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vendredi 27 mars 2015

[Track of The Day] DayOne - Fuel For Fire

Retour dans le passé : nous sommes en 1999, j'achète encore Les Inrockuptibles, et voilà t'y pas que la rédaction de l'hebdomadaire s'emballe pour 'Ordinary Man', le premier album d'un groupe de Bristol, alors centre du monde musical - un disque sorti sur Melancolik, le label de Massive Attack. Produit par Mario Caldato Jr (qui a bossé notamment sur les albums des Beastie Boys) et comptant un titre fort (I'm Doing Fine), le groupe voit son trip-pop slammé et aux faux airs de Eels se faire encenser un peu partout.

Huit ans plus tard, le duo Day One fait à nouveau surface. Nous sommes en 2007, le duo rappelle Caldato Jr., signe chez One Little Indian, le label de Björk, et sort 'Probably Art', album dont je ne me souviens pas avoir écouté la moindre note.

2015, à nouveau 8 ans plus tard, Day One annonce la sortie prochaine d'un troisième album, toujours produit par Mario Caldato Jr, en dévoilant Fuel For Fire, un premier extrait, très bien foutu, très actuel. L'album sortira quand ? Chez qui ? Mystère jusque là.

Le seul changement pour le moment, en tout cas à en croire leur page Facebook et l'artwork très laid (et digital, aucune sortie physique n'est pour le moment prévue) qui accompagne Fuel For Fire, c'est qu'il semblerait que Day One soit devenu DayOne.

Bref, en résumé, le Day One de ma fin d'adolescence existe toujours. Sort un disque tous les 8 ans. S'appellerait maintenant DayOne. 
Quant à leur premier album, pour ainsi dire, je n'en ai pas beaucoup de souvenir, tant je me souviens avoir été déçu que le disque ne tienne pas les promesses de I'm Doing Fine. Il faudrait que je le réécoute un jour de désœuvrement. Ça fait quand même 16 ans qu'il prend la poussière.

Album : -
Année : 2015
Label : -


lundi 31 mars 2025

[Track of The Day] The Tubs - One More Day

Sur la pochette du deuxième album de The Tubs, on peut trouver une sorte d'oxymore photographique : à l'avant, une femme donne le sein à un bébé. Au second plan, une pierre tombale. Elle, c'est Charlotte Greig, artiste éclectique autant que journaliste musicale. Le bébé, c'est Owen Williams, ex-chanteur de Joanna Gruesome et désormais au micro de The Tubs, qui vient donc de publier le successeur du remarqué (et tout aussi remarquable) 'Dead Meat' en 2023, 'Cotton Crown'.

Un disque qui ne transpire pas de bonheur (et alors même que Charlotte Greig n'est que clairement évoqué sur Strange, la chanson de clôture), où il est question de relations amoureuses qui tournent à vide, de dénigrement de soi, d'interactions sociales compliquées, d'ennui et de lassitude à peine voilés. Pourtant, musicalement, si la mélancolie est bien présente, il y a dans cette jangle-pop énervée (aux accents parfois punk) et qu'on pourrait situer quelque-part au croisement des Smiths (cette guitare !) et de R.E.M., assez de peps et d'envie d'en découdre pour vouloir croquer la vie à pleine dent.

Court et fort de quelques singles à l'efficacité impeccable (l'évident Freak Mode mais surtout One More Day, en écoute aujourd'hui, chanson à l'intro, aux riffs et à l'urgence imparables), 'Cotton Crown' est donc un album curieux, qui joue de l'ombre et de la lumière à tous les niveaux ; et qui prouve (mais qui en doutait ?) que 'Dead Meat' n'était pas qu'un one-shot réussi. The Tubs devraient être dans les parages encore pour un moment.

Album : Cotton Crown
Année : 2025
Label : Trouble In Mind Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, One More Day de The Tubs est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très conseillée de 'Cotton Crown' de The Tubs, voilà l'évident single Freak Mode :

Le clip de Freak Mode de The Tubs :

mardi 13 mars 2012

[Track of The Day] One Little Plane - She Was Out In The Water

Je parle beaucoup trop de Four Tet. Mais quand on aime on ne compte pas.
Surtout que pour le coup, One Litte Plane n'est pas son nouveau projet. Disons plutôt sa nouvelle sortie. Celle de son label Text, qui accueillera le second album de Kathryn Bint, folkeuse ricaine qui sait s'entourer.

Car en plus de sortir son second disque 'Into The Trees' chez Text, elle a convié le Radiohead Colin Greenwood - à la basse - sur une chanson (tout l'album?), She Was Out In The Water.

