qui ne fait pas dans la compromission. Et où 'The Mother Stone' de Caleb Landry Jones trouve toute sa place.

Car le résultat est déroutant. Une œuvre gargantuesque, dérangée, déjantée, mais qui ne lâche jamais son fil d’Ariane mélodique. Si tout est ici extravaguant, rien n’est expérimental. 'The Mother Stone' est un disque pop et de folk, de rock, de psychédélisme et de glam, fait de rupture, d’orchestrations travaillées, de refrains alambiqués, de chants extatiques et de cris perturbés. Caleb Landry Jones y conte (et en bon acteur, y joue) des histoires cryptiques, difficiles à suivre, sans doute celles d’un homme seul, faites de souvenirs, de choix regrettés, de digressions impromptues et de désespoirs éternels.

Ici, on entend tour à tour les Beatles (référence mélodique évidente et revendiquée), Syd Barrett, les Foxygen de 'Hang' ou Joanna Newsom dans cette façon d’agréger ses chansons, de faire vivre ses longues mélopées, et de raconter des histoires, fussent-elles torturées et difficilement compréhensibles. Et plus que Jim Jarmusch, 'The Mother Stone' est une sorte de version musicale de 'Mulholland Drive' de David Lynch, un disque où rien n’est totalement vrai, où tout est partiellement faux et où Caleb Landry Jones emmène l’auditeur dans des recoins pas aussi reluisants que veut le faire croire sa musique.

'The Mother Stone' est un disque impressionnant dans sa capacité autant à émouvoir qu’à intriguer. Une sorte de balade dans le Desolation Row de Bob Dylan : un monde (de) freak, des histoires banales mais tristes, des peines qu’on arrive pas à dépasser. Et au-dessus de tout cela, une musique baroque, chaotique, qui exagère parfois autant qu’elle prend son temps pour distiller ses mélodies. De la grandeur et beaucoup de décadence en somme. (Sortie : 1er mai 2020)

Plus :
'The Mother Stone' de Caleb Landry Jones est en écoute sur son bandcamp
'The Mother Stone' de Caleb Landry Jones est à l'achat sur son bandcamp
'The Mother Stone' de Caleb Landry Jones est également en écoute chez, notamment, Spotify et Deezer

Trois chansons de 'The Mother Stone' de Caleb Landry Jones en écoute aujourd'hui : I Did Your Dog (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Youtube et Qobuz). Puis I Want to Love You et You're So Wonderfull, deux chansons baroques à souhait :






Le clip de Flag Day / The Mother Stone, premier « single » tiré de 'The Mother Stone' de Caleb Landry Jones :


Pour finir, le court-métrage de Jacqueline Castel, autour de 'The Mother Stone' de Caleb Landry Jones :



mercredi 28 juin 2017

[Track of The Day] The Luxembourg Signal - Laura Palmer

Loin des jauges géantes de Rock en Seine ou du Pitchfork Music Festival, faites donc place au Paris PopFest, tout nouveau festival parisien qui se tiendra en septembre prochain, le 22 à L’Espace B et le 23 au Hasard Ludique.

Pensé et conçu par les Another Sunny Night (Emilie, Joanny, Clémence, Emmanuel), responsable d’une bonne vingtaine de concerts et dj-sets pop sur Paris, le festival PopFest accueillera donc pas moins de 9 groupes sur deux jours.

Au programme des festivités, les formidables Spearmint, mais aussi White Town (dont ASN a sorti un 45-tours en 2013) ou le bassiste de The Field Mice (la participation de quelques membres de Sarah Records n'est peut-être pas à exclure, qui sait ?) ; mais aussi des dj sets (pop, évidemment) et pas mal de groupes inconnus à mon bataillon (le programme complet est au bas de ce post).
Parmi eux The Luxembourg Signal, septet de Portland aux États-Unis, dont je n’ai fait la connaissance qu’il y a quelques jours. Auteur d’un premier album a priori remarqué en 2014, The Luxembourg Signal sortira son deuxième disque en octobre prochain, toujours chez Shelflife Records.

Histoire de faire les choses bien, le groupe vient de faire paraitre un premier 45-tours avec deux titres : une reprise de Close Lobsters en face-B (Let’s Make Some Plans) mais surtout Laura Palmer en face-A. Et autant vous dire tout de suite que l’on tient là une chanson absolument renversante. De la très haute tenue, avec six minutes totalement délicieuses, entre dream-pop, indie-pop et shoegaze, avec une production parfaite de bout en bout qui voit s’empiler les guitares pour un final merveilleux.

