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mardi 13 janvier 2009

Animal Collective – Merriweather Post Pavilion [Domino]

En décembre 2007, lors des traditionnels tops de fin d’année, j’avais parlé en ces termes de ‘Strawberry Jam’: « Sorte de point d’orgue d’une trilogie de pop foutraque débutée avec 'Sung Tongs', 'Strawberry Jam' est un disque indispensable (comme tous) d’Animal Collective. Du psychédélisme, des nappes, des tubes en pagaille, surmonté par cette rythmique entêtante et hypnotique. Plus accessible que les précédents, plus mélodique mais toujours très exigeant, ce nouvel opus reste empreint de la même folie douce qui les caractérise. Groupe fondamental des années 2000, peut-être à son apogée ». Et j’y croyais.

A écouter leur nouveau disque, ‘Merriweather Post Pavilion’, ce texte est finalement déjà obsolète. Car ce neuvième album remet tout en question. La trilogie n’est plus, place à la quadrilogie! Et non, le groupe n’était peut-être pas à son apogée en 2007. Il l’atteint sûrement là ; et encore, allez savoir ce que nous apportera la prochaine décennie.

Car oui, sur ‘Merriweather Post Pavilion’, Animal Collective dépasse une fois de plus l’entendement. En proposant une pop à nulle autre pareille, encore plus mélodique, faite de psychédélisme, de nappes, de beats electro irrésistibles et d’ambiances vaporeuses, toujours portée par ce duo de voix – qui crie moins et vocalise plus – qui reste un des atouts majeurs du groupe, Animal Collective continue d’avancer, sans regarder dans le rétroviseur de ses chefs d’œuvres passés.

Plus accessible encore que ne l’était ‘Strawberry Jam’ et différent du sublime ‘Water Curses Ep’ de l’an passé, sans toutefois être las des expérimentations que ses membres affectionnent tant, Animal Collective continue de tracer sa route de la pop, en s’arrêtant prendre de l’électro par par ci, quelques idées du côté de la world music par là, et en restant, plus que jamais, d’une exigence à toute épreuve.
Et si l’on sent la papatte noire de Panda Bear sur une grande majorité de l’album (dans l'écriture et la production), ‘Merriweather Post Pavilion’ est très homogène et d'une grand cohérence, parsemé de tubes ravageurs (il faut écouter My Girls ou Brothersport pour le croire) et de morceaux plus lancinants (splendide Daily Routine, merveilleux Guys Eyes).

La seule chose qui n’est finalement pas obsolète dans mon papier de décembre 2007, c’est qu’Animal Collective reste plus que jamais un groupe fondamental des années 2000. Et, j’ose, son meilleur représentant, avec une discographie sans faille, sans œuvres mineures et/ou sans intérêt, que ce 'Merriweather Post Pavilion' vient parfaitement compléter. Ce groupe est fantastique. Et – avec d’autres certes, notamment Why? – il continue d'inventer la pop d’aujourd’hui. Et celle de demain. (sortie: 6 janvier 2009)


Son :
Myspace (un titre de ce ‘Merriweather Post Pavilion’, en écoute)
Site officiel
Deux titres de ce ‘Merriweather Post Pavilion’ en écoute. Le très poppy Summertime Clothes suivi du dansant et euphorique Brothersport (plus en écoute malheureusement).

Et pour finir, le clip de My Girls, très joli, entre cartoon et réalité, toujours halluciné :



mardi 14 novembre 2023

[Track of The Day] Animal Collective - Stride Rite

Cela fait vingt ans que je crie dans ces pages mon amour pour Animal Collective. De l'importance qu'ils ont eu sur les productions de leur époque et les suivantes. De leurs albums qui sans cesse se renouvelaient. Des idées foisonnantes que Panda Bear, Avey Tare,  Geologist et Deakin apportaient sur chaque disque. Et si les années ont passé, si leur importance et leur aura ont baissé, le constat ne change pas.

Plutôt que de recommencer et de me répéter à nouveau, faisons vite, faisons bien : leur nouvel album 'Isn't It Now?', s'il ne révolutionnera pas de prime abord leur discographie est en réalité une drogue à l’accoutumance. Un disque brillant, extrêmement bien produit, à la première partie très Animal Collective, presque classique (tout de même Soul Capturer, quel morceau d'entrée) mais qui dès Defeat (chanson pivot merveilleuse de 22 minutes) renvoie beaucoup de monde à ses chères études en faisant des pas de côtés, en explorant à nouveaux d'autres territoires et en ravivant plus que jamais leur flamme (Gem & I, All The Clubs Are Broken).

En point d'orgue, on trouve Stride Rite, sublime chanson, sorte de rencontre entre les Beach Boys et les Fleet Foxes, qui démarre sur un simple piano conduit par Deakin, tandis que des cymbales s’époumonent à l'arrière et que les voix se doublent et se complètent tout du long sur une ambiance de plus en plus psychédélique. Sans aucun doute une de leurs meilleures compositions des dix dernières années.

