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mardi 21 février 2023

[Track of The Day] Thurston Moore - Hypnogram

Délaissé depuis quelques années, il n'est pas impossible que je m'intéresse à nouveau à Thurston Moore, la faute à Hypnogram, son très réussi nouveau single. Une longue chanson qui fait la part belle à une mélodie pleine de guitares, qui sonne comme une grande mélopée électrique, jamais dans l'épate mais qui préfère lézarder, flâner et que Thurston Moore conduit d'une voix calme et apaisée.

Un titre qui se retrouvera sur le prochain album de Thurston Moore, dont on ne sait rien à l'heure qu'il est. Mais c'est bien accessoire : Hypnogram n'a pas besoin d'être entourée d'autres chansons pour être écoutée et aimée, elle se suffit à elle-même.

Album : -
Année : 2023
Label : The Daydream Library Series

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Hypnogram de Thurston Moore est également en écoute ci-dessous :
 

lundi 11 avril 2011

[Track of The Day] Thurston Moore - Benediction

Moi et Beck on n'a jamais été trop pote. Le petit génie américain ne m'a que très rarement touché avec ses disques (ok, à quelques exceptions près genre 'Odelay') aux compositions que j'ai toujours trouvé bien vaines.
Dans le même temps, j'ai une grande affection pour Thurston Moore, pour le personnage et pour son histoire avec Sonic Youth.

Alors quand j'apprends que Beck et Thurston Moore vont s'associer (ils sont amis depuis un moment) pour la sortie du nouvel album de ce dernier 'Demolished Thoughts', mon cœur balance. Et puis la raison l'emporte.

A dire vrai, je ne sais pas ce que donnera cet album. Ce qui est sur en revanche c'est que le premier extrait Benediction présente un Thurston Moore très assagi qui laisse Beck lui présenter des cordes enveloppantes dans lesquelles il fond sa voix et sa mélodie avec talent. Et qu'il donne envie de voir le résultat final de cet album.
Peut-être qu'au final, il n'y aura donc pas de choix à faire. Et que c'est Thurston Moore qui va finir par me faire apprécier Beck. Confirmation prévue pour le 24 mai prochain.

Album: Demolished Thoughts
Année: 2011
Label: Matador

vendredi 28 septembre 2007

Thurston Moore - Tree Outside The Academy [Ecstatic Peace]

Quand même, Sonic Youth… quel groupe. Entre sa longévité (plus de 20 ans), sa stabilité (même line-up des débuts ou presque, Shelley arrivant dès 1985), des choix artistiques convaincants et convaincus, une influence énorme sur tout un pan des groupes d’aujourd’hui, et des albums toujours aussi intéressants, année après année (bon, on ne va pas se mentir, il y a quand même quelques ratés ici, là et même dans le coin aussi. Mais on est sympa, on passe l’éponge), la bande à Lee Ranaldo confirme année après année son statut de groupe culte.

Et comme ça ne leur suffit pas, les new-yorkais réussissent même en solo, là où tant et tant ont fait tanguer une aura et une carrière suite à des décisions artistiques douteuses et des promesses d’ego hypertrophiés. Dernièrement, c’est le père Thurston Moore qui s’y est collé avec son deuxième album solo, 'Tree Outside The Academy'.

Un disque qui déjà débute bien : la pochette est belle. Très belle. Basique, classique et sans génie certes. Mais belle. Tout simplement. Et en cette année 2007 peu gourmande en matière d’artwork de qualité, cela méritait d’être souligné.

La liste des invités fait aussi énormément envie. Si l’on retrouve de façon logique Steve Shelley à la batterie (compagnon de route un jour, compagnon de route toujours), la présence de Jay Mascis est une vraie surprise, lui qui depuis quelques mois a retrouvé le feu sacré au bout des doigts avec la reformation plus que réussie de ses Dinosaur Jr.. Leslie Keffer, de Charalambides (dont on reparlera du nouvel album bientôt dans ces pages) est là elle aussi. Tout comme la talentueuse Samara Lubelski au violon qui apporte une touche féminine, qui rend l'anodin beau (Fri/End, qui aurait été sans elle un morceau sans saveur) en mélodicisant un peu plus le tout.

Mais de mélodies, ce 'Tree Outside The Academy' n’en manque pas. Thurston Moore nous sort quelques compositions pas piqués des vers, qui n’auraient pas fait tâche sur les derniers albums du groupe (le titre éponyme par exemple, Honest James, Frozen Gtr), fait riffer Jay Mascis comme jamais (Wonderful Witches avec ce jeu reconnaissable entre mille) et s’applique à s’éloigner de l’œuvre de son groupe originel en se rapprochant d’un son plus folk-pop (bien évidemment, on est chez un membre de Sonic Youth, donc tout est relatif) en utilisant massivement l’alliage guitare acoustique/violon qui fait des ravages tout au long de l’album. Et puis il y a cette voix, ce grain si particulier qui a fait beaucoup, quoiqu’on en dise, sur la carrière du groupe.