Moi qui n’ai jamais vu un épisode de Twin Peaks, je ne sais pas si cette chanson parle de l’héroïne de David Lynch ou s’il y a le moindre rapport avec la série mythique. Ce que je sais par contre, c’est que ce Laura Palmer de The Luxembourg Signal est sans doute le meilleur single de l’année 2017 jusque là. Oui, carrément.

Album : Laura Palmer / Let’s Make Some Plans (Close Lobsters cover)
Année : 2017
Label : Shelflife Records


Malheureusement indisponible sur Spotify et Deezer, Laura Palmer de The Luxembourg Signal est en écoute ci-dessous :






Face-B de ce 45-Tours de The Luxembourg Signal, voilà la reprise de Let’s Make Some Plans des Close Lobsters :



Pour finir donc, le line-up complet de cette première édition du Paris PopFest !

https://www.facebook.com/parispopfest/
Vendredi 22 sept. 2017 -  Espace B (Paris)
The Luxembourg Signal (US)
Parenthesis... (UK)
White Town (UK)

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Réserver (8.5€)








Samedi 23 septe. 2017 - Hasard Ludique (Paris)
Spearmint (UK)
Papa Topo (ES)
Mehdi Zannad feat. Dorian Pimpernel (FR)
Michael Hiscock & friends play The Field Mice (UK/FR)
The Catenary Wires (UK)
DJs : Hidrogenesse (ES)

Facebook
Réserver (15€)



mercredi 21 janvier 2015

Bilan 2014 : « Albums » (50-31)



Si tout avait été normal, ce top albums de l'année 2014 aurait du voir le week-end du 10 janvier. J'avais pris un peu de retard après les top «formats courts » et « chansons ». Et puis il est arrivé ce qui est arrivé et j'avoue que j'ai eu du mal à encaisser le choc, comprendre et parler d'autres choses.

Mais bon, il faut bien repartir de l'avant. Quand bien même Cabu, Wolinski, Charb et les autres. Ainsi donc, passons maintenant à la partie consacrée aux meilleurs albums (selon votre serviteur évidemment) de 2014, le tout en trois parties comme le veut la tradition : du numéro 50 au 31, du numéro 30 au numéro 11. Et enfin les 10 premiers.

Avant cela, quelques liens de sites amis (ou non) sur lesquels je vais souvent poser mes yeux et mes oreilles :

Ainsi donc, après le top « 7", 12", Ep & Compilation » et le top « Chansons » (toujours en écoute), passons au top albums avec ces cinquante disques qui auront rythmés mon année de diverses façons.

Première partie aujourd'hui avec les 20 « derniers » (je n'aime pas ce terme tant ces 50 disques comptent tous pour moi), avec des groupes pop au futur succès public, un barbu en pleine renaissance, des japonais bruyants, un français eighties, des canadiens furieux, des écossais toujours brillant, un gallois excentrique et un lyonnais de Roubaix.

Au bas de chaque disque, vous trouverez un lien vers une chronique de l'album en question (d'ici mais souvent d'ailleurs) ainsi qu'un lien renvoyant vers un magasin en ligne au prix très compétitif pour acheter le disque. Car oui, écouter de la musique, c'est bien, acheter des disques c'est bien aussi.

Également, au bas de ce long papier, un lecteur multimédia présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous. Bonne(s) écoute(s). Et n'hésitez pas à rajouter vos tops en commentaires !

Pour rappel :



50. Black English - No [Arts & Crafts]
Jusqu'à peu, le groupe s'appelait 'No'. L'album 'El Prado'. Et puis une confusion avec un jeune groupe punk de Los Angeles a forcé le groupe à changer et à devenir les Black English. Découvert en première partie de Yann Tiersen il y a quelques mois de cela, Black English est un sextet, sorte de mélange entre The National (pour la voix profonde qui a quelques airs de Matt Berninger) et Coldplay (avant que ceux-ci aillent se prostituer auprès de tout ce qui existe de plus dégueulasse dans l'industrie musicale actuelle). Un premier essai consistant, déroulant régulièrement quelques chansons très efficaces. Le charisme du chanteur Bradley Hanan Carter aidant, on devrait entendre parler de ce groupe assez rapidement.



