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jeudi 1 janvier 2026

Bilan 2025 : Top 50 « Chansons »


Après les formats courts et cie, après le top album en deux parties, il est temps en ce 1er janvier 2026 de conclure ce bilan 2025 avec les cinquante chansons qui ont marqué mon année. Et comme le veut ma tradition, le jour de l'an. Celui du mal de tête. Des bonnes résolutions. Des espoirs. Et des envies.

Mais avant de révéler ces cinquante morceaux, place une dernière fois aux sites amis qui, eux-aussi, ont tiré le meilleur de l'année 2025 :
- Les 100 meilleures chansons de 2025 de Sean de Said The Gramophone
- Les deux mixes traditionnels de fin d’année de Starsky : Bed ici, avenues là
- Les meilleurs albums de l'année pour Hop Blog
- Les 50 chansons de l'année pour The Quietus
- Les 100 meilleurs morceaux de 2025 selon Pitchfork

Cinquante chansons disais-je. Avec, fait inédit chez moi, les deux premiers qui viennent des mêmes artistes qui trustent les deux premières places de mon top album... à ceci près que les places sont ici inversées. D'un côté une orgie pop qui ne semble pas vouloir s'arrêter, de l'autre une mélodie absolument flamboyante et boulerversante. Sinon ? Un top 5 indépassable. De la pop ouvragée, du post-rock flamboyant, du tube en devenir, du post-punk efficace comme jamais, de la folk-pop qui vise les étoiles, de l'electro qui tabasse dur et fort, du rock pur et dur, ... Il y a un peu de tout cela dans cette sélection. Cinquante chansons qui auront fait mon année. Lesquelles habilleront 2026 ? Je n'en sais rien. Mais laissez moi vous souahitez la meilleure des années possible. En vous souhaitant avant tout la santé. Car oui, quoiqu'on en dise, c'est le plus important.
Ces cinquante chansons sont en écoute dans le lecteur Spotify au bas de ce papier ou dans les lecteurs dédiés Deezer, Tidal et YouTube ci-contre. Bonne lecture et bonne écoute !

Et n'hésitez pas à suivre le blog le reste de l'année, ici mais aussi sur la playlist quotidienne "Track of The Day" de Spotify, Deezer, Tidal et/ou YouTube


Bilan 2025 :
Top « Albums » (01-20)
Top « Albums » (40-21)
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »



50. The Orchestra (For Now) - Amsterdam
49. Ami Taf Ra - Love (feat. Ryan Porter)
48. James Yorkston - Love / Luck (feat. Johanna Söderberg)
47. Yola - Future Ennemies
46. Caity Baser - Running From Myself

45. Matt Berninger - Bonnet of Pins
44. The Limiñanas - Autour de chez moi
43. Destroyer - Hydroplaning Off the Edge of the World
42. CMAT - The Jamie Oliver Petrol Station
41. Bar Italia - Fundraiser

40. Midding - Clem’s Crime
39. Freshberry - I Will No Longer Be Afraid of Myself
38. MEMORIALS - In The Weeds
37. Marble Sounds - Hear Me Talking
36. Willow Avalon - Baby Blue

35. C Duncan - Lucky Today
34. Julii Sharp - Chrysalis
33. Legss - Eversince
32. Tugboat Captain - Thank God
31. Fortitude Valley - Sunshine State

30. Royel Otis - Say Something
29. James Felice - The Giantess
28. Sam Fender - People Watching
27. Cheekface - Living Lo-Fi
26. Dina Summer - Disco Goth

25. Cymande - Coltrane
24. Midlake - The Calling
23. McKinley Dixon - Run, Run, Run Pt. II 
22. Lavinia Blackwall - The Art of Leaving
21. Jimi Tenor, Cold Diamond & Mink - Summer Of Synesthesia

20. Cory Hanson - Bird on a Swing
19. Floodlights - The Light Won’t Shine Forever
18. Robert Finley - I Wanna Thank You
17. Smerz - Feisty
16. The Tubs - One More Day

15. Micah P. Hinson - Oh Sleepyhead
14. Deafheaven - Heathen
13. Kwoon - Jayne
12. Brooke Combe - How Can I Tell You? (To Love Me More)
11. Romane Santarelli - No Way Out

10. Sorry - Echoes
09. Brandon Markell Holmes - Try (feat. Tony G)
08. The Mountain Goats - Armies of the Lord
07. King Hannah - This Hotel Room
06. Kae Tempest - I Stand On The Line

05. Lùlù - Lùlù
04. clipping. - Forever War
03. Water From Your Eyes - Playing Classics
02. Richard Sallis - My Old Unexpected Friends
01. The Telephone Numbers - Pulling Punchlines






Bilan 2025 :
Top « Albums » (01-20)
Top « Albums » (40-21)
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »



Et puisque lire une liste de chansons n'a pas trop d'intérêt, vous trouverez ci-dessous un player Spotify avec les cinquante morceaux cités au-dessus. Playlist que vous pouvez retrouver sur Deezer, Tidal et YouTube ci-contre. Bonne écoute !
 
