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mercredi 18 décembre 2024

Kelly Finnigan - A Lover Was Born [Colemine Records]

Il y a quelques semaines, alors que nous devisions entre deux dossiers sur nos derniers coups de cœur musicaux, lui dans tout ce qui est rap/hip-hop, moi tout ce qui touche plus au rock ou à la pop (quelle surprise), mon collègue Aymeric m'avait dit la chose suivante : « Tu devrais écouter Kelly Finnigan. Ce mec là est au-dessus de la mêlée dans tout le revival soul actuel où tout se ressemble et est d'un platitude sans nom ». Une analyse sévère, certes, mais au final assez juste. Surtout, un conseil des plus avisés.

Kelly Finnigan donc. Un américain d'une quarantaine d'années, originaire de San Francisco et qui en parallèle d'une carrière au sein de formations diverses (Destruments et Monophonics pour les plus connues) s'est lancé en 2019 dans une carrière solo qui ne fait pas les gros titres - ni les moyens d'ailleurs - mais dont la qualité n'est pas à remettre en cause.

'A Lover Was Born' est son troisième album, paru à l'automne dernier. Kelly Finnigan y chante divinement bien (il a ce grain et cette façon de chanter qu'avaient certains de ces glorieux devanciers dans les années 60/70), sait être aussi expansif que câlin ou tout en retenue (All That's Left, Count Me Out). Mais comme une belle voix ne suffit pas à faire de grandes chansons, notre homme s'est entouré d'une équipe de musiciens triés sur le volet pour mettre en musique ses compositions : Joe et Max Ramey de The Ironsides, Jimmy James, Sergio Rios, J-Zone et Joey Crispiano, des Dap Kings, le groupe de feue Sharon Jones.

Et le résultat est sans appel : chacune des onze compositions de l'album résonne de guitares et de basses savamment jouées, d'une rythmique soyeuse, de cuivres euphoriques et langoureux, de cordes légères et promptes à soumettre le premier des hésitants à d'autres plus tendus et aiguisées, de piano qu'on aurait piqué à un club de jazz et de chœurs propres à venir relever chacun de ses élans vocaux.

Plein de groove, de soul, de funk (superbe Chosen Few) et globalement de tout un son racé qui va chercher le meilleur de ce qui a fait la légende de ce genre musical, 'A Lover Was Born' est un album remarquable, qui voit Kelly Finnigan monter en gamme après ses deux premiers disques (dont un, vu que c'est la période, très recommandable album de Noël 'A Joyful Sound'), que ce soit au niveau de la production que des arrangements aussi classieux que amples. De Prove My Love en ouverture et son orchestration qu'on dirait venue de la fin des années 60 à Count Me Out, la superbe chanson de clôture, à la belle langueur et aux chœurs divins, en passant par le très cuivré His Love Ain't Real, Love (Your Pain Goes Deep) et ses cordes discrètes mais vraies pierre angulaire du morceau ou le sublime Cold World et son piano jazz qu'on dirait presque à contretemps, tout ici n'est que soul. Northern, Midwest, Pop, que sais-je encore et même tout ce que vous voulez. Mais pas de la commune, non. De la très grande Soul. (Sortie : 18 octobre 2024)

Plus :
'A Lover Was Born' de Kelly Finnigan est à l'écoute sur bandcamp
'A Lover Was Born' de Kelly Finnigan est à l'achat sur bandcamp
'A Lover Was Born' de Kelly Finnigan est à l'achat et l'écoute un peu de partout


Trois chansons de 'A Lover Was Born' de Kelly Finnigan en écoute aujourd'hui. Le choix a été dur mais partons en premier lieu sur Love (Your Pain Goes Deep), sans doute un des deux tubes de l'album (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Continuons avec le superbe Count Me Out, la chanson de clôture de 'A Lover Was Born'. Et finissons par Cold World, le morceau qui m'a renversé à la première écoute.

jeudi 1 décembre 2022

The Mountain Goats - Bleed Out [Merge Records]

Pendant les semaines de confinement qui ont touché une très grande partie de la planète, vous et moi avons passé nos journées enfermés à écouter de la musique, à faire du pain, à regarder des séries, lire des bouquins, à réapprendre à glander pour mieux confirmer que le travail n'était vraiment pas une fin en soi. Les artistes eux ont enchaîné les Facebook live, les concerts sur leurs balcons, ont enregistré des disques de confinement et... ont fait comme nous au final.