Album : Isn't It Now?
Année : 2023
Label : Domino Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Stride Rite d'Animal Collective est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Isn't It Now?' d'Animal Collective, voilà All The Clubs Are Broken

mardi 15 mai 2012

[Track of The Day] Animal Collective - Gotham

Après nous avoir habitué à un rythme de sorties soutenu (neuf albums en neuf ans, tous de très haut niveau), la bande foutraque de Baltimore est sur le point de donner naissance au successeur de 'Merriweather Post Pavilion' qui date de déjà trois ans. Un siècle pour les Animal Collective.

'Centipede Hz' sortira en septembre prochain, une nouvelle fois chez Domino. Et, en plus d'un trailer taré (voir plus bas. Celui-ci se lance automatique), est déjà mis en orbite par un 45-tours proposant deux nouvelles compositions. D'un côté Honeycomb et son côté pop hawaïenne sous acide. De l'autre Gotham, langoureuse balade, à la sauce Animal Collective, donc décalée et bizarroïde.

Ces deux morceaux ne se retrouveront pas sur 'Centipede Hz'. Mais vu la qualité des deux titres présents, nul doute que cela donne franchement envie d'en savoir plus. Animal Collective commençait à me manquer. L'attente est donc terminée: LE groupe le plus important des années 2000 est ENFIN de retour.

Album: Honeycomb/Gotham 7" 
Année: 2012 
Label: Domino


Si Gotham est en écoute dans le lecteur grooveshark bleu à droite, vous trouverez ci-dessous Honeycomb. Qui a un je ne sais quoi de tubesque.  (malheureusement plus en écoute)

Les Animal Collective viennent d'annoncer leur nouvel album 'Centipede Hz' par un trailer futuriste et totalement barré, égrainant les 11 chansons qui le composeront. A voir :



mercredi 17 février 2016

[Track of The Day] Animal Collective - Golden Gal

Si l'on omet un 'Centiped Hz' plutôt décevant, la carrière discographique des Animal Collective a de quoi faire rougir bon nombre de ses contemporains. Influence et groupe majeur de la décennie passée, les américains, en évolution constante, auront assené tout au long des années 2000 des albums essentiels cherchant à toujours plus explorer et expérimenter d'autres univers sonores.

Quatre ans après leur dernier album donc, revoilà donc Animal Collective avec un nouveau disque sous le bras. Cette fois, le groupe se présente en trio avec Avey Tare, Panda Bear et Geologist, Deakin ayant passé son tour cette fois-ci.

L'album se nomme 'Painting With' et sort ce vendredi. Ce que l'on sait à son propos, c'est qu'il a été diffusé une fois en entier à l'aéroport de Baltimore en novembre dernier;  que Colin Stetson et John Cale seront de la partie; qu'il aura trois pochettes distinctes (une pour chaque membre du groupe); et qu'il puise son inspiration dans le cubisme.

Le reste ? Trois morceaux (sur 12) ont vu le jour : l'hypnotique et nappé - et assez peu passionnant - Lying in the grass, Floridada hymne pop psychédélique complet, à la rythmique épileptique, et depuis quelques jours Golden Gal. Un vrai tube, sorte de petit frère presque apaisé de Brothersport, à la mélodie travaillée et à la production soignée - très beau travail notamment sur la voix d'Avey Tare (si je ne dis pas de bêtises) qui chante d'ailleurs ici comme un vrai chanteur pop. Pour le reste, les réponses sont prévues pour vendredi.

Album : Painting With
Année : 2016
Label : Domino

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Golden Gal, en plus d'être en écoute dans le lecteur 8Tracks à gauche, est également en écoute ci-dessous :


Le clip de Golden Gal :



Enfin, celui de Floridada. Attention cependant : mêmes les Animal Collective précisent au début de la vidéo que ce clip n'est pas forcément conseillé aux gens souffrant d'épilepsie. Après visionnage, on comprend pourquoi. Psyché on vous dit :

mardi 11 septembre 2007

Animal Collective - Strawberry Jam [Domino]

Il va bien falloir qu’à un moment, ils rentrent dans le rang. Je sais pas moi : qu’ils foirent un album. Ou au moins quelques morceaux. Qu’ils se répètent. Qu’ils tournent en rond. Parce que là ça devient lassant. Enfin, surtout pour les autres.

En comptant cet album (le sixième), quels sont les disques d’Animal Collective que l’on pourrait qualifier de, allez soyons sport, « moyen » ? Quelqu'un ? Une idée ? Non ? Bon, je vous donne ma réponse alors : aucun. C’est bien simple, depuis leur formation en 2000, rien n’est à jeter, tout est à garder dans la bande d'Avey Tare et Panda Bear.

