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lundi 31 août 2026

[Track of The Day] Alexis Taylor - Time (feat. The Blessed Madonna & Pat Alvarez)

En 2006, Hot Chip chantait « Hot Chip will break your legs, snap off your head » sur la chanson titre de 'The Warning', leur deuxième album. Des mots en forme de menace, pourtant bien peu utiles vu la qualité de leurs compositions, leur capacité à faire danser les foules, leur lap-top pop mélodique, symbolisée par Over and Over, clé de voute du disque et tube immense parmi les tubes immenses - et qui n'a pas pris une ride.

Vingt ans plus tard, Hot Chip existe toujours mais c'est Alexis Taylor, un de ses leaders, dont on parle actuellement le plus. La faute à 'Paris in the Spring', son nouvel album solo publié à l'orée du printemps dernier, sans doute pas mémorable pour un sou mais qui a ses moments. Et comme notre homme a de la suite dans les idées, il s’apprête à sortir un 12" de remixes d'un tout nouveau single, Time (en écoute aujourd'hui), chanson enregistrée avec la DJ américaine The Blessed Madonna et le producteur argentin Pat Alvarez. Un morceau superbe entre synth-pop et indietronica, mélancolique et dansant, mélodieux et lascif, au refrain répétitif entêtant, qui a beaucoup de Hot Chip en lui, et pas uniquement à cause de la voix d'Alexis Taylor - qui fait ici merveille, elle qui ne semble pas avoir bougé d'un iota en deux décennies.

Album : Time (Remixes) 12"
Année : 2026
Label : Night Time Stories

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Time d'Alexis Taylor, The Blessed Madonna et Pat Alvarez est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Time d'Alexis Taylor, The Blessed Madonna et Pat Alvarez :

vendredi 23 janvier 2015

Bilan 2014 : « Albums » (30-11)



Deuxième partie de ce bilan 2014, partie Albums s'entend. Après les disques classés de la 50è à la 31è place, voilà donc les 20 disques suivant, avant que dimanche, je ne vienne mettre un terme définitif à mon année 2014 avec le top dix.

Mais avant ça, comme toujours, voici quelques liens pour aller découvrir la sélection d'autres blogs ou site :


Quant à moi, ces 20 nouveaux disques présentés ci-dessous présentent des artistes perdus de vue depuis longtemps, des américains qui ne sont jamais aussi bons que quand ils ne sont pas sérieux, l'incarnation de la beauté musicale, des vieux toujours bruyants, des rescapés, des australiens sans raisin ni colère et deux bandes originales épatantes. Notamment.
Bref, c'est à découvrir et surtout à écouter (une chanson de chaque album présenté est en écoute en bas de l'article) ici.

Pour rappel :



30. God Help The Girl - Original Motion Picture Soundtrack [Milan]
Bande originale d'un film à la diffusion quasi-inexistante en France (9 salles à sa sortie, dont l'immense majorité à Paris), 'God Help The Girl' est le reboot de l'album de Stuart Murdoch de 2009, avec des passages du film entre chaque titre. Bien que l'original est très réussi, celui-ci, plus punchy et simplement plus pop, l'est tout autant. Et Emily Browning est impeccable dans un rôle de chanteuse.



29. James Yorkston - The Cellardyke Recording and Wassailing Society [Domino]
Dans un silence assourdissant, James Yorkston aura sorti un nouvel album. Et il est une nouvelle fois très beau. Folk délicat produit par Alexis Taylor d'Hot Chip, il se dégage de cet album une ambiance que James Yorkston sait rendre lumineuse que ce soit en quelques notes ou avec sa douce voix. Tout le monde ou presque s'en fout, comme à chaque fois, mais il faudra quand même un jour qu'on prenne le temps de s'arrêter sur les nouvelles sorties de James Yorkston, artiste dont le temps n'a - et n'aura sans doute jamais - de prise.



28. Alvvays - st [Polyvinl]
Alvvays ou sûrement ma révélation de l'année. Si comparaison n'est pas raison, celui qui m'a présenté le groupe comme la rencontre entre The Pains of Being Pure at Heart et Camera Obscura avait vu juste. Shoegaze et pop (presque twee) à la fois, ce premier album des canadiens (sorti l'an passé sur cassette, réédité à plus grande échelle cette année) a tout ce qu'il faut de mélodies, de guitares coquines et de mélodies impeccables.



27. Cheveu - Bum [Born Bad Records]
Découvert via '1000', il aura fallu 3 ans pour voir les français de Cheveu rajouter un troisième album à leur discographie. Et si l'ensemble est toujours aussi noisy, rock, il y a ce côté branleur (et qui leur va bien) qui a un peu disparu. Ici, on sent un 'Bum' carré, percutant, composé et produit à la perfection. Une histoire de maturité ? A dire vrai, on s'en fout un peu. Les chansons (et même les tubes !) sont là. Le reste...



26. Barzin - To Live Alone In That Long Summer [Monotreme]
Discrètement mais sûrement, le canadien Barzin continue son petit bonhomme de chemin dans l'indifférence la plus complète. Cinq ans après 'Notes to an Absent Lover' et toujours chez Monotreme, Barzin revient distiller son folk lumineux rempli de pop en composant des chansons belles à pleurer, le tout avec une production toujours très délicate.



25. Linda Perhacs - The Soul of All Natural Things [Asthmatic Kitty]
Il aura fallu donc 44 ans pour que Linda Perhacs sorte son 2è album, après son fabuleux 'Parallelograms', dont l'arrivée d'Internet lui aura permis de sauter aux oreilles du plus grand nombre, dont votre serviteur. 'The Soul of All Natural Things' reprend globalement les choses là où elle les avait laissées, continuant à chanter de cette si belle voix des chansons folk totalement habitées de fantômes du passé. Retour magnifique autant qu'inattendu.



24. Sun Kil Moon - Benji [Caldo Verde Records]
Dernièrement, je parlais avec un fan de Mark Kozelek et donc de Sun Kil Moon. Et il me disait que « Pour moi ce n'est pas le meilleur Sun Kil Moon et encore moins le meilleur Kozelek. Mais le gars est très inspiré en ce moment ». Pas assez fan de l'américain pour débattre à ce sujet, mais plutôt confiant quant à l'avis de mon ami, il n'en reste pas moins que 'Benji' est un album qui m'aura fait frissonner cette année. Longues mélopées folk, très introspectives, le disque est un bijou sombre. A écouter d'urgence.



23. Hauschka - Abandoned City [City Slang]
'Abandoned City' a des airs de disque d'un autre temps. Composé autour - évidemment - d'un piano que l'allemand Hauschka maitrise par dessus tout, ce disque fait l'étalage de sonorités répétitives, aux cordes de piano souvent heurtées mais jamais salies. Mélancolique autant que mélodieux, ce disque raconte musicalement les histoires de ces villes abandonnées. Quelle beauté.



22. Allo Darlin' - We Come From The Same Place [Fortuna Pop]
Le groupe d'Elizabeth Morris change de braquet. Et passe du twee-pop de ses débuts à une tonalité plus indie-pop. Alternant les chansons « à la Belle and Sebastian » et les titres plus enlevés (l'évident Bright Eyes), 'We Come From The Same Place' est une nouvelle belle réussite de la part des anglais d'Allo Darlin'. A priori, c'est sympa d'être amoureux.



21. The Notwist - Close to the Glass [City Slang]
Disons le tout de go : 'Close to the Glass' est peut-être le meilleur album à ce jour de The Notwist. Oui, même devant 'Neon Golden'. Rien de bien neuf sous le soleil, The Notwist continue à faire du Notwist. Mais le fait très bien : mélodies synthétiques, electro-pop joliment emballée, portée par la voix toujours éthérée de Markus Acher. Cerise sur le gâteau, ils en profitent pour composer un tube indie en puissance, le formidable Kong. Du tout bon.



20. Ty Segall - Manipulator [Drag City]
Si l'on ne prend en compte que sa discographie personnelle, Ty Segall a sorti (à l'âge de 27 ans) sept albums « officiels », auxquels il faut ajouter une pelletée de cassettes et d'autres projets parallèles. 2014 aura pourtant été assez calme vu que 'Manipulator' est le seul album de Ty Segall de l'année. Plus concis que ses prédécesseurs, ne laissant rien au hasard sur chacune des 17 plages, mélangeant aussi bien moments nerveux que plus pop, avec toujours comme comme métronome un psychédélisme que Ty Segall maitrise à merveille, 'Manipulator' est sans doute le meilleur album de l'américain. 



19. The Steinbecks - Kick to Kick [Matinée Recordings]
Grand fan de John Steinbeck devant l'éternel, je ne pouvais qu'aimer un groupe qui s'appelle The Steinbecks. Originaire d'Australie, le groupe sort avec 'Kick to Kick' son 4è album... en 20 ans, le premier qui atteint mes oreilles. Rock brinquebalant et pleins de ruptures, pop aux accents anglais, 'Kick to Kick' est le genre d'album qui semble avoir été écrit en 1992. Délicieux en tous points.



18. Will Stratton - Gray Lodge Wisdom [Talitres]
Découvert via le beau 'Post-Empire', Will Stratton confirme sur 'Gray Lodge Wisdom' tout le bien que je pouvais penser de lui. Cet album de folk travaillé, qui rappelle aussi bien The Tallest Man on Earth que David Ackles, s'ouvre d'ailleurs par une de mes chansons de l'année, sublime mise en bouche avant que notre homme déroule ses chansons avec doigté et d'une voix touchante. Peut-être le fait que Will Stratton a vaincu l'an passé un cancer confère encore plus de beauté à cet album. Et encore, ces 8 chansons n'ont pas besoin de cela pour toucher au plus profond.



17. Swans - To Be Kind [Young Gods]
Passé à côté de 'The Seer', album monstrueux que je n'ai jamais réellement su apprivoiser, 'To Be Kind' est une belle occasion de renouer avec les Swans de ce furieux de Michael Gira. Un album une nouvelle fois très long (plus de 2h) et qui lorgne plus du côté d'Angels of Light (un des projets parallèles de Michael Gira, qui n'a pas été réanimé depuis le superbe 'We Are Him') que précédemment. Plus « pop » (on est chez Swans), mais pas forcément moins sombre ou bruyant, l'ensemble est totalement enivrant.



16. Sage Francis - Copper Gone [Stange Famous]
Après quelques albums moyens portés par des singles ravageurs, Sage Francis retrouve de la consistance avec 'Copper Gone', cinquième album du barbu américain. Un disque percutant et lettré, porté par le flow le plus incisif du rap actuel, des mélodies piochant beaucoup dans la pop - tout en rendant tout de même hommage au hip-hop des années 90 (Thank You) - et un discours politique fort, comme souvent (le formidable Vonnegut Busy). 'Copper Gone' retourne aux bases de ce que Sage Francis a fait de mieux jusque là ('A Healthy Distrust'). Tant mieux.



15. Marissa Nadler - July [Sacred Bones]
Sorti chez Sacred Bones, orné d'une pochette magnifique, 'July' est un album qui voit l'américaine Marissa Nadler continuer à chanter et déployer ses chansons tristes. Folk aux contours psychédéliques, intelligemment produit (pas mal de reverb) qui confère à l'ensemble une atmosphère cotonneuse, 'July' est peut-être son meilleur album. Qui confirme une chose : Marissa Nadler est l'incarnation musicale de la beauté.



14. Jóhann Jóhannsson - McCanick OST [Milan Records]
Grosse année pour l'islandais avec la sortie de trois bandes originales : 'I Am Here', 'The Theory of Everything' (encensée aux derniers Golden Globes, ) et 'McCanick'. C'est cette dernière qui m'aura le plus séduit, même si les autres sont réussies également. Entre musique de chambre, partie plus ambiante, et montées échevelées, ce disque a même des airs d'album à part entière, tant il est cohérent. Mieux, Jóhann Jóhannsson rappelle sur cette BO de 'McCanick' qu'il est un compositeur formidable, le pendant islandais de Max Richter. On ne l'avait pas oublié certes mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal.



13. Parkay Quarts - Content Nausea [What’s Your Rupture?]
Non content de s'être révélé il y a un an avec 'Light Up Gold', les new-yorkais et leur rock lo-fi ont sorti un nouvel album, 'Sunbathing Animal' à la toute fin du printemps. Un disque de qualité, dans la lignée de 'Light Up Gold', mais presque trop sérieux pour eux. Mieux, sous le nom de Parkay Quarts, le groupe (réduit à 2 membres pour l'occasion) a sorti début décembre 'Content Nausea', un disque beaucoup plus barré que son prédécesseur, punk animé d'une douce folie. Et plus séduisant à mes oreilles. Ces gens là semblent insatiables. Profitons en, la jeunesse n'est pas éternelle.



12. Jeremy Messersmith - Heart Murmurs [Glassnote]
Entre tubes pop évident (It's Only Dancing, Tourniquet), chansons qui parlent d'amour, de déceptions et de ruptures (You'll Only Break His Heart), avec les fantômes des Beatles, d'Elliott Smith et d'Adam Green qui volent autour, Jeremy Messersmith aura composé 2014 son meilleur album. Sorti enfin sur une structure digne de ce nom, le meilleur semble à venir pour l'américain. Ce n'est que justice.



11. Damien Rice - My Favourite Faded Fantasy [Wea]
Damien Rice ou le retour que l'on n'espérait plus. Malgré un succès qui ne se démentait pas vraiment, il aura fallu huit ans à l'irlandais pour sortir son troisième album. Et l'attente valait le coup. Sublime de bout en bout, paré de soyeux arrangements, 'My Favourite Faded Fantasy' est une réussite totale. Beau à en pleurer, très touchant (It Takes a Lot to Know a Man), cet album est aussi et surtout rassurant : non, Damien Rice n'a pas perdu son mojo.


Pour rappel :
Bilan 2014 : « Albums » (10-01)


Comme promis, un lecteur streaming avec une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Bonne(s) écoute(s) !




jeudi 25 juillet 2024

[Track of The Day] Joe Goddard - Ghosts (feat. Tom McFarland)

A trop écouter de disques, à trop balayer d'un revers de la main quelques chansons qui ne nous marquent pas de prime abord, il est assez facile de passer à côté d''Harmonics', le troisième album de Joe Goddard. C'est ce qui a failli m'arriver. Une première écoute assez quelconque, mais avec cette sensation bizarre au final de devoir y retourner.

A l'évidence, 'Harmonics' est du genre à s'imposer dans votre subconscient. Ses mélodies electro-pop, quand elles ne sont pas dance-pop, au vernis house ne payent pas de mine, les très nombreux featuring (quasiment un à chaque piste, de Ibibio Sound Machine à ses copains de Hot Chip Alexis Taylor et Al Doyle) ne bouleversent pas immédiatement, mais tout cela s'immisce, imprègne votre oreille, votre cerveau, votre mémoire. Et très vite, on se rend compte qu'on est à dix écoutes, que Moments Die avec Barrie est une formidable chanson d'ouverture, que Revery (avec le saxophoniste Alabaster DePlume) l'est tout autant en clôture, qu'il y a du Four Tet dans On My Mind ou que le synthétique Summon avec Hayden Thorpe est un bonheur eighties à lui tout seul.

Certes, Joe Goddard perd un peu la main en chemin (une heure, c'est beaucoup trop), s'oublie le temps de quelques longueurs au milieu de l'album, mais c'est toujours pour mieux se reprendre et repartir de plus belle, avant de finir sur un triptyque épatant, qui s'ouvre par la balade electro-soul Ghosts (en écoute aujourd'hui), chantée par Tom McFarland de Jungle et qui s'envole vers une ampleur qu'on ne soupçonnait pas.

Album : Harmonics
Année : 2024
Label : Domino Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Ghosts de Joe Goddard, avec Tom McFarland de Jungle au chant est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Harmonics' de Joe Goddard, voilà Moments Die, avec Barrie en featuring, qui ouvre l'album : 

dimanche 3 janvier 2021

Bilan 2020 : « Albums » (40-21)


Alors que la rentrée est à portée de main et qu'il va bien falloir remettre la machine en marche après quelques jours de congés, finissons en définitivement avec 2020 avec la sélection des 40 disques qui auront fait mon année. Ceux qui auont rendu plus supportable ce premier confinement, ces couvre-feux, ces interdictions de se rassembler, d'embrasser ou d'aimer.

Avant d'en dérouler la première partie, allons voir les choix du voisinage :
- Le bilan musical 2020 en bédé par Christophe Schenk
- 2020 par des artistes (A Girl Called Eddy, Stephin Merritt de The Magnetic Fields, etc)
- Les 10 albums de l'année par Mind Riot Music
- Les 50 meilleurs albums selon The Revue
- Les 10 albums de l'année du toujours sûr Jean-Marie Pottier

Mais revenons à nos moutons. Première partie avec les disques classés de la 40è à la 21è place donc. Au programme, de la twee-pop, de l'emo-punk toujours aussi jouissif, le retour de flamme d'un grand groupe, la découverte d'un futur grand compositeur et même un artiste auquel j'ai enfin succombé. Ca et bien d'autres choses. Avec, au bas du billet, des lecteurs streaming pour écouter une chanson de chacun des disques évoqués. Bonne lecture et bonne écoute !

Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top 50 « Chansons »
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »

 

40. The Stroppies - Look Alive! [Tough Love]
Trio australien qui avait été bien plus qu'un simple flirt printanier l'an passé dans ces pages, The Stroppies auront donné à 'Whoosh' un bien charmant petit frère, 'Look Alive!'. Un disque qui ressemble à son aîné avec cette pop-lo-fi et diy très mélodique, avec toujours comme une lassitude dans la voix qui donne un soupçon supplémentaire de charme à l'ensemble. Comme s'il était besoin.
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39. Annabel Lee - Let The Kid Go [Luik Records]
Avec ses guitares tantôt lourdes, tantôt acérées (et qui n'auraient sans doute pas dépareillées dans la scène rock d'il y a 25 ans), la voix d’Audrey Marot et la qualité de ses mélodies accrocheuses, jamais bien loin du tube, les bruxellois d’Annabel Lee font dans le court (9 chansons, 32 mns tout juste), l’énergique et l’efficace.
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38. Holy Fuck - Deleter [Last Gang Records]
Cinquième album pour les canadiens, totalement perdus de vue depuis leur 'LP' de 2007. Entre indietronica et dance-pop, rythmique au cordeau, synthés puissants et quelques invités pas piqués des vers (Alexis Taylor d’Hot Chip, Angus Andrew de Liars et Nick Allbrook de Pond).
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37. Extraa - Baked [Requiem Pour Un Twister]
Les deux pieds enfoncés dans une pop 60s/70s où l’on sent toute l’influence des Beatles que des Kinks (mais pas que), voilà les parisiens d'Extraa et leur premier très joli album. Très anodin de prime abord, il s'avère être une petite parenthèse des plus délicieuses, faites de mélodies accrocheuses et portées par une jolie production.
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36. Son Little - Aloha [ANTI-]
Dans une année qui aura rivalisé de très belles pochettes, celle du 'Aloha' de Son Little est sans doute dans le très haut du panier. Mais comme cela ne suffit pas à en faire un bon disque et encore moins un des disques de l’année, rajoutons que ce mélange de pop, de folk et de blues avec cette vibe soul et r'n'b qui parcourt tout le disque est on ne peut plus conseillé. Amy Winehouse aurait sans doute adoré travailler avec ce mec.
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35. The Apartments - In And Out of the Light [Talitres]
Les années passent et Peter Milton Walsh n’est toujours pas heureux. En tout cas, c’est ce qui ressort de 'In And Out of the Light', le successeur du miraculeux 'No Song No Spell No Madrigal' en 2015. Des chansons d’une douceur belle à frémir, de la mélancolie à tous les étages et des larmes qui ne sont jamais bien loin de couler à chaque nouvelle écoute.
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34. Lunchbox - After School Special [Slumberland Records]
Avec ses chansons courtes et ramassées, enregistrées dans un sous-sol et sans s'embarrasser de circonvolutions, le nouvel album de Lunchbox va à l’essentiel avec son indie-pop pleine de twee (à moins que ce ne soit l'inverse), de soleil, de trompettes euphoriques, de mélodies efficaces. Pas propret pour un sou mais diablement efficace.
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33. Cable Ties - Far Enough [Merge Records]
Disque rageur à bien des égards, ‘Far Enough’ est un énorme coup de savate de la part du trio de Melbourne. Un album puissant de rock, de punk et de garage, politique et féministe, qui tient sa ligne tout du long et contient quelques chansons qui en d'autres temps auraient été des tubes.
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32. Touché Amoré - Lament [Epitath]
Dans leur style, Touché Amoré ne va pas réinventer l’eau chaude. Et ce n’est pas ce qu’on leur demande. Un disque jouissif au possible, post-hardcore et emo au programme, avec toujours le chant rageur et criard de Jérémy Bolm qui surplombe un disque qui ne manque pas de mélodies. Peut-être leur plus immédiat et réussi.
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31. The Little Hands of Asphalt - Half Empty [Fika Recordings]
The Little Hands of Asphalt ou l'alias de Sjur Lyseid, norvégien de son état qui fait dans la pop mélancolique (entre guitares et piano), lisse de prime abord et finalement très entêtante. De superbes balades, quelques moments plus enlevés (comme sur le titre avec Elizabeth Morris de feu Allo Darlin'), et au final un disque beau comme tout que je me surprend à plus que souvent ressortir depuis sa parution.
