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mardi 4 septembre 2007

Vitalic - V-Live [Citizen]

27 octobre 2006. Bruxelles. Ancienne Belgique. PIAS Nites. 2500 personnes viennent d'assister à un set d'une heure des Infadels, groupe anodin parmi les groupes de rock anodins actuels, certes pas risible mais pas renversant non plus. La salle est à moitié pleine; l'autre moitié se trouve dehors, aux bars, histoire de se désaltérer avant le set de celui que tout le monde attend: Vitalic.

Pascal Arbez
, chauve dijonnais de son état a sorti deux ans plus tôt son premier album 'Ok Cowboy', mélange dépotant des meilleurs titres tiré de ses Eps précédents et de nouvelles compositions démentes. Depuis cette date là, et même si le phénomène existe depuis 2001 (tous les djs du monde ne voient pas leurs titres joués par Aphex Twin ou les 2Many Dj's, excusez du peu), Vitalic est devenu plus qu'une valeur sûre de la scène électro. Et on loue ses sets de partout, certes courts (une heure) mais d'une intensité folle, notre homme démarrant pied au plancher pour ne le relever que lorsque les lumières se rallument.Alors quand la salle s'est remplie jusqu'à ras-bord, il y avait de l'électricité dans l'air. Comme une envie de se dire « bondiou, ca va être court. Tachons d'en profiter ». Et puis Polkamatic a coupé net le brouhaha ambiant et les questions. C'est juste un cri de joie qui a retenti.

Un cri qui ne s'est pas éteint tout au long de la grosse heure de live que nous a offert Vitalic, caché derrière un drap blanc translucide, habillé d'images et de jeux de lumières des plus adéquats.

Un rythme ahurissant, des montées tonitruantes, des explosions sonores inimaginables, des breaks renversants. Oui, beaucoup de superlatifs mais son set n'en manque pas. Et notre homme a tellement de talent que même lorsque ses machines plantent (à la fin de La Rock 01), personne dans le public ne s'en rend compte, préférant imaginer une coupure naturelle et voulue.
Un public et une salle qui tangue tout du long. 2500 personnes à bloc, sautant à pied-joints, les bras en l'air, chacun et chacune « trippant » (ce mot n'a peut-être jamais eu autant de sens) seul mais formant un tout d'une rare cohésion. 2500 personnes n'hésitant à créer et brailler ses propres hymnes sur les airs plus calmes du set. Et même quelques dizaines de personnes n'hésitant pas à monter sur scène, une banane collée jusqu'aux oreilles.

Au final, quinze titres. Sept connus (la Rock 01, un My Friend Dario en format bombe-H sonore, un No Fun démoniaque) et huit nouveautés qui laissent augurer de très bonnes choses pour le futur dont un Rhythm In a Box 1 et 2 et un Anatoles des plus réussis et efficaces.

Quand Valetta Fanfares a clos le live, quand les lumières se sont rallumées, quand le public a commencé à juste vouloir voir son héros du jour, sans forcément en redemander, encore sonné de la claque qu'il venait de recevoir, Vitalic est arrivé sur scène, gêné mais heureux, acclamé par 2500 personnes encore déchaînées, prenant un rapide bain de foule. Et puis il est parti. Et la salle s'est vidée.Sur le trottoir le long de l'avenue qui longe l'Ancienne Belgique, c'est un public hagard qu'on a retrouvé. Hagard mais content. Une foule ravie d'avoir pris une telle baffe, la trace de la baffle encore sur la joue.

Et alors qu'on attendait un nouvel album (un deuxième opus qui aurait pu déjà voir le jour mais le perfectionniste Arbez aurait préféré retravailler certains morceaux), voilà que Citizen (via Pias) a l'excellente idée de sortir ce concert sur galette sous le sobre titre de 'V-Live'.

Le live en entier, plein de basses montées sur ressort et d'un public que l'on entend orgasmer tout du long du concert. Un savant mix des différentes sources sonores qui rend l'ensemble très « comme si vous y étiez ». Un grand moment. Et un disque à posséder. Mais fissa. Le disque ultime pour commencer une journée quand on a les paupières encore collées aux pupilles. Ou pour la finir. Ou pour faire partir une soirée. Ou pour rouler la nuit sur de longues nationales toutes droites.

Bref, ce V-Live n'est rien d'autre qu'un bonheur auditif assez ahurissant. Indispensable après un été pourri et une rentrée déprimante. Et le disque électro de l'année. (sortie le 24 septembre 2007)

Lien: 
Myspace

Et deux morceaux. A ne pas écouter au bureau au risque de se taper la tête contre les murs. Et de passer pour un débile:. Deux morceaux malheureusement plus en ligne.

Tracklisting:
01. Polkamatic
02. Disco Nouveau-live intro *
03. Bambalec *
04. Anatoles *
05. Follow The Car *
06. Bells
07. The 30000 feet club *
08. Rhythm In A Box 1 *
09. Rhythm In A Box 2 *
10. La Rock 01
11. Detroit Grand Pubahs & Dave the Hustler presents "Filth' n' dirt - Go Ahead" (Vitalic Garage Remix)
12. My Friend Dario
13. No Fun (Play The Guitar Johnny)
14. Fast Lane *
15. Valletta Fanfares live version outro

*: titres inédits.

jeudi 11 décembre 2008

Top 6 "Drug"

Comme je l’expliquais dans un billet du 14 février dernier, à l’occasion de la Saint Valentin, «l’artiste musical écrit principalement sur trois thèmes : l’amour (le plus largement répandu, le léger aussi), la drogue (on y reviendra un jour dans ces pages) et la peine, la douleur ou la déception amoureuse». Après avoir traité de la déception amoureuse (voir ici), il est temps de passer à un sujet tout sauf tabou dans la musique, la drogue. En plus, j'avais promis.