Qu’ils partent dans des expérimentations à foison ('Spirit they're gone spirit they've vanished / Danse manatee'), dans du folk barré et mélodique ('Sung Tongs'), dans une folk-pop enthousiasmante ('Feels') ou dans de l’expérimental mouvant et fascinant ('Here Comes The Indian', peut-être leur meilleur à ce jour), ils sont toujours d’une ingéniosité et d’une sincérité totale. Rien de surjoué chez eux. Juste une passion pour une musique débridée, underground (dans l'acception du grand Jean-Francois Bizot qui vient de nous quitter, à savoir: « Savoir faire un pas de côté, se risquer à faire ce que l'époque ne prend pas en compte ») et toujours en constant mouvement.

Leur 'Strawberry Jam' est du même tonneau. En forme d’aboutissement. En quelque sorte le troisième volet d’une trilogie pop foutraque débutée par 'Sung Tongs' et poursuivie par 'Feels'. Un disque plein de nappes, de psychédélisme, de tubes en pagaille (Peacebone, For Reverend Green), avec toujours cette rythmique entêtante et hypnotique, marque de fabrique du groupe. Un disque moins « bancal » que les précédents, clairement plus accessible (car le plus mélodique de tous), mais toujours exigeant et empreint de la même folie douce (la pochette ou le clip de Peacebone en sont les plus belles preuves).

'Strawberry Jam' ou un nouvel album (première chez Domino après des années Fat Cat) et une sixième merveille. Animal Collective s'installe un peu plus confortablement, à chaque nouvelle sortie discographique, dans les canapés du club très fermé des très grands groupes du nouveau millénaire ; club qu'il dirige avec une déconcertante facilité. (Sortie : 10 septembre 2007)

Son:
Myspace


Le clip de 'Peacebone', dérangeant et Animal Collective-ien à souhait :


mardi 12 décembre 2017

[Track of The Day] Animal Collective - Man of Oil

Après un ‘Painting With’ en 2016, disque musicalement toujours très fouillé (ou fouillis pour les haters) mais avec un chant pop au possible et une volonté de composer des titres faciles et rapidement mémorisables, le groupe de Baltimore est revenu cette année avec deux Ep, qui respirent comme rarement chez eux la sérénité.

Totalement passé à côté, remercions avant tout Ariane qui m’a remis dans le droit chemin. Deux disques bien différents l’un de l’autre : d’un côté, ‘The Painters Ep’, qui se veut dans la lignée de ‘Painting With’, où les voix se croisent et se rebondissent dessus dans un ensemble très pop, même si les Animal Collective ralentissent l'allure.

De l’autre, ‘Meeting of The Waters Ep’, disque enregistré uniquement par Avey Tare et Geologist. Un album contemplatif à souhait, comme un retour aux sources, bricolé et aérien, d’où se dégage un Man of Oil absolument parfait (en écoute aujourd'hui), à la mélodie douce et simple, mais où la production continue de fourmiller de détails légers. Et mieux, la voix d’Avey Tare rappelle celle de Stephen Malkmus.

Album : Meeting of The Waters Ep
Année : 2017
Label : Domino



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Man of Oil d'Animal Collective est également en écoute ci-dessous :



Histoire de bien faire les choses, voilà Jimmy Mack, extrait de ‘The Painters Ep’ d’Animal Collective :


mercredi 23 décembre 2009

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2009


Devenus une véritable institution avec l’explosion d’Internet, les tops de fin d’année ont toujours été chez moi et depuis 2002 un exercice auquel je me prête très volontiers, ayant un côté Rob Gordon exacerbé. Pourquoi ? Je ne sais pas à vrai dire. Peut-être pour faire un bilan concret d’une année écoulée. Plus sûrement (et c’est encore plus vrai depuis la création de ce blog) pour mettre en avant des disques qui m’ont touché toute une année durant et qui n’ont pas forcément toujours voix au chapitre des médias.

Première étape aujourd’hui, avec, comme l’an passé, une sélection – non-classée – des meilleurs formats courts (Ep, 7’’, 10’’, 12’’), des rééditions et des compilations de l’année 2009.

EP/MINI-ALBUM

Une sélection qui débute par les Extended Play ou Ep. Car ils ont été nombreux à rythmer mon année. Comme le premier des 1973, groupe français faisant de la pop ouvragée un véritable sacerdoce, qui est un petit bonheur sans fin et annonce un premier album pour le printemps prochain que l’on espère de haute tenue. A suivre l’enregistrement sur leur blog, on peut espérer sereinement (1973 ‘Ep’ Blonde Music +).

