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mardi 14 novembre 2023

[Track of The Day] Animal Collective - Stride Rite

Cela fait vingt ans que je crie dans ces pages mon amour pour Animal Collective. De l'importance qu'ils ont eu sur les productions de leur époque et les suivantes. De leurs albums qui sans cesse se renouvelaient. Des idées foisonnantes que Panda Bear, Avey Tare,  Geologist et Deakin apportaient sur chaque disque. Et si les années ont passé, si leur importance et leur aura ont baissé, le constat ne change pas.

Plutôt que de recommencer et de me répéter à nouveau, faisons vite, faisons bien : leur nouvel album 'Isn't It Now?', s'il ne révolutionnera pas de prime abord leur discographie est en réalité une drogue à l’accoutumance. Un disque brillant, extrêmement bien produit, à la première partie très Animal Collective, presque classique (tout de même Soul Capturer, quel morceau d'entrée) mais qui dès Defeat (chanson pivot merveilleuse de 22 minutes) renvoie beaucoup de monde à ses chères études en faisant des pas de côtés, en explorant à nouveaux d'autres territoires et en ravivant plus que jamais leur flamme (Gem & I, All The Clubs Are Broken).

En point d'orgue, on trouve Stride Rite, sublime chanson, sorte de rencontre entre les Beach Boys et les Fleet Foxes, qui démarre sur un simple piano conduit par Deakin, tandis que des cymbales s’époumonent à l'arrière et que les voix se doublent et se complètent tout du long sur une ambiance de plus en plus psychédélique. Sans aucun doute une de leurs meilleures compositions des dix dernières années.

Album : Isn't It Now?
Année : 2023
Label : Domino Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Stride Rite d'Animal Collective est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Isn't It Now?' d'Animal Collective, voilà All The Clubs Are Broken

mercredi 18 janvier 2023

[Track of The Day] Avey Tare - The Musical

Bizarrement, si je voue une admiration sans borne à Panda Bear et à sa carrière solo (pas plus tard qu'il y a quelques mois d'ailleurs), j'ai rarement fait état de celle d'Avey Tare, pourtant pas pour rien dans la discographie d'Animal Collective. Gageons que 2023 viendra remédier à ça. En tout cas s'il continue de publier des chansons comme The Musical.

Premier extrait de son cinquième album solo (le simplement nommé '7s' qui sortira évidemment chez Domino, maison mère de la bande animale depuis plus de quinze ans désormais), ce titre est en effet une savoureuse mise en bouche pop et psyché, aussi mélodique que répétitive et bouclée qui rebondit sur une basse ronde comme tout.

Album : 7s
Année : 2023
Label : Domino Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, The Musical d'Avey Tare est également en écoute ci-dessous :

Le clip de The Musical d'Avey Tare :

samedi 30 décembre 2017

Bilan 2017 : Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »


Après deux ans sans bilan (il faudra que je les finisse un jour d’ailleurs), retour aux bonnes vieilles habitudes avec les traditionnels top de fin d’année, qui fleurissent un peu partout depuis plus d’un mois. Comme le veut la tradition, cela se passera en trois temps : aujourd’hui le top des « Ep & Co ». Puis le top « Morceaux » et enfin le top 50 des albums qui auront marqué mon année musicale.

Mais avant cela, quelques liens vers d’autres tops de sites ou de blogs voisins (ou non) :
Hop-Blog
Pinkushion (Rédaction)
La Musique à Papa
Last Stop ? This Blog !
New Noise

Voilà donc la première partie, qui présente donc mes 15 EP, 45-tours, compilations et autres rééditions favoris de l’année. De belles découvertes, des confirmations toujours plus nombreuses et deux disques qui auraient mérités de figurer tout en haut d’un classement de tous formats confondus. C’est ci-dessous.
 
Pour info, au bas de l’article se trouve un lecteur spotify et un lecteur deezer contenant une chanson de chacun des disques présentés.
Bonne(s) écoute(s) !