Car oui, le sujet est vaste et regorge de chansons traitant de toutes sortes de stupéfiants. Bien sûr, il y a tous les classiques des artistes des années 60/70, traitant aussi bien de la cocaïne (J.J. Cale, Clapton, Johnny Cash), que de l’héroïne (The Velvet Underground, Brown Sugar des Rolling Stones), sans oublier le LSD (Lucy in the Sky with Diamond des Beatles évidemment, Purple Haze de Jimi Hendrix) ou les champignons et toute la clique de drogue hallucinogènes (White Rabbit des Jefferson Airplane). Il aurait été facile de reprendre ces titres là, d’en choisir les six meilleurs et d’en faire un top. Car ce sont toutes des grandes chansons.

Mais il existe bien d’autres morceaux traitant du sujet (et pas que des drogues douces), et dans tous les styles, du hip-hop au folk, de l’electro au rock. Et comme j'ai plutôt envie de vous proposer des titres moins connus mais d'aussi bonne qualité.
Prenons par exemple Jack The Ripper et son I Was Born a Cancer qui nous raconte son «divine holocauste» en parlant de la fumée de sa camel qui vient chatouiller quelques notes de guitare et de violons. Ou Baxter Dury qui «wear friendly smiles» sur Cocaine Man et sa guitare lancinante ; The Who et leur histoire triste à pleurer de cet homme dépendant au whisky qu’ils racontent avec leur touché si reconnaissable.

Et puis il y a les autres : Madlib et MF Doom qui évoquent, pleins d’images dans la bouche, un de leurs sujets préférés, la weed ; les !!! qui reprennent une bien belle chanson des Magnetic Fields, au titre très explicite (Take Ecstasy With Me) et la font durer deux fois plus longtemps par rapport à l’originale, comme une seconde invitation à gober avec eux ; et enfin Vitalic et un de ses premiers titres, You Prefer Cocaine, exubérant et efficace, comme toujours.

Bref, un tour rapide du monde de la drogue, entre fumée de cigarettes, alcool à gogo, roulage de joints, ligne de coke et gobage d’ecstasy. A quelques heures de noël, ce n’est pas forcément trop dans l’esprit. But who cares vu qu’on plane à 10 000 ?



Tracklisting:
Jack The Ripper - I Was Born a Cancer (Ladies First, 2005)
Baxter Dury - The cocaine man (FloorShow, 2004)
The Who - Whiskey Man (A Quick One, 1966)
Madvillain - America's Most Blunted (Madvillainy, 2004)
!!! - Take Ecstasy With Me [Magnectic Fields cover] (Take Ecstasy With Me 12")
Vitalic - You Prefer Cocaine (Poney Ep, 2004)
















Et pour finir, exceptionnellement dans un Top 6, un clip qui résume bien le sujet: celui de E-Talking des Soulwax (le côté rock des 2 Many Dj's). Une de mes vidéos préférées. Un clip fascinant, très drôle et bien évidemment interdit de diffusion télé :


mercredi 29 juillet 2009

[Track of The Day] Vitalic - Your Disco Song

Il est de retour! Le maître du dancefloor, le casseur de mollets, le dj le plus «pied au plancher» qui soit de la scène électro (tout est bien sur totalement subjectif) est de retour. Depuis son 'V-Live' de 2007, rien ou presque, à part un inédit (studio) il y a quelques mois (The 30 000 Feet Club).
C'est avec ce 'Disco Terminateur Ep' que Pascal Arbez - aka Vitalic - est de retour. Et si les deux nouveaux titres (agrémentés, pour info, de deux remixes) sont peut-être plus sombres que par le passé, le son est toujours aussi travaillé et le résultat est efficace jusqu'au bout des ongles. Vite, la suite!

Album: Disco Terminateur Ep
Année: 2009
Label: Citizen


Et voilà le clip de ce Your Disco Song:

mardi 30 septembre 2025

[Track of The Day] Romane Santarelli - No Way Out

Deux titres électro à quelques jours d'intervalles dans ces pages, ça faisait très longtemps - et encore plus que ça sans doute - que ce n'était pas arrivé. Il faut dire aussi que l'actualité fait bien les choses. Il y a donc eu Cascade d'Irène Drésel la semaine dernière. Et il y a aujourd'hui No Way Out de la rhône-alpes-auvergnate (elle est née dans l'Allier, a vécu/vit toujours à Clermont-Ferrand mais semble en pincer pour Lyon) Romane Santarelli. Un titre absolument dément (qui n'est pas sans rappeler le Vitalic des débuts) en forme de montagnes russes où une techno puissante, pleine de kicks, qui ne fait pas dans le robotique mais évolue constamment, est maîtresse en son domaine, mais à qui la française ménage quelques moments de respiration, presque aériens, pour mieux aguicher l'auditeur, le titiller, l'exciter avant de relancer la machine. Un titre dansant au possible (la vidéo, pas loin d'être incroyable, de la captation live de No Way Out au festival "Au Foin de la Rue" en juillet dernier vous en donnera un bel aperçu, voir plus bas), ultra-efficace et qui est un des grands moments de 'OK:KO' (comme un clin d'œil au premier album de Vitalic), le nouvel album très réussi de Romane Santarelli, sorti vendredi dernier.