Sereins, ce n’est pas forcément le mot qui viendrait à l’esprit pour parler de l’énième petite merveille de ces tarés d’Animal Collective, ‘Fall Be Kind Ep’. Certains trouvent que l’on en fait trop sur eux ? Je préfère passer plutôt que m’entêter à expliquer pourquoi ce groupe est le plus important des années 2000, de par sa discographie album et sa discographie Ep. Et je préfère souligner qu’une fois de plus, ils font évoluer leur musique après un ‘Merriweather Post Pavilion’ détonnant, tendant vers une comédie musicale hallucinée plutôt que vers une pop-electroïsée et psychédélique (Animal Collective ‘Fall Be Kind Ep’ Domino +).

Broadcast, quant à eux, sont revenus sur le devant de la scène, via un album avec The Focus Group (Julian House), 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age'. Un mini-album (selon leurs propres termes) de plus de 50 mns, qui tranche avec l'univers Broadcast. Peu de chants et au contraire beaucoup de collages expérimentaux. Un voyage assez initiatique, comme celui d'Alice au Pays des Merveilles: tout est surprenant et incongru ici. Et à chaque fois on a envie d'aller plus loin. Suite de leurs aventures durant le premier semestre 2010 (Broadcast and The Focus Group 'Investigate Witch Cults Of The Radio Age' Warp).

L’ami Clark, quant à lui, continue de suivre son chemin, plein d’électro. Non content d’avoir sorti un très beau ‘Totem Flares’, il avait eu la bonne idée de mettre dans nos oreilles quelques mois auparavant un ‘Growls Garden Ep’ de très haut niveau, annonçant la couleur, forcément organique et analogique (Clark ‘Growls Garden’ Warp +).



Les barcelonais de Delorean la joue moins sérieuse. Leur ‘Ayrton Senna Ep’, hormis le fait d’avoir le titre le plus classe de l’année, est un recueil d’electro-pop totalement dans l’air d’un temps qui aime et veut de la synth-pop (Kris en parle très bien chez lui ici: cherchez les papiers du 2 au 8 novembre). Un Ep qui ne paye pas de mine de prime abord mais qui vaut rapidement son pesant de rayons de soleil ! (Delorean ‘Ayrton Senna Ep’ BCore +).


Et puis il y a la révélation de l’année, LE groupe de 2010. Ne cherchez pas plus loin, c’est lui. Un quatuor de new-yorkais qui aime les clappings et qui lorgne tantôt (c’est à la mode) du côté 80s et d’un son très anglais – new-wave et cold-punk, il y a du Joy Division et plus généralement de Factory chez ces garçons là – et tantôt vers une sunshine pop plus américaine. Leur ‘Summertime! Ep’ est un grand mini-album. Confirmation de leur potentiel que l’on peut imaginer très grand dans les mois qui viennent (The Drums ‘Summertime! Ep’ Moshi Moshi +).


Dans une veine bien plus noisy-pop, mais allant chercher son inspiration aux mêmes endroits que The Drums, voilà Dum Dum Girls, groupe dont on ne sait pas grand chose (Dee Dee, la leader, est-elle vraiment tout seule ?) mais qui aime le lo-fi et les distorsions. Quand on sait que les Crocodiles ou Blank Dogs font partie de ses amis, on comprend mieux. Une jeune femme à suivre de près (Dum Dum Girls ‘Yours Alone Ep’ Captured Tracks).


Hauschka ne connaitra surement pas une consécration comme celle qui attend The Drums. Pourtant, le compositeur allemand, continue d’écrire de bien beaux morceaux, tout au piano, en y insérant ici et là des petites touches électro. Son ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ (40 mns quand même !) est une grande œuvre une fois de plus, auprès de laquelle peu de gens, malheureusement, se seront arrêtés (Hauschka ‘Snowflakes and Carwrecks Ep’ Fat Cat +).


Enfin, finissons cette catégorie EP par The Pains of Being Pure at Heart, qui non content d’avoir surfé tout en haut de la vague d’un shoegaze en plein retour avec un premier album très réussi (on y reviendra), sortent un ‘Higher Than The Stars Ep’ du même acabit, le côté plus «joyeux ». Sarah Records semble plus que jamais vivant! (The Pains of Being Pure at Heart 'Higher Than The Stars Ep' Slumberland +).



7"











Du côté des 7’’ impossible de tout citer. J’en ai sélectionné dont quatre : le 7" de ce rasta-boy de Gonjasufi, grande découverte de soul organique et électronique (Gonjasufi Holidays-Candylane 7’’’ Warp +); le 'Split 7’’' de Grouper et le Pumice qui aura eu la bonne idée de me faire découvrir Grouper et de confirmer tout le talent de ce diable de Pumice (Grouper/Pumice ‘Split 7’’’ Soft Abuse); le 7" de Jason Molina et de ses Magnolia Electric Co avec sa mélodie pleine de sang de cowboy (Magnolia Electric Co Rider. Shadow. Wolf 7’’’ Secretly Canadian +) ; Et enfin le ‘Mirando 7’’’ de Ratatat où les Animal Collective (encore eux !) s’offrent un délire vaporeux de 10 mns (Ratatat ‘Mirando 7’’’ XL +).