Élevé au noise, Thurston Moore ne peut pas s’empêcher de planter ici quelques banderilles bien énervées, pour le plaisir (principalement à la fin de l’album). Et de conclure son disque par un enregistrement de lui à 13 ans. Une piste complètement décalée avec le reste, sans musique. Juste la voix du jeune Thurston expliquant à l’auditeur ce qu’il est en train de faire : ‘What you’re about to hear is the scissors snapping away at random… There!’. Un morceau inutile, sans saveur. Mais qui en dit beaucoup sur le bonhomme, ses idées, son imaginaire.

Et qui signifie aussi que cet homme là, bien qu'à la tête du plus grand groupe des trente dernières années, n’a pas fini d’avoir des choses à nous dire. Ce 'Tree Outside The Academy' très réussi en est la preuve la plus éclatante. Un disque pas forcément fondamental mais diablement passionnant. (Sortie : 18 septembre 2007)

Deux morceaux en écoute, comme à chaque fois. Deux petits bijoux, Fri/End et Wonderful Witches (malheureusement plus en écoute).

mardi 5 novembre 2013

[Track of The Day] Lee Ranaldo and The Dust - Ambulancer

Depuis la rupture entre Thurston Moore et Kim Gordon, Sonic Youth n'est plus. A défaut d'avoir de nouvelles chansons du quatuor, il reste trois projets solos :
- Celui de Thurston, déjà évoqué dans ces pages depuis quelques années déjà, mais dont le dernier album 'Demolished Thoughts' était au mieux ennuyeux. Un Thurston Moore qui enchaine depuis les projets : dernier en date : avec 'Vi är alla guds slavar', avec Mats Gustafsson.
- Celui de Kim Gordon, Body/Head, qui passait vendredi dernier au Sirius, une péniche lyonnaise (oui, Kim Gordon sur une péniche lyonnaise. Qui l'eût cru), concert auquel j'ai eu le mauvais gout de ne pouvoir me rendre.
- Celui de Lee Ranaldo et de Steve Shelley, histoire de boucler la boucle.

Lee Ranaldo, l'homme de l'ombre de Sonic Youth mais pas le moins important. Sa carrière solo ne date pas d'hier (premier effort en 1987). Mais après un 'Off The Wall', poussif, Lee Ranaldo ramène dans son giron Steve Shelley et monte The Dust. Premier album, 'Last Night on Earth', un disque solide, mais aux morceaux qui parfois s'éternisent sans avoir grand chose à dire (une chanson de 3'30, une de 5'00 et les 7 autres ne descendent pas, au mieux, en dessous de 6'24).

Loin d'être mauvais, tenant la route, 'Last Night on Earth' n'est pas pourtant pas un album mémorable. On notera tout de même un Lecce, Leaving, très REM dans l'esprit, un Ambulancer qu'aurait pu sortir Sonic Youth, et un Late Descent #2 au clavecin surprenant.

Signalons quand même que bien que séparés, les Sonic Youth ont toujours un point commun : celui de tous sortir chez Matador. On se quitte, on se déchire. Mais on reste en famille.

Album : Last Night on Earth
Année : 2013
Label : Matador


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Ambulancer est également en écoute sur le youtube de Matador Records et ci-dessous :



Lecce, Leaving, autre très bonne chanson de 'Last Night on Earth', est également en écoute ci-dessous :


lundi 6 décembre 2010

[Track of The Day] Jim O'Rourke - Always Something There to Remind Me (feat. Thurston Moore) (Sandie Shaw cover)

Américain vivant au Japon depuis quelques années, Jim O'Rourke a du sa notoriété à sa participation à Sonic Youth le temps de quelques albums au début de ce siècle.
Pourtant, il reste avant tout un esthète pop. Car on ne sort pas une trilogie 'Bad Timing', 'Eureka', 'Insignifiance' par hasard, sur un coup de chance.

Dernière lubie de l'américain aux yeux bleus profonds: rendre hommage à un maître de la pop music, Burt Bacharach. 'All Kinds of People Love Burt Bacharach' est une compilation de reprises de l'auteur de Say a Little Prayer for Me et autres Raindrops Keep Fallin' on My Head.