Et comme si ça ne suffisait pas, One Little Plane fait produire le tout par Kieran Hebden lui-même. Et sa patte se sent sur toute la chanson (ce rythme enivrant, cette mélodie qui prend un tour très lumineux). Si son travail est aussi bon que sur 'Just Beyond the River' de James Yorkston, ça promet.

She Was Out In The Water vient de me faire la soirée. Et pas dit que cela s'arrête rapidement… 

Album: Into The Trees 
Année: 2012 
Label: Text 
 
She Was Out In The Water est également en écoute sur le soundcloud de One Little Plane, et ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

jeudi 22 juin 2023

[Track of The Day] Weird Nightmare - She's the One (Ramones cover)

Un très bon premier album et trois singles (deux compositions originales, I Think You Know et So Far Gone, et une reprise Our Love Will Still Be There de The Troggs) : jusque-là, on est pas loin du sans faute de la part de Weird Nightmare, le moniker solo Alex Edkins, leader des furieux de METZ. Et ce n'est pas son dernier single qui va démentir cet état de fait.

Pour celui-ci, l'américain s'est attaquée à She's the One, une chanson parue sur l'album 'Road to Ruin' des Ramones en 1978. Mais plutôt qu'être dans la redite punk, Weird Nightmare a préféré ralentir le tempo du titre original pou lui donner un verni très sixties (on jurerait la production d'époque), avec des clappings, des « yeah yeah » à tout va et un piano presque clinquant. Un relecture si bien troussée qu'on jurerait un temps que She's The One est une chanson des Beatles. Grande reprise.

Album : -
Année : 2023
Label : Sub Pop

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, She's the One des Ramones repris par Weird Nightmare est en écoute ci-dessous :

Le clip She's the One des Ramones repris par Weird Nightmare : 

La version originale de She's the One, par les Ramones donc :

mercredi 19 janvier 2022

[Track of The Day] Cloud Cult - One Way Out of a Hole

Dire que j'aime ces gens serait sans doute en dessous de la vérité. Véritable révélation au mitan des années 2000 via des albums formidables ('Advice From The Happy Hippopotamus', 'Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes)') ou extraordinaires et essentiels ('The Meaning of 8', pour moi un des monuments des 2000s, peut-être le meilleur album d'indie de cette décennie là), des singles incroyables (combien y a-t-il eu de meilleures chansons dans cette première décennie de millénaire que No One Said It Could Be Easy ? Quatre ? Cinq tout au plus ?), les Cloud Cult manquaient. Alors oui, certains de leurs derniers efforts étaient en deçà de leurs bijoux précédents, mais il y avait toujours de quoi satisfaire ses envies de pop bien achalandées, à la mélancolie bien troussée.

Les voir revenir avec un nouvel album, sans crier gare, six ans après un réussi 'The Seeker' me met en joie. Le disque s'appellera 'Metamorphosis', sortira le 4 mars prochain, toujours sur leur propre label, Earthology Records. En guise de mise en bouche, la bande à Craig Minowa a lancé One Way Out of a Hole, un morceau dans un style tout à fait Cloud Cult-ien. Une chanson qui pue la pop par tous les pores, la mélodie qui s'attache, l’orchestration qui s'emballe et la rythmique qui emballe. Hymne au besoin vital d'apprendre à se perdre et de ne pas suivre le chemin qu'on a tracé pour nous, cette chanson est un petit bonheur. Couplez cela à l'annonce du retour du groupe aux affaires, et vous comprendrez mon émoi. Vous ai-je dit que j'aime ces gens ?

Album : Metamorphosis
Année : 2022
Label : Earthology Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, One Way Out of a Hole de Cloud Cult :
 

Le clip de One Way Out of a Hole de Cloud Cult :

mardi 29 janvier 2013

[Track of The Day] The Strokes - One Way Trigger

Peut-être vous êtes vous déconnectés du monde réel vendredi soir en sortant du bureau : vous êtes partis à la campagne où portables et encore moins 3G ne sont légions. Vous vous êtes assis sur une peau de bête, vous avez ouvert une bonne bouteille, installé un vieux vinyle aux sillons craquant sur la platine tout en observant le bois brûler dans la cheminée.

Si c'est le cas, vous n'êtes pas au courant que les Strokes ont révélé vendredi en début de soirée une nouvelle chanson de leur cinquième à venir.

Disons le clairement, je n'ai jamais été fan des Strokes. Oh, leur 'Is This It' avait fait plus que son petit effet à sa sortie et je l'écoute encore avec beaucoup de plaisir. Mais la suite ne m'a pas vraiment marqué. Et puis pour tout dire, j'ai toujours été plus Libertines que bande à Casablancas.

C'est pourquoi, n'attendant rien de spécial de ce premier extrait, j'ai apprécié, au contraire d'une immense majorité de fans qui a déversé (en une écoute, c'est aussi ça la magie d'Internet !) des torrents d'injures sur ce One Way Trigger, certes loin de l'univers des Strokes, mais diablement efficace.