49. Arthur Beatrice - Working Out [Polydor]
Premier album pour ce groupe découvert il y a 2 ans en première partie de Beach House, Arthur Beatrice n'en finit pas de me séduire. On ne criera pas au génie, mais ce premier album des londoniens est dans la lignée de leur Ep de l'an passé. Pop, belles mélodies, ambiance ouatée, et quelques sonorités électroniques pour donner du corps à l'ensemble. Séduisant disais-je.



48. The War on Drugs - Lost in the Dream [Secretly Canadian]
Dans la foulée de Mark Kozelek, The War on Drugs est devenu le nouveau groupe qu'il est de bon ton de détester en 2014. Affublés de surnoms débiles comme « Dire Straits des années 2010 », les américains auront pourtant sorti un disque sûr de lui cette année. Évidemment les guitares trainent parfois en longueur, évidemment, il y a ici un côté rock héroïque. Mais les compositions et les chansons sont là. Et c'est quelqu'un qui chérit le live de Dire Straits 'On The Night' plus que de raisons qui vous le dit : il n'y a rien de Dire Straits dans cet album.



47. Twin Peaks - Wild Onion [Grand Jury]
Aveu terrible : je n'ai jamais jeté le début d'un œil sur Twin Peaks. Internet étant mon ami, j'aurais sans doute l'occasion prochainement de me rattraper, David Lynch ayant annoncé la reprise de sa série mythique pour 2016.
Le seul Twin Peaks que je connais vient de Chicago et est un quatuor d'indie rock aux allures de groupe punk. 'Wild Onion' est leur deuxième album (en 2 ans) ; avec seize chansons au programme. Rien de bien révolutionnaire mais une belle réjouissance à écouter les chansons courtes et concises (quatre seulement de plus de 3mns) de ce qui ressemble bien à de jeunes branleurs, mais talentueux.



46. Jessica93 - Rise [Teenage Menopause]
Avec son nom qu'on dirait tout droit sorti d'un chat caramail, Jessica93 n'a pourtant rien d'une gamine qui vous aurait accosté par un « ASV ? ». Geoffroy Laporte, l'homme qui se cache derrière Jessica93 (il fait tout), est plutôt du genre à balancer des pralines dans les oreilles de ses auditeurs. Entre shoegaze, cold-wave, boite à rythme et guitares bouclées. Avec le saint patronage des Cure.



45. Allah Las - Worship The Sun [Innovative Leisure]
Quatuor californien, Allah-Las aura confirmé en 2014 les jolis espoirs que l'on plaçait en eux il y a 2 ans à la sortie de leur premier album. Gardant la même ligne de conduite, les Allah-Las continue de plonger leur musique au sein des années 60, mélangeant habilement garage-rock et pop ensoleillée. Rétro sans l'être, les Allah-Las deviennent une valeur sûre.



44. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - Fuck Off Get Free We pour Light on Everything [Constellation]
Quatre ans après leur dernier album, deux ans après leur dernier Ep en date, la bande d'Efrim a enfin eu envie de donner de plus amples nouvelles. En résulte un 'Fuck Off Get Free We pour Light on Everything' puissant et porté par une chanson délicieuse et pleine de frissons dans la plus pure tradition Silverienne (What We Loved Was Not Enough). La reformation de Godspeed You Black Emperor semble les avoir remis dans le bon sens après un 'Kollaps Tradixionales' plutôt faiblard. Tant mieux.



43. I Love You But I've Chosen Darkness - Dust [Monopsone]
Deux albums et un Ep en 13 ans d'existence, on ne peut pas dire que les texans de I Love You But I've Chosen Darkness soient prolifiques. Ainsi, 8 ans après premier album 'Fear is On Our Side', voilà le retour du quatuor. Dans la droite lignée de son premier album. Post-punk toujours élégant, aux compositions entre gris clair et sombre obscur. Et avec toujours la même grâce.






42. Current 93 - I Am the Last of All the Field That Fell (A Channel) [The Spheres]
A l'instar de Michael Gira, David Tibet continue sa carrière avec grandeur et sans décadence. Auteur ces dernières années d'albums somptueux l'ayant remis en selle (voir ici ou ), David Tibet, ses Current 93 et sa pelletée d'invités (de Nick Cave à John Zorn en passant par James Blacksaw et Antony Hegarty d'Anthony and The Johnsons), remetten le couvert pour une nouvelle descente poétique dans les noirceurs de l'âme, avec de longues chansons (une moyenne de 6 minutes) avec le piano toujours et évidemment en pièce centrale. Sombrement beau.