A la production et à la musique, Jim O'Rourke. A la voix, Jim O'Rourke également, mais uniquement sur Planes, Boats and Trains, originellement chanté par Dionne Warwick. Car sur les 10 autres titres, il fait appel à des amis, pour la plupart japonais (il y a ici de vraies découvertes) ainsi que Thurston Moore qui revisite Always Something There to Remind Me, en y ajoutant se légère touche noisy qui lui et prore..

Au final, 'All Kinds of People Love Burt Bacharach', qui rend hommage plus qu'il ne revisite, est un vrai bonheur d'album. Un parce que le tout est bien fait avec ses touchés délicats de piano sur lit de cordes. Deux parce qu'on sent que Jim O'Rourke est fan de l'œuvre de Burt Bacharach et qu'il de lui rendre hommage sans la défigurer. Et trois car on a l'occasion de découvrir ici quelques voix japonaises qu'il faudrait assurément plus écouter tant elles titillent très agréablement l'oreille. 

Album: All Kinds of People Love Burt Bacharach 
Année: 2010 
Label: AWDR

vendredi 28 décembre 2007

Top 50 'Albums 2007': 30-11

Et voilà la suite, le classement du numéro 30 au numéro 11. Avec un titre par album en écoute, plus bas.



30. Thee, Stranded HorseChurning Strides [Talitres]
Sorte de réponse masculine (et française !) à Joanna Newsom, Thee, Stranded Horse est un disque fascinant. Parce que cet album là aurait pu être un truc chiant comme la pluie après un brushing. Et puis non. Basé autour de la kora, cet instrument africain qui sonne comme une rencontre entre une harpe et une mandoline, 'Churning Strides' est un peu le disque «je t’invite à un voyage. Et c’est moi qui paye» de l’année.


29. A Place to Bury Strangersst [Killer Pimp]
My Bloody Valentine rencontre New Order et dansent sur les cendres de Ian Curtis qui n’arretent de faire des aller-retours de son cercueil au devant de la scène. Noisy cold-wave shoegaze et tout le toutim. Voire même plus si affinités. On devrait réentendre parler de ces jeunes américains. Et rapidement.



28. BeirutThe Flying Cup Club [Ba Da Bing]
Après un premier album frais mais rapidement lassant, le névrosé Beirut franchit le cap du deuxième album avec élégance, talent et grâce, avec un 'Flying Cup Club' indéniablement beau. Toujours les mêmes ambiances d’Europe de l’Est et un opus qui gagne en cohérence et qui ne peut s’écouter que d’une traite au risque de passer à côté de pleins de choses.


27. Dinosaur JrBeyond [Domino]
Devant tous les échecs des reformations de groupes mythiques/à succès/légendaires, celle de Dinosaur Jr était un énorme risque : écorner l’image d’un des tous meilleurs groupes indé de la fin des années 80. Résultat ? Un bonheur. C’est carré, c’est propre et c’est réussi. La reformation qui fait plaisir, rock jusqu’au bout des ongles et intransigeant comme par le passé. Un exemple qu’on aurait aimé que les Stooges suivent.

26. Arcade FireNeon Bible [Merge]
Deuxième album plus qu’attendu après le formidable Funeral, Neon Bible’ m’a déçu aux premières écoutes. Les leaks de quelques chansons, deux mois avant la sortie, ça gâche un peu tout, quoiqu’on en dise. Et puis réenregistrer No Cars Go, je n’y voyais pas un intérêt énorme.
Il y a eu ensuite leur concert à Fourvière en juillet et il m’est rentré dans la peau. Et, ô surprise, ça ne m’a même pas fait mal. Et s’il est moins cohérent, il n’en reste pas moins très bon, avec quelques élans de pop grandiloquente mes amis, je vous dis que ça.

25. Chris Garneau - Music For Tourists [Absolutely Kosher]
Sorti au tout début de l’année, ce Music for Tourists est peut-être le premier disque que j’ai écouté en 2007. Et malgré les écoutes, malgré le temps, il aura tenu la route. Et bien. Un album tout au piano, au-dessus duquel vole l’ombre de Cat Power dont l’ami Chris Garneau pourrait être le pendant féminin. Ca ne respire pas la joie de vivre. On pourrait même dire que c’est complètement tristouille et déprimé. Mais c’est beau. Et histoire de finir en beauté, Garneau se pique au jeu de la cover et reprend plus qu'honorablement Between The Bars du grand et feu Elliott Smith.

24. LCD SoundsystemSound of Silver [DFA]
Les quelques écueils du premier album sont effacés. Et le second opus remporte la mise. Murphy et ses potos réussissent le tour de force de se renouveler sans changer de formule, toujours la même : du rock et dansant qui plus est, le tout sans concession. Et afin d’enfoncer le clou, 'Sound of Silver' a le don de compter en son sein le tube de cette année, 'All My Friends' (dont l’Ep du même nom est du même tonneau que l’album, pleins de remixes pertinents).