Les meilleures analyses que j'ai pu lire sur cette première chanson viennent de chanteurs de deux groupes de Without My Hat Records : 

Johan de Gulcher : « Personnellement a 3min10 je suis comme un con à supplier pour que le refrain arrive et BIM. Il imite Justin Timberlake qui imite Michael Jackson qui imite Smokey Robinson, la mélodie est tout à fait divine, c'est mélancolique et désabusé, tout ce que j'aime chez les Strokes ». 

Roman de Mondrian : « Vraiment bien ce nouveau titre. On dirait une chute de 'Bad' de Michael qui aurait pu être vulgos si ç'avait été chanté par Muse... ».

Tout est dit : One Way Trigger est un changement de cap réussi.

Album :
to be added
Année : 2013

Label : Rough Trade


One Way Trigger est en écoute également sur le soundcloud des Strokes ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

One Way Trigger est en téléchargement gratuit sur le site officiel des Strokes (contre l'habituelle adresse mail, cela va de soi).

mercredi 6 septembre 2023

[Track of The Day] Tele Novella - Eggs in one Basket

J'aurais aimé attendre le 6 octobre prochain pour évoquer une seconde fois cette année le nouvel album de Tele Novella. Hard Hearted Way était une belle mise en bouche pour ce disque très très attendu dans ces pages et suffisait sans doute bien. Oui mais voilà, le duo Natalie Ribbons/Jason Chronis a publié il y a quelques jours Eggs in one Basket, le troisième single extrait de ce 'Poet's Tooth' à venir. Et il m'était difficile de ne pas en parler, fut-ce succinctement.

Avec toujours à l'esprit cette ambiance d'ici et d'hier, les Tele Novella composent là une chanson aux couplets métronomiques, aux refrains lumineux (dont la mélodie semble tout droit venue de la fin des années 60) et qui fourmillent de détails délicieux. Je crois ne pas me tromper en disant que Eggs in one Basket est à ce jour sans doute la plus belle chanson jamais écrite par Tele Novella.

Album : Poet's Tooth
Année : 2023
Label : Kill Rock Stars

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Eggs in one Basket de Tele Novella est en écoute ci-dessous :

Le clip de Eggs in one Basket de Tele Novella :

lundi 24 septembre 2012

[Track of The Day] Iron & Wine - One More Try (George Michael cover)

C'est avec surprise que j'ai appris dernièrement - et avec retard - qu'Iron & Wine avaient sorti (après un 'Kiss Each Other Clean' l'an passé moyen et pour ainsi dire sans grand intérêt) au début de l'été un 45-tours  proposant deux reprises dont One More Try, un des nombreux tubes de George Michael.

Une version loin de l'originale, ici rythmée et portée par un orgue puis un saxophone venu en renfort. Et sans effets de voix. Une reprise surprenante et de très belle facture.

Pas dit que cette reprise arrive à relancer la carrière d'un George Michael dont le dernier come-back me semble un peu vain (voir sa prestation à la clôture des Jeux Olympiques de Londres).
Mais elle pourrait relancer Iron & Wine. Ce qui serait déjà fort appréciable.

Album: One More Try 7"
Année: 2012
Label: Suicide Squeeze


La reprise de One More Try de George Michael par Iron & Wine est également en écoute sur le soundcloud de Suicide Squeeze . Et ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)


Pour rappel et ceux qui auraient oublié le très joli One More Try de George Michael, le voilà ci-dessous:


mercredi 29 avril 2009

[Track of The Day] datA - One in a Million (Club Version)

datA ou le type qui devrait faire parler de lui dans les prochaines semaines. Et pas qu'un peu. Reprenons donc: David Guillon, aka datA, est de retour après un 'Rapture Ep' très réussi l'an passé. De retour pour un quatrième maxi - qui annonce un premier album à venir ('Skywriter', le 25 mai prochain) - datA ne fait pas dans la dentelle. Au programme, une chanson (One in a Million), et trois remixes, tous réussis.
Au-delà du titre original de plus que bon aloi (prenez du funk, du groove voire du disco, et accolez-y «-electro»), c'est surtout la version club qui m'a sauté aux oreilles. Peut-être par son côté ultra-efficace. Ou son piano un peu pupute. Ou pour sa production juste parfaite. Je ne sais pas trop à dire vrai.
Ce que je crois en revanche, c'est que ce One In a Million Club Version vient d'en prendre pour six mois sur les dancefloors, et pas uniquement hexagonaux. On parie que vous danserez là-dessus dans quelques semaines, voire même pendant tout l'été? 