 
 

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mardi 30 décembre 2025

Bilan 2025 : « Albums » (40-21)


Après la première partie consacrée aux formats courts (7", Ep), compilation, réédition et albums oubliés des années précédentes, place au top albums de l'année. Toujours un classement (ça ne sert sans doute à rien, mais que voulez-vous ma bonne dame, on ne se refait pas), toujours quarante disques, toujours en deux fois. Et donc, pour ouvrir le bal, aujourd'hui, un premier jet de 20 albums.

Mais avant cela, petit point "bilan de l'année" chez les voisins, d'ici ou d'ailleurs :
- Les 10 albums de l'année pour Mind Riot Music  
- Le top 10 des albums de 2025 selon la rédaction de Sound of Violence
- Les meilleurs albums de l’année pour l’indispensable Bandcamp Daily
- Les 50 meilleurs albums de 2025 pour Treble
- Les 100 albums de l’année selon l'essentiel The Quietus

Vingt albums disais-je. Avec quelques anciens de retour en très grande forme, des confirmations, une découverte d'un vieux monsieur à la voix incroyable, de la pop souvent lo-fi, des albums lumineux, d'autres plus hantés, du post-punk racé et de la folk à tomber. Je ne sais pas si ce sont les disques de l'année, mais en tout cas ce sont parmi ceux qui m'ont le plus enthousiasmé en 2025.
Et histoire de bien faire les choses, des playlists Spotify, Deezer et Tidal sont à disposition pour écouter une chanson de chacun des vingt albums présentés ci-dessous. Bonne lecture et bonne écoute !