23. Iron & WineThe Shepherd's Dog [Sub Pop]
Sam Beam s’éloigne de son folk délicat et invite du monde sur son nouveau disque. Des instruments dans tous les sens, toujours ce même sens de la mélodie et un pop-folk inspiré avec des textes engagés bien comme il faut. Bref, l’homme se réinvente et sort un (nouveau) grand cru. Comme d’hab.



22. Justice - † [Ed Banger]
Depuis la sortie de leur remix tonitruant du Never Be Alone Again de Simian en 2003, on savait que Justice allait devenir énorme. La question était juste de savoir quand. 2007 aura donc été leur année. Et ‘†’ un album taille patron, d’une très grande cohérence, influencé à mort par Daft Punk (comme tous les artistes électro du moment, de Digitalism à Boys Noize) et qui savent pondre des tubes avec une régularité ahurissante. Album dancefloor (voire même plus) de l’année.

21. Apples in StereoNew Magnetic Wonder [Simian]
Inspiré par Pink Floyd (pour leur nom), potes de labels des Olivia Tremor Control, Neutral Milk Hotel et autres Beulah, fan de l’œuvre Beach Boys-ienne, les Apples in Stereo sont ma révélation power-pop de l’année. Des voix au vocoder, du rock, de la pop, le tout habilement aéré par quelques plages instrumentales, 'New Magnetic Wonder' est un bijou à vous donner le sourire, même un lundi matin, à 7h30 du matin, avec -7°C dehors.

20. Blonde Redhead – 23 [4AD]
Blonde Redhead poursuit son virage pop entamé avec Misery is a Butterfly et sort un disque détonnant. J’avais espéré un retour aux sources des débuts, quand on les comparait encore à Sonic Youth. Et puis finalement, ce style là leur va si bien. Quelle richesse mélodique ! Quel son ! Loin de faire une redite du précédent album, Blonde Redhead confirme qu’ils ont une classe folle. Et s’imposent définitivement (oui, vous me direz, ça fait un bail) comme un des groupes les plus passionnants de ces 15 dernières années. Pas moins.

19. Clap Your Hands Say Yeah! – Some Loud Thunder [Wichita]
Moi qui étais resté plus que circonspect à l’écoute de leur premier album, insupportable après 5 titres, je ne m’attendais pas à une telle claque. Car oui, ce nouvel album des Clap Your Hands Say Yeah! est un petit régal jubilatoire, blindé de mélodies et de jolis petites idées pour les enjoliver. Dans ce disque là, on retrouve un peu du 'Revolver' des Beatles, un peu de Pixies (le titre d’ouverture est un hommage flagrant), du Violent Femmes aussi. Et la voix, si désagréable sur le premier album, passe beaucoup mieux ici. Comme quoi, quand y a des chansons, c’est tout de suite plus intéressant…

18. Thurston MooreTrees Outside The Academy [Ecstatic Peace]
Deuxième album solo pour un des leaders du groupe rock le plus important des vingt dernières années, 'Trees Outside The Academy' est d’une grande sobriété, en commençant par la pochette où l’ami Thurston se prend pour Joey Ramone. Un disque qui sent, qui respire Sonic Youth, en plus pose et moins bruitiste, embellie par le joli violon de Samara Lubeski.

17. The Shape Of Broad MindsCraft Of The Lost Art [Lex]
Un disque de hip-hop à la personnalité toute entière. Quintette sur le papier, The Shape Of Broad Minds est en fait un duo : celui de jaWWAAD et Jneiro Jarel (et de ses trois autres noms de scène : Panama Black, Dr Who Dat et Rocque). Et deux bonshommes qui balancent des prods ciselés, entre jazz et hip-hop, assez psychédéliques et abstrackt et qui rappellent Madlib. Un album dans lequel il est dur de rentrer. Et autrement plus difficile d’en sortir.

16. Malcolm Middleton – A Brighter Beat [Full Time Hobby]
Deuxième album solo pour la moitié de (feu) Arab Strap. Un second opus qui tient la longueur cette fois, rock énervé faisant courbettes à quelques délicieuses chansons pop mélancoliques, le tout sous couvert d’écriture dépressive. Un disque charmant, pertinente solution pour lutter contre le toujours vivace trauma que la mort d’Arab Strap a engendré.


15. C-Rayz Walz and Parallel Thought – Chorus Rhyme [Urchin Studios]
Deuxième opus d’un triptyque discographique de l’ami C-Rayz, ce 'Chorus Rhyme' est un bijou de hip-hop limite old-school, produit à la perfection, plein de punch-lines, de scractchs, de rimes percutantes. Et, cerise sur le pancake, C-Rayz et Parallel Thought pondent un titre dément, de quinze, avec plus de trente emcee qui se succèdent au micro. Grand. Mais alors grand hein.