Album : OK:KO
Année : 2025
Label : Yotanka Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, No Way Out de Romane Santarelli est également en écoute ci-dessous :
 

Plutôt qu'un clip, Romane Santarelli a opté comme support vidéo pour No Way Out une captation live enregistrée au festival Au Foin de la Rue en juillet dernier, avec chorégraphie, public en feu et une réalisation chiadée et en un seul plan. Autant vous dire que ça a une sacrée gueule :

lundi 8 septembre 2008

Track of The Day (02-08 septembre 2008)

Après des semaines de vacance de ce blog, la rentrée est de rigueur. Et placée sous le signe de l'electro qui fait bouger les pieds et mal à la nuque. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 8 septembre 2008:
* Iron & Wine - Arms of a Thief (Transgressive)
Lovesong of the Buzzard n'est pas la moins belle chanson du 'The Shepherds's Dog' des Iron & Wine, sorti en 2007. Elle est ici la tête de proue de cet Ep de trois titres, tiré à 1000 exemplaires chez Transgressive Records, dont est tiré ce Arms of a Thief, un titre de folk-pop hésitant à lorgner vers quelques ambiances plus "actuelles". Et qui prouve une fois de plus que le groupe de Sam Beam prend toujours un soin précieux à composer de beaux Eps avec de grandes chansons.
(disponible sur Lovesong Of The Buzzard Ep, 2008)

Dimanche 7 septembre 2008:
* Monosurround - We [Citizen]
Duo allemand, composé de Ramtin et Erik, fraîchement signé chez Citizen Record (le label de Vitalic), les Monosurround donne dans l'électro entre beat, scratchs, flow et grandiloquence, qui sonne vraiment fin 80s/début 90s. La preuve flagrante avec ce We de leur premier album à venir, fin septembre, 'Hello World'.
(disponible sur Hello World, 2008)

Samedi 6 septembre 2008:
* The Who - Baba O'Riley (SebastiAn Remix) [-]

SebastiAn s'est fait une spécialité depuis quelques temps: remixer de grands tubes de l'histoire de la musique. Cela avait débuté avec celui de Killing In The Name des Rage Against The Machine. Et ça se poursuit avec celui Baba O'Riley des Who sur 'Who's Next'. Un remix pas bouleversant (surtout pour un grand fan de la bande à Pete Townshend comme moi), mais qui fait son petit plaisir.
(indisponible pour le moment, 2008)

Vendredi 5 septembre 2008:
* Coldplay - Viva La Vida [Parlophone]
Annoncé comme une daube FM annoncée, le dernier 'Viva La Vida' de Coldplay est tout sauf cela. Chris Martin et ses potos ont toujours ce don inouï de pondre des mélodies entêtantes, comme celle qui domine ce Viva La Vida divin. Grand titre de 2008.
(disponible sur Viva La Vida, 2008)

Jeudi 4 septembre 2008:
* Robin Sparkles - Let's Go To The Mall [Dominant]
Pour ceux qui suivent cette série hilarante qu'est How I Met Your Mother comme moi depuis trois ans déjà, rappelez-vous de cet épisode déjà mythique du 'Slap Bet' avec en point d'orgue cette chanson de Robin Sparkles (alias Robin Scherbatsky), ex-pop stars canadienne qui chantait dans les centre commerciaux à la fin des années 80. Un bonheur de kitsch même pas moqueur. Savoureux. Et parfait pour attendre le retour des aventures de Ted et Barney le 22 septembre 2008, sur CBS. En espérant qu'ils aient les chaînes ricaines là haut...
(indisponible pour le moment)

Mercredi 3 septembre 2008:
* Vitalic - The 30 000 Feet Club [Citizen]
Disponible uniquement sur son 'V-Live' de l'an passé, The 30 000 Feet Club vient de voir le jour en version studio. Et c'est aussi énorme qu'en live. J'imagine qu'on devrait retrouver ce titre sur le futur album du grand Pascal Arbez, à venir prochainement. Sautez, vous êtes en transe!
(indisponible pour le moment, 2008)

Mardi 2 septembre 2008:
* Sia - Breathe Me (Four Tet Remix) [Domino]
Avec Bob Dylan et Sufjan Stevens, Four Tet est le troisième de mes dieux, de ces artistes qui me créent une petite boule dans le bide, pleine d'envie et d'admiration. Je suis retombé sur le remix du grand Kieran Hebden du Breathe Me de Sia. Une douceur toute ouatée, toute belle, toute doucereuse. Dont on a beaucoup de mal à se passer.
(disponible sur The Remixes, 2006)

lundi 29 janvier 2024

[Track of The Day] Loney Dear - Bygones

C'était un mardi 4 septembre et nous étions en 2007. Après des jours à rechercher un nom valable, je publiais le premier papier de ce blog : la chronique de 'V-Live' de Vitalic, album live faramineux enregistré à l'Ancienne Belgique à Bruxelles et soirée à laquelle j'étais, à sauter pendant près d'une heure sur place, comme des centaines de belges euphoriques.

5991 jours plus tard, il est l'heure de publier le 2000è billet d'I Left Without My Hat. Deux mille papiers faits de chroniques d'albums, de top 6, d'Oldies, de bilans annuels et de Track of The Day. Deux mille articles pleins de chansons tantôt merveilleuses, tantôt déjà oubliées, de chefs-d’œuvre invraisemblables et de disques emballants qui vieillissent mal. Deux mille papiers parfois très courts, souvent trop longs, assortis d'une collection de fautes d'accords, de tournures ou d’orthographes.

Le papier du jour est la 1820è Track of The Day de ce blog (pendant plus d'un an je n'ai publié qu'un seul papier qui compilait les sept chansons de chaque semaine). Et sans doute pas la plus laide. Celle-ci se nomme Bygones et est extraite de 'All Things Go', le tout récent nouvel album de Loney Dear, suédois de son état, aimé dans ces pages mais qui de disque en disque semble rentrer dans un anonymat certain (après deux albums chez RealWorld, il se produit désormais via son propre label, Loney Dear Recordings).