12"


C’est Four Tet qui aura fait l’actualité marquante du format 12’’, tantôt avec Burial pour un travail collaboratif remarquable et que l’on espère se renouveler dans le futur entre le petit génie de l’électro et le pape du dub-step (Burial & Four Tet ‘Moth/Wolf Cub 12"’ Text +), tantôt seul avec un ‘Love Cry 12’’’ plein de swing et qui annonce de bien belles choses pour les mois qui viennent (Four Tet ‘Love Cry 12’’’ Domino +).









COMPILATIONS
Au niveau des compilations, impossible de ne pas citer ‘Dark Was The Night’, un double album – pour la bonne cause – de 31 chansons (compositions originales ou reprises) et qui accueille pour l’occasion la fine fleur de l’indie-pop/rock/folk du moment, de Yeasayer à Iron & Wine, de Sufjan Stevens à The Books, de Blonde Redhead à The Decemberists. Un tout totalement hallucinant. Jamais entendu une compilation aussi éclectique et en même temps aussi réussie (A Red Hot Compilation ‘Dark Was The Night’ 4AD +).


RÉÉDITIONS
Finissons ce petit round-up par quatre rééditions qui me tiennent à cœur. A tout seigneur tout honneur, commençons par celle de la discographie des Beatles. Un énorme travail pour un résultat au-delà des attentes mais pour un prix totalement indécent. On pourrait en écrire dix pages, alors le mieux à faire, c’est d’aller voir le papier le plus abouti et le plus complet écrit sur le sujet, chez Kill Me Sarah, forcément (The Beatles ‘Remastered’ Apple).


Dans le genre imposant, le coffret – limité – concocté par Matthew Cooper (aka Eluvium) se pose là. ‘Life Through Bombardment’ regroupe 7 LPs, plus de 3h30 et 41 morceaux d’ambient, d’électronica et de minimalisme: en gros toute la discographie du bonhomme plus quelques raretés. Un coffret imposant dont l’enchainement d’une traite est un voyage de l’esprit fabuleux (Eluvium ‘Life Through Bombardment’ Temporary Residence).

A leur niveau, The Miracles ont sorti une sacrée réédition avec un ‘Depend on Me : The Early Albums’. Pas de boxset à 100€ ici. Non, juste un double album rempli à ras bord (53 chansons) compilant les cinq premiers albums du groupe. Moi qui ne connaissais que vaguement le groupe (comprendre «deux chansons à tout péter») et embrigadé par un français presque allemand jamrékien à l’éclectisme assez fou, j’en ai eu pour mon argent (même pas 15€). Savoureux, délicieux, chaleureux. Rajoutez tous les en «-eux» que vous voulez, cela n’y changera rien : cette réédition est un bonheur sans fin (The Miracles ‘Depend on Me : The Early Albums’ Hip-O Select).

‘Memoryhouse’ de Max Richter est un bonheur dans son genre aussi. Car le premier album du compositeur écossais était introuvable depuis des années ! Fat Cat, maison hôte de Max Richter depuis son deuxième album, a récupéré les droits et après quelques reports a ENFIN réédité (sur son sous-label 130701) la splendeur. Cet album est un véritable bijou : symphonique mais sans en faire trop, légèrement électronique, ‘Memoryhouse’ est la première pierre philosophale d’une carrière presque sans accroc (Max Richter ‘Memoryhouse’ 130701).



Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus:



Tracklist:
01. 1973 - We Are Nowhere
02. Animal Collective - What Would I Want? Sky
03. Broadcast - I See, So I See So
04. Clark - Growls Garden
05. Delorean - Moonson
06. The Drums - Don't Be a Jerk Johnny
07. Dum Dum Girls - Catholicked
08. Hauschka - Ginsterweg
09. The Pains of Being Pure at Heart - Falling Over
10. Gonjasufi - Candylane
11. Magnolia Electric Co. - Rider.Shadow.Wolf
12. Grouper - Rising Height
13. Ratatat - Mirando (Animal Collective remix)
14. Burial & Four Tet - Wolf Cub
15. Four Tet - Love Cry
16. The National - So Far Around The Bend
17. The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (mono remastered)
18. Eluvium - Everything to Come
19. The Miracles - Broken Hearted
20. Max Richter - Sarajevo

vendredi 11 décembre 2009

[Track of The Day] Animal Collective - Graze

Après avoir ouvert l'année (mais si souvenez-vous, 'Merriweather Post Pavilion' et pitchfork annonçant que 2009 venait à peine de s'ouvrir qu'ils avaient déjà leur album de l'année), voilà les Animal Collective qui la referme, de bien belle manière, avec un 'Fall Be Kind Ep' composé de cinq chansons écrites à l'époque de 'Merriweather Post Pavilion'.