14. Liars – st [Mute]
Quatrième album des New-Yorkais, peut-être leur plus accessible, plus brut et rock et moins torturé que par le passé. Un album enjoué, maîtrisé, nerveux, avec du tube (Plaster Casts of Everything bordel !) qui, s’il ne prend pas les risques des précédents, est encore une fois une confirmation de tout le talent de ces trois gugusses.



13. Low – Drums & Guns [Sub Pop]
Les années ont beau passer sur le trio américain, elles ne semblent pas avoir d’emprise sur eux. Les mesquins diront bien sur que leurs meilleures années sont derrière eux. Et cela voudra dire qu’ils n’auront pas écouté ce ‘Drums & Guns’ qui montre un groupe dans un état des plus intimiste, torturé, sombre et gentiment expérimental. Dave Fridmann aux manettes et un groupe peut-être pas à son apogée. Mais pas loin.


12. Pumice - Pebbles [Soft Abuse]
Malgré sa pochette de 'Benjamin Biolay en vacances à Cabours', Pumice joue dans la sphère tourmentée. Un disque délicieusement bruitiste, plein de pop déglingué et de larsen, avec du drone par-dessus tout ça (magique Spike/Spear). Un disque tourmenté, vraiment bon, parcouru de titres qui pourraient être des tubes et qui vous arrivent dans la gueule sans savoir comment.


11. Magik Markers – Boss [Ecstatic Peace]
Une voix (y a du Kim Gordon chez elle), du noise, une signature sur le label d’une des têtes de proue du rock indé: un disque coup de boule frontal. La bande à Moore est fan depuis un bail déjà. Et y a de quoi. Un disque surprenant, qui prend à revers son auditoire à chaque nouvelle chanson. Incroyable.




Comme précédemment, le lecteur deezer qui va bien:

lundi 30 mars 2026

[Track of The Day] Kim Gordon - PLAY ME

Échappée de Sonic Youth suite à son divorce après 27 ans de mariage d'avec Thurston Moore, celui-ci préférant la délaisser pour des femmes beaucoup plus jeunes, Kim Gordon continue son petit bonhomme de chemin et revient avec un troisième effort solo, 'PLAY ME', toujours chez Matador Records.

Un disque dans la lignée du précédent 'The Collective', tout en changeant de vision. Si sa musique est toujours torturée, insaisissable, tumultueuse, no wave par bien des aspects, l'ensemble est plus pop dans toutes ses acceptions actuelles, moins indus et, sans doute, plus accessible. Mieux, la reine Gordon imprime ici plus que jamais une touche urbaine et trap qui font de quelques uns des titres de 'PLAY ME' (dont la chanson titre, en écoute aujourd'hui) des productions hip-hop de haute volée, aux beats puissants, martelés, et auxquels son chant - et son flow finalement - se marrie parfaitement bien. Kim Gordon a beau aller sur ses 73 ans, elle est plus actuelle que jamais.

Album : PLAY ME
Année : 2026
Label : Matador Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, PLAY ME de Kim Gordon est également en écoute ci-dessous :

Le clip de PLAY ME, la chanson d'ouverture de 'PLAY ME', le nouvel album de Kim Gordon :

mercredi 22 avril 2009

[Track of The Day] Sonic Youth - Sacred Trixter

Alors qu'ils sont à deux ans de fêter leurs 30 ans de carrière, Sonic Youth ouvrira l'été le 9 juin prochain avec 'The Eternal', son nouvel - et 17è - album et le premier pour Matador.
On sait finalement assez peu de choses sur l'engin, mis à part qu'il a été produit en partie par John Agnello (notamment responsable du son de 'Rather Ripped' en 2006, mais aussi de 'Trees Outside The Academy', l'album solo de Thurston Moore ou du 'Beyond' de Dinosaur Jr), qu'il contiendra 12 chansons et qu'il sera précédé d'un split single avec Beck.
Pour le moment, un seul titre à se mettre sous la dent: Sacred Trixter. Une chanson en téléchargement gratuit et légal sur le site de Matador (clique droit et enregistre sous mon ami), courte, nerveuse, avec la voix de Kim, toujours aussi fascinante. Ce titre promet déjà beaucoup. Vivement début juin! 

Album: The Eternal 
Année: 2009 
Label: Matador

lundi 23 juillet 2018

[Track of The Day] Luby Sparks - Thursday

Après un mois de Coupe du Monde couplé à quelques semaines de vacances, me voilà de retour au boulot, alors que la majorité d’entre vous va commencer à partir prendre ses quartiers d’été.

