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lundi 16 mars 2026

[Track of The Day] Olivia Rodrigo - The Book of Love (The Magnetic Fields cover)

En 1995, l'ONG War Child avait lancé lancé la compilation 'HELP' pour venir en aide aux population en guerre (c'est la guerre en ex-Yougoslavie qui avait déclenché le mouvement). Un disque de vingt morceaux, devenu mythique avec le temps sans doute plus pour son casting (une bonne partie de la britpop de l'époque, Massive Attack, Sinéad O'Connor, The Chemical Brothers) que pour la qualité de ses chansons (seul le merveilleux Lucky de Radiohead, alors totalement inédit, sortait du lot).

Trente ans plus tard, la période actuelle étant plus que jamais désespérante, War Child relance sa belle initiative avec la petite sœur de 'HELP', la simplement - et forcément - nommée 'HELP(2)'. Au générique, un éventail assez large d'artistes d'aujourd'hui (Young Fathers, Wet Leg, Nilüfer Yanya, Big Thief, The Last Dinner Party, Black Country, New Road, Kae Tempest, English Teacher, Fontaines D.C.) ou presque (Pulp, Depeche Mode, Anna Calvi, Bat For Lashes, Foals), dont une bonne tripotée déjà mentionnés dans ces pages.

A l'instar de sa devancière, 'HELP(2)' est alléchante sur le papier, mais le résultat est le même : il y a peu de choses à sauver dans cette compilation qui n'est pas loin d'être un supplice à écouter - un supplice d'ennui, mais un supplice quand même. Ce n'est pas que c'est laid ou raté, c'est juste que c'est insipide au possible, sans âme, sans intérêt. Un éventail de chansons qui ressemblent plus à des face-B à peine potables qu'autre chose (mention spéciale au morceau de Pulp) quand ce ne sont pas des reprises lénifiantes (Sunday Morning du Velvet Underground par Beth Gibbons, Lilac Wine de Jeff Buckley par Arooj Aftab et Beck), portées par une production lourdingue au possible.

Pas grand chose à sauver donc, à quelques exceptions près (Parasite de English Teacher et Graham Coxon, Sunday Light avec Anna Calvi, Nilüfer Yanya, Dove Ellis et Ellie Rowsell) et notamment la reprise de The Book of Love de The Magnetic Fields par Olivia Rodrigo (en écoute aujourd'hui). Parce que l'originale est merveilleuse (l'américaine prouve une nouvelle fois son très bon goût), et parce que cette version en apesanteur, tout en délicatesse, qu'Olivia Rodrigo chante très justement, est belle comme tout (bien aidée en cela par Graham Coxon à la guitare et Ed Harcourt au piano). C'est peu mais c'est déjà ça. Ah, qu'on est loin de 'Dark Was The Night' ...

NB : Malgré tous ses défauts, n'oublions pas le but de cette compilation : amasser des fonds pour aider les populations (et surtout les enfants) des pays en guerre. Et c'est plus que louable. On peut aider l'ONG War Child en achetant 'HELP(2)' ou en faisant des dons directement sur le site de War Child.

Album : HELP(2)
Année : 2026
Label : War Child Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, la reprise de The Book of Love de The Magnetic Fields par Olivia Rodrigo, avec Ed Harcourt et Graham Coxon à la musique, est également en écoute ci-dessous :

lundi 27 mars 2023

[Track of The Day] Body Type - Holding On

A peine leur premier album sorti du four que revoilà Body Type, quatuor responsable de quelques uns de mes émois pop-punk dansant de l'année passée. Un an quasi jour pour jour après la sortie de 'Everything Is Dangerous But Nothing's Surprising', les australiennes vont publier la suite, 'Expired Candy'. Et ne vous laissez pas avoir par la pochette sucrée, girly et d'une grande laideur : il ne sera question ici que de guitares, d'hymnes pop-punk chantés à plusieurs et d'énergie à revendre.
Holding On
, la chanson d'ouverture de l'album, en donne un bon aperçu. Et confirme ce que je pensais : elles sont la version australienne de Wet Leg. Ou plutôt, vu qu'elles existent depuis 2016 et ont le privilège de l'ancienneté, que Wet Leg est la réponse anglaise à Body Type.

Album : Expired Candy
Année : 2023
Label : Poison City Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Holding On de Body Type est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Holding On de Body Type : 

mercredi 28 décembre 2022

Bilan 2022 : « Albums » (40-21)


Après les Ep, 45-tours et autres rééditions, continuons à dérouler les disques qui auront fait mon année 2022 en passant par la case albums. Comme chaque année, ils sont quarante au programme publiés en deux temps : ceux classés de la place 40 à 21 et vendredi, les vingt premiers.