Un simple add-on? Un recueil de face-b? Des compos de second plan? Que nenni mon bon ami! On parle d'Animal Collective! Ici, les ambiances et la tonalité générale du disque sont différentes de l'album.

Il suffit juste d'écouter Graze, qui ouvre les hostilités pour s'en rendre compte, avec cette musique qui se rapproche plus de celle d'une comédie-musicale qu'un trip electro sous acides. Mieux, sur la deuxième partie, on dirait qu'ils composent la bande-originale du film 'La Chèvre', version 2010 (c'est à dire sous cachetons).

Le reste continue dans cette tonalité: hallucinée et calme, volage et psychédélique. Et fait de ce 'Fall Be Kind Ep' un must have 2009 et une nouvelle pierre de choix à l'impressionnante discographie d'Animal Collective.
Un disque parfait donc ou comment clore la décennie de la plus belle des manières, de la part du plus grand groupe de cette dernière. 

Album: Fall Be Kind Ep 
Année: 2009 
Label: Domino

mardi 29 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 10-01


Alors qu'on attend toujours que le Naze Journal fasse le sien, Pandaocarré et Mick ont commencé leurs tops albums pendant qu'Arbobo met la dernière touche au sien. The Civil Servant en est quand à lui déjà à la sixième partie de son Ceci n'est pas un classement des albums de 2009. Lyle et sa belle idée (sorte de tournoi pour élire la chanson de l'année) en est au stade des 1/4 de finale, *Kris sort enfin de sa réserve et De La Lune On Entend Tout la joue badge vintage. Et pendant ce temps là, Sonic Eric prouve à son fils que "oui, j'écoute pas que des artistes décédés"!

Et moi me direz-vous? Ben voilà la dernière partie. Après les Eps et autres 7", après le Top chansons, après les 40 premiers disques (ici et ), voilà donc les dix albums qui auront le plus touché mon petit coeur de jeune trentenaire durant cette année 2009. De vraies découvertes, de gros coup de cœur et le disque parfait pour entamer une nouvelle décennie, que l'on passera sans Vic Chesnutt.


En bas du papier, vous trouverez un lecteur grooveshark, comme le veut la tradition.
2009 se referme donc pour I Left Without My Hat. Passez de bonnes fins (déjà!) de fêtes, profitez-bien, portez bien vos masques de grippés A, et rendez-vous en janvier 2010.