Général en chef des aimés The Mountain Goats, John Darnielle lui s'est plongé dans le cinéma. Surtout dans le cinéma d'action, qu'il a consommé en grande quantité. En très grande quantité même à le croire. Des films aussi bien des années 60 que des années 80 qui lui ont donné envie d'écrire un album sur ces fameux action-movie si chevillés au corps de la culture américaine.

Mais plutôt que de centrer ses histoires (il y en a douze) autour du héros qui dézingue les méchants et sauve la veuve et l'orphelin, Darnielle a préféré s'attacher aux anti-héros. Aux méchants en tous genres, de ceux qui crient vengeance et font couler le sang, de ceux plus taiseux qui se tapissent dans l'ombre pour réaliser leurs méfaits ou des nobody mis dans d'inextricables situations à devoir choisir entre deux solutions tout aussi affreuses l'une que l'autre.

Plongeant aussi bien dans l'action-movie classique que film de mafieux, faisant quelques références évidentes (une chanson est nommé First Blood, titre original du film 'Rambo') ou évoquant de vrais psychopathes (Make You Suffer), il est ici question autant de menaces que de casses, autant d'otages à la merci d'un flingue que de fuites en voitures. Avec à chaque fois, en toile de fond, le mot vengeance écrit en lettres de sang.
Des histoires pas avares de paroles bien senties (un exemple parmi tant d'autres, que John Darnielle considère même comme une de ses toutes meilleurs : « We may run out of bullets, we're never going to run out of hostages », sur Hostages), qui ont pour base les clichés du genre et que Darnielle et ses Mountain Goats font vivre par de sacrés élans rock très maitrisés et efficaces (Training Montage ou Wage Wars Get Rich Die Handsome, deux bons tubes à mettre en tête de gondole, Need More Bandages), de la pop joliment troussée (Bones Don't Rust, Incandescent Ruins, Extraction Point et son cuivre langoureux) et de la balade belle à pleurer (Bleed Out, superbe chanson sur l'inéluctabilité de la mort, et qui clôt l'album du même nom).

C'est tout cet ensemble qui fait que 'Bleed Out' se révèle vite être un concept album de haute tenue, sans doute un des meilleurs albums de The Mountain Goats, et surtout un de ses plus immédiats. Décidément, l'âge n'a pas de prise sur le talent, l'écriture et l'imagination de John Darnielle (Sortie : 19 août 2022)

Plus :
'Bleed Out' de The Mountain Goats est en écoute sur leur page bandcamp
'Bleed Out' de The Mountain Goats est à l'achat sur leur page bandcamp
'Bleed Out' de The Mountain Goats est disponible également ici
'Bleed Out' de The Mountain Goats est notamment en écoute sur Deezer et Spotify

Trois chansons de 'Bleed Out' de The Mountain Goats en écoute aujourd'hui. Training Montage, ouverture de l'album à l'efficacité immédiate (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis Hostages et l'histoire d'une prise d'otages. Et enfin le sublime Bleed Out :

Trois clips et/ou vidéos tirés de 'Bleed Out' de The Mountain Goats : Training Montage, Wage Wars Get Rich Die Handsome et Make You Suffer :

lundi 29 janvier 2018

The Yearning - Take Me All Over The World Ep [Elefant Records]

The Yearning, groupe dont je découvre l’existence, est un projet de Joe Moore, qu’il mène avec Maddie Dobie et Mark Kiff. 'Take Me All Over The World Ep' est leur troisième Ep et fait suite à 'Evening Souvenirs', leur deuxième album paru en 2016. Voilà pour les présentations.

Mais qu’est ce donc que The Yearning ? Tout l’opposé de leurs homologues finlandais faisant dans le doom metal atmosphérique. Non, pour le trio anglais originaire de Faringdon, on est plus sur une pop de chambre légère, joliment emballée (piano, trompette discrète, xylophone, haut-bois, etc) et dont les mélodies semblent venir d’une autre époque.

Si l’on devait donner une filiation, sans doute qu'il faudrait citer The Magic Theatre, voire par moment la belle bande-originale de La La Land, même si The Yearning a plus de légèreté. Il y a ici, outre la belle voix de Maddie Dobie (qui a de faux airs de Mélanie Pain), du « chabadabada, chabada-bada », un peu de bossa, des ambiances jazzy et de comédies musicales aussi et au final, une ambiance rétro enchanteresse.