Et plutôt que de pleurer à grosses larmes sur la mise au placard de shorts, tongues et autres lunettes de soleil, partons écouter un peu de musique pour se mettre du baume au cœur à défaut de crème solaire.

Pour se faire, quoi de mieux que les Luby Sparks, quintette japonais originaire de Tokyo, dont les plus avertis d’entre vous (et dont je ne fais pas partie) ont pu découvrir le talent au 'IndieTracks Festival' en juillet 2017.

Depuis leur prestation, le groupe a sorti une split cassette avec Yuck avant de lancer en janvier dernier son premier album, sobrement intitulé 'Luby Sparks', dont il est question aujourd’hui.
Sorte de The Pains of Being Pure at Heart version 90s, avec quelques élans musicaux mais également vocaux qui rappellent Sonic Youth (certains rappellent Thurston Moore), la musique souvent nerveuse, parfois simplement pop, des Luby Sparks montre en tout cas que le groupe aime les guitares, la mélancolie qui peut s’en dégager et les mélodies aguicheuses.

Album : Luby Sparks
Année : 2018
Label : Space Shower Music

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Thursday de Luby Sparks est également en écoute ci-dessous via son clip :



Autre chanson de Luby Sparks, voilà Hateful Summer, version cette fois tirée de leur 45-tours sortis en février 2017 :


Enfin, parce qu'il faut bien un peu de calme et de langueur, voilà donc The Short Lived Girl et sa jolie basse : 



vendredi 6 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 30-11


Deuxième partie de ce top album 2011. Vingt autres disques qui auront marqué mon année de fort belle manière. Vingt albums aux univers divers mais à la qualité que je n'arrive pas à remettre en cause.

Mais avant de dérouler ces disques classés de la 30è à la 11è place, il est une nouvelle fois temps de présenter quelques autres blogs s'étant adonné à l'exercice du top:
Do Not Touch My Crossfader
Pichenettes
Ocean of Noise
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)
Domino Records Staff List
Muzik et Cultures
Dans Ton Culture

Ceci fait, lancer nous donc dans ces 20 nouveaux albums. Dont une chanson de chaque est disponible en écoute dans le lecteur grooveshark situé au bas de ce papier.
Bonne lecture et bonne(s) écoute(s).