10. Jeffrey Lewis & The Junkyard – 'Em Are I [Rough Trade]
Accompagné de The Junkyard (le groupe de son frère Jack), Jeffrey Lewis sort enfin l’album cohérent que l’on attendait depuis 'The Last Time I Did Acid I Went Insane'. S’il ne perd pas de vue l’esprit anti-folk qui est depuis le départ le sien (il est quand même une des pierres angulaires du mouvement), Jeffrey Lewis pond là un '‘Em Are I' qui sent bon le rock bruitiste et les balades country-pop. Cet album, délicieux en tous points, est peut-être d'ailleurs son meilleur.
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09. Dominique A – La Musique [Cinq7]
Dominique A est là et plus que jamais là. Nouvel album et nouvelle réussite. Son ‘La Musique’, plus intimiste et sobre que ses derniers élans, est un vrai manifeste de pop. On retrouve un Dominique A sur le fil, enchainant mélodies travaillées et rythme effréné. Surtout il compose une chanson, refusée par Bashung, peut-être la plus belle de son répertoire, Immortels. Et, en cadeau, il offre un deuxième album, 'La Matière', presque aussi bon, en bonus disque. Ce mec est grandiose.
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08. Fuck Buttons – Tarot Sport [ATP]
Si Surf Solar est indéniablement un des grands hymnes de cette année 2009 (dont il faut écouter la version longue plutôt que la trop courte version single. Voir ), il ne faut pas croire que ce n’est que l’arbre qui cache une forêt. Au contraire, après un ‘Street Horrsing’ redoutable, les Fuck Buttons changent de registre, appellent Andrew Weatherall (un des types derrière Two Lone Swordsmen) à la production, invoquent les claviers hypnotiques et rendent une copie impeccable. Mélange de M83, Animal Collective et Black Dice, ce ‘Tarot Sport’ est un incroyable album festif et exigeant.
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07. Emmy The Great – First Love [Close Harbour]
Guest-vocal du premier album de Lightspeed Champion, Emmy The Great s’est émancipée et sort un premier album doux et beau, qui décrit avec talent un quotidien pas toujours rose. Entre folk, americana et country, la grande Emmy invoque les âmes de Nina Nastasia, Kimya Dawson ou Jenny Lewis. Sacrée parolière, Emmy The Great est une songwriter qui devrait rapidement compter.
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06. Animal Collective – Merriweather Post Pavilion [Domino]
Je vais presque finir par en avoir marre de toujours mettre Animal Collective dans mes tops de fin d’année. Sauf que je ne peux pas faire autrement. La faute à une inventivité sans fin, une certaine idée de la pop et de la musique assez unique. Plus mélodique, fait de beats électro et de toujours autant de psychédélisme, ‘Merriweather Post Pavilion’ propose une nouvelle évolution dans le son du groupe. Une de plus. Avec une grande réussite. Une de plus là aussi.
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05. The Lonely Island - Incredibad [Universal Republic]
L’album le plus crétin de l’année, peut-être même de la décennie. Les tauliers du Saturday Night Live Show, mené par ce taré de Andy Samberg composent un album hip-hop dopé aux lyrics aussi drôles que bien senties. Emmenant dans leur voyage Justin Timberlake (hilarant dans Dick in a Box), Natalie Portman (immense Natalie’s Rap), Julian Casablancas (voir ) T-Pain ou Norah Jones, The Lonely Island réussissent leur pari du comedy-album malin. Hilarant, musicalement béton et complété par quelques clips déjà mythiques, cet album est tout sauf ‘Incredibad’.
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04. Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]
Dear Reader ou la douceur de l’année venue d’Afrique du Sud. Une vraie révélation qui m’a explosé à la figure un soir où ils ouvraient pour Get Well Soon à la Salle du Kao de Lyon. Ce ‘Replace Why With Funny’ est un magnifique album pop, extrêmement bien arrangé, qui rappelle par moments Fiona Apple. Toutes les chansons respirent ici finesse et délicatesse. Immense coup de cœur.
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03. Mumford & Sons - Sigh No More [Gentlemen of The Road]
Attention gros morceau. Voilà l’album qui peut résumer à lui seul tout un pan de la musique des années 2000. Pop-folk dans la lignée d'Arcade Fire ou de Noah and The Whale, on sent même du Beirut par ci et même du Springsteen là. Il y a tout sur ce ‘Sigh No More’ : des hymnes héroïques et euphoriques, des passages plus touchants. Du banjo, de la mandoline, énergique, efficace, poétique et tout simplement beau, cet album est une collection de perles dont il est très dur de se défaire. Avec Dear Reader, la très grande révélation de l’année.
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02. Vic Chesnutt - At The Cut [Constellation]
Depuis qu’il s’était mis en tête de travailler avec toute la confrérie canadienne du label Constellation, Vic Chesnutt semblait avoir retrouvé une seconde jeunesse. Si ‘North Star Deserter’ était déjà un album sublime, ‘At The Cut’ est d’un autre niveau encore. Plus que jamais post-rock-folk, Vic Chesnutt est ici à son sommet. Les Guy Picciotto, Thierry Amar et autres Efrim sont plus que jamais au service d’un maître à son apogée. Poignant et désespérément beau; 'At The Cut' est une nouvelle bénédiction. Et on pourrait dire la même chose de 'Skitter On Take Off', l'autre album du bonhomme enregistré avec Jonathan Richman.
Bref, un des plus beaux compositeurs qui soit, et qui a préféré tirer sa révérence un soir de noël 2009, nous laissant là, pantois, frissonnant et pleurnichant à chaudes larmes. Heureusement, il nous reste ses 'Is the Actor Happy?', 'Drunk' ou ce 'At The Cut' dont les chansons prennent un sens bien plus terrible qu'il y a encore 1 mois.
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01. Current 93 – Aleph at Hallucinatory Mountain [Durtro Jnana]
Voilà un album terrifiant et incroyablement indispensable en cette année 2009. Current 93 compose ici la bande-son de la fin du monde, de la dévastation, de la destruction, du chaos, du néant. Dronesque, noisy, expérimental, acid-folk, avec guitares taillées en pointe et cordes brillantes mais lugubres, David Tibet et sa grande confrérie (de Rickie Lee Jones à James Blackshaw), pond là un chef d’œuvre dont on ne le pensait plus capable. Œuvre jubilatoire et exigeante, ‘Aleph at Hallucinatory Mountain’ est un bien bel album pour clore la décennie et ouvrir la suivante, sur des bases totalement nouvelles.
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Et comme à chaque fois, un lecteur Grooveshark reprenant un titre de chacun des albums présentés ci-dessus:

lundi 14 février 2022

[Track of The Day] Animal Collective - Strung With Everything

Les projecteurs braqués ailleurs, Animal Collective continue son petit bonhomme de chemin, loin des playlists, des sélections « Best New Music » et autre effervescence qui accompagnaient chaque sortie de leurs albums au mitan des années 2000. La preuve en est que moi-même, fan inconditionnel d'une grande partie de leur discographie, j'ai raté leurs deux derniers.