Album: One in a Million Ep 
Année: 2009 
Label: Naïve

Vu que je ne suis pas chien, voilà la version originale de One in a Million, en clip qui plus est:



mercredi 19 octobre 2011

[Track of The Day] Pete and The Pirates - Washing Powder

Pete and The Pirates ou l'une des chouettes découvertes de l'année. Passé complètement à côté de leur premier album 'Little Death' en 2008, je rattrape mon retard avec la sortie de 'One Thousand Pictures'.

Quintette originaire de Reading en Angleterre, Pete and The Pirates aime les guitares et jouer avec. Ne lésinant pas sur les mélodies, ne tombant jamais dans la facilité, le groupe me fait penser à la version anglaise - et plus pop - de Tapes'n'Tapes (dont il était question dans ces pages lundi) ou The Apparitions. Il y a bien sûr la voix qui me fait faire ce rapprochement, mais également l'ambition artistique.

Ce qui est toutefois sûr, c'est que Pete and The Pirates balance avec 'One Thousand Pictures' un album solide à défaut d'être renversant sur lequel il n'est pas rare de tomber nez à nez avec un tube potentiel (Come to the Bar, Washing Power, Can't Fish).

Album: One Thousand Pictures 
Année: 2011
Label: Stolen


Autre chanson aussi à découvrir, Come to the Bar, premier single de ce 'One Thousand Pictures'. (malheureusement plus en écoute)

Et pour finir, un clip de ce nouvel album de Pete and The Pirates, celui de Half Moon Street. Il est à noter que bien d'autres clips de ce 'One Thousand Pictures' sont disponibles sur la page youtube du groupe.





mardi 11 octobre 2016

[Track of The Day] Dead Horse One - Forget About Jesus

Dix-neuvième sortie de Requiem Pour Un Twister (déjà !), le deuxième album de Dead Horse One (groupe dont je ne sais rien à part qu'il vient de Valence) 'Season Of Mist' n'a pas encore officiellement vu le jour (ça sera pour le 25 novembre prochain) qu'il promet déjà beaucoup. La faute à un premier titre, Forget About Jesus (ndlr : certains feraient bien d'en prendre bonne note) totalement impeccable.

Pour résumer et la faire courte, c'est un peu le shoegaze qui rencontre la brit-pop ; ou pour faire encore plus simple : when My Bloody Valentine meets Oasis. Oui, c'est sans doute très réducteur, très caricatural même, mais c'est vraiment ce qui m'est venu à l'esprit aux premières écoutes.

Évidemment, difficile de juger de la qualité de ce 'Season Of Mist' sur un seul premier titre. Il n'empêche, ce Forget About Jesus (EDIT : reprise de Swell comme me le fait justement remarquer Mind Riot Music), placé en toute fin d'album (et cette place lui va comme un gant) annonce de bien belles choses pour Dead Horse One. Et ce n'est pas une rapide écoute de l'album - alors même que j'écris ces lignes - qui viendra contredire ceci.
Si le monde de la musique est bien fait et si le suivisme sidérant qui est devenu la norme sur internet depuis quelques années fait une pause, alors 'Season Of Mist' pourrait faire parler de lui et connaître son petit succès. Il semble en avoir tous les atouts en tout cas.

Album :  Season Of Mist
Année : 2016
Label : Requiem Pour Un Twister
 

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Forget About Jesus, premier extrait du premier album de Dead Horse One est en écoute sur le bandcamp de Requiem Pour Un Twister, et également ci-dessous (mais pas dans le lecteur spotify malheureusement) :

mercredi 25 décembre 2019

Purple Mountains - Purple Mountains [Drag City]

J'ai parfois vu passer le nom de David Berman. J'ai plus souvent vu celui de son groupe, Silver Jews, revenir. Mais je ne m'y suis jamais arrêté, quand bien Stephen Malkmus, quand bien même Bob Nastanovich. Alors en août dernier, quand la mort de David Berman a été annoncée, je n'ai pas été spécialement touché. Mais les tombereaux d'hommages, de gens tristes à en pleurer, les témoignages bouleversés disant à quel point cet homme avait marqué leur vie, tout ceci m'a interpellé.

Quelques semaines plus tôt, j'avais écouté le premier album de Purple Mountains, nouvelle formation de David Berman qui revenait après un silence de près de 10 ans (et la séparation des Silver Jews). Une écoute rapide, parmi d'autres, vite expédiée, pas spécialement marquante, qui plus est dans un été qui commençait mal. Et puis est arrivé le 7 août, la tristesse des uns, les pleurs et l'incompréhension des autres. Et Purple Moutains s'est ré-imposé dans mes oreilles ; pour savoir qui était cet artiste qui avait touché et ému tant de personnes. Pour comprendre à côté de quoi j'étais passé passé ces 30 dernières années. En quelques écoutes, la réponse s'est présentée d'elle-même. On appelle ça un choc à retardement.