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40. Baths - Gut [Basement's Basement]
Derrière sa longueur (onze morceaux, cinquante-trois minutes), 'Gut' est un disque de haute volée pour ce vétéran de l’indietronica où, justement, indietronica et folktronica se partagent la plus grosse part du gâteau et rivalisent de belles mélodies souvent mélancoliques, construit autour de Eyewall et The Sound of a Blooming Flower, respectivement chansons d'ouverture et de fermeture.
39. Greg Brady and The Anchors - I'd Rather Walk [Subjangle]
Un disque estampillé jangle-pop (il est d'ailleurs publié par Subjangle Records) mais qui ne l'est pas vraiment en réalité, tant le disque est traversé de diverses tonalité et influences : des guitares fuzz par là, des ambiances très 80s ici, des balades rock aux belles guitares, un rien de post-punk dans un coin. Le tout sans pour autant perdre en unité et en cohésion - ce qui n'est pas le moindre de ses qualités.
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38. The Gentle Spring - Looking Back at the World [Skep Wax Records / Too Good To Be True Records]
The Gentle Spring ou la nouvelle itération de Michael Hiscock (The Field Mice) qui s'est adjoint pour se faire les services des français Emilie Guillaumot et Jérémie Orsell (Dorian Pimpernel). Un disque qui a un esprit Sarah Records qui le traverse tout du long, quelques effluves de The Apartments et surtout, de l'indie-pop délicate, mélancolique, presque désuète pour son époque tout en étant à la fois intemporelle.
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37. Pynch - Beautiful Noise [-]
Pynch est une anomalie incompréhensible : comment se fait-il qu’on ne parle pas plus de ces londoniens ? Comment se fait-il qu’après 'Howling At A Concrete Moon', 'Beautiful Noise' n’ait pas fait plus parler de lui, avec sa power-pop nerveuses, plus noise, plus bordélique aussi (mais cela leur va bien) et une certaine excentricité assez eighties qui se dégagent de ses compositions ? C’est à n’y rien comprendre.
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36. Tugboat Captain - Dog Tale [-]
Retour des Tugboat Captain, grande confrérie pop (ils sont 6 désormais) venue de Londres, avec un album en forme de petit bonbon, consacré au meilleur ami de l'homme. C'est joliment orchestré tout du long, c'est souvent mélancolique, les mélodies sont marquantes, beaucoup de chansons sont superbes (Thank God, grand morceau sur la crise de la quarantaine). Bref, c'est beau, tout simplement. Et très conseillé.
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35. Jim Putnam - st [We Are Unique Records]
Un des albums les plus attendus de l'année. Et qui n'a pas déçu. Premier album solo pour Jim Putnam, un des deux Radio Bros. Un disque de slowcore, empreint de nostalgie et de mélancolie, à la production ample, où la voix de Jim Putnam est invariablement superbe, et qui n'est pas sans rappeler, évidemment, son groupe de toujours.
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34. Nina Nastasia - Songs for a World of Trouble [-]
Après des années de silence pour des raisons tout sauf réjouissantes, brisées par un merveilleux et dépouillé 'Riderless Horse', Nina Nastasia enchaine avec un nouvel album, 'Songs for a World of Trouble'. Plus orchestré que le précédent, cet album, uniquement disponible sur bandcamp et en digital, est, quelle surprise !, superbe. Un disque dédié à Steve Albini, compagnon de longue route, avec qui elle avait enregistré tous ses albums.
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33. Humour - Learning Greek [So Young Records]
Quintette écossais qui après deux Ep passe au long format. Un disque à la recherche des racines grecques du frontman, qui fait dans le post-punk nerveux qui file à toute vitesse, saupoudré de post-hardcore, qui crie plus souvent qu'à son tour et mélange mélodies presque mélancoliques, sonorités plus radicales où les deux guitares ne sont pas loin de faire merveille.
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32. Julii Sharp - Burning Line [Only Lovers Records / Modulor]
Premier album pour la toulousaine Julii Sharp, très bien entourée ici. Un disque d'indie-rock, à la langueur certaine, où si l'électrique règne en maitre, le folk, autant dans les ambiances que dans l'écriture, n'est jamais très loin. Un album très réussi, chanté dans un anglais impeccable et sans accent, où on entend Nina Nastasia et surtout Laura Veirs.
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31. Damien Jurado - Private Hospital [Maraqopa Records / This Is A Test]
'Private Hospital' est un album presque déroutant de la part de Damien Jurado, et sans doute un de ses meilleurs d'ailleurs. Un disque court, empreint de sincérité et de beauté, qui s'éloigne de son folk (rock, psyché, indie, traditionnel) habituel pour embrasser une synth-pop aux nappes profondes, aux contours folktronica et indietronica, un rien arty-pop, qui lorgne parfois vers une sorte de r'n'b léger, pour un ensemble plein de mélancolie.
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30. Sorry - Cosplay [Domino Records]
Si j’en crois ce que je lis, 'Cosplay' n’est pas le disque préféré des fans de Sorry. Pourtant, c’est le premier qui chez moi fait mouche. La faute peut-être à cette majestueuse chanson d’ouverture Echoes, aux effluves Blonde Redhead, qui transpire d'élégance et de superbes guitares. A moins que ce soit son côté plus pop que par le passé et, surtout, qui va droit au but. Quoiqu’il en soit, ce troisième album de Sorry a tout bon. Et de sacrées chansons.
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29. Haley Heynderickx & Max García Conover - What of Our Nature [Fat Possum Records]
Sur ce deuxième album commun, Haley Heynderickx et Max Garcia Conover rendent hommage à la matrice de tout - ou presque - de la musique folk Woodie Guthrie en composant dix chansons « à la manière » de la légende, morte en 1967. Un disque engagé, évidemment, beau, au folk, sans fioritures, aérien et lumineux, où en plus de Woodie Guthrie, on entend à travers leurs deux voix une version 2025 de Bob Dylan et Joan Baez.
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28. Destroyer - Dan's Boogie [Merge Records]
Sans conteste le meilleur album de Destroyer depuis 'Kaputt' en 2011, 'Dan's Boogie' est une œuvre majeure de Dan Bejar. Un disque qui fait dans l'excès mais maitrisé, aux mélodies chiadées et où la voix du canadien est au diapason de celles-ci, qu'il n'en est rien distancié mais qu'il y vogue avec un flegme charmeur. De la grandiloquence oui. Mais qui nous veut du bien.
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27. Julien Baker & TORRES - Send A Prayer My Way [Matador Records]
Premier album commun pour les deux américaines Julien Baker et Torres, entre americana, country et folk-rock, dont les chansons prises individuellement ne sont pas marquantes, mais où toutes ensembles, elles font sens. Un disque câlin, attachant, parfois désuet et beau comme tout.
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26. Jim White and Trey Blake - Precious Bane [Fluff and Gravy Records]
Ténébreux à bien des égards, et rappelant autant Nick Cave que Tom Waits, 'Precious Bane' est un album de country-folk hanté et pas loin d’être sublime de la part de Jim White (le père de Willow Avalon) et Trey Blake, artiste anglaise que White décrit comme la « UK's undiscovered Patti Smith », à la voix si belle, si particulière, si habitée, si unique plus simplement, comme toutes ces voix qui n'avaient pas envisagé un jour de chanter.
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25. DITZ - Never Exhale [-]
Disque de haute tenue, sans doute plus solide mais pas moins retors que son prédécesseur, 'Never Exhale' est une déflagration qui mélange habilement post-punk, noise-rock, touches métal et rock-indus de la part de DITZ. Mieux, cet album prend une ampleur qu'on n'imaginait pas sur scène, où leur réputation n'est pas du tout usurpée.
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24. Robert Finley - Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya [Easy Eye Sound]
Arrivé sans musique ni texte en studio, Robert Finley a pourtant enregistré 'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya' en une journée. Un album de soul/blues-rock pas loin d'être magistral de la part cet américain de 71 ans à la voix rocailleuse, découvert sur le tard, et qui est accompagné d'un groupe de studio absolument époustouflant.
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23. Horsegirl - Phonetics On and On [Matador Records]
Après un premier album remarqué, voilà que le trio Horsegirl, change son fusil d’épaule, et appelle Cate Le Bon derrière la console. Et si celle-ci m’ennuie à chaque nouvel album avec son art-rock qui ne veut pas dire grand chose, elle est tout à fait épatante derrière ce disque brillant, où guitares fuzz et reverb ont été remisées au placard pour mieux embrasser une indie-pop, avec plein d’élans électriques certes, mais pop avant tout. Un disque sorti le jour de la Saint-Valentin qui m’a accompagné toute l’année.
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22. The Radio Field - Air and Sunlight [Subjangle / Less Records]
Deuxième album pour la formation de Düsseldorf, et qui va à l'essentiel. Basé sur un socle de jangle-pop, tout en flirtant souvent avec power-rock et shoegaze, 'Air and Sunlight' est un - très - bel album, catchy à souhait et qui a le goût d'un petit bonbon sucré et délicieux.
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21. Daily Toll - A Profound Non-Event [Tough Love Records]
Pop lo-fi aux accents folk, de jangle-pop brute et de post-punk léthargique, ce premier album des australiens de Daily Toll, peu avenant de prime abord, regorge de petites pépites désabusées, mené par une rythmique métronomique qui lui donne un côté diablement hypnotique.
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Comme promis, vous trouverez ci-dessous un lecteur Spotify pour écouter une chanson de dix-neuf des albums évoqués ci-dessus. Le vingtième, celui de Nina Nastasia, étant indisponible sur les différentes plateformes de streaming, j'ai mis une chanson extraite de bandcamp.

Toute cette sélection est également disponible dans des playlists dédiées sur Deezer et Tidal (voir en haut de ce billet si les liens ne sont pas cliquables ici) :

 

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mercredi 30 juillet 2025

Destroyer - Dan's Boogie [Merge Records]

'Dan's Boogie' fait partie de ces disques qui ne séduisent pas au premier abord. Il faut dire que si sa deuxième partie est plus sage et piano-centré, tout le début est trop dans l'excès, voire dans le mauvais goût (sirupeux par ci, grotesque par là, avec la voix de Dan Bejar qui sonne presque comme un agent étranger), porté par une production là rien que pour amplifier le moindre de ces défauts.

Et puis, bizarrement, sans que l'on s'en rende réellement compte, on relance l'écoute. Déjà parce qu'il s'agit de Destroyer, que si Dan Bejar m'a un peu perdu depuis quelques albums, cela reste un artiste assez à part sur la scène actuelle. Ensuite parce que très vite, on se rend compte que la première impression était fausse tant on est séduit par cet ensemble volontairement un peu de guingois. Plus on avance, plus on se dit que le disque s'ouvre par une chanson (The Same Thing as Nothing at All) non pas too much mais au contraire absolument sublime et qui met vraiment 'Dan's Boogie' sur orbite. Que la suivante (Hydroplaning Off the Edge of the World) est d'une efficacité sans borne et que ses effets de style (ce riff de guitare qui apparait à contre courant du reste pour aussitôt disparaitre) n'est pas de mauvais goût, bien au contraire. Que Bologna et son ambiance trip-hop est un morceau merveilleux. Que Sun Meets Snow et ses cuivres qui débarquent d'un coup d'un seul, comme s'ils s'incrustaient à une soirée avant d'être raccompagnés sans délai à la porte par un maelstrom aussi bruitiste que mélodieux, fait mouche.

On pourrait détailler plus en profondeur chacune des neuf chansons qui composent 'Dan's Boogie'. Dire à quel point la voix de Dan Bejar, pas entendue depuis longtemps, est en fait au diapason de ses mélodies, qu'il n'en est rien distancié mais qu'il y vogue avec un flegme charmeur. Mais on proposera plutôt d'écouter cet album, le meilleur de Destroyer depuis 'Kaputt' en 2011. Et à tous ceux qui, comme moi sont passés à côté au départ, de l'écouter vraiment et de lui redonner quelques chances, car comme souvent avec Dan Bejar, tout se mérite. Puis tout s'éclaire d'un coup. Sa grandiloquence vous veut du bien. (Sortie : 28 mars 2025)

Plus :
'Dan's Boogie' de Destroyer est à l'écoute sur bandcamp
'Dan's Boogie' de Destroyer est à l'achat sur bandcamp
'Dan's Boogie' de Destroyer est à l'écoute et à l'achat un peu de partout sur ce lien

Trois chansons de 'Dan's Boogie' de Destroyer en écoute aujourd'hui. The Same Thing as Nothing at All, la chanson d'ouverture, parfaite mise en bouche (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis la superbe Bologna (en duo avec Fiver). Et enfin le déroutant mais si efficace Hydroplaning Off the Edge of the World :

Deux clips extraits de 'Dan's Boogie' de Destroyer : Hydroplaning Off the Edge of the World et Bologna

vendredi 2 novembre 2018

Car Seat Headrest - Twin Fantasy (Face to Face) [Matador]

Quand sort en novembre 2011 'Twin Fantasy', Will Toledo n’a que 19 ans. Et pourtant, ce disque est déjà son 6è (auquel il faut ajouter un Ep et une compilation de raretés qu’il met à jour depuis) sous le nom Car Seat Headrest (qui, rappelons le, signifie « appui-tête de voiture ») . Un disque qui fera trembler d’émoi toute la fan-base qui ne cesse de grossir et qui a vu, bien avant beaucoup de monde, de Matador à l’auteur de ces lignes, le talent de cet américain à - grosses - lunettes.

Juillet 2016. Pour les ignorants dont je fais partie, 'Teens of Denial' est une révélation. Premier album de Car Seat Headrest signé sur un label (Matador donc, excusez du peu), la claque est immense (lire ici). Voilà donc un jeune homme de 24 ans, qui met un coup de pied formidable dans un rock qui tourne plus souvent en rond qu’à son tour, en y apportant une grande fraîcheur.

Février 2018. Alors qu’on attend un nouvel album de sa part, Will Toledo sort 'Twin Fantasy', qu’il affuble entre parenthèses de « Face to Face ». Non pas un simple re-pressage de son album de 2011, mais un ré-enregistrement complet. Comme il le dit dans un court documentaire de Tidal "I Haven't Done Sh*t This Year" (voir au bas de ce papier), 'Twin Fantasy' est le premier bon album de Car Seat Headrest. D’où l’intérêt de le ré-enregistrer, surtout depuis que Car Seat Headrest est passé de projet solo à groupe à part entière (ils sont désormais six à entourer Will Toledo).

La première version de 'Twin Fantasy' (désormais sous-nommé « Mirror to Mirror ») est un disque excellemment lo-fi, fait à l’arrache mais où les chansons sont déjà là. En ré-enregistrant le tout, Will Toledo a bien modifié quelques structures, mais cela reste à la marge. Il en a bien changé quelques paroles (il en parle sur le tout dernier morceau Twin Fantasy (Those Boyes)), mais toujours de façon assez fine - en 2011, sur Cute Thing, Will Toledo souhaitait qu’on lui donne la voix de Dan Bejar (Destroyer) et la présence scénique de John Entwistle (The Who). En 2018, il ne rêve que d’avoir la voix de Frank Ocean et la présence de James Brown-. Mais, globalement, on est sur le même matériau de base.

Sauf qu’accompagné de six comparses, il lui donne une ampleur insoupçonnée et une profondeur impressionnante. Portées par sa voix toujours trainante et qu'on sent pleine de morgue, les mélodies bien plus mises en valeur qu’en 2011 et donc bien plus marquantes. Les chansons à tiroir ont désormais une justesse et une logique implacable. Et les paroles pas particulièrement enjouées (peur d’être quitté, peur de la mort, peur de voir les autres mourir) prennent une autre dimension.

Certains critiques (notamment de fans) reprochaient à Will Toledo d'avoir choisi la facilité en ré-enregistrant un ancien album plutôt que de sortir de nouvelles compositions. Très sincèrement, elles sont nulles et non avenues. Car 'Twin Fantasy (Face to Face)' est un vrai nouvel album, pas une resucée quelconque. Il est même la version adulte de 'Mirror to Mirror'.
Mieux, malgré sa longueur (71 minutes pour 10 chansons), ce disque n’est en aucun cas ennuyeux et ne s’étire pas plus que de raison. Alternant balades (sublime High to Death) et purs moments de rock'n'roll, il est surtout un album d’une grande unité, cohérence et homogénéité, qui balaye tout le spectre de la musique rock des années 60 à nos jours, pour mieux l’assimiler voire la synthétiser (les différentes influences des membres de Car Seat Headrest n’y sont sans doute pas étrangères).

Sorti dans une édition proposant la version 'Face to Face' et la version 'Mirror to Mirror' (une sorte de réédition anticipée, avec l’album et les démos) en février dernier, ce 'Twin Fantasy' de Car Seat Headrest a désormais neuf mois. Et depuis neuf mois, il revient invariablement dans mes oreilles et s’affirme à chaque nouvelle écoute comme un disque absolument brillant et essentiel. J’ose même le dire, il est au rock ce que furent en leur temps 'Late Registration' de Kanye West et 'Speakerboxxx/The Love Below' d’Outkast à la musique noire : un album synthèse. Et plus que l’album de l’année à mes oreilles, il pourrait être l’album d’une vie. A une autre époque, nul doute qu’il aurait même été l’album d’une génération. (Sortie : 16 février 2018)

Plus : 
'Twin Fantasy (Face to Face)' de Car Seat Headrest est en écoute sur sa page bandcamp
'Twin Fantasy (Face to Face)' de Car Seat Headrest est à l’achat sur sa page bandcamp
La version 2011 de 'Twin Fantasy (Mirror to Mirror)' de Car Seat Headrest est également en écoute et à l’achat sur sa page bandcamp
'Twin Fantasy (Face to Face)' de Car Seat Headrest est, notamment, en écoute sur Spotify et Deezer
Très longue et intéressante interview de Will Toledo sur le process de ré-enregistrement de 'Twin Fantasy (Fate to Face)' de Car Seat Headrest


Trois chansons de 'Twin Fantasy' de Car Seat Headrest en écoute aujourd’hui. Commençons par Bodys, le tube évident de l'album et son riff implacable (en écoute également dans les playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Puis Cute Thing, chanson qui se relance par un break imparable (à partir de 3'22") et où Will Toledo rêverait d'avoir la voix de Frank Ocean. Enfin, la balade sublime qu'est High to Death :

 




Pour finir, voilà le clip de Nervous Young Inhumans, l'autre tube de 'Twin Fantasy (Face to Face)' de Car Seat Headrest. Et unique single sorti à ce jour :



Tidal a sorti un court documentaire (17 mns) sur Car Seat Headrest en studio, répétant avant de partir en tournée. Alternant répétitions et discussions sur l'histoire du groupe ou de l'intérêt d'un concert, ce 'I Haven't Done Sh*t This Year' est à voir ci-dessous :



EDIT 17 novembre 2018 : Tidal vient de sortir la partie 2 de son documentaire sur Car Seat Headrest, qui se concentre sur le concert du groupe à The Fillmore à San Francisco (avec notamment une version live complète de Beach Life-in-Death) :




lundi 30 décembre 2013

Bilan 2013 : Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



Comme chaque fin d'année (à celle de l'année dernière près, mais ce n'est que partie remise), il est temps de passer au top de l'année qui vient de s'écouler. Un bilan en trois temps :
- Le premier sera consacré aux Eps, aux 45-tours, aux 12" et autres compilations de tous les genres.
- Le second se tournera vers les chansons de l'année.
- Enfin le troisième, cette fois en 3 parties, permettra de faire le point sur les albums que j'ai trouvé les plus marquants en 2013.

Avant de passer donc à la première partie, un petit tour d'horizon (et ce sera le cas à chaque fois) des choix de la blogosphère musicale (française et internationale). Car les tops ont fleuri de partout depuis le début des fêtes (voire bien avant) et permettent de tomber sur quelques perles oubliés de nos radars.
Vous pourrez ainsi allez voir les choix éditoriaux de :

Ceci dit, il est temps de lancer donc la machine. On commence donc par la partie « Eps & ». Ils sont au nombre de 15, dans des styles aussi divers que variés. 
Chaque chronique présente également une petite icône « + » (qui vous renverra vers une chronique plus complète, d'ici ou d'ailleurs) ainsi qu'un lien pour vous procurer le disque en question.
Et tout en bas de cette chronique, vous retrouverez un lecteur grooveshark orange avec une chanson de chacun des disques présentés en écoute. Parce que lire de la musique c'est bien, l'écouter c'est mieux !

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums » : 10-01
Top 50 « Albums » : 30-11
Top 50 « Albums » : 50-31

EP


Apes & Horses est un groupe parisien dont l'Ep 'Bleu Nuit' est renversant. Ces jeunes gens font dans la dream-pop. La leur est faite de grands élans vocaux et d'ambiance nocturne. Très américain dans l'ensemble et un vrai ravissement tout au long des quatre titres.  
(Apes & Horses - Bleu Nuit Ep - [Cracki Records] - + - acheter)



Il a beau être le plus gros vendeur de l'histoire de Stones Throw Records avec son 'Good Things' en 2010, Aloe Blacc n'aura jamais autant touché de monde que cette année en étant la voix d'un des tubes eurodance de l'année, Wake Me Up d'Avicii. Bien que ravi de cette collaboration (lui aux paroles, Avicii au boum-boum indigeste), Aloe Blacc aura sorti en 2013 sa version de Wake Me Up sur un Ep de 4 titres tout bonnement parfait, à l'écriture soignée et au savoureux mélange des genres.  
(Aloe Blacc - Wake Me Up Ep - [XIX Recordings] - + - acheter)


Dan Bejar, jamais avare de projets en tout genre, se sera mis à l'espagnol en 2013 avec Destroyer. Son 'Five Spanish Songs' est un bijou de 5 titres, aussi mélancolique que nerveux, mais mélodiquement toujours très au point.
(Destroyer - Five Spanish Songs Ep - [Merge] - + - acheter)
 

Voix profonde à la Tom Smith d'Editors, guitares nerveuses, basses emballantes et batterie aux accents divers (pas moins de 6 batteurs se relaient sur l'Ep !), le premier Ep d'IT GIRL est aussi réussi que surprenant en 2013. Réussi car les 7 chansons qui le composent sont autant de tubes potentiels. Surprenant car il aurait du sortir il y a 10 ans, comme à la grande époque du retour au premier plan du post-punk plein de fougue. Mais qu'importe, le résultat est excellent.  
(IT GIRL - Neon Signs - + - acheter)


Dans la foulée de son 45-tours 'Night Birds Lurking 7"' (voir plus bas) chez Without My Hat Records, MiNORS a enchaîné quelques semaines plus tard par la sortie de 'This Is Not Happening', un Ep façon grande classe chez Travelling Music. Un disque présentant toutes les facettes de MiNORS, sa capacité à sublimer un silence ou à émouvoir en quelques accords. Fameux.  
(MiNORS - This is Not Happening Ep - [Travelling Music] - + - acheter


Rennes aura eu de beaux accents américain en 2013. A cause de PALM et de son 'El Sereno Ep', les deux pieds enfoncés dans l'Amérique de Jason Molina, entre americana et folk-blues nerveux. Un disque qui rappelle aussi bien Songs : Ohia - donc - Calexico que les Electric Fresco. A suivre de très près.  
(PALM - El Sereno Ep - + - acheter)


Bien que sorti en 2012, le premier album des Parquet Courts aura surtout marqué son monde en 2013. Mais la vraie sortie cette année des Parquet Courts aura été 'Tally All The Things That You Broke Ep', un disque dans la lignée de leur album, toujours entre les Strokes, les Clash et Television. Et qui rend même un hommage aux Beastie Boys. Classique.  
(Parquet Courts - Tally All The Things That You Broke Ep - [What's Your Rupture?] - + - acheter)


Qui se souvient encore des We Are Scientists en 2013 ? Tombé par le plus grand des hasards sur leur 'Business Casual Ep', j'ai donc envie de répondre « moi » tant celui-ci est d'une redoutable efficacité et marrie à merveille tube pop, tubes électriques et balade tuante. Retour gagnant, artistiquement parlant en tout cas.  
(We Are Scientists - Business Casual Ep - [Dine Alone Records] - + - acheter)




12"