Court (6 chansons pour 17 mns), orné d’une pochette rappelant à l’évidence l’imaginaire des premiers Belle & Sebastian, 'Take Me All Over The World Ep' de The Yearning est le genre de disque parfait pour attaquer un lundi. Sa délicatesse, sa mélancolie, son swing et ses belles mélodies éviteront de pester sur ces week-end qui ne durent que deux jours. Et il est aussi une belle façon de souhaiter la bienvenue dans ce monde de fou à une jolie petite Rose. (Sortie : 19 janvier 2018)

Plus :
'Take Me All Over The World Ep'
de The Yearning est en écoute sur le bandcamp d'Elefant Records
'Take Me All Over The World Ep' de The Yearning est à l'achat sur le bandcamp d'Elefant Records
'Take Me All Over The World Ep' de The Yearning est en écoute également sur Spotify et Deezer

Trois chansons tirées de 'Take Me All Over The World Ep' de The Yearning. Something I Should Know (en écoute dans les playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog), le bossa Everything Is You et enfin le duo réussi de Maddie Dobie et Joe Moore sur Learn To Love :








Pour finir, le clip de Do You Remember? de The Yearning, premier single de 'Take Me All Over The World Ep', à voir ci-dessous :




vendredi 3 novembre 2017

Man at War - I'm A Rainbow, A Promise of God's Care [-]

Comme quoi les belles découvertes ne tiennent pas à grand-chose. Alors que j’étais il y a quelques mois à la recherche d’informations sur Gregory and The Hawk, beau projet de Meredith Godreau dont j’avais apprécié les quelques albums qui étaient arrivés jusqu’à mes oreilles, j’étais tombé sur Fabric of Time, une chanson qu’elle partageait avec un certain Man at War. D’ailleurs, la chanson était de lui.

Le temps de remonter rapidement le fil, je découvre l’Ep dont est tiré cette chanson : ‘I'm A Rainbow, A Promise of God's Care’. Un disque de six titres, dont la beauté m'aura, en moins d'une écoute, donné envie d'en savoir plus.

Man at War n’est pas un groupe mais un projet solo, celui de Ryan Rebo, un jeune homme né à Seattle, qui a vécu une partie de sa vie dans le Montana et qui est désormais installé à Portland. Après avoir passé quelques années à sortir quelques disques sous son vrai nom, (un Ep par ci, un album par là, quelques singles au milieu), Ryan Rebo a décidé il y a deux ans de se lancer dans un nouveau projet : Man at War donc.

Et si au départ, son premier Ep 'Número Uno' (2015) est enregistré à plusieurs (et notamment avec l’aide de Meredith Godreau de Gregory and The Hawk), Man at War devient vite un vrai projet solo, où Ryan Rebo joue de tout et se produit tout seul. Et donne naissance à ‘I'm A Rainbow, A Promise of God's Care Ep', un vrai disque Do It Yourself, mais qui n’en connaît pas les écueils, et donc auto-produit.

N'y allons pas par quatre chemins : ‘I'm A Rainbow, A Promise of God's Care’ est un disque beau, tout simplement. La musique de Man at War navigue entre pop et folk (avec prédominance de la guitare et du piano), fourmille d’idées et de détails, de mélodies simples mais justes, de jolies productions (celle de Fabric of Time notamment, avec ce piano aussi aérien que plein de reverb) et d'instruments qui se répondent sans cesse. Mieux, Ryan Rebo rend l’ensemble si cohérent qu’on croirait entendre un groupe aguerri et plein d’envie au-dessus duquel planerait sa voix et ses compositions.

Quant aux paroles ? Bien que contenant le mot « God » dans son titre, et bien que porté par une pochette le représentant enfant lors d’un évènement religieux intitulé « Rainbows », les textes de de cet Ep de Man at War n’ont rien de sacré. Ou en tout cas, rien d’explicite.
Ryan Rebo dépeint tout au long des 6 chansons de ‘I'm A Rainbow, A Promise of God's Care Ep’ un personnage plein de question, à la recherche de l’amour, un peu désabusé (« Sometimes it gets so hard to believe in anything »I Guess I Showed You), qui s’interroge sur son pays (« “Proud to be an American” No not really, I’m just a citizen », Digital Mind), sur la société actuelle (« I can't say why we run around in little machines surrounded by material things that we don't need », Low Times), qui est avant tout perdu (« All alone and I don’t need to be but now I kinda wanna be alone » sur  On An Empty Street At Night, qui n’est pas sans rappeler le « I was afraid to be alone Now I'm scared that's how id like to be » d’Azure Ray) mais qui n'en oublie pas de distiller quelques références indie du meilleur effet (‘Crooked Rain, Crooked Rain’ de Pavement, ‘Goats Head Soup’ des Stones), le rendant encore plus attachant.