Car ce disque est d'une beauté transcendante. Par sa musique, indie-pop aux accents country, ses morceaux que David Berman construit et sait embellir au moment du refrain (superbe Nights That Won’t Happen), les fantômes qu'il convie (celui du Range Life de Pavement sur That’s Just the Way That I Feel et Maybe I’m the Only One for Me, deux chansons qui ont la même ligne mélodique,  ceux des Rolling Stones sur She’s Making Friends, I’m Turning Stranger), la chaleur qui se dégage de ses mélodies - avec invariablement une douce mélancolie en arrière-plan -, et la voix de David Berman, des tournures joliment troussées plein la bouche (« Ghosts are just old houses dreaming people in the night »), parfaite pour conter ces histoires empreintes de désespoir et de fatalisme.

Car s'il rend un hommage touchant à sa maman décédée (I Loved Being My Mother’s Son), 'Purple Mountains' est un album où il est question de peine, d'amertume et de tristesse (un sens encore plus aigu depuis le 7 août dernier) : que David Berman parle de sa rupture d'avec sa femme Cassie après 20 ans de mariage (She’s Making Friends, I’m Turning Stranger), de son incapacité désormais à être heureux (Maybe I’m the Only One for Me) ou de la fatalité qui semble l'habiter (« My every day begins with reminders I've been stranded on this planet where I've landed beneath this gray as granite sky. A place I wake up blushing like I'm ashamed to be alive » sur Margaritas at the Mall, tube indie en or massif du disque ; « I spent a decade playing chicken with oblivion, day to day, I'm neck and neck with giving in, I’m the same old wreck I've always been » sur le tristement prémonitoire That’s Just the Way That I Feel). 

Pour autant, le mélange des deux n'en fait un disque dépressif. Non, l'alliage est subtil et penche vers un ensemble d'où s'échappe une touchante mélancolie et une troublante sincérité. Surtout, 'Purple Mountains' est un album somptueux et majeur. Le genre de révérence sublime, à la 'You Want It Darker' de Leonard Cohen. Un disque qui préfigure en quelques sortes les évènements futurs, sans que nous ne nous en rendions vraiment compte sur l'instant. Et qui fait de David Berman un artiste pour lequel on ressent rapidement un amour immodéré - quand bien même (et c'est très perturbant) ce papier n'aurait sans doute jamais vu le jour sans sa disparition. (Sortie : 12 juillet 2019)

Plus :
'Purple Mountains' de Purple Mountains est en écoute sur le bandcamp du groupe
'Purple Mountains' de Purple Mountains est à l'achat sur le bandcamp du groupe
'Purple Mountains' de Purple Mountains est également en écoute sur Spotify et Deezer (notamment)
Beaucoup de beaux papiers ont été écrits suite au décès de David Berman. Mais si vous ne deviez en lire que deux pour comprendre à quel point cet homme touchait les gens, il faut lire ceux de Pauline Le Gall : l'un sur l'album 'Purple Mountains', écrit quelques jours avant son décès. L'autre publié quelques jours plus tard.

Trois chansons de cet album de Purple Mountains. Margaritas at the Mall, tube imparable de l'album (également en écoute dans les playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc) dans la colonne de gauche de ce blog). Puis Nights That Won’t Happen et son sublime refrain. Et enfin That’s Just the Way That I Feel et son côté prophétique :






Pour finir, les deux clips de cet album de 'Purple Mountains' : Darkness and Cold et All My Happiness Is Gone :





EDIT : On vient de me faire découvrir le très bel éloge de Jeffrey Lewis, quelques jours après la disparition de David Berman, lors d'un concert en appartement. Jeffrey Lewis y parle de Berman, de sa joie de travailler avec lui pour pour concevoir la pochette de 'Purple Mountains', de sa réaction à l'écoute du disque (« It was the saddest most depressed and suicidal record I have ever heard. (...) When you hear this record, this is the work of a guy about to kill himself. The most hopeless depressed record that anybody ever made »), de ses échanges à ce propos avec Berman. Et du dernier message qu'ils se sont envoyés. Cela dure 8mns, c'est touchant au départ, bouleversant au final :



jeudi 20 octobre 2011

[Track of The Day] Damien Rice - One (U2 cover)

Q Magazine, mensuel britannique aux gouts aussi douteux que parfois étonnants, a annoncé il y a quelques semaines de cela qu'il allait sortir une compilation de reprises de U2 à l'occasion des 20 ans d''Achtung Baby', disque encensé s'il en est mais qui ne m'a jamais renversé. Un disque de covers au nom alambiqué, 'AHK-toong BAY-bi Covered'. Mais soit.