Et Bygones me direz-vous ? Une chanson intimiste, à l'image de 'All Things Go', dont le rythme est dicté par un clavier lent et répétitif qui joue les métronomes et où un piano vient apporter sa mélodie pendant que Loney Dear, d'une voix cristalline, raconte cette difficulté à se remettre de la perte d'un être aimé, ce sentiment de toujours tomber et de ne jamais remonter à la surface, quand bien même on vous a promis que cela irait mieux, quand bien même on vous a expliqué qu'il fallait passer à autre chose. 

Un morceau franchement sublime et touchant - climax d'un disque qui s'il n'est pas un chef d'oeuvre prouve qu'Emil Svanängen a encore quelques jolies sous la pédale - et que je dédie à quelqu’un qui m'était cher, qui était la gentillesse incarnée et qui a du rendre les armes ce week-end face à cette saloperie de crabe. 

Un Bygones à écouter, évidemment dans ces pages, mais aussi dans les playlists Spotify, Deezer et YouTube. Merde, quasiment 17 ans de blog et deux-mille billets. Tout ceci ne nous rajeunit pas.

Album : All Things Go
Année : 2024
Label : Loney Dear Recordings

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Bygones de Loney Dear est également en écoute ci-dessous :
 

jeudi 29 septembre 2011

Miossec - Chansons Ordinaires [PIAS]

La première fois que j'ai rencontré Miossec (physiquement parlant), je venais de démarrer - le jour même - un stage de plus d'un an chez PIAS. Et le label fêtait dans un bar du IXè arrondissement de Paris la sortie de son nouvel album de l'époque, '1964', mon préféré du brestois.

Je me souviens d'un homme qui, quand je fumais une clope, en fumait deux. Et qui, quand je descendais une bière, avait déjà deux dans le gosier.
Mais ce soir là, j'avais découvert, principalement du coin de l’œil, un Miossec bien loin de l'image que certains aimaient à dépeindre à l'époque de la tournée de 'Brûle' où il avait fait beaucoup parler de lui: un mec sympathique, timide, incroyablement gentil et aussi intéressé qu'intéressant. Et presque gêné de voir tout ce monde présent pour lui.

Deux ans plus tard, je l'avais recroisé à l'After des PIAS Nites, à Bruxelles où Vitalic venait de donner un set d'anthologie (et qui donnera lieu à la première chronique écrite pour ce blog, toujours à lire ici). Moins stressé, moins timide, mais toujours charmant.
Alors qu'un ordinateur de bar passait de la musique inutile, j'avais voulu, un brin aviné que j'étais, discrètement changer la playlist, histoire de mettre plus d'ambiance dans une soirée qui ne demandait que ça. Miossec avait semble t-il eu la même idée. En m'approchant de l'ordinateur il était déjà là.
Il m'a demandé ce que je foutais là, je lui ai expliqué ce que je voulais faire, m'a gentiment repoussé en se marrant et en me disant que non c'était lui qui allait s'en charger en mettant truc et machin. Et devant mon insistance m'avait foutu une claque, avant de s'excuser hilare.

J'aurais peut-être du répondre, lui rendre la monnaie de sa pièce. Je suis même sur que ça l'aurait fait marrer encore plus. Mais j'avoue que j'étais aussi estomaqué (une baffe par Miossec!) qu'hilare.

Et puis Miossec quoi! Je le suivais à sur ses premiers albums, je le suivais encore en 2006, je le suis toujours en 2011. Je ne suis pas objectif sur ce mec. J'ai aimé ses chansons d'écorchés vifs, le calme apparent de 'L’Étreinte' (disque éreinté ici et là), la beauté et la douleur qui se dégageaient de '1964' et de la production des Valentins et de Joseph Racaille, ou le très beau 'Finistériens' avec Yann Tiersen.

Christophe Miossec sort ce mois-ci son nouvel album, 'Chansons Ordinaires'. Son huitième. Un disque qui retrouve la fougue et le rock d'antan et oublie majoritairement ses bluettes pop et très arrangées de ses derniers albums qui me touchaient beaucoup mais qui semblent en avoir lassés certains.

'Chansons Ordinaires' est une sorte de mélange entre 'Boire'/'Baiser' et 'Brûle'. On trouvera à redire sur quelques mélodies qu'il nous semble - mais où c'est la question - avoir entendu ici ou là (Chanson Pour un Homme Couvert) ou presque carrément pompée (Chanson Pour Les Amis c'est Wake Up d'Arcade Fire, même si Miossec arrive à faire sienne la mélodie). On pourra revenir sur quelques rimes faciles, mais ça serait oublier que Miossec s'est souvent amusé à ça. On pourra même dire que 'Chansons Ordinaires' n'est pas un album irrésistible.

Mais on dira surtout que ce disque a du coffre, des mélodies nerveuses, de bien belles chansons. Des à déguster sans détour (Chanson du Bon Vieux Temps), d'autres à pleurer (Chanson Qui Laisse Des Traces). Avec toujours cette voix même pas fatiguée par trop d'excès. Et c'est déjà beaucoup. Des artistes comme ça, après 16 ans de carrière, on les compte sur les doigts d'une main. Profitons en. (Sortie: 19 septembre 2011)

(A lire, d'autres chroniques notamment chez Benoit, Blake et Papa)


Site officiel

Deux chansons en écoute. Chanson du Bon Vieux Temps, un des tubes évidents de 'Chansons Ordinaires' et le douloureux Chanson qui laisse des Traces. (malheureusement plus en écoute)
 
A voir aussi, le clip de Chansons Pour Les Amis, à la mélodie qui fait plus que rappeler Arcade Fire, avec Gustave Kervern à la réalisation et, si la génétique ne ment pas, papa Miossec en guest-star:




Pour finir, l'EPK d'avant-album qui présente Chanson d'un Fait Divers :



vendredi 28 décembre 2007

Top 50 'Albums 2007': 10-01

Dernière ligne droite avec les dix premiers. De belles découvertes et d'énormes confirmations. Et alors que je finis ce top, je suis en train d'écouter un disque sorti il y a quelques semaines et qui me met sur le cul et sur lequel il faudra bien sûr revenir dès début janvier car, et après une écoute, il m'emballe sévère et aurait trusté le tout haut de mon top 2007 si j'avais eu l'idée de l'écouter plus tôt. Bref, quelle belle année!