Mais avant de plonger la tête la première dans ces albums là, comme le veut la coutume, voilà quelques liens à cliquer pour aller voir ce que d'autres ont tirés de 2022 :
- Le top 100 des albums de 2022 selon les précieux The Quietus
- Les choix de la rédaction et des lecteurs de Benzine
- Les 10 albums de Mind Riot Music
- Les 24 albums de l’année selon Bandcamp Daily
- Le top albums de la rédaction d'Addict Culture

Vingt albums disais-je donc. Vingt disques brillants, avec de vraies découvertes, des coups de coeur gros comme ça, du revenant, des chansons cachées depuis 11 ans, des réponses australienne au buzz du moment, des collaborations de légende, entre autres. Des disques de qualité qu'il a été difficile de ne pas classer plus haut (pour autant que ceci ait une quelconque importance) et qui m'auront accompagnés de longs moments en 2022 - et même quotidiennement pour certains. Et comme lire c’est bien mais écouter c’est mieux, en bas de ce papier se trouvent deux lecteurs Deezer et Spotify dans lesquels vous trouverez une chanson de chacun des albums cités ci-dessous. Bonne lecture, bonne(s) écoute(s) !



 
40. Swami John Reis - Ride The Wild Night [Swami Records]

Swami John Reis, sa carrière longue comme le bras comme leader d'une pelleté de groupes post-hardcore et rock, a décidé de se lancer en solo. En résulte un disque de trente minutes qui ne s'embarrasse pas de détails entre garage et power-rock, plein d’énergie, de fougue et de tubes à la pelle (la chanson titre pour ne citer qu’elle). Un album « continue à fond, on freinera quand on pourra toucher le virage du doigt », aussi immédiat qu'addictif.
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39. Peel Dream Magazine - Pad [Slumberland Records / Tough Love Records]Il y a dans les quinze chansons de 'Pad' un peu de Kings of Convenience pour la délicatesse de la voix, pas mal de pop des 60/70s (la pochette étant là pour le confirmer) et beaucoup de Beach Boys. Un très bel album aux airs d'un Burt Bacharach minimaliste, et qui évoque une sorte de sunshine pop rêveuse de fin d'été, quand le soleil tape moins fort, que les jours commencent à raccourcir et les soirées à rafraîchir


38. A Place to Bury Strangers - See Through You [DedStrange]

'See Through You' est le sixième album d’A Place to Bury Strangers et voit le trio de Brooklyn redevenir on ne peut plus intransigeant et bruyant au possible, avec une production au couteau, mais sans délaisser totalement ses élans « pop » récents. Un grand cru, noisy à souhait, évidemment.


37. Animal Collective - Time Skiffs [Domino Records]

Loin de la hype de leurs débuts, Animal Collective prouve avec 'Time Skiffs' à quel point le groupe a toujours ce petit truc en plus de composition, cette folie qui n'appartient qu'à eux - quand bien même beaucoup se sont inspirés de leurs travaux. Un album qui est une sorte de retour aux sources, un melting pot de 'Spirit They're Gone Spirit They've Vanished', 'Sung Tongs', 'Feels' et 'Strawberry Jam'. De la folk-pop sous acide, que l'on imagine dirigée par un Panda Bear, réel patron de l'organisation animale, d'où s'échappent encore des petits bijoux, si ce n'est bricolés, au moins tordus dans tous les sens.

36. Nyx Nótt - Themes From [Melodic Records]

Voilà un énième disque brillant par une des deux têtes pensantes d’Arab Strap. Un concept album totalement instrumental, centré autour de la télévision, où les huits morceaux retranscrivent l'idée qu'Aidan Moffat se fait des génériques d'émissions ou de films de télévision. Un ensemble de qualité, presque d'une autre époque, dont le meilleur résumé vient d’Aidan Moffat lui-même : « a walk through a neon Soho after a few cocktails ».