Extended Play (Ep)


Animal Collective - Meeting of The Waters Ep
La preuve qu’il faut toujours attendre un peu avant de faire le bilan d’une année. Mis au courant fin novembre par Ariane qu’Animal Collective avait sorti dans l’année deux nouveaux Ep, j’ai eu la chance de me rattraper. Deux beaux disques dont ma préférence va fortement vers 'Meeting of The Waters Ep'. Un disque contemplatif à souhait, aussi bricolé qu’aérien, avec seulement Avey Tare et Geologist aux manettes. Et même sans Panda Bear et Deakin, le duo en profite pour publier une des plus belles chansons de l’histoire du groupe, Man of Oil. Rien que ça oui.
Label : Domino

Barbarie Boxon - Ciel Bleu Ep 
Ma découverte avec Freaksville Records aura été une grande source de réjouissance. Car en plus de Benjamin Schoos (voir plus bas), ce label belge m’aura permis de tomber amoureux du duo Barbarie Boxon, auteur de son deuxième disque en sept années d’activité. Pop pas toujours linéaire, aux influences aussi Gainsbourgienne que Tricatel-ienne, elle est excessivement ensorcelante.
Label : Freaksville Records

Man At War - I'm A Rainbow, A Promise of God's Care Ep
Véritable coup de cœur foudroyant, Man at War est un artiste dont on fait encore très peu de cas, que ce soit chez nous ou chez lui, à Portland. Pourtant, Ryan Rebo a des mélodies à faire pâlir plus d’un artiste aujourd’hui. Son ‘I'm A Rainbow, A Promise of God's Care Ep’, plein de pop, de folk et de mélodies simples et justes, est une des plus belles choses entendues cette année. S'il ne fallait retenir que deux disques de ce papier, ce serait le premier.

The Music Tapes - The Orbiting Human Circus Ep
Julian Koster, ex-membre de feu Neutral Milk Hotel et de Elephant 6, est derrière ce projet anachronique, né d’un podcast à succès aux États-Unis. Enregistré avec des outils d'époque (un enregistreur à fil des 30s, une presse des 40s, un magnétophone des 60s), très lo-fi que ce soit dans le chant ou dans les arrangements, agrémentés de cuivres et d’accordéon, reprenant également le fameux J’attendrai, 'The Orbiting Human Circus Ep' sonne comme s’il venait tout droit de 1935. Et c’est aussi beau que passionnant.
Label : Merge

Kamasi Washington - Harmony of Difference Ep
Saxophoniste californien de 34 ans, Kamasi Washington m’était jusqu’alors inconnu. Acheté sur les éloges d’amis, son ‘Harmony of Difference Ep’ n’aura eu besoin que de quelques minutes pour s’imprimer dans mon pavillon. Jazz soulful au possible, ce disque respire la classe et les influences aussi bien étalées qu’assimilées. Mieux, il garde le meilleur pour la fin en composant Truth, chanson de 14 mns, qui fait déjà figure de classique. 'Harmony of Difference Ep' aurait été un LP, il aurait sans doute fini sur le podium de mon top album. S'il ne fallait retenir que deux disques de ce papier, ce serait le second.
Label : Young Turks


7" - 45-tours

Jetstream Pony - Like You Less 7"
Projet parallèle de Beth Arzy, chanteuse de The Luxembourg Signal, Jetstream Pony est une formation qui devrait faire parler d’elle en 2018. Car mis sur orbite par ce 'Like You Less 7"', il serait vraiment dommage de passer à côté de ces deux chansons, tantôt noise-pop (comme si Broadcast avait enregistré ses albums en 1986), tantôt mené par une guitare lourde rappelant furieusement les Wedding Present.
Label : Kleine Untergrund Schallplatten