Tirant son nom, non pas de la très belle chanson longtemps restée inédite de Radiohead mais de celle de Daniel Johnston (« Daniel is a major hero of mine » dit-il), publiée sur ‘More Songs of Pain’ en 1983, Man at War est une véritable révélation. Une superbe découverte. Et 'I'm A Rainbow, A Promise of God's Care Ep' un disque d'une douceur, d'une subtilité et d'une mélodicité à tomber par terre. Sans conteste une des plus belles choses entendues cette année.

Les américains ne semble pas s’intéresser (encore ?) à son cas (seriously America ?). Et alors qu'il prévoit de sortir son prochain disque au printemps prochain (« I am almost always working on something new », précise-t-il), puisse la France, terre d’asile des artistes américains talentueux et ignorés (entrez ici Jeff Buckley et autres Jude), lui ouvrir ses oreilles et ses bras : Man at War le mérite 1000 fois. (Sortie : 18 avril 2017)

Plus :
‘I'm A Rainbow, A Promise of God's Care’ de Man at War est en écoute sur sa page bandcamp
‘I'm A Rainbow, A Promise of God's Care’ de Man at War est à l’achat (en name your price) sur sa même page bandcamp
‘I'm A Rainbow, A Promise of God's Care’ de Man at War est également en écoute sur Spotify mais malheureusement pas encore sur Deezer

Trois chansons de ‘I'm A Rainbow, A Promise of God's Care Ep’ de Man at War en écoute. Le sublime Fabric of Time, en duo avec Gregory and the Hawk (en écoute également dans les playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Puis Digital Mind, chanson qui ouvre l'Ep. Et le très beau Low Times pour finir : 





Non présente sur 'I'm A Rainbow, A Promise of God's Care Ep', voilà pour finir la reprise de Man at War de Daniel Johnston par Ryan Rebo, enregistrée en 2013. Évidemment, bien moins bancale et plus pop que l'originale, mais très réussie :


samedi 3 janvier 2015

Bilan 2014 : Top 50 « Chansons »



Après un Top 15 « 7", 12", Ep & Compilation », place à la seconde partie de ce bilan de l'année musicale, avec cette fois la partie « Chansons ». Top « Chansons » et pas « Singles », vu que s'attarder uniquement sur les morceaux sortis en singles, c'est un peu restreindre le faisceau. Et surtout, cela ne correspond pas forcément à ce qui m'aura marqué tout au long des 12 derniers mois.

Mais avant de présenter ce classement, continuons notre plongée dans les tops de blogs (ou non) voisins :


Cinquante chansons donc, comme le veut la tradition dans ces pages. Un numéro 1 qui a 30 ans, un numéro 2 qui est sans aucun doute le meilleur titre français de l'année, un numéro 3 lettré et féroce. Ajoutez à cela une reprise formidable par ci, des confirmations par là, du hip-hop parfait, des chansons belles à pleurer, deux très longs morceaux formidables, d'autres venant sauver des albums très moyens (pour être poli), il y a ici tous les titres qui auront rythmés mon année 2014, et sans conteste les années à venir.

Évidemment, présenter un tel classement sans permettre d'écouter les dites chansons n'aurait aucun sens. Vous trouverez donc en bas un lecteur streaming avec les 50 morceaux en question, présentés forcément du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !





50. SNGPR - Paris SA [-]
49. Fear of Men - Descent [Kanine]
48. Papercuts - Still Knocking At The Door [Easy Sound Recording Co.]
47. Sharon Van Etten - Afraid of Nothing  [Jagjaguwar]
46. Erland and The Carnival - Quiet Love [Full Time Hobby]

45. Sophia - It's Easy To Be Lonely [-]
44. Amen Dunes - Rocket Flares [Sacred Bones]
43. Parquet Courts - Instant Disassembly [What's Your Rupture?]
42. The Callstore - The Letting Go [Talitres]
41. Action Dead Mouse - I Nomi Delle Ossa [-]

40. MONO - Recoil, Ignite [Pelagic]
39. Stephen Malkmus and The Jicks - Lariat [Domino]
38. Ariel Pink - Put Your Numer In My Phone [4AD]
37. Jim Putnam & Mickaël Mottet - Let Be [We Are Unique Records]
36. Avi Buffalo - Overwhelmed with Pride [Sub Pop]

35. Alvvays - Archie, Marry Me [Polyvinyl]
34. Black English - Another Life [Arts & Crafts]
33. Clap Your Hands Say Yeah - Coming Down (feat. Matt Berninger) [Xtra Mile Recordings]
32. Foxygen - How Can You Really [Jagjaguwar]
31. Bisoph Allen - Start Again [Dead Oceans]

30. We Are Catchers - Richer Man [Domino]
29. Will Stratton - Gray Lodge Wisdom (feat. the Weather Station) [Talitres]
28. Allo Darlin' - Bright Eyes [Fortuna Pop]
27. Florent Marchet - Ma Particule Élementaire [PIAS]
26. Ed Harcourt - The Saddest Orchestra (It Only Plays For You) [CCCLX]

25. NehruvianDoom - Great Things [Lex Records]
24. Future Islands - Seasons [4AD]
23. Caribou - Can't Do Without You [City Slang]
22. The Creases - Static Lines [Liberation Music]
21. Dominique Dalcan - Sometimes [PIAS]

20. Mogwai - Teenage Exorcists [Action Rock]
19. Israel Regardie - Eternal Light [-]
18. Cheveu - Madame Pompidou [Born Bad Records]
17. Rivulets - Ride On, Molina [Jellyfant Records]
16. Cunninlynguists - Drunk dial (feat. Murs and Grieves) [APOS Music]

15. Gulcher - The Wittiest Games [Without My Hat Records]
14. The Pains of Being Pure at Heart - The Asp In My Chest [Fierce Panda]
13. Jeremy Messersmith - It's Only Dancing [Glassnote]
12. Spoon - New-York Kiss [-ANTI]
11. Damien Rice - It Takes a Lot to Know a Man [WEA]

10. The Notwist - Kong [City Slang]
09. Sufjan Stevens - A Little Lost (Arthur Russell Cover) [Yep Roc.]
08. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - What We Loved Was Not Enough [Constellation]
07. King Creosote - Miserable Strangers [Domino]
06. Pain Noir - Requin Baleine [Microcultures]

05. Public Access T.V. - In The Mirror [Gudrun Records]
04. Emily Browning - God Help The Girl [Milan]
03. Sage Francis - Vonnegut Busy [Strange Famous Records]
02. Paradis - Garde Le Pour Toi [Barclay]
01. Michael Jackson - Love Never Felt So Good [Epic]


  






Et comme promis, vous trouverez ci-joint un lecteur compilant ces 50 chansons, de la numéro 1 à la numéro 50. Parce que écouter de la musique avec les yeux, ça va un moment :




mercredi 15 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 30-11


Deuxième et avant dernière partie de ce bilan de l'année 2013. Après les « Compilations, 45 tours et autres Ep » (à découvrir et écouter là), après le Top 50 « Chansons » (à découvrir et écouter là) et les albums classés de 50 à 31 (à découvrir et écouter là), voilà donc la suite : les albums classés de la 30è à la 1ère place.

Mais comme le veut la tradition, quelques autres liens pour aller fureter ici et là quelques belles découvertes :
Le Rewind 2013 chez Starsky

Et maintenant, plongeons nous donc dans cette 2è partie des « Albums qui ont fait mon année 2013, 2è partie ». Avec du joli monde à mes yeux, de ces anglais fans de vieux films à cette française qui devrait faire la une des magazines en passant par de vieux routiers qui font toujours le même album mais avec quelle classe, un échappé des CunninLynguists, un groupe mythique et des français psychédélique. Tout est donc ci-dessous et tout en bas du papier, comme à chaque fois, un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés.

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



30. Public Service Broadcasting - Inform - Educate - Entertain [Public Service Broadcasting] 
Album fourre-tout (la pop y cotoie le math-rock, le krautrock le post punk, le bango ou les synthés les guitares les plus précises) mais d'une très grande unité, plein de samples aux charmes aussi immédiats que désuets (tirés des archives du British Film Institute) et bourrés de mélodies, 'Inform - Educate - Entertain' de Public Service Broadcasting est sans conteste la très belle découverte de 2013.