Jack White, Depeche Mode, Garbage, Nine Inch Nails, Patti Smith et Damien Rice devaient être de la partie. Soit encore.

Ce dernier devait reprendre, je vous le donne en mille, One, la très belle chanson de U2. Pourquoi pas. Mais il faut avouer que dans le genre cliché, on ne fait pas mieux. Damien Rice qui cover One, c'est The Tallest Man on Earth qui reprend Dylan.

Sauf que. Car oui il y a un sauf que, Damien Rice, plein de talent qu'il est, remporte tous les suffrages avec cette reprise de One. Alors certes, ça reste dans la veine de l'originale, mais en plus sombre et le père Damien ne s'autorisant aucun éclat de voix comme se le permettait Bono à l'époque.

Une reprise qui ne fera pas pleurer dans les chaumières, contrairement à ce que devait penser la rédaction de Q, mais une chanson qui prouve que Damien Rice reste un artiste de haute tenue. 

Album: AHK-toong BAY-bi Covered 
Année: 2011
Label: Q Magazine

mercredi 13 juin 2012

[Track of The Day] Conor Oberst and The Mystic Valley Band - I Got The Reason #1

S'il y a toujours quelques jolis moments à prendre sur les albums de Bright Eyes, la magie semble, en partie tout du moins, partie. Et Conor Oberst semble prendre plus de plaisir avec The Mystic Valley Band, groupe créé par notre homme et avec qui il fricote depuis 2008 et deux albums.

'One of My Kind' n'est pas à proprement un album. A la base, c'est le titre d'un documentaire sur Conor Oberst et The Mystic Valley Band à l'occasion de l'enregistrement puis la tournée de 'Outter South'.

De ce film est sorti 11 chansons, nouvelles ou suite de titres parus précédemment (les 4 de l'Ep 'Gentleman's Pact' de 2008. Le tout disponible uniquement en bonus du DVD.
Traditionnel, assez simple finalement, on navigue ici entre bluesgrass, orgue, douceurs acoustiques et bluette country, où Conor Oberst n'est pas le seul à tenir le micro. Un Conor vraiment retrouvé d'ailleurs. Pour du plaisir à l'état brut.

Album: One of My Kind 
Année: 2012 
Label: Team Love


Ci-dessous, un extrait du documentaire 'One of My Kind' :



Et le trailer (très court) du même 'One of My Kind' :



lundi 18 novembre 2024

[Track of The Day] James Blake - Like The End

Vous voyez cette planche de bande-dessinée qui représente un chien assis à une table, prêt à boire son café alors que sa maison brûle tout autour de lui, et qui dit simplement, serein, « This is fine » ? Créé par l'artiste KC Green en 2013, ce dessin, devenu depuis un des mèmes les plus célèbres au monde, aurait pu être la pochette du nouveau single de James Blake, Like The End. Gageons d'ailleurs qu'il a influencé l'anglais dans la création de son propre visuel, qui dit exactement la même chose mais en plus sophistiqué.

Une pochette qui illustre bien le propos de James Blake sur ce nouveau titre. Sans nul doute écrite en réponse à l'élection de Donald Trump il y a deux semaines de cela, Like The End sonne une - fausse - berceuse à la mélodie presque agressive qu'on croirait avoir été écrite par Radiohead. Une chanson désabusée, pour ne pas dire désespérée (« But doesn't it feel like the end? Something's coming for us, I think we're not prepared that this might only be day one »), au tempo lancinant, mais pour le moins très réussie.

Album : -
Année : 2024
Label : CMYK

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Like The End de James Blake est également en écoute ci-dessous :

vendredi 24 septembre 2010

[Track of The Day] Joanna Newsom - Baby Birch

Que ceux qui n'ont pas aimé les précédents albums de Joanna Newsom (et notamment à cause de sa voix) passent leur chemin: il ne trouveront rien dans ce 'Have One on Me' qui pourra les convertir à la musique de la belle américaine.

Pour les autres - mais ils le savent déjà vu que ce troisième album de Joanna Newsom a vu le jour officiellement en février dernier - cela ne sera que bonheur, joie, félicité et orgasme auditif. A l'instar de ces deux prédécesseurs, 'Have One on Me' est un album magnifique, mais qui demande du temps.

Exigeant, composé de trois disques pour un total de plus de 2h de musiques, ce disque ne s'avale pas d'une traite. Il faut savoir repartir pour mieux revenir. 'Have One on Me' se révèle en effet à chaque nouvelle écoute, de bijoux d'orchestrations en merveilles de contre-pieds, de moments de grâce insoupçonnés en instants baroques et mélancoliques, le tout toujours porté par cette harpe céleste.