Nb: Et toujours en bas de page, un dernier lecteur deezer pour écouter un titre de chaque album.


10. Joe Henry – Civilians [Anti]
Nouvel album très classe de l’ami Joe Henry, entouré comme il se doit par quelques talentueux de l’instrument. Un songwriting délicieux, des airs jazz et de pop suave aux accents parfois folk et enrobés de mandoline. Un album sur les Etats-Unis, classieux comme tout.




09. Angels of Light – We Are Him [Young God]
Un ex de Swans (dont j’ai enfin découvert une partie de la discographie) sort un disque et je me prends une grosse claque. Un disque aux contours très rock torturés, très noir mais au coeur très pop finalement. On alterne en fait les ambiances. Il y a de tout, des cuivres, des choeurs, des cordes, de très belles mélodies. De slow-core à des rock riffeurs (langoureux ou non), il n’y a qu’un pas que Michael Gira franchit admirablement.

08. Vitalic – V Live [Citizen]
Tiens un live. Et d’électro en plus. Et alors? Ben, du génie. A se taper la tête contre les murs. Une heure à tout péter, un mix parfait entre le son et le bruit de la salle. Ses plus grands titres revus à la sauce “j’ai pris 12 guronzans ce matin et je pète le feu” et huit nouveautés qui font saliver et espérer du très gros pour le futur album. Un live indispensable et, de loin, l’album electro de l’année.


07. Vic Chesnutt – North Star Deserter [Constellation]
Vic Chesnutt s'entoure de Efrim, Guy Picciotto et toute la belle constellation et sort l'album le plus poignant de l'année, entre folk intimiste, post-rock (forcément) enragé et chœurs si propres au label canadien et à ses artistes. Les guests sont au service du maître et le résultat n’est rien d’autre qu’un disque fabuleux, habité comme jamais.



06. Loney, Dear – Loney Noir [Sub Pop]
Suédois de son état, Emile Svanängen (aka Loney, Dear) est un jeune songwriter folk avec pleins de pop autour qui, après un joli succès dans son pays d’origine quand il vendait ses disques sur CD-R, s’apprête à en découdre avec le monde entier avec sa musique qui a des faux-airs de Belle & Sebastian période Jeepster. Xylophone, guitare folk déchaînée, tout y passe. Aussi frais pour son genre que 'Funeral' l’a été pour la pop.


05. Animal Collective – Strawberry Jam [Domino]
Sorte de point d’orgue d’une trilogie de pop foutraque débutée avec 'Sung Tongs', 'Strawberry Jam' est un disque indispensable (comme tous) d’Animal Collective. Du psychédélisme, des nappes, des tubes en pagaille, surmonté par cette rythmique entêtante et hypnotique. Plus accessible que les précédents, plus mélodique mais toujours très exigeant, ce nouvel opus reste empreint de la même folie douce qui les caractérise. Groupe fondamental des années 2000, peut-être à son apogée.

04. Panda Bear – Personn Pitch [Paw Tracks]
S’échappant furtivement de son combo déjanté, Noah Lennox donne enfin suite à son lumineux album d’acid-folk introspectif de 2002 et convie à la table des festivités les fantômes de Brian Wilson et de Syd Barrett, qui auraient sérieusement abusés de pastilles qui font halluciner. Un disque de pop déglinguée, psychédélique et pastorale, assez barge et totalement essentiel en cette année fournie. Et accessoirement, la pochette de la décennie.

03. Florent Marchet – Rio Baril [Barclay]
Et un chef d’œuvre de pop à la française, un! Prenons donc Florent Marchet. Et son deuxième et nouvel album. En arrière fond : une petite ville de campagne, Rio Baril, semblable a tant d’autres bourgades qui peuplent notre beau pays. En personnage principal : Florent Marchet (enfin, on s’en doute).
En personnages secondaires : son ex qu’il ne supportait, ses amis qui l’auraient quitté si cette putain de peste l’avait épousé, ses parents, son voisin avec qui il essaie de créer du lien social. Bref, tout un parterre de personnage qui vont et viennent dans ce concept album, passionnant de bout en bout. Du folk, de la pop, des cuivres et des cordes, des histoires d’amour qui finissent mal, des déceptions dont on ne guérit pas vraiment. Une histoire qu’on ne se lasse pas d’écouter, même si l’on connaît la fin. Un peu l’histoire de tout le monde en fait.

02. Radical Face – Ghost [Morr Music]
De tous les disques que j’ai pu écouter et aimer cette année, celui-là est le premier qui m’a renversé. Mis les larmes aux yeux. Procurés des frissons dans le dos, dans les bras, au bout des doigts. De partout. Mon premier choc musical de 2007. Une pop planante, atmosphérique et romantique, un folk serein et céleste, accordéon en bandoulière, piano délicat, rythmiques et clappings endiablés et embruns en fond sonore. Un peu comme si Why? (hip-popeur de chez Anticon) avait enregistré son 'Elephant Eyelash' de 2005 chez Morr Music avec Page France en charge des chœurs.

01. Cloud Cult – The Meaning of 8 [Rebel Records]
S’il ne devait en rester qu’un (bon dans le cas où je n’ai vraiment pas le choix. Sinon je prends les cinquante) en 2007, ça serait donc celui-là. La découverte de l’année, celle d’un groupe proposant son cinquième album. Un groupe singulier, pour qui l’écologie est un vrai sacerdoce, ce qui explique (plus ou moins) qu’il ne soit jamais sorti des USA (ben oui, les cds en Europe, ça vient pas par voilier).
Le groupe, avec pour tête de proue le couple Minowa, propose une pop exaltée et alambiquée, qui n’hésite pas à aller flirter avec des bas-côtés lo-fi, electro ou beaucoup plus nerveux. Des constructions qui n’arrêtent pas de changer, d’évoluer et de se contredire, dix idées par morceaux, et au final une cohérence folle. Ajoutez à cela la grande faucheuse comme inspiration (la mort du fils du couple Minowa en 2002) et vous obtenez sans coup férir l’album de l’année. Un chef d’œuvre parmi les très grands disques, ni plus ni moins.

free music

lundi 4 septembre 2023

[Track of The Day] Beirut - So Many Plans

La dernière fois que j'ai parlé dans ces pages de Zach Condon, l'homme derrière Beirut, nous étions en 2007. Ce blog n'avait alors que quelques mois, les « Track of The Day » tenaient en quatre, cinq lignes et un seul papier récapitulatif les présentait toutes (le lundi matin). De son côté, Beirut venait de publier 'The Flying Cup Club', très convaincant second album après un premier opus plutôt encensé par la critique mais qui m'avait laissé sur ma faim.

Seize ans c'est aussi - jour pour jour ! - l'âge de ce modeste blog musical, lancé le soir du 4 septembre 2007 par une chronique de 'V-Live', album live sidérant de Vitalic enregistré un an plus tôt à Bruxelles dans la moiteur d'une Ancienne Belgique furieuse et enthousiaste et dans laquelle se trouvait votre serviteur. Le premier de près de 2000 billets (si l'envie d'écrire quelques bafouilles quotidiennes ne me quitte pas d'ici là, on devrait atteindre ce nombre l'an prochain), sans doute le double en chansons mises en ligne, et à ce jour pas loin de 200 abonnés cumulés aux playlists Deezer et Spotify (je ne m'explique toujours pas la si grande différence de « likes » entre les deux plateformes).

Alors, histoire de fêter ce nouvel anniversaire, écoutons donc So Many Plans, premier extrait de 'Hadsel',  nouvel album de Beirut à sortir le 10 novembre prochain. Parce que la chanson est belle et bien ordonnée. Parce que la mélancolie de ces cuivres, où l'on reconnait instantanément la patte de Zach Condon, fait toujours mouche. Et parce que cet album sortira chez Pompeii Records (le propre label de Beirut) et que c'est un nom absolument merveilleux.

Album : Hadsel
Année : 2023
Label : Pompeii Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, So Many Plans de Beirut est également en écoute ci-dessous :
 

lundi 4 septembre 2017

[2007 - 2017] Dix ans sans chapeau

I Left Without My Hat, première mouture
C’est fou ce que le temps passe vite. Il y a donc 10 ans, jour pour jour, je lançais ce blog musical au nom que j'avais mis du temps à trouver (voir plus bas) et à la baseline bateau (une ex m'avait acheté un t-shirt avec cette phrase de Nietzsche, dont contrairement à Hatem Ben Arfa je n'ai jamais rien lu, il y a bien longtemps) par une chronique du 'V-Live' de Vitalic. A la base, mon ambition première était d’avoir un endroit où pouvoir garder toutes les chroniques que je disséminais sur divers forums internet, alors encore en vogue. Et puis je me suis pris au jeu, à bloguer beaucoup, essayant de mettre en avant les chansons qui m’avaient touché.

En 10 ans sur « I Left Without My Hat », j’ai beaucoup écrit. Sans doute trop même (1200 papiers), même si cela aurait pu être bien plus. Je me suis sans doute emballé pour des albums qui ne le méritaient pas, pour des chansons que je pensais éternelles et qui n’ont pas passé une saison. J’ai sans doute également raconté beaucoup de conneries, j’ai dû faire des erreurs dans tous les sens, et pas que grammaticales. J’ai sans doute souvent fait trop long aussi. 
Mais j’ai surtout essayé de parler de chansons qui me tourneboulaient en une demie-écoute. D'albums qui à mon avis méritaient bien mieux qu’un simple papier sur un blog amateur (un exemple parmi des dizaines : les albums du label français Greed Recordings auraient mérité une plus grande presse à l’époque). Ou d'artistes qui auraient du sortir de l'anonymat tant leur talent me semblait fou. 

En me rendant compte il y a quelques mois que ce blog allait fêter ses 10 ans, je me suis un peu penché sur tout ce que j’avais pu publier. Et donc, 10 ans de « I Left Without My Hat », c’est plus de 1100 groupes et 500 labels différents chroniqués, avec quelques artistes (Sufjan Stevens, Four Tet, The Pains of Being Pure at Heart composent le top 3) et quelques labels (Domino, Sub Pop et Rough Trade, si l'on omet évidemment Without My Hat Records) qui ressortent du lot. Un temps bien trop important passé à parler de musique en somme.

Alors merci à ceux qui ont lu et surtout écouté, qui ont commenté et qui m’ont fait découvrir de fameux groupes ; ceux qui ont aimé, qui ont pesté. Ceux qui ont compris où je voulais en venir avec mes longues phrases. Merci à ceux qui sont tombés dans ces pages en cherchant du porno. Merci aux web-sheriff d'être venus perdre leur temps dans ces pages. Merci aussi aux spams notamment pharmaceutiques qui sont venus envahir à une époque les commentaires de ce blog (notez qu’ils se font plus discrets depuis quelques temps). Et merci à ceux qui, malgré de nombreuses périodes d’inactivité, sont revenus dire bonjour. 
Enfin merci aux Hop Blog, Little Reviews de feu-Mmarsu, Dans Le Mur du Son, Benzine, Kill Me Sarah, The Man of Rennes, Disso, Playlist Society, Novland, B Comme Boxsons, Sound of Violence, j'en passe et sans doute pas des moindres, qui m'ont fait découvrir tant d'albums merveilleux. 