41. Arandel - Solarispellis [InFiné]
Petit prodige français de l'électro mais très discret, on ne sait pas qui est Arandel. Mais ceci importe peu. Car 4 ans après un 'In D' envoutant, le voilà de retour, toujours chez InFiné, pour un hommage aux années 70.
Comme pour le précédent album, Arandel se donne une grande ambition : n'utiliser que des instruments classiques et autres synthés analogiques. Contrainte qui n'en est pas une tant ce nouvel album semble habité. Bien que différent, 'Solarispellis' n'est peut-être pas du niveau d''In D' mais on n'en est toutefois pas très loin.



40. Fear of Men - Loom [Kanine]
Indie-pop qui aime les guitares, Fear of Men est un groupe à côté duquel j'étais passé l'an passé. Rattrapage en 2014 avec 'Loom', deuxième album du quatuor de Brighton, très réussi, sorte de synthèse entre The Magnetic Fields et Broadcast sur beaucoup de titres. Décidément, ces jeunes anglais ont tout pour plaire.



39. Ought - More Than Any Other Day [Constellation]
Premier album pour les canadiens de Ought, et sortie directe chez Constellation, excusez du peu. Pétri d'influence (Talking Heads par ci, The Fall par là), 'More Than Any Other Day' est avant toutes choses un premier album décapant de post-punk aux morceaux longs et travaillés. Et quitte à faire une analogie bêtasse, je dirais que Ought est l'alter-ego post-punk de Clap Your Hands Say Yeah (évidemment, la voix y est pour beaucoup, mais quand même).



38. Avi Buffalo - At Best Cuckold [Sub Pop]
En 10 chansons (et 36 mns), Avi Buffalo fait sur son deuxième album 'At Best Cuckold' une belle revue de la pop actuelle ou tout au moins récente : du Death Cab for Cutie par-ci, du Elenaor Friedberger par là, et du Sufjan Stevens au milieu de tout cela (évident Overwhelmed with Pride). Le tout avec quelques élans hero-rock (Oxygen Tank, Memories of You) pas désagréables, mais surtout piano, cordes et cette belle voix, très haute et qui caresse les compositions. Joli classique de 2014.



37. Champs - Down Like Gold [PIAS]
Originaire de l'île de Wight où Dylan is Dylan et che Viva Donovan, les frères Champion (d'où le Champs) font dans la pop joliment ouvragée sans pour autant négliger quelques passages plus fok. Leur premier album 'Down Like Gold' est un beau premier jet qui devrait plaire à tous les amoureux de belle pop. Mieux, les deux frangins semblent être des rapides : leur prochain album est prévu pour dans quelques semaines.



36. Shellac - Dude Incredible [Touch & Go]
Sixième album pour le groupe de Steve Albini, Bob Weston et Todd Trainer. Et il aura fallu attendre 7 ans. Il faut dire que les Shellac prennent leur temps et surtout n'ont pas vraiment de plan de carrière arrêté et décident d'enregistrer quand l'envie est là. Tant mieux, car à chaque fois, le choc est aussi frontal que délicieux. Shellac ne change pas son fusil d'épaule. Et pond là un disque plus math rock que jamais, évidemment produit au cordeau.



35. MONO - The Last Dawn / Rays Of Darkness [Pelagic]
Difficile de dissocier ces deux albums - parus simultanément - de MONO, les 8è et 9è des japonais. Difficile car ils ne font véritablement qu'un. Que ce soit sur 'The Last Dawn' ou 'Rays of Darkness', pourtant présentés comme le yin et le yang, tout n'est que noirceur et mélancolie, comme toujours avec MONO, avec guitares aux riffs rageurs, fûts martelés avec précision et force, et même voix caverneuse. Mais les japonais savent s'adonner aussi au calme, certes sans volupté, avec des passages très Godspeed You ! Black Emperor (magnifique Surrender). Grands crus.



34. Amen Dunes - Love [Sacred Bones]
Damon McMahon (aka Amen Dunes) aura été une de mes découvertes de 2014. Sur son quatrième album 'Love', aidé de quelques Ice Age, Colin Stetson et d'Efrim de Thee Silver Mt. Zion, l'américain égrène ses chansons longues, folk et psychédéliques, lorgnant parfois même sur des titres plus rock. Ajoutez à cela une production pleine d'écho, et vous obtenez un disque obsédant.