The Luxembourg Signal - Laura Palmer 7"
Découvert grâce à leur venue au Paris Pop Fest, The Luxembourg Signal est un septet américain originaire de Portland (décidément, quelle année !) qui aura illuminé mes oreilles notamment grâce à ce 45-tours et surtout grâce à Laura Palmer, sa face-A, sublime titre de six minutes entre dream-pop, indie-pop et shoegaze, au final merveilleux qui voit s’empiler les guitares. Nul doute qu’on retrouvera sa trace dans quelques jours, pas loin de la tête de mon « top singles ».
Label : Shelflife Records

Jason Molina - The Black Sabbath Covers 7"
Secretly Canadian, en plus de bichonner les rééditions de ses albums avec Songs: Ohia, propose depuis deux ans des 45-tours inédit de Jason Molina, décédé depuis 5 ans bientôt. L’an passé, ils avaient mis en lumière l’américain reprenant Townes Van Zandt. Cette année, c’est au tour de Black Sabbath. Deux chansons très courtes, simples et intimistes mais dont quelques secondes suffisent à comprendre pourquoi Jason Molina manque plus que jamais.
Label : Secretly Canadian

Sufjan Stevens - Tonya Harding 7"
En 2017, on aura donc appris que Sufjan Stevens est fan (et on est encore loin de la vérité) de Tonya Harding, patineuse américaine pas comme les autres dont le principal fait de gloire fut de tenter de faire casser les jambes de sa compatriote et équipière de l’époque, Nancy Kerrigan. Il lui a ainsi composé une chanson, qu’on retrouve dans deux versions différentes sur ce 45-tours (à sortir physiquement dans quelques semaines). Dans la veine de son magnifique 'Carrie & Lowell', ce 'Tonya Harding 7"' est d’une douce et aérienne beauté qui transpire la sincérité.
Label : Asthmatic Kitty


COMPILATION

Matinée Recordings - Matinée Idols
Afin de fêter ses 20 ans, le label de Santa-Barbara Matinée Recordings n’aura pas eu l’idée du siècle : sortir une compilation de titres des artistes issus de son roster. Mais qui en a cure ? Le résultat est passionnant. Tous les groupes présents ont participé avec soit un nouveau morceau, un inédit perdu dans des sessions d’enregistrements oubliées ou via un ré-enregistrement d’un de leurs anciens titres. Et le résultat est de qualité, rempli de chansons classes au romantisme plein de guitares. De l'indie-pop de grande qualité en somme.
Label : Matinée Recordings

Olive Grove Records - From Olive Us To Olive You
Compilation de Noël sortie juste avant les fêtes, 'From Olive Us To Olive You' est un disque caritatif composé par des artistes essentiellement venus du roster d’Olive Grove Records, le label derrière tout cela. Pop, twee et tout le toutim, cet album est tellement réussi qu’il se pourrait qu’on le ressorte bien plus souvent que deux semaines par an.
Label : Olive Grove Records

Benjamin Schoos - Profession Chanteur
Comment ai-je fait pour passer à côté de ce Benjamin Schoos depuis 5 ans ? Comment ai-je pu ne pas voir son nom mentionné ici et là par d’autres, bien plus au courant que moi ? Car Benjamin Schoos tient depuis sa découverte le haut du pavé dans la chanson francophone (notre homme est belge) dans mon panthéon personnel actuel. Rappelant à la fois Bertrand Burgalat pour les idées pop, Charlélie Couture ou encore Alain Chamfort, s'entourant de featuring de grande classe (Je ne vois que vous avec Laetitia Sadier est un miracle à elle toute seule), Benjamin Schoos, via ce 'Profession Chanteur', best-of de ses trois précédents albums, est une découverte essentielle.
Label : Freaksville

Sufjan Stevens - The Greatest Gift
Oui, encore Sufjan Stevens. Je ne cite jamais deux fois le même groupe/artiste dans ces tops de fin d’année, mais là, je n’ai pas eu le choix. La faute à une année remplie pour un des artistes préférés de ces pages. 'The Greatest Gift' est un disque compilant des remixes, des démos, des versions alternatives mais aussi 4 chansons inédites tirées de 'Carrie & Lowell'. Et quand des chutes de studios sont de cette qualité et de cette beauté là, on sait deux choses : que l’artiste en question ne nous prend pas pour des pigeons. Et qu’on a affaire à un des plus grands.
Label : Asthmatic Kitty
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RÉÉDITION 
 