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30. The Flaming Lips - American Head [Bella Union / Warner]
Perdus à mes oreilles depuis longtemps, les Flaming Lips mettent de côtés leurs élans psyché, retrouvent leurs envies du début des années 2000 (et notamment de 'Yoshimi Battles The Pink Robots') et composent un disque mélodique à souhait, très bien arrangé et à la douceur indéniable
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29. Bad Moves - Untenable [Don Giovanni Records]
S’il ne révolutionnera rien, ce second album du quatuor de Washington Bad Moves aura fait du bien à cette année 2020. Un condensé addictif de power-rock et d’indie-rock pied au plancher qui ne se pose pas de questions et qui est porté par un tube en or massif, Party With The Kids Who Wanna Party With You.
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28. Porridge Radio - Every Bad [Secretly Canadian]
Entre rock, pop et post-punk, calme et brutalité, douceur et acidité, le deuxième album des anglais de Brighton aura marqué son monde en 2020. Un disque souvent habité et porté par la voix et les textes de Dana Margolin, il atteint son apogée sur un Long des plus nerveux et délicieux et qui n’est pas sans rappeler le Not de Big Thief sorti l’année dernière.
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27. The Proper Ornaments - Mission Bells [Tapete Records]
Le quatuor continue discrètement sa carrière avec 'Mission Bells, peut-être son album le plus abouti. Un disque dans la même veine pop à guitares, mais peut-être plus las ou fatigué. Et plus les écoutes ont passé, plus il semble que ces jeunes gens sont les Radio Bros de leur temps. On a vu bien pire compliment.
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26. The Luxembourg Signal - The Long Now [Shelflife Records/Spinout Nuggets]
Un troisième album pour les américains, révélation de 2018, sans doute supérieur au précédent 'Blue Field', pourtant déjà très réussi, mais cette fois sans single aussi puissant que Laura Palmer. Court (34 mns), rempli de superbes mélodies, dream-pop/indie-rock/shoegaze en veux tu en voilà, avec de très belles guitares et toujours les voix de Beth Arzy et Betsy Moyer,  'The Long Now' est un disque lumineux de la part de The Luxembourg Signal.
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25. Pictish Trail - Thumb World [Fire Records]
Et encore des écossais. Enfin un pour le coup : Johnny Lynch, à la barre de ce quatrième album. Un disque qui sent bon la pop trafiquée, synthétique et qui n’est pas sans rappeler Grandaddy voire Sparklehorse.
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24. Cold Beat - Mother [DFA]
Parcouru de fulgurances tout en restant cohérent tout du long, s’inscrivant totalement dans l’ADN de DFA Records, 'Mother' est un remarquable album aux influences digérées et pas bêtement recrachées, plein de synth-pop mélodieuse, de wave à foison, de lap-pop et d’électronique, et d’indie-pop 80s délicieuse.
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23. Taulard - Dans La Plaine [Broderie Records]
Synth-punk froid et bricolé, inspiré, wave aussi à l’affiche de 'Dans La Plaine' des grenoblois de Taulard. Un disque bizarre autant qu’addictif, aux atours cheap, plein d’histoires banales et désabusées mais pour lesquelles le groupe arrive à nous passionner.
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22. Sondre Lerche - Patience [PLZ]
Avec l'amour et ses aléas comme thème principal, 'Patience' est un très bel album de pop sophistiquée, de mélodies lumineuses, d'arrangements léchés et travaillés, où les mélodies font mouche. Il m'aura fallu 19 ans pour apprécier comme il se doit un disque de Sondre Lerche. Ce fut long mais l’attente valait vraiment le coup.
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21. Ethan P. Flynn - B-Sides & Rarities: Volume 1 [Young Turks]
Loin de ce que pourrait laisser croire son titre en forme de blague, 'B-Sides & Rarities: Volume 1' est le véritable premier album d’un jeune anglais de 21 ans, Ethan P. Flynn, qui en 32 mns se révèle être un sacré compositeur/arrangeur/producteur. Un album épatant, superbement produit et arrangé, sorte de melting-pop aux sonorités électroniques et r'n'b, pleines de clappings et de chœurs.
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Bilan 2020 :
Top Albums : 20-01
Top 50 « Chansons »
Top 15 « 7", 12", Ep, Compilations & Rééditions »


Comme promis, vous trouverez ci joint un lecteur Spotify et Deezer comptant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus (et dans l'ordre du classement, soit de 21 à 40). Bonnes écoutes !