35. Field Medic - Grow your hair long if you’re wanting to see something that you can change [Run For Cover Records]

Sans conteste la plus belle « touche » (comme on disait quand j’étais ado) de l’année. Un très joli disque de folk, de pop et de folk-pop, bien achalandé (c’est la première fois qu’il a un groupe avec lui), triste mais beau, beau mais triste.
34. Jockstrap - I Love You Jennifer B [Rough Trade]

Premier album pour le duo Ellery/Skye et première réussite. Un disque d'avant-garde, d'art-pop, de glitch-pop (si tant est que ce terme existe), de balades sublimées, de r&b et d'électronica, plutôt fourre-tout mais à la cohérence remarquable.
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33. Marie-Flore - Je sais pas si ça va [6&7]

Totalement inconnue à mes oreilles jusque là, beau coup de coeur que la découverte de la parisienne Marie-Flore et de son troisième album. Difficile de résister à cette voix qui semble autant désabusée, trainante que sûre de ce qu’elle exprime, de ces mélodies mélancoliques et aux atours déprimés, et de ces textes souvent amers sur l’amour, les relations, la vie.


32. Steph Green - Thanks for That [Mashed Potato Records]

Une des très belles pochettes de 2022 pour ce disque qui a tout du mini-album (9 chansons, quelques 20 minutes) de la part de l’américaine Steph Green. Un 'Thanks for That' entre folk et rock à l'aura lo-fi délicieuse et qui rejoint le haut de la scène de songwriteuse qui ne cesse d’exploser depuis quelques années.
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31. The Mountain Goats - Bleed Out [Merge Records]

Avec pour pierre angulaire les films d’actions en tout genre et de toute époque qu’il a consommé en grande quantité au moment des confinements, John Darnielle a écrit un nouveau disque brillant pour ses Mountain Goats. Un concept-album sur les anti-héros, qui voyage entre pop joliment troussée, balades belles à pleurer et élans rock sacrément efficaces.


30. Hudson Mohawke - Cry Sugar [Warp]

De l'électro-trash à des sonorités qu'on dirait composées par Vangelis tout en faisant plus que flirter avec le rap, 'Cry Sugar' vous trimballe dans tous les sens, passe du tout au tout constamment, et n'en reste pas moins passionnant à bien des égards tout au long de ses 73 minutes et 16 morceaux.  Un disque qui ne vous met jamais dans le confort et vous prend à défaut à chaque titre.
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29. Pusha T - It’s Almost Dry [Def Jam Recordings / Getting Out Our Dreams]

Hip-hop, soul, funk sont au programme de cet album de Pusha T, disque incongru par sa durée (35 minutes, aucun remplissage) mais tellement délicieux de bout en bout. Un 'It's Almost Dry' venant avec son lot de featuring cinq étoiles (Kid Cudi, Jay-Z, Clipse) et une chanson majuscule, Dreaming of The Past, qui utilise un sample de la reprise de Jealous Guy de John Lennon par Donny Hathaway en 1972 et sur lequel Pusha T et Kanye West (compositeur du morceau) viennent rapper.


28. Bill Callahan - YTI⅃AƎЯ [Drag City]

Si les disques de Bill Callahan sont souvent de bonne facture, cela faisait presque dix ans que l’ancien Smog ne m’avait pas retourné à ce point. Un disque sublime, sans doute un de ses meilleurs, parcouru de titres majuscules (Naked Souls !), aux orchestrations léchées et à la poésie vibrante.
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27. Body Type - Everything Is Dangerous But Nothing's Surprising [Poison City Records]

Power-indie-pop aux accents punk, 'Everything Is Dangerous But Nothing's Surprising' est une sorte de réponse australienne à Wet Leg, de la part d’un quatuor féminin actif depuis six ans et qui ne s’en laisse pas compter. Gros coup de coeur.


26. Oceanator - Nothing's Ever Fine [Big Scary Monsters / Polyvinyl Record / Plastic Miracles]

Plein de petits hook pour relancer ses chansons, malin et jamais passéiste, 'Nothing's Ever Fine' est un disque qui fuzz, qui pop, aux guitares belles comme tout. Finalement, son seul vrai défaut sa pochette, lambda au possible et qui ne rend pas justice à cet excellent album qui dévoile une sacrée artiste dont on n'avait pas soupçonné jusque là tout le talent.
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25. Nas - King's Disease III [Mass Appeal]
Troisième volet de la série 'King’s Disease', cet album de Nas est en quelque sorte mes retrouvailles avec celui qui aura ambiancé ma fin d’adolescence. Un disque où tout est net et précis, où le flow est percutant et les productions classieuses, engageantes et même jubilatoires.


24. Rosalía - Motomami [Columbia Records]

Pas vraiment la cible première de ce genre d’albums, j’ai été totalement happé par la folie Rosalía. Il faut dire qu’il y a de quoi dans ce 'Motomami' où se mêlent autant de r&b que de hip-hop, de trap, de reggaeton que de flamenco revisité et servi à la sauce 2022. Un album pas loin d’être gigantesque et qui est brillant de bout en bout.
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23. Sea Power - Everything Was Forever [Golden Chariot Records]

Sans doute un peu zappé par tout le monde en cette période de bilan car sorti très tôt en 2022, ce retour des désormais Sea Power (ils ont abandonné le « British ») est pourtant grandiose. Nerveux à souhait, mélancolique comme jamais, aux deux voix toujours aussi complémentaires, 'Everything Was Forever' est un des meilleurs album du groupe jusque là. Quel retour !
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22. Danger Mouse & Black Thought - Cheat Codes [BMG]
Une association qui sur le papier faisait rêver : d’un côté Danger Mouse, producteur touche à tout. De l’autre Black Thought, patron avec ?uestlove de The Roots. Le résultat est sans appel : c’est évidemment brillant, produit à la perfection, au flow précis de Black Thought et aux invités de prestige (A$AP Rocky, Raekwon, Run the Jewels, Michael Kiwanuka, Joey Bada$$) dont MF Doom pour un featuring venu de l’au-delà.
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21. MGMT - 11•11•11 [MGMT Records]

Les disques « live » font rarement recettes chez moi. Et quand ils le font, ils n’atterrissent pas dans cette partie là du bilan. Sauf que ce live de MGMT y a toute sa place - et c’est dire sa qualité tant la réputation des new-yorkais est plutôt piteuse en matière de concert. Enregistré il y a onze ans, il ne contient QUE des inédits du groupe, jamais rejoués depuis, et composés spécialement pour une rétrospective consacrée au plasticien italien Maurizio Cattelan. Psyché, souvent hallucinatoire, '11•11•11' est un voyage aérien - parfois sous psychotropes que l'on prendrait par plaques de douze - que l'on ferait affalés dans des nuages douillets.
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Comme promis, vous trouverez une chanson de chacun des disques présentés dans les lecteurs Spotify et Deezer et ci-dessous (de la place 21 à 40) :


lundi 21 mars 2022

[Track of The Day] Body Type - Buoyancy

L'Australie, terre de contrastes. Et surtout, terre d'une scène rock qui n'en finit plus de déborder de groupes à guitares. Après les Rolling Blackouts Coastal Fever, Amyl and The Sniffers, The Chats, Royal Chant et autres chouchous de The Beths ou The Stroppies, faites place à un quatuor féminin nommé Body Type qui, après six ans d'activité, est sur le point de sortir son premier album 'Everything Is Dangerous But Nothing's Surprising'. Un disque qui devrait faire dans la power-indie-pop mâtinée de punk.

C'est en tout cas ce que laisse présager Buoyancy, un des deux premiers singles lancés en éclaireur. En anglais, buoyancy a plusieurs signification : au sens premier, « flottabilité ». Au sens figuré, « allégresse, bonne humeur, entrain ». Et force est de constater que les filles de Body Type ont visé juste tant la chanson est imparable, à l'énergie communicative, à la basse merveilleuse et à la mélodie impeccable. On a élevé au rang de nouvelles stars les Wet Leg sur un simple single (l'épatant Chaise Longue). Je crois qu'on peut commencer à faire de même pour les Body Type : Buoyancy est de cet acabit là.

Album : Everything Is Dangerous But Nothing's Surprising
Année : 2022
Label : Poison City Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, Buoyancy de Body Type est également en écoute ci-dessous :
 
 
Le clip de Buoyancy, deuxième extrait de 'Everything Is Dangerous But Nothing's Surprising' de Body Type :
 
 

samedi 1 janvier 2022

Bilan 2021 : Top 50 « Chansons »


Ayé, nous sommes en 2022. Pas dit que l'année prochaine soit formidable, loin de là. Elle a même tout pour être de même nature que sa devancière. Pour autant, on ne pleurera pas la disparition dans les limbes de 2021, année affreuse s'il en est et qui aura réussi à faire pire que 2020, ce qui n'est pas rien.
Musicalement en revanche, quelle année ! Comme déclinée sur les trois premières parties de ce bilan annuel, 2021 fut un grand cru à mes oreilles. Des disques absolument merveilleux. Des claques prises plus souvent qu'à mon tour. Et des chansons, mes aïeux, je ne vous en parle même pas.

Mais avant d'aller plus loin et de détailler ce Top 50 des meilleurs morceaux de l'année, regardons une nouvelle fois ce que les copines, copains et autres voisins ont tiré de cette année 2021 :
- Le bilan de 2021 de Mathieu chez Random Songs, avec le petit mix qui va bien 
- Le traditionnel "Best of Songs" de l'année par l'indispensable Said The Gramophone
- Autre traditionnel, celui de Starsky, avec un mix en deux parties (ici et )
- Les 80 titres essentiels de 2021 selon Stars Are Underground
- La playlist 2021 de la rédaction d'Addict Culture
 
Nous disions donc 50 chansons. Cinquante morceaux qui auront passé leur temps dans mes oreilles, certains en partant pour mieux y revenir encore plus puissant. Le numéro 1 a été évident du moment où j'ai posé mes oreilles dessus (je vous conseille d'ailleurs de regarder le clip, d'une classe et d'une beauté folle). Le numéro 2 est un titre fou, du post-punk qui finit comme en électro. Quant à la troisième marche du podium, c'est la plus belle chanson française de l'année, sans conteste possible (et qui ouvre un album qui a raté le cut d'un rien de mon top album). Le reste ? Des chansons presque du même acabit, avec beaucoup de guitares, de la pop dans tous les sens, des vieux sur le retour qui font dans le cliché mais qui le font bien, quelques petites douceurs dont je n'arrive pas à me lasser et quelques tubes sur lesquels on dansera encore dans vingt ans. Bref, cinquante titres. Cinquante chansons. A découvrir ci-dessous.
Et évidemment, au bas de ce classement, des lecteurs Spotify, Deezer et Youtube pour écouter - et voir - ces 50 chansons. Bonne lecture et surtout, bonne écoute !
 


 
50. Randolph's Leap - Moment Passed
49. Thee More Shallows - Ancient Baby
48. Wallice - 23
47. Flyying Colours - Big Mess
46. Fightmilk - Overbite
 
45. Public Service Broadcasting - Blue Heaven (feat. Andreya Casablanca)
44. Aaron Frazer - Over You
43. Agave Tongue - Yellow Moon
42. The Staves - Best Friend
41. Torres - Thirstier
 
40. Danny George Wilson - Lost Future
39. Rat Columns - I Can't Live On Love
38. Massage - In Gray & Blue
37. Pale Blue Eyes - Motionless
36. Bestfriend - Hannah In The City
 
35. Johanna Samuels - All Is Fine
34. The Felice Brothers - We Shall Live Again
33. Francis Lung - Bad Hair Day
32. Chevalrex - Tant De Fois
31. Pearl Charles - Only For Tonight
 
30. Julien Ribot - Hey You Know Wonderland!
29. Mush - B2BCDA
28. Wet Leg - Chaise Longue
27. Islands - (We Like To) Do It with the Lights On
26. Black Country, New Road - Instrumental
 
25. Afrique Victime - Mdou Moctar
24. The Liminanas & Laurent Garnier - Que Calor!
23. Parquet Courts - Walking at a Downtown Pace
22. Mannequin Pussy - To Lose You
21. Sam Fender - Get You Down
 
20. A Place To Bury Strangers - Playing The Part
19. Maximo Park - Versions of You
18. Elton John and Stevie Wonder - Finish Line
17. Kìzis - Kiss For The Valley
16. Team Me - Song for a Drummer
 
15. David Gray - Dún Laoghaire
14. Sam Forrest - The Best Is Yet to Come
13. Sports Team - Happy (God's Own Country)
12. Amyl and The Sniffers - Hertz
11. The Notwist - Exit Strategy to Myself
 
10. Cub Scout Bowling Pins - Heaven Beats Iowa
09. Cheekface - We Need a Bigger Dumpster
08. Middle Kids - Questions
07. Gang of Youths - The Angel of 8th Ave.
06. Clap Your Hands Say Yeah - Thousand Oaks
 
05. Lucy Dacus - Hot & Heavy
04. Cassandra Jenkins - Hard Drive
03. Pharaon de Winter - L'Habitacle
02. Squid - Narrator (feat. Skye Murphy)
01. Little Simz - Introvert
 

 
Et vu que lire ce top sans écouter les chansons en question n'aurait pas d'intérêt, ci-dessous, non pas un, non pas deux mais trois lecteurs ! Un chez Spotify, un chez Deezer et un chez Youtube (qui permettra notamment de voir le clip aussi formidable que la chanson d'Introvert de Little Simz). Bonnes écoutes !