Jambinai - Differance
Jambinai est un trio sud-coréen dont le premier album sorti en 2012 aura été réédité cette année par Bella Union. Dans une ambiance post-rock, parfois quasi-folk ou métal, composé à partir d’instruments traditionnels, Jambinai rappelle aussi bien Deafheaven que Mono. Mieux, le groupe n’oublie jamais de distiller des mélodies. Grande découverte.
Label : Bella Union


Radiohead - OKNOTOK 1997-2017
Devenu chiant comme la pluie depuis 15 ans à quelques rares fulgurances près, il ne faudrait pas oublier qu’à une époque, Radiohead était intouchable. Et la réédition de leur chef d’œuvre et album majeur 'Ok Computer' est venue nous le rappeler. Si tout a déjà été dit sur l’album en question, attardons nous quelques lignes sur la partie 'NOTOK' de cette réédition, qui contient les faces-b de l’époque mais surtout trois inédits enfin dévoilés, et dont le très attendu Lift se fait voler la vedette par un I Promise et un Man of War merveilleux. Oui, à l’époque, Thom Yorke et sa bande marchaient sur l’eau.
Label : XL Recordings


Chose promise, chose due, voilà donc les playlists Spotify et Deezer présentant une chanson de chacun des disques présentés ci-dessus.


mardi 12 décembre 2017

[Track of The Day] Animal Collective - Man of Oil

Après un ‘Painting With’ en 2016, disque musicalement toujours très fouillé (ou fouillis pour les haters) mais avec un chant pop au possible et une volonté de composer des titres faciles et rapidement mémorisables, le groupe de Baltimore est revenu cette année avec deux Ep, qui respirent comme rarement chez eux la sérénité.

Totalement passé à côté, remercions avant tout Ariane qui m’a remis dans le droit chemin. Deux disques bien différents l’un de l’autre : d’un côté, ‘The Painters Ep’, qui se veut dans la lignée de ‘Painting With’, où les voix se croisent et se rebondissent dessus dans un ensemble très pop, même si les Animal Collective ralentissent l'allure.

De l’autre, ‘Meeting of The Waters Ep’, disque enregistré uniquement par Avey Tare et Geologist. Un album contemplatif à souhait, comme un retour aux sources, bricolé et aérien, d’où se dégage un Man of Oil absolument parfait (en écoute aujourd'hui), à la mélodie douce et simple, mais où la production continue de fourmiller de détails légers. Et mieux, la voix d’Avey Tare rappelle celle de Stephen Malkmus.

Album : Meeting of The Waters Ep
Année : 2017
Label : Domino



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Man of Oil d'Animal Collective est également en écoute ci-dessous :



Histoire de bien faire les choses, voilà Jimmy Mack, extrait de ‘The Painters Ep’ d’Animal Collective :


mercredi 17 février 2016

[Track of The Day] Animal Collective - Golden Gal

Si l'on omet un 'Centiped Hz' plutôt décevant, la carrière discographique des Animal Collective a de quoi faire rougir bon nombre de ses contemporains. Influence et groupe majeur de la décennie passée, les américains, en évolution constante, auront assené tout au long des années 2000 des albums essentiels cherchant à toujours plus explorer et expérimenter d'autres univers sonores.

Quatre ans après leur dernier album donc, revoilà donc Animal Collective avec un nouveau disque sous le bras. Cette fois, le groupe se présente en trio avec Avey Tare, Panda Bear et Geologist, Deakin ayant passé son tour cette fois-ci.