30. Son Lux – We Are Rising [Anticon]
Je ne suis peut-être obsédé que par Sufjan Stevens, mais il me semble difficile de ne pas souvent penser à Sufjan Stevens à l’écoute du troisième album de Ryan Lott aka Son Lux. Sons cristallins et/ou électro sur nappes de cordes, mélodies qui divaguent et partent un peu dans tous les sens, pour un voyage en pleine lumière. Deuxième essai, deuxième réussite.
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29. J Mascis – Several Shades of Why [Sub Pop]
Non content d’avoir su reformer avec talent son Dinosaur Jr, non content d’en avoir profité pour sortir deux très bons disques comme si le temps n’avait pas d’emprise sur ce groupe, voilà t-y pas que J Mascis sort un album acoustique et enregistré sans batterie, où viennent à peine sonner quelques riffs dont notre homme est fan. ‘Several Shades of Why’ est une réussite, remplie de belles mélodies où Mascis semble trouver le juste ton à chaque fois. Et dans la course au meilleur disque de «légende de l'indie-rock qui débranche les amplis», J Mascis remporte sans problème devant la décevant dernière livraison de Thurston Moore.
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28. Radical Face – The Family Tree, The Roots [Bear Machine]
Si les pubs Nikon sont aussi réussies, c’est également grâce à Welcome Home de Radical Face. Un artiste qui malgré une notoriété naissante (bien que tardive) se retrouve… sans Morr Music, ces derniers l’ayant lâché pour on ne sait trop quelles raisons. Seul, Ben Cooper revient aux affaires avec tout d’abord le premier Ep de la série ‘The Bastards’ (voir ici) mais surtout un nouvel album ‘The Family Tree, The Roots’, dans la lignée de ce bijou qu’est ‘Ghost’. Peut-être pas aussi brillant que son prédécesseur, mais bien au-dessus de la mêlée d’une pelletée de groupe, où les fulgurances succèdent aux moments de pure grâce.
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27. Fucked Up – David Comes to Life [Matador]
Hardcore-punk jusque là, ces tarés de canadiens de Fucked Up mettent un peu d’eau dans leur vin et rendent leur musique moins radicale que par le passé. Tout cela reste relatif, mais il y a un côté plus classique dans leur son, bien que Damian Abraham continue de beugler comme c’est pas permis. Conçu comme un rock-opéra racontant l’histoire de David, garçon sans intérêt dont la vie change irrémédiablement lorsqu’il rencontre Veronica. Et dont la vie ne sera plus la même quand celle-ci décède dans une explosion. Dix-huit titres hurleurs, à l’efficacité immédiate. Jubilatoire. Et libérateur.
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26. L’Altra – Telepathic [Acuarela]
Moins éthéré que leur chef d’œuvre de 2002 ‘In The Afternoon’, ce quatrième album des chicagoans de L’Altra n’en reste pas moins une bien grande réussite. Remettant les choses dans le bon ordre après 6 ans d’inactivité et un troisième disque médiocre, L’Altra propose avec ‘Telepathic’ un album ouaté dans lequel de belles mélodies n’hésitent pas à venir se lover. De la pop qui vole, qui plane…
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25. Kim Novak – The Golden Mean [Kütu Folk]
Un des regrets de l’année, c’est de ne pas avoir parlé en ces pages de Kütu Folk, label clermontois, aux pochettes « faites main », et aux goûts très surs. La preuve avec la signature de Kim Novak pour leur second album ‘The Golden Mean’, dont l’artwork à ce je ne sais quoi de Manic Street Preachers. Délaissant les waves qui leur allaient bien, les Kim Novak partent dans une direction plus rock, qui prend autant à New-York qu’aux années 60. Un changement de trajectoire qui leur va bien.
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24. Ghostpoet – Peanut Butter Blues & Melancholy Jam [Brownswood Recordings]
Nominé au Mercury Prize (oui, je sais, pour ce que ça vaut), signé chez Gilles Peterson, Ghostpoet, producteur hip-hop/électro aux faux airs de Devonte Hynes, n’est pas forcément des plus abordables. En tout cas pour moi. De premières écoutes pénibles et puis au final, un disque qui sera revenu plus que fréquemment sur ma platine. Electro-hip-hop enregistrée dans le brouillard et entourée d’une voix rappelant furieusement les élans vocaux de Roots Manuva, ‘Peanut Butter Blues & Melancholy Jam’, au-delà de son sacré titre, est un grower comme on dit.
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23. Eleanor Friedberger – Last Summer [Merge]
A l’instar de son frère Matthew, la belle Eleanor Friedberger, chanteuse des Fiery Furnaces, s’est lancée en solo cette année. Et pour quel résultat ! ‘Last Summer’ est un album de pop parfait, comme savent le faire les Fiery Furnaces. Ici, ses chansons sont d’une simplicité folle et d’une efficacité du même acabit, allant droit au but plutôt que de prendre des détours idiots. Et la voix d'Eleanor porte tout cela sur ses frêles épaules. Classe.
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22. Lanterns on the Lake – Gracious Tide, Take Me Home [Bella Union]
Le nom d’un groupe est très important. Lanterns on the Lake n’aura pas pris le sien par défaut. Car il représente exactement ce que le sextet de Newcastle propose: un mélange de douceur et délicatesse, d’univers langoureux. Une pop aérienne, lumineuse, rêveuse, qui fait étalage de beauté, tout simplement. Une des plus belles découvertes de 2011 assurément. Et un album qui restera, à l’image du ‘In The Afternoon’ de L’Altra.
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21. Atmosphere – Family Sign [Rhymesayers]
La pochette est jolie. Et Atmosphere calme le jeu. En intronisant un guitariste et un clavier, le duo de Minneapolis popise son propos et la joue. Ici, pas de beats agressifs ou de flow ravageur. Non. Juste un album, ‘Family Sign’, apaisé, beau, excellemment bien produit, bien posé. Indie hip-hop de haute tenue.