29. Deafheaven - Sunbather [Deathwish Inc.]
Entre post-rock, guitares shoegaze et black metal, 'Sunbather' de Deafheaven (tout un programme !) aura été le groupe le plus bruyant de mon année 2013. Solide et très bien pensé, n'oubliant jamais les mélodies dans ses morceaux (The Pecan Tree), 'Sunbather' est un disque à l'énergie implacable.

28. Mondrian - Isn't It Fun [Without My Hat]
Forcément, il fallait que celui-ci y soit. Parce que c'est le premier LP de la jeune histoire de Without My Hat Records. Parce l'objet est splendide (4 faces imprimées, avec un volet). Mais surtout parce que Mondrian pond là une collection de chansons pop intemporelles, dont il est difficile de faire sortir un titre en particulier (They Don't Dance Much in Idaho quand même). 

27. Action Dead Mouse - ä [Greed Recordings]
A quoi bon changer une formule quand celle-ci est efficace ? Les italiens d'Action Dead Mouse, déjà encensés en fin d'année dans ces pages, continuent leur math-rock de chemin avec un 'ä' avec plein de guitares, de ruptures de rythmes et de changements de directions impromptus. Brillant.



26. Natti - Still Motion [APOS Music]
Dernier des trois CunninLynguists à se lancer en solo, Natti en impose avec ce premier album, 'Still Motion'. Alternant morceaux lascifs et titres percutants aux punchlines bien senties, aussi bien influencé par la black music que le jazz ou la pop, Natti n'oublie jamais de mettre au centre de tout les mélodies. 


25. Grant Hart - The Argument [Domino]
Copieux album (20 chansons pour 1h15 de musique), 'The Argument' est le 4è album de Grant Hart en 25 ans ! Découvert pour ma part cette année, cet ancien Hüsker Dü (je n'en savais rien) a composé là un disque de rock et de pop totalement habité. Un disque qui s'écoute d'une traite avec un plaisir non-feint. Et cette voix qui rappelle le David Bowie des 70s n'y est pas étrangère.

24. The Men - New Moon [Sacred Bones]
S'éloignant du rock bruitiste et noisy de ses premiers essais, The Men sur 'New Moon' partent dans un mode entre blues et psychédélique, même s'ils retrouvent l'urgence et la nervosité des chansons qui ont fait leur reconnaissance sur la deuxième partie de l'album. Prêt à mettre quelques billets sur une trajectoire à la Black Keys qui leur irait bien au teint. 


23. Boards of Canada - Tomorrow's Harvest [Warp]
Un des évènements musicaux de l'année a sans conteste été le retour des patrons de la musique électronique, Boards of Canada. 'Tomorrow's Harvest' (leur premier album depuis 2006) est d'une beauté incroyable, plein de couches, de textures et de lumières dont les écoutes successives s'avèrent plus riches à chaque fois.


22. Adam Green and Binki Shapiro - st [Rounder]
Disque court mais coquin en forme de rédemption pour Adam Green qui s'auto-parodiait depuis de trop nombreux albums. Le duo entre le new-yorkais et l'anglaise Binki Shapiro marche totalement, dans une sorte de version revisitée des célèbres Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Version qui a de l'avenir.


21. Califone - Stitches [Dead Ocean]
Depuis leur magnifique 'Quicksand/Cradlesnakes' en 2003, j'ai bizarrement suivi de très loin les aventures discographiques des américains de Califone. Retomber nez à nez avec eux m'aura fait comprendre : 1) mon erreur 2) que les mélodies tuantes, ils connaissent toujours 3) que l'americana (mais pas que) qui traverse tout 'Stitches' est à tomber. 


20. The Limiñanas - Costa Blanca [Trouble in Mind]
Moins sous le feu des projecteurs de leurs compatriotes Aline, Granville et autres La Femme, The Limiñanas est pourtant un groupe plus qu'à suivre. Originaire de Perpignan, chantant en français, The Limiñanas est signé chez Trouble In Mind, rien que ça ! Leur nouvel album 'Costa Blanc' est la rencontre du psychédélisme et une inspiration toute gainsbourienne. Petit bijou.