Alors oui, je ne sais pas trop si cela a encore un sens de tenir un blog musical en 2017, mais vu que l'envie est toujours là...

Et pour célébrer ces 10 ans de babillages musical dans ces pages, écoutons donc la chanson qui a donné son nom à ce blog : Bob Dylan's 115th Dream. La chanson qui pour moi symbolise totalement la rupture entre l’ancien Bob Dylan et le nouveau. Sortie en 1965 sur 'Bringing It All Back Home', elle fait véritablement passer Dylan de la folk à l’électrique. Dylan démarre sa chanson, guitare folk en main et explose de rire au bout de quelques mots. Comme s’il trouvait que cette ritournelle n’avait aucun sens jouée à la guitare folk. Joan Baez, dans le fond, est pliée en deux. Dylan se reprend. Il lance alors un « Ok, take 2 », l’électricité arrive et c’est parti pour un rêve halluciné où se côtoient un capitaine Arab qui dirige le Mayflower, une baleine mariée au shériff de la baie, une boule de bowling qui dévale une rue. Et un Bob Dylan qui quitte un restaurant où la nourriture vole dans tout les sens… en oubliant son chapeau.


En écoute dans le lecteur Spotify ou le lecteur Deezer dans la colonne de gauche (pour s'abonner à la playlist, c'est en cliquant ici ou en cliquant là).

vendredi 23 mars 2012

[Track of The Day] Laurent Garnier - Our Futur feat The L.B.S. Crew (Detroit Mix)

Quand on évoque les plus grands artistes français ou francophones de tous les temps (c'est pompeux certes mais c'est pour la faire courte), on cite volontiers - et à raison - les Brel, les Gainsbourg, les Brassens, les Bashung, les Noir Désir, les Léo Ferré et autres Barbara. Mais bizarrement, on n'évoque que rarement Laurent Garnier.

Pourtant, ce mec mériterait largement sa place dans la liste ci-dessus. Parrain de toute la scène qui aura émergé à la fin des années 90, Laurent Garnier continue à 46 ans de faire ce qu'il sait faire de mieux: de l'électro et faire danser les foules.

J'ai eu l'occasion de le voir 3 fois en dj set. Et à chaque fois, se furent des moments forts, incroyables. Où Laurent Garnier respirait le plaisir.
Une première fois pour un set à La Plateforme (péniche posée sur les quais du rhone lyonnais) pour un set qu'il ne voulait pas finir, malgré les injonctions de la salle.
La seconde fois, c'était lors des Nuits Sonores 2008 avec Agoria pour un set à deux de plus de 8h où les deux compères étaient encore là à 7h du matin devant une foule encore nombreuse et, à leur image, tout sauf rassasiée. Une des soirées de ma vie.

Et puis il y a eu cette soirée le 21 décembre dernier. De nouveau à la plateforme, pour le 100è et dernier Echos Sonores, soirées régulières des Nuits Sonores hors période de festival. Une nuit folle où les Agoria, Oxia, Kiko et autres Vitalic étaient venus, pour l'évènement, voir leur maitre à tous rendre barge une salle surchauffée.

Alors qu'il va venir faire un nouveau coucou pour la prochaine édition (la 10è!) des Nuits Sonores, Laurent Garnier vient de signer chez Ed Banger, label au top de la hype en 2004/2005 au moment des premiers Justice avant de redescendre lentement de son nuage avec des sorties discographiques aussi inintéressantes que dépassées.

L'Ep s’appellera 'Timeless Ep', il sortira le 1er avril et comportera Our Futur feat The L.B.S. Crew (Detroit Mix), bijou dansant et imparable de plus de 9 mns. A mettre dans toutes les bonnes oreilles avant de partir guincher vendredi et/ou samedi soir.
J'ai une envie soudaine de faire la fête moi, c'est dingue ! 

Album: Timeless EpAnnée: 2012Label: Ed Banger 

Our Futur feat The L.B.S. Crew (Detroit Mix) de Laurent Garnier est en écoute également sur le soundcloud ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

mardi 25 décembre 2007

Top 75 'Morceaux 2007'

Après les concerts, le top singles. Ou plutôt le top "morceaux" car tous les titres là ne sont pas sortis en single. Un top 75. Oui, bizarre pour moi qui me limite la plupart du temps à un top 50. Sauf que cette année regorge de titres forts, de chansons renversantes et souvent perdues dans des albums "anodins" ou presque.

Je me suis toujours interdit lors de la réalisation de ce genre de tops de mettre deux titres tirés d'un même album. La seule exception cette fois vient d'un morceau, All My Friends des LCD Soundsystem, présents deux fois: une, l'original par James Murphy et ses potos et l'autre par Franz Ferdinand.

Une année musicale (la mienne) en partie résumée par ces 75 titres (complétée en fin de semaine par le top album) et notamment par les 25 premiers, presque tous interchangeables (si l'on excepte les trois premiers). On trouvera sûrement à redire, mais aujourd'hui, là, maintenant, si je devais partir sur une île déserte avec que des morceaux de 2007, je prendrais ces 75 là.

Vu qu'un top singles n'a pas d'intérêt si on ne peut pas écouter les dits titres, vous trouverez en bas deux lecteurs deezer: un premier contenant les titres 1 à 40 et un second les titres 41 à 75. Et juste en dessous, les titres18, 29,36, 43, 45 et 61 qui ne voulaient pas s'uploader dans les lecteurs sus-nommés (pour info, les plages correspondantes dans les lecteurs deezer ont été remplacées par une minute de blanc). un lecteur Spotify ainsi que quelques vidéos youtube (oui, Spotify n'a malheureusement pas tout).