Pourtant, leur nouvelle sortie 'Time Skiffs' prouve à quel point le groupe, s'il ne fait plus le buzz, a toujours ce petit truc en plus de composition, cette folie qui n'appartient qu'à eux - quand bien même beaucoup se sont inspirés de leurs travaux. Un album qui est une sorte de retour aux sources, un melting pot de 'Spirit They're Gone Spirit They've Vanished', 'Sung Tongs', 'Feels' et 'Strawberry Jam'. De la folk-pop sous acide, que l'on imagine dirigée par un Panda Bear, réel patron de l'organisation animale, d'où s'échappent encore des petits bijoux si ce n'est bricolés au moins tordus dans tous les sens. 
 
Et si 'Time Skiffs' n'est sans doute pas leur chef d'oeuvre, on retiendra beaucoup de choses de ce douzième album, et notamment Strung With Everything, sorte de véritable condensé de sept minutes de leur début de carrière. Une chanson qui démarre doucement par quelques sons ambiant, quelques instruments effleurés, idéal introductif pour une mélodie d'acid-folk qu'on jurerait avoir été enregistrée à Hawaï. Mais c'est sur la fin du morceau que le quatuor de Baltimore emporte tout sur son passage, tel un Brian Wilson de 26 ans : deux dernières minutes dingues comme dans l'esprit d'un jeune Brian Wilson, entre piano martelé, respirations éphémères et chants extatiques. Quelle folie !

Album : Time Skiffs
Année : 2022
Label : Domino Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Strung With Everything d'Animal Collective est également en écoute ci-dessous via son clip :
 

mercredi 25 mai 2016

[Track of The Day] Bob Dylan - Don't Think Twice, It's All Right (Animal Collective Remix)

Sans s'en être vraiment rendu compte, l'année 2016 est en fait une année hommage à Bob Dylan. Il y a neuf jours de cela, nous célébrions les 50 ans de 'Blonde on Blonde', classique des classiques, sorti le même jour que 'Pet Sounds' des Beach Boys (bien que l'histoire officielle vienne casser un peu le mythe de cette sortie simultanée de deux tels chefs d’œuvre). Et hier, le Zimm fêtait ses 75 ans.

Je ne sais pas si on arrive à bien se rendre compte que ce type là, son chapeau sur la tête, ses lunettes noires sur les yeux, sa guitare en bandoulière (folk ou électrique), ses cheveux embrouillés et son harmonica dans la poche gauche, a désormais vécu trois quart de siècle. Rien que ça.

Un type qui aura tout connu, qui aura changé la face de la musique (le fameux "Play It Fucking Loud", qui a d'ailleurs lui aussi 50 ans), qui aura sorti des chefs d’œuvre comme personne, qui aura conté des histoires comme peu d'autres de ses contemporains, qui aura connu une longue traversée du désert, avant de revenir au plus haut, comme apaisé, et capable de sortir certaines de ses plus belles chansons. Et qui en aura profité, et bien malgré lui, pour donner son nom à ce blog. Bob Dylan. Soixante-quinze printemps.

Et c'est à ce mec que les Animal Collective (enfin Deakin et Geologist pour être précis) ont décidé de rendre hommage en remixant un de ses plus célèbres titres, Don't Think Twice It's All Right, uniquement pour le plaisir.
Un remix léger, printanier, soyeux, presque joyeux et qui gazouille, à l'opposé de la rupture contée et chantée par Dylan. Sans pour autant toucher à la voix de ce dernier, le duo en profite pour ralentir le tempo et créer une ambiance ouatée et cotoneuse, comme pour lui donner une sorte d'aura supplémentaire ou l'inscrire un peu plus dans une forme d'immortalité, que le temps et les multiples reprises lui ont déjà donnée.

Un très bel hommage, assez simple finalement, discret même, mais très touchant, qui prouve autant la grande force de la chanson que le talent de ceux qui viennent de lui rendre hommage.

Bon anniversaire donc Monsieur Robert Allen Zimmerman. Puissiez-vous passer cette fichue année 2016 sans encombre ; continuer à sortir des albums pour vous faire plaisir comme celui de reprises de Sinatra l'an dernier ; et donner une suite à vos mémoires si passionnantes. Le reste importe peu finalement, vous avez déjà tant dit.

Album : -
Année : 2016
Label : -


En plus du lecteur 8-Tracks, ce remix du Don't Think Twice, It's All Right de Bob Dylan par les Animal Collective est également en écoute ci-dessous :



Enfin, la version originale de Don't Think Twice, It's All Right de Bob Dylan, sortie en 1963 sur 'The Freewheelin' Bob Dylan' :