19. Moonface - Julia With Blue Jeans On [Jagjaguwar]
Spencer Krug doit être l'artiste le plus prolifique sur les 10 dernières années. Dernier album en date, 'Julia With Blue Jeans On', deuxième sortie sous le nom Moonface. Piano/voix tout du long, chant sublime, piano très en avant et mélodie à tomber.



18. Nick Cave and the Bad Seeds - Push The Sky Away [Bad Seed]
Les années passent et elles ne semblent pas avoir d'emprise ni sur Nick Cave, ni sur ses Bad Seeds. 'Push The Sky Away', dernier album (studio) en date va titiller les meilleurs disques de sa discographie. La faute à des chansons sublimes, une cohérence tout du long et deux titres majestueux : Mermaids et Jubilee Street.


17. Okkervil River - The Silver Gymnasium [ATO Records]
Au contraire de groupes dans la même veine (The Decemberists, Iron & Wine), Okkervil River continue sans coup férir d'entretenir une discographie quasi sans faille. Fort d'un début d'album parfait, 'The Silver Gymnasium'  déroule un folk-rock aussi épique que délicat, comme à leurs plus grandes heures.


16. Eleanor Friedberger - Personal Record [Merge]
Sortie du giron de son frangin plus enclin aux expérimentations en tout genre, Eleanor Friedberger aura donné en 2013 au petit frère du déjà très réussi 'Last Summer' en 2011. Un disque qui prouve une fois de plus qu'elle a la pop dans le sens, des mélodies incroyables dans tous les doigts, et qu'elle est capable des tubes qu'il serait bon de fredonner à tue tête plus souvent qu'à notre tour. 

15. Poni Hoax - A State of War [Pan European Recording]
En continuant de puiser ses principales influences dans les années 80, les Poni Hoax auront sorti en 2013 leur troisième album, celui où les guitares sont les plus dansantes, les claviers les plus mélodiques, assez loin finalement des sonorités froides (mais pas désagréables pour autant) de leur précédents livraison. Jouissif.


14. Shannon Wright - In Film Sound [Vicious Circle]
Shannon Wright continue sa belle discographie avec 'In Film Sound', très bel album nerveux où les guitares sont plus que présentes et la furia sombre de l'américaine font merveille. Un jour, on se rendra compte de son talent incroyable. Un jour...



13. San Fermin - st [Downtown]
Groupe new-yorkais dont le leader est un grand fan du 'Come On Feel The Illinoise' de Sufjan Stevens, San Fermin fait dans la pop à la ... Sufjan Stevens. Cet album n'a évidemment pas la consistance du chef d’œuvre des années 2000, mais est d'une grande beauté, avec arrangements aux petits oignons, plages de respirations et voix profonde, mix entre celle de Matt Berninger (The National) et Dan Michaelson (Absentee). Ces jeunes gens iront loin.

12. Mélanie Pain - Bye Bye Manchester [Yotanka]
De façon très surprenante, Mélanie Pain ne connait pas les unes des magazines. Et pourtant, le talent de cet ex-Nouvelle Vague. Son premier album était 'My Name' en 2009 était déjà une très belle réussite. Et son 'Bye Bye Manchester' est du même acabit, pop aux atours rétro, alternant français et anglais, avec sa voix coquine et conviant pour l'occasion des artistes aimés de ces pages (Florent Marchet, Ed Harcourt). Belle confirmation. 

11. Radar Brothers - Eight [Merge]
Guitares langoureuses, pop, slowcore, alternative rock : ce n'est pas avec leur 7è album (quoiqu'en dise son titre) que les Radar Brothers vont changer leur fusil d'épaule. La seule différence est peut-être un piano plus présent et une ampleur plus grande de l'ensemble. Sinon ? Leur meilleur album depuis 'And The Surrounding Mountains', autre chef d'oeuvre.


Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'


Comme promis, voilà donc un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés ci-dessus. Du numéro 30 au numéro 11. Bonne(s) écoute(s) !



dimanche 5 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Chansons'


Deuxième partie du traditionnel bilan de fin d'année. Et quand bien même nous sommes déjà en 2014. Après la partie « Ep, 45-tours et tout le toutim» (à lire et écouter ici), place au « Chansons 2013 ».

Mais avant de passer à ce classement, petit retour sur certains des tops sortis depuis fin décembre avec une petite sélection :

Ceci fait, retournons à nos moutons et donc, nos chansons. Car oui, il s'agit bien de chansons et non pas de singles. Tous les titres ici ne sont pas sortis en singles et j'ai toujours préféré trouver mon morceau préféré d'un album plutôt que me le fait imposer par quelques directeurs artistiques, aussi bons soient-ils.