Groupe parisien, signé après une demie écoute par Requiem Pour un Twister,  Venera 4 est un groupe de shoegaze et noise-pop. Cinq chansons de très haute volée, entre My Bloody Valentine et Jesus and Mary Chain. Un groupe dont l'avenir semble aussi radieux que ses chansons sont sombres.  
(Venera 4 - Deaf Hearts 12" - [Requiem Pour un Twister] - + - acheter)



7"

Première sortie du micro-label allemand Laughing SEVEN Records, Any Version of Me est un artiste français. Parisien, il a beaucoup écouté les Beatles et les Beach Boys et cela se ressent dans les 2 chansons de ce 45-tours épatant.  
(Any Version of Me - Can't You See 7" - [Laughing SEVEN Records] - + - acheter)


En un 45-tours, le duo australien de The Creases m'aura emballé. Dernière signature de Rough Trade, leurs chansons sont pop, à la production nerveuse et pleines de guitares fuzz. Je leur souhaite (et leur prédis) un très grand avenir. Assurément le groupe le plus attendu en 2014 par ici.  
(The Creases - I Won't Wait 7" - [Rough Trade] - + - acheter)


Semblant s'être lancés dans une tournée sans fin, les russes de Motorama n'en continuent pas moins de composer de nouvelles chansons. Et quelles nouvelles chansons ! Un 45-tours de haute volée, dans la lignée de leur précédent album (le fameux 'Calendar'), qui prouve, comme s'il en était besoin, que ces jeunes gens ne seront pas un énième feu de paille, bien au contraire. 
(Motorama - Eyes 7" - Talitres - + - acheter)


Another Sunny Night est devenu en quelques éditions le repère pour tout parisien amateur de pop music. Mieux, en 2013, ils auront sorti leur premier 45-tours, celui de White Town. Trois chansons de haute tenue. Pop jusqu'au bout des ongles. Tout est dit. 
(White Town - She's A Lot Like You 7" - + - acheter)




COMPILATIONS



Compilation sortie à 500 exemplaires seulement, 'Liverpool 2013' a vu le jour pour le Liverpool Psych Fest dont Trouble in Mind était un des principaux invités. L'occasion pour le label de Chicago de présenter certains de ses meilleurs artistes, de Maston à Jacco Gardner, de Fuzz à The Limiñanas. Beaucoup d'inédits au final pour un résultat détonnant et épatant pour une compilation. Chapeau.  
(Various Artists - Liverpool 2013 - [Trouble in Mind] - + - acheter



Le décès de Jason Molina fut un véritable choc. Elle nous est tombée sur le coin de la gueule sans crier gare. La mort, cette vieille catin, s'est donc empressée de ramener vers elle un des tous derniers génies américains, à la discographie pléthorique et d'une grande qualité, où la mélancolie se disputait le trône à la noirceur et aux blues ténébreux. Prévue avant son décès, 'Weary Engine Blues' est une compilation initialement prévue pour amasser des fonds afin de financer une partie des soins médicaux de Jason Molina. Il n'en aura malheureusement pas besoin.
Reste donc ce double album, qui propose une relecture de l'oeuvre du leader de Songs : Ohia par des invités prestigieux (Mark Kozelek, Will Oldham, John Vanderslice, Scout Niblett, Jeffrey Lewis, Jonathan Meiburg et beaucoup beaucoup d'autres) et forcément fans de son oeuvre.  
(Various Artists - Weary Engine Blues - [Graveface Records] - + - acheter)



WITHOUT MY HAT RECORDS

J'aurais pu mettre les deux disques suivants dans le top du dessus, mais cela n'aurait pas été très équitables, je ne suis pas particulièrement objectif.   Il n'empêche, en 2013, Without My Hat Records est très fier d'avoir sorti deux « formats courts » de grand standing.

D'abord MiNORS via 'Night Birds Lurking 7"', un 45-tours de grande beauté quelques semaines avant leur Ep 'This is Not Happening Ep' (voir plus haut). Deux chansons aussi mélancoliques que belles, vibrantes que délicates. 
(MiNORS - Night Birds Lurking 7" - [Without My Hat Records] - + - acheter)    





Et puis évidemment, les petits derniers, ces jeunots rageux de Nine o'Nine, dont l'Ep (CD cette fois) est aussi rock, garage que sixties. Un Ep sans concession au rythme effréné et à la qualité qui ne se dément pas.
(Nine o'Nine - Back to Basics Ep - [Without My Hat Records] - + - acheter)    

 



Comme promis, une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessus est en écoute ci-dessous. Soit 17 morceaux donc :



Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums » : 10-01
Top 50 « Albums » : 30-11
Top 50 « Albums » : 50-31