Bonne écoute. Et j'attends vos critiques et/ou top perso dans les commentaires.

75. Pinback - Off By 50 [Touch & Go]
74. The Polyphonic Spree - Oh I Feel Fine [TVT]
73. The Kissaway Trail - It's Close Up Faraway [Bella Union]
72. Perry Blake - Something Still Reminds You [Orchard Music]
71. Rosie Thomas - These Friends of Mine [Nettwerk]
70. Bloc Party - Hunting for Witches [Wichita]
69. Calexico - The Guns of Brixton (The Clash Cover) [City Slang]
68. Bishop Allen - Rain [Dead Oceans]
67. The Innocence Mission - Brotherhood of Man [Badman]
66. Piano Magic - Halfway Through [Green Ufos]

65. Yellowcard - Afraid [RCA]
64. 1990s - You Made Me Like It [Rough Trade]
63. Josh Ritter - Still Beating [V2]
62. Of Montreal - The Past is a Grotesque Animal [Polyvinyl]
61. Apples in Stereo - Beautiful Machine, Pts 3-4 [Simian]
60. Lesbians On Ecstasy - Sisters In The Struggle [Alien8]
59. Teenage Bad Girl - Cocotte [Citizen]
58. Black Strobe - I'm a Man [Playlouder]
57. Belleruche - Northern Girls [Tru-thoughts]
56. Dungen - En Gång I År Kom Det En Tår [Kemado]

55. Over The Rhine - Trouble [Great Speckled]
54. The Cinematic Orchestra - To Build a Home (feat. Patrick Watson) [Ninja Tune]
53. Maria Taylor - No Stars [Saddle Creek]
52. Blood Red Shoes - It's Getting Boring By The Sea [V2]
51. Franz Ferdinand - All My Friends (Lcd Soundsystem Cover) [DFA]
50. Panda Bear - Comfy in Nautica [Paw Tracks]
49. Thurston Moore - Fri/End [Ecstatic Peace]
48. Maximo Park - Karaoke Plays [Warp]
47. Gruff Rhys - Lonsome Words [Rough Trade]
46. Britney Spears - Gimme More [Jive]

45. Joanna Newsom - Colleen [Drag City]
44. Digitalism - Idealistic [Kistune]
43. Amandine - New Morning [Fat Cat]
42. Iron & Wine - Boy With a Coin [Sub Pop]
41. Calla - Dancers In The Dust [Beggars Banquet]
40. Hell Razah - Renaissance (feat. Tragedy Khadafi, Timbo King, R.A. The Rugged Man) [Nature Sounds]
39. Arca - Sunday Negative [Ici d'Ailleurs]
38. Bright Eyes - No One Would Riot For Less [Saddle-Creek]
37. Arctic Monkeys - Do Me a Favour [Domino]
36. Tulsa Drone - The Catch [Dry county]

35. Blonde Redhead - 23 [4AD]
34. Chris Garneau - Halloween [Absolutely Kosher]
33. Beirut - Nantes [Ba Da Bing]
32. 50 Cent - She Wants It (feat. Justin Timberlake) [Shady]
31. Malcolm Middleton - Four Cigarettes [Full Time Hobby]
30. The National - Fake Empire [Beggars Banquet]
29. Dinosaur Jr - Pick Me Up [Domino]
28. Joe Henry - Our Song [Anti]
27. Editors - Smokers Outside The Hospital Doors [Kitchenware]
26. Florent Marchet - La Chimie [Barclay]

25. !!! - Hearts of Hearts [Warp]
24. Help She Can't Swim - All The Stars [Fantastic Plastic]
23. Arcade Fire - Poupée de Cire/Poupée de Son (France Gall cover) [Merge]
22. Angels of Light - Not Here Not Now [Young God]
21. C-Rayz Walz and Sharkey - Electric Avenue [Babygrande]
20. Rihanna - Don't Stop The Music [Def Jam]
19. Von Südenfed - Fledermaus can't get enough [Domino]
18. C-Rayz Walz and Parallel Thought - Chorus Collection (feat. various) [Urchin Studios]
17. Vitalic - La Rock 01 (live) [Different]
16. Loney, Dear - I Am John [Sub Pop]

15. Sage Francis - Going Back to Rehab [Epitath]
14. Liars - Plaster casts of everything [Mute]
13. Modest Mouse - Spitting Venom [Epic]
12. Animal Collective - Peacebone [Domino]
11. Why? - The Hollows [Anticon]
10. Psykick Lyrikah - Pres d'une vie (l'air de rien) [Idwet]
09. Justice - D.A.N.C.E (MSTRKRFT remix) [Ed Banger]
08. Nine Horses - Money For All [Samadhisound]
07. Battles - Atlas [Warp]

06. Clap Your Hands Say Yeah - Satan Said Dance [Wichita]
05. Cloud Cult - Take Your Medecine [Rebel Records]
04. Dntel - Breakfast in Bed (feat. Conor Oberst) [Sub Pop]
03. Radical Face - Glory [Morr Music] 
02. Tunng - Bullets [Full Time Hobby]
01. Lcd Soundsystem -All My Friends [DFA]























Les 9 titres non disponibles sur spotify sont à l'écoute ci-dessous :

08. Nine Horses - Money For All




18. C-Rayz Walz and Parallel Thought - Chorus Collection


23. Arcade Fire - Poupée de Cire/Poupée de Son (France Gall cover)


45. Joanna Newsom
- Colleen

63. Josh Ritter - Still Beating


69. Calexico - The Guns of Brixton (The Clash cover)

 
71. Rosie Thomas - These Friends of Mine


72. Perry Blake - Something Still Reminds You


74. The Polyphonic Spree - Oh I Feel Fine