Samedi soir, à 20h30, perdue entre d'immenses cuves à pétroles et autres raffineries de tous bords, Joanna Newsom viendra présenter cet album sur la scène de L'Épicerie Moderne. Une récompense pour un public lyonnais qui aura su être patient pour pouvoir l'apprécier sur scène. Et, ce qui ne gâche à cette soirée qui promet beaucoup, c'est que c'est Alasdair Roberts qui assurera la première partie - et cet écossais a lui aussi beaucoup de talent.

Dire que j'attends ce concert avec un impatience est un doux euphémisme tant sa voix nasillarde et ses doigts magiques berce joliment mes oreilles depuis la sortie de son premier album 'Milk-Eye Tender', en 2004. Et cette attente est encore plus grande à l'écoute de 'Have One on Me', d'une réussite totale.

Album: Have On on Me
Année: 2010
Label: Drag City



Samedi 25 septembre 2010
L'Épicerie Moderne, Feyzin/Lyon
20h30
Joanna Newsom + Alasdair Roberts
Prix: 20€ (réserver ici même)


Je rappelle à tous les lyonnais et autres rhône-alpins que LE site référence concernant les concerts sur la région, c'est Génération Spontanée, ici.

lundi 29 juillet 2019

[Track of The Day] Molly Burch - Only One

« Toutes les histoires sont des histoires d'amour » disais-je en ouverture de ma chronique de vendredi dernier à propos de 'Chemin Vert' de Joseph Fisher.

La dernière chanson de Molly Burch (face-A d'un 45-tours à paraître en août prochain), Only One, reste dans le thème avec la fin d'une histoire d'amour où l'américaine essaie d'en trouver les raisons, sans, évidemment, avoir de réponse (« I heard you found someone new, is she nice to talk to? I thought she tried to fight you, just like I used to do. Is that why you went away, before I, before I could say... Why'd you stop loving me? »)

Langoureuse, Only One transpire la fatigue et la lassitude. Elle a tous les atours d'un titre estival, mais plutôt dans le sens caniculaire, tant la mélodie pleine de langueur amplifie la tristesse et le désarroi de Molly Burch. Jolie chanson à la belle justesse.

Album : Ballads 7"
Année : 2019
Label : Captured Tracks


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Only One de Molly Burch est également en écoute ci-dessous :



lundi 21 janvier 2008

Track of The Day (15-21 janvier 2008)

Retour depuis lundi dernier du titre du jour, du 'Track of The Day'.
Quelques modifications: Deezer a changé et ne permet de diffuser que des titres qui sont disponibles dans leurs bases de données. Ce qui implique un choix beaucoup plus limité (la selection de la semaine s'en ressent d'ailleurs). Donc, à moins de trouver une solution plus adéquate... bonne(s) écoute(s)! (toujours dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 21 janvier 2008:
* Dntel - Umbrella [Sub Pop]
Une des nombreuses merveille que compte le somptueux 'Life is full of Possibilities', premier album de Dntel, de 2001. Et puis sur un blog où on perd ou on oublie son chapeau, en ces temps hivernaux, un Umbrella c'est toujours bien utile.
(disponible sur Life is full of Possibilities, 2001)

Dimanche 20 janvier 2008:
* Mice Parade - Night Wave [Bubble Core]
Adam Pierce (l'anagramme du nom du groupe) est revenu l'an passé avec un disque une nouvelle bien torché. Et en 2005, il composait ce Night Wave, invitait Anna Valtysdottir de Mùm à poser sa voix et décidait de foutre des frissons dans tous les bras des chanceux qui mettraient une oreille sur ce titre là.
(disponible sur Bem-Vinda Vontade, 2005)

Samedi 19 janvier 2008:
* Paul McCartney - House of Wax [Mercury]
L'an passé, le grand Macca a sorti un bien joli disque, le réussi 'Memory Almost Full' dont on gardera longtemps en mémoire ce vibrant House of Wax, plein de solo années 80-staïle, qui aurait été d'une vulgarité sans nom avec n'importe quel autre artiste. Sauf qu'avec lui, c'est juste classe comme jamais.
(disponible sur Memory Almost Full, 2007)

Vendredi 18 janvier 2008:
* Para One - Turtle Trouble [Institubes]
Alors que l'an passé, l'ami Para One prenait des accents de Boards of Canada pour la bo de 'Naissance des Pieuvres', revenons le temps de 4'27'' sur son premier album à la pochette aussi moche que son contenu est sympa. Et au hasard, mettons ce Turtle Trouble en écoute, pétaradant.
(disponible sur Epiphanie, 2006)