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20. Nicolas Jaar - Space is Only Noise [Circus Company]
Au-delà du fait que le titre de l'album est extrêmement bien trouvé, 'Space is Only Noise' aura été une découverte et une belle surprise de 2011. Pour son premier effort, Nicolas Jaar compose là une musique électronique insaisissable, très organique, aux textures très travaillées, tout en y ajoutant sa voix et quelques samples bienvenus. D'ailleurs, l'introduction, bien que dans un style différent, rappelle énormément l'intro de 'Lift Your Skinny Fists to the Sky Like Antennas to Heaven' de Godspeed You ! Black Emperor. Pas si illogique que cela tant on sent une vraie démarche artistique et sans compromission de cet artiste new-yorkais.
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19. Kurt Vile – Smoke Ring for My Halo [Matador]
Folk aérien et sous substances illicites (insère ici ta préférée), guitare bluesy, chant traînant. Voilà pour la faire courte. Mais au-delà de cela, ce ‘Smoke Ring for My Halo’, nouvel album de Kurt Vile, me fait penser à pleins de choses. Ou d’artistes. Ou les deux. Mais impossible de mettre le doigt dessus. Donc j’écoute. Et j’aime. Sans me poser plus de questions que cela.
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18. Iceage – New Brigade [Escho]
Chercher des informations sur Iceage sur Internet revient à passer en revue pas mal de pages de résultats concernant les films du même nom. Le Iceage (tout accroché. Ice Age est un autre groupe) qui nous intéresse aujourd’hui est danois et n’est en rien affilié à Dreamworks. Mais plutôt au punk teinté d’ambitions waves. ‘New Brigade’ ou le disque de 2011 qui vient vous hurler aux oreilles. Fort. Et en 24 mns.
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17. 13 & God – Own Your Ghost [Alien Transistor]
Si le premier ne m’avait pas touché (les univers de Notwist et de Themselves se croisant plus qu’ils ne se rencontraient), ce deuxième album de la collaboration entre deux sommités dans leur genre m’aura bien plus parlé. Entre flow hip-hop et mélodies électro pop, 13 & God arrive là à sortir un bel album de crossover. Dont les écoutes successives le rendent rapidement quasi-parfait.
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16. Cheveu – 1000 [Born Bad]
Rock, punk, noisy, gueulard, lo-fi, cheap : voilà comment décrire ce second album de Cheveu. Indéniablement un grand disque, où le je m’en foutisme de l’ensemble est un trompe l’œil. Cheveu aligne les compositions solides, fait partir sa musique dans tous les sens, rajoute des violons ici, amène un peu de pop au débotté. Du n’importe quoi jouissif en quelques sortes.
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15. Mates of State – Mountaintops [Barsuk]
Les disques passent et les Mates of State s’éloignent à chaque fois un peu plus du cheap de leurs débuts. Pourtant, difficile de ne pas s’enthousiasmer pour ce ‘Mountaintops’, le septième album du duo Jason Hammel/Kori Gardner (mari et femme, faut il le rappeler). De la pop enflammée voire carrément grandiloquente par moments (Palomino, pour ne citer que cette chanson), quelques balades tuantes… Et si finalement le cheap des débuts leur allait bien au teint, ce virage entamé il y a de cela quelques albums déjà, leur sied presque encore mieux. C’est dire.
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14. dEUS – Keep You Close [PIAS]
Si ‘The Ideal Crash’ avait consacré la bande belge mené par Tom Barman, la suite avait été de mal en pis avec des albums tentant de retrouver une grandeur belle et pourtant bien passée. Surprise : dEUS n’est pas encore mort. La preuve avec ce ‘Keep You Close’ qui voit le groupe retrouver son allant d’antan dans une ambiance pop-rock, où les mélodies et les grands titres se bousculent (au premier rang desquels Ghost, évidemment).
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13. Destroyer – Kaputt [Merge]
A la première écoute, j’ai détesté cet album. Ce saxophone (vous savez l’instrument responsable de tant de chansons massacrées dans les années 80) si vieillot, si froid… Et puis je l’ai réécouté. Et je l’ai peu à peu aimé. Et au final, ‘Kaputt’ doit être un des albums les plus écoutés en 2011.
Premier vrai coup de cœur pour le groupe de Dan Bejar qui ne m’avait jamais vraiment touché, ‘Kaputt’ est un grand disque. Qui a le bon goût de réhabiliter, ne serait-ce qu’un temps, ce satané instrument.
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12. Kangding Ray – Or [Raster-Noton]
Découvert grâce à B2B, cet album a été un choc instantané. Je ne suis pas le plus à même à parler de musique électronique, mais ce ‘Or’ est aussi fascinant qu’entêtant. Entre ambiant, glitch, sons organiques de tous poils, ‘Or’ est l’album électro que j’aurais découvert le plus tardivement. Mais que j’aurais sans doute le plus écouté.
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11. The Pains of Being Pure at Heart – Belong [Slumberland]
The Pains of Being Pure at Heart ou un coup de cœur qui dure depuis maintenant près de 3 ans. Que ce soit par les sorties de 7’’, les concerts (celui qu’ils ont donné au Sonic à Lyon cette année était formidable, confirmant que ce groupe ne sait QUE composer des tubes) ou les albums. ‘Belong’ aura fait débat. Pas pour moi. The Pains of Being Pure at Heart musclent un peu leur jeu, la production, mais continuent de composer des chansons comme personne. C’est bien simple, chacun des 11 titres de ‘Belong’ mériterait de connaître une sortie single. Et puis finir un album par un titre comme Strange, ça vous pose un groupe.
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Et un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums du dessus, un!




Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'