33. Gruff Rhys - American Interior [Turnstile]
Existe t-il aujourd'hui un artiste comme Gruff Rhys ? Que ce soit sur cet album (ou l'histoire fantasmée de John Evans parti à la recherche du Prince Madoc, gallois qui aurait découvert l'Amérique 300 ans avant Christophe Collomb) ou sur scène (dans un show drôle, parfois même hilarant, où le gallois est capable de tenir un auditoire avec une simple gratte acoustique et quelques 45-tours), la question se pose clairement. Chapeau Mister Rhys.



32. The Twilight Sad - Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave [Fat Cat]
Le meilleur groupe écossais depuis quelques années confirme qu'il est bien le meilleur groupe écossais depuis quelques années (je ne peux faire plus clair).  Sombre et nerveuse, leur musique l'est toujours autant, se déclinant en guitares rugueuses, batterie martelée avec un rythme implacable et basse métronome. Et non content d'avoir signé un des disques de l'année, ils peuvent se targuer d'avoir le plus bel artwork de 2014. Easy, comme souvent avec eux.



31. Eels - The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett [E Works]
En 1996, comme tout mon lycée, j'étais tombé en pâmoison devant le premier album de Eels, 'Beautiful Freaks', l'album au bébé avec des yeux énormes. J'avais suivi la suite de ses aventures d'un peu plus loin, avant de lâcher progressivement, lassé. Et puis est arrivé cet album, 'The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett'. Un disque d'une douceur et d'une noirceur à ne pas écouter quand le moral est dans les chaussettes. Mais un disque beau. Mais triste, on n'a pas idée.

Comme promis, un lecteur multimédia présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Bonne(s) écoute(s) !


lundi 4 avril 2011

[Track of The Day] LCD Soundsystem - Live @ Madison Square Garden, NYC

Samedi soir, un groupe s'est éteint en pleine gloire. De son plein gré. James Murphy a mis fin officiellement à la très belle aventure LCD Soundsystem. Et de quelle manière! 3h40 de show, une setlist de malade (en gros, tout ou presque) et un lieu mythique: le Madison Square Garden.

A voir la vidéo du concert, il y a plusieurs regrets qui surgissent. Celui évident de ne pas avoir assisté à l'évènement tant celui-ci est mémorable. Mais aussi le fait de voir un des groupes emblématiques des années 2000 mettre la clé sous la porte; même si la décision est courageuse et voit les LCD Soundsystem partir en pleine gloire après trois albums de haute volée.

Ce qui reste sur en tout cas à la vision de ce live exceptionnel, c'est que la personnalité de la décennie qui vient de s'achever, c'est sans conteste James Murphy.
Bref, voilà 3h40 de live. A faire vibrer les murs. A fracasser les tympans. A péter les chevilles. Le tout avec comme maître de cérémonie un entertainer de génie. On a vu enterrement plus tristes. (merci à Philou de Do Not Touch My Crossfader pour le lien)


Et pour info, voilà donc la setlist:

Set 1:
2:10 Dance Yrself Clean (with "I'm Not In Love" by 10cc intro)
12:40 Drunk Girls
17:09 I Can Change
23:45 Time To Get Away
28:16 Get Innocuous!
35:18 Daft Punk Is Playing At My House
41:45 Too Much Love
46:53 All My Friends
55:30 Tired (with "Heart of the Sunrise" by Yes snippet)

Set 2:
45:33 Part One
45:33 Part Two (w/ Reggie Watts)
Sound of Silver
45:33 Part Four
45:33 Part Five (w/ Shit Robot)
45:33 Part Six
Freak Out/Starry Eyes

Set 3:
1:54:39 Us v Them
2:04:00 North American Scum (with Arcade Fire)
2:11:45 Bye Bye Bayou (Alan Vega cover)
2:16:30 You Wanted A Hit
2:24:07 Tribulations
2:29:15 Movement
2:33:48 Yeah (Crass Version)

Set 4:
2:45:30 Someone Great
2:53:06 Losing My Edge (With "Da Funk" by Daft Punk snippet)
3:03:36 Home

Set 5:
3:15:53 All I Want
3:22:18 Jump Into the Fire (Harry Nilsson Cover)
3:30:30 New York, I Love You But You're Bringing Me Down (with "Twin Peaks Theme" by Angelo Badalamenti intro)