L'album se nomme 'Painting With' et sort ce vendredi. Ce que l'on sait à son propos, c'est qu'il a été diffusé une fois en entier à l'aéroport de Baltimore en novembre dernier;  que Colin Stetson et John Cale seront de la partie; qu'il aura trois pochettes distinctes (une pour chaque membre du groupe); et qu'il puise son inspiration dans le cubisme.

Le reste ? Trois morceaux (sur 12) ont vu le jour : l'hypnotique et nappé - et assez peu passionnant - Lying in the grass, Floridada hymne pop psychédélique complet, à la rythmique épileptique, et depuis quelques jours Golden Gal. Un vrai tube, sorte de petit frère presque apaisé de Brothersport, à la mélodie travaillée et à la production soignée - très beau travail notamment sur la voix d'Avey Tare (si je ne dis pas de bêtises) qui chante d'ailleurs ici comme un vrai chanteur pop. Pour le reste, les réponses sont prévues pour vendredi.

Album : Painting With
Année : 2016
Label : Domino

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Golden Gal, en plus d'être en écoute dans le lecteur 8Tracks à gauche, est également en écoute ci-dessous :


Le clip de Golden Gal :



Enfin, celui de Floridada. Attention cependant : mêmes les Animal Collective précisent au début de la vidéo que ce clip n'est pas forcément conseillé aux gens souffrant d'épilepsie. Après visionnage, on comprend pourquoi. Psyché on vous dit :

mardi 11 septembre 2007

Animal Collective - Strawberry Jam [Domino]

Il va bien falloir qu’à un moment, ils rentrent dans le rang. Je sais pas moi : qu’ils foirent un album. Ou au moins quelques morceaux. Qu’ils se répètent. Qu’ils tournent en rond. Parce que là ça devient lassant. Enfin, surtout pour les autres.

En comptant cet album (le sixième), quels sont les disques d’Animal Collective que l’on pourrait qualifier de, allez soyons sport, « moyen » ? Quelqu'un ? Une idée ? Non ? Bon, je vous donne ma réponse alors : aucun. C’est bien simple, depuis leur formation en 2000, rien n’est à jeter, tout est à garder dans la bande d'Avey Tare et Panda Bear.

Qu’ils partent dans des expérimentations à foison ('Spirit they're gone spirit they've vanished / Danse manatee'), dans du folk barré et mélodique ('Sung Tongs'), dans une folk-pop enthousiasmante ('Feels') ou dans de l’expérimental mouvant et fascinant ('Here Comes The Indian', peut-être leur meilleur à ce jour), ils sont toujours d’une ingéniosité et d’une sincérité totale. Rien de surjoué chez eux. Juste une passion pour une musique débridée, underground (dans l'acception du grand Jean-Francois Bizot qui vient de nous quitter, à savoir: « Savoir faire un pas de côté, se risquer à faire ce que l'époque ne prend pas en compte ») et toujours en constant mouvement.

Leur 'Strawberry Jam' est du même tonneau. En forme d’aboutissement. En quelque sorte le troisième volet d’une trilogie pop foutraque débutée par 'Sung Tongs' et poursuivie par 'Feels'. Un disque plein de nappes, de psychédélisme, de tubes en pagaille (Peacebone, For Reverend Green), avec toujours cette rythmique entêtante et hypnotique, marque de fabrique du groupe. Un disque moins « bancal » que les précédents, clairement plus accessible (car le plus mélodique de tous), mais toujours exigeant et empreint de la même folie douce (la pochette ou le clip de Peacebone en sont les plus belles preuves).

'Strawberry Jam' ou un nouvel album (première chez Domino après des années Fat Cat) et une sixième merveille. Animal Collective s'installe un peu plus confortablement, à chaque nouvelle sortie discographique, dans les canapés du club très fermé des très grands groupes du nouveau millénaire ; club qu'il dirige avec une déconcertante facilité. (Sortie : 10 septembre 2007)

Son:
Myspace


Le clip de 'Peacebone', dérangeant et Animal Collective-ien à souhait :