Jeudi 17 janvier 2008:
* The Decemberists - O Valencia! [Capitol]
En 2006, le nouvel album des Decemberists avait été aussi figue que raisin. Figue pour quelques titres vraiment mineurs voire ratés. Et raisin pour des morceaux comme O Valencia!, le genre de trucs qui, plus d'un an plus tard, ne lassent toujours pas.
(disponible sur The Crane Wife, 2006)

Mercredi 16 janvier 2008:
* Frog Eyes - Bushels [Absolutely Kosher]
Dans le genre combo déjanté, je voudrais les Frog Eyes. Sur leur dernier album en date, le réussi 'Tears of the Valedictorian' l'an passé, ils pondent notamment un bijou de titre, Bushels, de plus de 9 mns, sorte de petite soeur délurée de Swans (Life After Death) des Islands. Merveilleux.
(disponible sur Tears of the Valedictorian, 2007)

Mardi 15 janvier 2008:
* Buck 65 - The Chromatics [Strangefamous]
Nouvel album du hip-hopeux canadien qui aime le crossover. Sauf que sur ce 'Situation', il revient à ses premiers amours. Et il ennuie. Pas mal d'ailleurs. Et puis, sans crier gare, à la toute fin du disque, arrive The Chromatics, titre somptueux , sorte de Jeux Interdits-2008 qui sauve la baraque avec sa guitare hispanisante du meilleur effet.
(disponible sur Situation, 2007)

jeudi 19 juillet 2012

[Track of The Day] The Twilight Sad - A Million Ignorants

Pas dit que les fans de The Twilight Sad trouvent leur compte dans ce nouvel album. Toujours rock, toujours noisy et bruyant, mais avec des sons analogiques viscéraux qui s'échappent de chacune des chansons du disque.

Surprenant, décevant de prime abord, mais on revient vite de ce premier avis: les nappes de synthés s'intègrent parfaitement aux compositions et à la voix si écossaise de James Grahan. Cerise sur le gâteau, A Million Ignorants, bonus track du disque, est un petit bijou d'instrumental (à découvrir aujourd'hui).

Très pesante, froide et sombre, la voie 80s instillée par l'excellent Andrew Wetherall, producteur du tout, est en tout cas un choix intéressant. Très bel effort, une nouvelle fois.

Album: No One Can Ever Know
Année: 2012
Label: Fat Cat



Pour en savoir plus sur 'No One Can Ever Know', il faut lire la chronique de Lyle chez Dans Le Mur du Son. Ici.

En plus de A Million Ignorants, en écoute dans le lecteur Grooveshark bleu dans la colonne de droite, Kill It in the Morning, dernière chanson de 'No One Can Ever Know' est à déguster ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)


lundi 14 mars 2016

[Track of The Day] Britta Phillips - One Fine Sunday Morning (Evie Sands Cover)

De Britta Phillips je ne sais rien. Son nom mais surtout sa voix sont de véritables découvertes. Je ne m'étendrais donc pas sur le passé discographique de cette jeune femme (au sein de Luna notamment, groupe dont, là aussi, je n'ai jamais entendu parler), cela vaut mieux. Et je préfère me concentrer sur son premier album solo à venir.

Un premier album nommé 'Luck or Magic', à sortir le 29 avril prochain et qui se composera de dix titres : cinq chansons originales et cinq reprises, avec notamment et excusez du peu Drive de The Cars, Fallin' in Love de Dennis Wilson, Landslide de Fleetwood Mac et même Wrap Your Arms Around Me d'ABBA.

C'est même par une reprise que Britta Phillips annonce son nouvel album, avec One Fine Sunday Morning d'Evie Sands, paru sur le formidable album 'Any Way That You Want Me' de 1969. Une bien belle relecture, dans l'esprit de l'originale, tout en légèreté, très bien arrangée et où la voix de Britta Phillips fait merveille.

A priori amoureuse des sixties, Britta Phillips en profite également pour reprendre Don’t Think Twice, It’s Alright de Bob Dylan sur un 45-tours qu'elle partage avec Dean Wareham, son mari, ancien leader de Galaxie 500  puis de Luna, pour une réussite là aussi (à découvrir au bas de ce post).

Britta Phillips donc. Voix d'ange aux goûts très surs et vraie découverte pour l'auteur de ces lignes, qui ne demande qu'à en savoir plus.

Album : Luck or Magic
Année : 2016
Label : Double Feature Records

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En plus du lecteur 8Tracks, la reprise de One Fine Sunday Morning d'Evie Sands par Britta Phillips est en écoute ci-dessous : 


En plus de la reprise d'Evie Sands, voilà la relecture de Britta Phillips de Don't Think Twice, It's Alright de Bob Dylan :


Enfin, voilà le teaser de 'Luck or Magic', le premier album solo de Britta Phillips :