Cinquante chansons donc ; qui m'ont particulièrement touché, fait danser et/ou chanter, émerveillé, renversé. Cinquante morceaux qui vont d'un tube de l'année au titre béni oui-oui mais à l'efficacité incroyable à un trio norvégien qui aime la synth-pop, en passant par un petit groupe lyonnais qui deviendra grand bientôt, un Saint-Augustine reconverti, une sœur délaissée par son frère et à qui cela va plutôt bien, une talentueuse compositrice aux petites lunettes rondes, un Mojave 3 qui se remet au shoegazing, j'en passe et des meilleurs.

Tout est évidemment en écoute plus bas, dans un lecteur grooveshark compilant ces 50 chansons.

Dernière partie à venir, la partie album. Très prochainement donc.

Pour rappel :


50. Pendentif – Embrasse moi [Discograph]
49. Arthur Beatrice - Grand Union [Open Assembly]
48. Motorama - Eyes [Talitres]
47. Lee Ranaldo – Ambulance [Matador]
46. Kurt Vile - Wakin on a Pretty Day [Matador]

45. Noah and the Whale - There Will Come a Time [Mercury]
44. MiNORS - In Daylight [Without My Hat]
43. Chinese Robots - Just Watch Your Way [Mind Riot Music]
42. The Men - Half Angel Half Light [Sacred Bones]
41. Cloud Cult – The Show Starts Now [Earthology]

40. Miley Cyrus –Wrecking Ball [RCA]
39. Nine o’Nine – The Voiceless Confession [Without My Hat]
38. Minks - Doomed & Cool [Captured Tracks]
37. Black Hearted Brother - Got Your Love [Slumberland]
36. Joseph Arthur – Famous Friends along the Coast [Lonely Astronaut]

35. The Electric Soft Parade - Summertime in My Heart [Helium]
34. Fox Eagle – Unicorn [-]
33. Deafheaven - The Pecan Tree [Deathwish Inc.]
32. The Limiñanas - Liverpool ('Liverpool 2013' version) [Trouble in Mind]
31. Poni Hoax - Blood & Soda [Pan European Recording]

30. PALM – El Sereno [-]
29. Swim Deep – She Changes The Weather [RCA]
28. The Postal Service - A Tattered Line of String [Sub Pop]
27. The Pigeon Detectives - Animal [Cooking Vinyl]
26. Jeremy Messersmith - Tourniquet [Glassenote]

25. David Ford - Everytime [The Magnolia Label]
24. Ed Harcourt - The Man That Time Forgot [CCCLX]
23. Eleanor Friedberger - She's a Mirror [Merge]
22. Smith Westerns – Varsity [Mom+Pop]
21. Villagers - Nothing Arrived [Domino]

20. We Are Scientists - Dumb Luck [Dine Alone]
19. Goldfrapp - Drew [Mute]
18. The Strokes - One Way Trigger [Rough Trade]
17. Daft Punk - Get Lucky (feat. Pharrell Williams & Nile Rodgers) [Columbia]
16. Okkervil River – Down Down the river [ATO]

15. Tv On The Radio - Mercy [Federal Prism]
14. Nick Cave and The Bad Seeds - Jubilee Street [Bad Seed Ltd]
13. Laura Veirs - That Alice [Bella Union]
12. Mélanie Pain - Black Widow (feat. Ed Harcourt) [Yotanka]
11. The Lonely Island - YOLO (feat. Adam Levine & Kendrick Lamar) [Universal Republic]

10. Aline – Teen Whistle [Accelera Son]
09. The Creases - I Won't Wait [Rough Trade]
08. Sufjan Stevens – The 50 States [-]
07. The Polyphonic Spree - Section 42 (What Would You Do?) [Good]
06. Stromae - Formidable [Mercury]

05. Aloe Blacc - Wake Me Up [XIX]
04. Pain Noir – La Retenue [-]
03. Lanterns on the Lake - Green and Gold [Bella Union]
02. Arcade Fire – Reflektor [Merge]
01. Pharrell Williams - Happy [Back Lot Music]


 

 



Comme promis, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark compilant les 50 chansons présentées ci-dessus. Mais cette fois, du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !