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lundi 26 décembre 2022

Bilan 2022 : Top « 7", Ep & Rééditions »


Après avoir clôs la saison avec Rosie Thomas et Sufjan Stevens, il est temps de tirer le bilan de l'année 2022, comme le veut la tradition. Et comme ce n'est pas en vieillissant que je vais changer mon fusil d'épaule, ce bilan annuel se déroulera comme les années précédentes : en quatre temps. Il se terminera dimanche matin par mes cinquante chansons préférées de l'année pour ouvrir 2023 comme il se doit. Quelques jours avant sera publié un bilan des quarante albums qui auront fait mon 2022. Mais avant d'en arriver là, ouvrons le bal avec les meilleurs 45-tours, Ep et autres rééditions qui auront rythmés mes 365 derniers jours.

Mais comme je suis un homme de tradition donc, allons tout d'abord jeter un coup d'oeil chez le voisinage pour voir quel bilan ils ont tiré de 2022 :
- Le Top Album de la rédaction précieuse de Section26
- Les 40 meilleurs Ep de l'année selon Indie Rock Mag
- Les 20 meilleurs Ep de 2022 selon l'essentiel For The Rabbit
- Les 20 meilleurs Ep de l'année selon les tout autant essentiels The Revue
- Les 25 Ep de 2022 selon Stereogum

Et donc, sous mon chapeau perdu ? Une très belle année, aux 45-tours plein de grandes chansons, aux Ep remplis de promesses et annonciateurs de jours qui chantent pour leurs auteurs. Et des rééditions, ô que de bien belles rééditions, avec des retrouvailles qui séduisent et nous brisent le coeur à nouveau, une découverte française fameuse et un chef d'oeuvre réédité pour la première fois depuis sa sortie et qui, plus d'un demi siècle après, reste plus que jamais un chef d'oeuvre.
Tout est à lire/découvrir ci-dessous. Et comme lire de la musique c'est bien mais l'écouter c'est mieux, au bas de cette page se trouvent des lecteurs Spotify et Deezer pour écouter une chanson de chacun des disques présentés. Bonne lecture et bonne écoute !


Bilan 2022 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » : 20-01
Top 40 « Albums » : 40-21


7"
 
Lucy Dacus - Kissing Lessons 7" [Matador Records]
Et vous, c’était comment votre premier baiser ? Le sien, Lucy Dacus le raconte en moins de temps qu’il ne faut pour le dire (1'54" au compteur) dans la chanson titre de ce 45-tours, nerveuse à souhait où l’américaine fait montre une nouvelle fois de son talent pour raconter des histoires. Pour bien faire les choses, elle ajoute en face-B le délicat mais aux paroles sombres Thumbs Again
 
 
Lewsberg - Six Hills 7" [Speedy Wunderground]
Ce qui surprend le plus à l’écoute de Six Hills, c’est à quel point la production capitonnée, souvent brumeuse, qui allait bien au teint des Lewsberg a disparu. A la place, on a droit à un son puissant et carré. Et ca marche. One shot pour le label Speedy Wunderground de Dan Carey, faiseur de carrière par excellence, et sans conteste le titre le plus efficace et immédiat des néerlandais, qui ne renient rien de leur passé en changeant de braquet.


Sinaïve - Super 45T [Hidden Bay Records / Hellzapoppin Records / Arvo Disques]
Souvent croisés, rarement écoutés, j’aurais enfin pris le temps en 2022 de me mettre aux Sinaïve. Difficile il faut dire aussi de résister à ce 'Super 45T' du trio strasbourgeois, entre balade simple et belle, noisy-pop aux effluves sixties, shoegaze tendu et même un peu de Noir Désir de fin de carrière. De la belle ouvrage assurément, à la pochette belle comme tout.
 




Sprints - Literary Mind 7" [Nice Swan Recordings]
Grosse année pour les Sprints qui après un dépotant 'A Modern Job Ep' (voir plus bas) auront enfoncé le clou avec 'Literary Mind 7"' et sa chanson titre ambitieuse, qui déborde de guitares et au duel vocal imparable. Un titre qui voit les Sprints faire évoluer leur son, avec l'aide de leur producteur de toujours, le Gilla Band Daniel Fox. Un Literary Mind qui nous rapproche un peu plus du moment où le quatuor irlandais va exploser à la face du monde.


Sufjan Stevens - Fourth of July 7" [Asthmatic Kitty Records]
On l’oublie souvent mais Fourth of July est en train petit à petit de s’imposer comme une des plus grandes chansons de Sufjan Stevens. L’américain a décidé cette année de publier un 45-tours du dit morceau pour honorer les dix ans du décès de sa mère Carrie. Mais non en publiant le morceau original mais en en proposant deux relectures. Les grandes chansons restant magnifiques dans d’autres habits, Fourth of July ne déroge pas à la règle aussi bien dans sa version April Base (qu’on dirait venue d’une session de 'Seven Swans') que DUMBO. « We’re all gonna die » comme il dit. Mais en beauté.
 

The Reds, Pinks & Purples - Slow Torture of an Hourly Wage [-]
A chaque année ses chansons de The Reds, Pinks & Purples. Et parmi la myriade de singles qu’a publiés Glenn Donaldson en 2022, choisissons les trois chansons sorties sous le nom 'Slow Torture of an Hourly Wage'. Pas vraiment un 45-tours au sens strict du terme (les morceaux n’existent jusque là qu’au format digital) mais indéniablement un « disque » remarquable, mélancolique à souhait et à la jangle-pop déprimée.
Jane Weaver - Oblique Fantasy 7" [Speedy Wunderground]
Très gros coup de coeur de l’année, le single de la liverpuldienne Jane Weaver, chez les anglais de Speedy Wunderground, encore eux. Une chanson qui s’intitule Oblique Fantasy, qui occupe les deux faces du 45-tours, et dont la structure dynamique, qui ne relâche jamais son rythme, fait merveille. Cerise sur le gâteau, la voix de Jane Weaver, qui sublime une bien belle mélodie.

The Wedding Present - 24 Songs Project [Scopitones & Clue Records]
Sacré David Gedge, l’homme qui n’aime rien de plus que composer de nouvelles chansons. Au programme de ce projet, vingt-quatre nouvelles compos dispatchées sur douze 45-tours, un pour chaque mois de l’année. Le résultat ? Épatant pour dire le moins. Alors certes, il y a quelques face-b sans grand relief et si tout n’est pas extraordinaire, l’ensemble se tient sacrément. Et un tel projet, fou à une époque comme la nôtre, était à signaler.


EP

Antenn.e - A. Bogoliubsky, Chien Ep [-]
Second Ep pour ce trio lyonnais nommé Antenn.e et dont le titre 'A. Bogoliubsky, Chien' fait référence à un dignitaire « russe » du XIIè siècle. Un disque de six morceaux, aux quelques références Clash-ienne (on ne me fera pas croire que Cheers n’est pas un clin d’oeil), résolument post-punk et de très haute volée. Sacrément prometteur.
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Bambara - Love On My Mind Ep [Wharf Cat Records]
Avec ses allures de mini-album, cet Ep de Bambara est dans la continuité de 'Stray', leur excellent album de 2020. Le disque s’appelle 'Love On My Mind' mais est  loin du positif qu'on serait en droit d'attendre, tant les new-yorkais continuent de fouiller dans les noirceurs de l'âme et de raconter les vies de gens qui ont suivi une autre voie que celle que l'on avait tracé pour eux. Le tout entre deux riffs de guitares ou de langoureuses frappes de batterie. Avec trois chansons de plus de cette qualité, j'en aurais fait un des albums de mon année.


Sprints - A Modern Job Ep [Nice Swan Records]
Encore eux oui. Parce qu'avant de les voir évoluer sur un Literary Mind jouissif, les Sprints ont quelques mois auparavant sorti 'A Modern Job Ep', dans la continuité de leur 'Manifesto Ep'. Un quatre titres urgent et puissant, aux chansons mémorables (Delia Smith tout de même !). Ces jeunes gens vont aller très très loin.
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REEDITIONS


Broadcast - Maida Vale Sessions [Warp Records]
Broadcast - Microtronics Volumes 01 & 02 [Warp Records]
Broadcast - Mother Is the Milky Way [Warp Records]
Jamais vraiment remis de la disparition de Trish Keenan il y a bientôt douze ans, l’année 2022 aura été un petit bonheur pour les amoureux de sa voix et des compositions qu’elle façonnait avec James Cargill. Au programme, pas moins de trois rééditions. A commencer par la compilation ‘Maida Vale Sessions' ou quinze morceaux (dont une reprise de Nico en clôture) enregistrés à la BBC sur quatre sessions différentes (1996, 1997, 2000 et 2003) qui fait montre de la beauté qui irradiait de ce groupe. 'Microtronics Volumes 01 & 02' elle, est une compilation qui date de 2003, vendue uniquement lors des concerts du groupe pour la tournée de 'Haha Sound'. Un disque totalement instrumental, aux morceaux très courts, presque comme des gimmicks, mais où l'âme de Broadcast est bien présente. Enfin, 'Mother Is The Milky Way', un Ep de 2009, très onirique autant que weirdo (le mot anglais est ici le plus adequat), mais que la voix de Trish Keenan apaise toujours. Dieu qu’elle nous manque.
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Gwendoline - Après c'est gobelet! [Mega]
J’ai longtemps cru que ce premier - et jusque-là unique - album des rennais de Gwendoline allait être un de mes albums de l’année. Mais il s’avère que cet excellent disque date de 2020, publié à l’époque sur Dead Wax et que le label Mega a fort opportunément ressorti cette année. Certes, le tracklisting original est ici complètement chamboulé (et c’est peut-être d’ailleurs pour le mieux) mais la puissance de leur cold-wave et de leurs textes desespérés est tout à fait remarquable.
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Nancy & Lee - Nancy & Lee [Light in the Attic]
Il aura fallu 54 ans pour voir ce bijou réédité. Cinquante-quatre longues années pour profiter à nouveau de ce mètre étalon dans tout ce qui touche au duo homme/femme en musique. Dans cet album merveilleux, découvert au hasard à l’époque où pour écouter tout ce que nous voulions Soulseek était la norme, il n’y a quasiment que des tubes (Summer Wine, Greenwich Village Folk Song Salesman), des mélodies pop tuantes un peu de partout et une alchimie incroyable entre les deux personnages qui s’attirent, puis s'éloignent pour mieux se séduire, se regarder par en-dessous et ne plus se lâcher des yeux. Chef d’œuvre en 1968. Chef d’œuvre en 2022.


Bilan 2022 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » : 20-01
Top 40 « Albums » : 40-21


Comme promis, une chanson de chacun des disques présentés se trouve dans les lecteurs Spotify et Deezer et ci-dessous:
 
 

lundi 31 janvier 2022

[Track of The Day] The Wedding Present - We Should Be Together (feat. Louise Wener)

En 1992, The Wedding Present avait l'idée un peu saugrenue mais réjouissante de publier chaque mois de l'année un 45-tours comprenant un nouveau single en face-A et une reprise en face-B. Un concept qui leur avait permis de classer chacun de ces singles dans le classement des meilleures ventes en Angleterre, égalant le record d'alors d'Elvis Presley.

Vingt-huit ans plus tard, David Gedge et ses Wedding Present remettent ça avec leur projet '24 Songs'. L'idée est ici la même : douze 45-tours, un pour chacun des mois de l'année 2022, avec cette fois, non pas douze mais vingt-quatre compositions originales.
 
Et pour ainsi dire, cela commence plutôt bien avec We Should Be Together, la face-A du single de janvier. Une chanson qui faisait partie des deux inédits qu'on avait pu découvrir l'an passé sur l'album 'Locked Down and Stripped Back'- qui voyaient Gedge et ses nouveaux Wedding Present reprendre des classiques (ou non) du groupe mais en s'enregistrant chacun chez soi. Un titre avec évidemment de belles guitares (et si reconnaissables d'ailleurs), où David Gedge invite Louise Wener, la chanteuse des brit-popeux de Sleeper, à venir partager le micro avec lui, pour un résultat très pop et séduisant, où l'alchimie est de mise. Un lancement de projet très réussi donc. M'est avis qu'on devrait écouter pas mal de nouvelles chansons des Wedding Present dans ces pages en 2022...

Album : We Should Be Together / Don't Give Up Without A Fight 7"
Année : 2022
Label : Clue Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, We Should Be Together de The Wedding Present et Louise Wener est à écouter ci-dessous :
 

jeudi 7 novembre 2019

[Track of The Day] The Wedding Present - Jump In, The Water's Fine

Alors que les tournées anniversaires s'enchaînent pour The Wedding Present (cette année, c'est au tour de 'Bizarro' dont on fête les 30 ans), la bande à David Gedge continue, plutôt dans une indifférence polie, de sortir des disques. Et plutôt beaucoup même : un 'Live 2010' par ci, une réédition sous forme de ré-enregistrement de leur première compilation ('Tommy 30') par là et même 'The Complete Ukrainian John Peel Sessions' ou les trois John Peel Sessions compilées (enregistrées entre 1987 et 1989) avec le groupe reprenant des chansons du folklore ukrainien.

En plus de toutes ces rééditions (il faut bien vivre), The Wedding Present a également sorti un nouveau 45-tours cette année (déjà sold-out), avec deux nouvelles chansons. Et vous savez quoi ? Cela a une belle consistance et prouve que les années n'ont pas de prise sur David Gedge (ni sur sa voix). Notamment la face-A (en écoute aujourd'hui), Jump In, The Water's Fine, aux guitares lourdes, mais à la mélodie lumineuse et au mélange des voix Gedge/Melanie Howard offrant un beau contrepoint.

Album :  Jump In, The Water's Fine 7"
Année : 2019
Label : Come Play With Me


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Jump In, The Water's Fine de The Wedding Present est également en écoute ci-dessous :


Histoire d'être complet, voilà la face-B de ce 45-tours de The Wedding Present, Panama, plus dynamique et tout autant réussie :


vendredi 25 août 2017

[Track of The Day] The Wedding Present - Scotland

C’est que les vieux se font de la place dans ces pages ! Après Spiral Stairs et The Bats, place aux Wedding Present et à leur 32 ans de carrière.

La troupe de David Gedge est revenue cette année au moment du Record Store Day pour un 'The Home Internationals Ep', sorti sur le label du festival Primavera Sound. Un disque composé de 4 chansons Scotland, Northern Ireland, England et Wales (seul morceau connu qui se trouvait sur leur neuvième album 'Going, Going…' sorti l’an passé).

Un disque en hommage également à une compétition de football (nommé elle aussi Home Internationals), la plus vieille de l’histoire, qui se déroulait entre les quatre pays britanniques jusqu’en 1983, juste au moment où elle fêtait ses 100 ans d’existence.
'The Home Internationals Ep' est un disque totalement instrumental naviguant entre piano léger, violons tendus, guitares lourdes et noisy, où l’on reconnait la patte de David Gedge, qui, à l’instar de ses Wedding Present, ne semble pas vieillir. Le seul bémol que l’on pourrait émettre serait qu’on aurait bien aimé avoir une version chantée de Northern Ireland. Mais ne pinaillons pas.

Album : The Home Internationals EP
Année : 2017
Label : El Segell del Primavera

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Scotland des Wedding Present est également en écoute ci-dessous via son clip :


mardi 13 décembre 2016

The Wedding Present - Going, Going... [Scopitones]

Je parlais il y a quelques semaines de l'ouverture assez « couillu » du deuxième album de Mickael Kiwanuka avec un Cold Little Heart de 10mns, dont 5 premières minutes totalement instrumentales.

'Going, Going...', neuvième album de The Wedding Present, fait encore mieux. Pour un groupe qui a souvent démarré ses albums pied au plancher, la bande de David Gedge ouvre les 20 chansons du disque par quatre morceaux uniquement instrumentaux, alternant guitares très lourdes (Kittery) et atmosphères plus intimistes, minimales et lumineuses (point d'orgue avec Sprague, voir plus bas). Quatre premier titres donc qui peuvent induire en erreur l'auditeur qui pourra (comme l'auteur de ses lignes) se croire perdu dans une bande-originale de film, bien loin des standards habituels de The Wedding Present.

Ce n'est que sur la cinquième chanson Two Bridges que l'on retrouve le groupe tel qu'on le connaît. Et ce n'est qu'à partir de là que le groupe retrouve ses guitares, ses mélodies et la voix de David Gedge. Et pour quel résultat ? De haute tenue. Force est de constater que 'Going, Going...' aurait mieux fait de s'appeler « Boing, Boing » tant The Wedding Present rebondit d'influences musicales en étalage de leurs sonorités.

Sans doute trop long certes (63 minutes pour les 15 derniers titres), 'Going, Going...' voit les Wedding Present passer par tous les états, d'un son lourd - presque stoner - à un plus proche de leurs élans originaux, de chansons mélancoliques (presque Arab Strapienne par moment, voir Little Silvertout) en passant par des mélodies et des sonorités qui rappellent leur fameux 'Take Fountain' et plus globalement leurs productions depuis leur reformation en 2004 (Rachel, en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche) et même des ambiances presque post-rock (fameuses 10 mns de Santa Monica qui closent l'album). Et malgré ce mélange, 'Going, Going...' s'avère très appréciable et suffisamment divers pour que la durée ne soit pas un obstacle. David Gedge chante toujours aussi bien et les idées mélodiques sont trop réussies pour ne pas emporter une adhésion franche.

Avec un disque comme 'Going, Going...', avec un début aussi instrumental, avec un album aussi long (80 mns au total !), pas dit que The Wedding Present (re)trouve le chemin du succès. Mais David Gedge semble s'être fait une raison. Comme il le dit lui même ironiquement sur Broken Bow, «The pain of failure is so much greater than the pleasure of success ». Dont acte. (sortie : 2 septembre 2016)

Son :
'Going, Going...' de The Wedding Present est à l'achat ici
Le site officiel de The Wedding Present, au couleurs de 'Going, Going...'
'Going, Going...' de The Wedding Present est à l'écoute chez Spotify ou Deezer (entre autres)



Trois chansons pour découvrir ce 'Going, Going...' de The Wedding Present. Rachel (en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer), ses paroles presque niaises (David Gedge est amoureux sur cette chanson, forcément) et qui n'aurait pas dépareillé sur 'Take Fountain', pour ouvrir le bal. Puis Birdsnest. Et enfin le très lourd Bear :





Enfin, pour finir, deux clips tiré de ce 'Going, Going...' de The Wedding Present : celui de Sprague, la chanson qui clôture la partie instrumentale du début, entre cordes et piano. Et enfin le clip de Rachel. Deux clips très contemplatif :



lundi 13 février 2012

[Track of The Day] The Wedding Present - You're Dead

Groupe chéri de ces pages, j'ai enfin vu il y a quelques mois de cela les Wedding Present à l'occasion de leur Bizarro Tour (leur album 'Bizarro' de 1989 en entier plus quelques titres mémorables de la discographie du groupe). Un groupe culte de moins à voir en concert, check!

Lors de ce concert, les Wedding Present avaient joué une bonne heure et demie, très fort (parfois trop), très nerveux, avec un David Gedge en pleine forme et une roadie/bassiste absolument délicieuse, tout en finissant leur set, comme à leur habitude, sans rappel (qu'ils soient loués).

Relançant la machine en 2005 (avec un 'Take Fountain' de très haute tenue), continuant l'aventure en 2008 avec un 'El Rey' dans le droite ligne de son prédécesseur, The Wedding Present vient d'annoncer la suite. Elle s'appelle 'Valentina', verra officiellement le jour fin mars prochain. Et verra le groupe, à ne pas en douter, continuer dans les mêmes élans indie-rock, avec toujours la voix inimitable de David Gedge. Ce You're Dead est là pour le prouver.

Album: Valentina
Année: 2012
Label: Scopitones



En plus de ce You're Dead (en écoute également ci-dessous), vous trouverez You Jane, second extrait de 'Valentina', en écoute sur le soundcloud du label japonais des Wedding Present, & Records.  (malheureusement plus en écoute)

Le clip du même You Jane :


lundi 18 août 2008

Track of The Day (12-18 août 2008)

Une semaine placée sous le signe de la nouveauté. Et du nouvel album de Mancuniens sur le retour. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).


Lundi 18 août 2008:
* Oasis - Falling Down [Big Brother]
Cela fait combien de temps que je n'avais pas été touché et que je n'avais pas vibré à l'écoute d'un titre d'Oasis? Aussi loin que je me souvienne, depuis la sortie de 'Be Here Now' (car oui, votre serviteur aime beaucoup 'Be Here Now'). Depuis, rien. Et puis là, les deux frérots reviennent, avec un nouvel album. Et le premier titre qui filtre annonce un album prometteur. On confirmera ça lors de la sortie, mais force est de constater que ce Falling Down est particulièrement savoureux. Et entêtant.
(disponible sur Dig Out Your Soul, 2008)

Dimanche 17 août 2008:
* Ladytron - Ghosts [Nettwerk]
Fondé à Liverpool, mais originaire aussi bien de Sofia que de Glasgow, les Ladytron sortent là leur quatrième album studio. Un disque toujours dans la même veine: ecletro, pop, rock, limite new-wave. Toujours très efficace, toujours très sûr, les Ladytron confirment une fois de plus. De toutes façons, avec un titre comme Ghosts, qui va vouloir se plaindre?
(disponible sur Velocifero, 2008)

Samedi 16 août 2008:
* The Wedding Present - I Lost The Monkey [Talitres]
Nouvel album de la bande à David Gedge . après leur splendide 'Take Fountain' de 2005. Un nouveau disque plus rentre dedans, plus hargneux. En point d'orgue, un single d'une grande efficacité: I Lost The Monkey. The Wedding Present comme on les aime.
(disponible sur El Rey, 2008)

Vendredi 15 août 2008:
* Her Name Is Calla - "Motherfucker! It's Alive And It's Bleeding!" [Gizeh]
On en reparlera bientôt en plus long, mais voilà Her Name Is Calla, post-rock band de Leicester. Ils jouent une musique dans la veine de iLiKETRAiNS, avec un côté sombre très soutenu. Très prenant, hypnotisant, leur 'The Heritage' est une grande réussite, dont on ressortira ce "Motherfucker! It's Alive And It's Bleeding!", tout en montée, avec un piano discret mais effrayant, pour un titre frissonnant comme on aime.
(disponible sur The Heritage, 2008)

Jeudi 14 août 2008:
* Oasis - Falling Down (Chemical Brothers Remix) [Big Brother]
Alors que leur nouvel album 'Dig Out Your Soul' ne sortira qu'à la rentrée, les frères Gallagher se font remixer par leurs amis des Chemical Brothers. Un remix qui, aux premières écoutes, donnait envie d'en savoir plus sur le nouvel album des Mancuniens, et ce pour la première fois depuis une dizaine d'années. Envie confirmée à la suite de l'écoute de Falling Down, dans sa version originale (mais on en reparle en fin de semaine).
(disponible sur The Shock of the Lightning Ep, 2008)

Mercredi 13 août 2008:
* Lambchop - Slipped Dissolved and Loosed [Merge]
Les vieux de la vieille sont de retour. Après Calexico qui annonce un nouvel album, voilà le retour du grand Lambchop. Nouvel album à venir le 29 septembre prochain, chez Merge, et qui s'intitulera 'Oh Ohio'. Un premier extrait est disponible gratuitement (et le plus légalement du monde) ici (click droit/enregistre sous l'ami(e)). Et ça s'appelle Slipped Dissolved and Loosed. Du Lambchop pur jus. En clair? C'est beau.
(disponible sur Oh Ohio, 2008)

Mardi 12 août 2008:
* Jude - Indian Lover [Maverick]
Quand 'King of Yesterday' sort, Jude a connu un beau succès d'estime avec son premier album 'No One Is Really Beautiful'. Sauf que le succès commercial se fait attendre. Et chez Maverick, le label de Madonna, on n'aime pas attendre justement. Quand Jude présente la première version de son second album, il est rejeté en bloc par sa maison de disques: pas assez vendeur. Jude revient donc avec de nouveaux titres, beaucoup plus faciles d'accès. Le disque sera un flop total, Jude se fera virer de Maverick. Pourtant ce 'King of Yesterday' a de bons titres, même de sacrés, comme ce Indian Lover enregistré live et brillant.
(disponible sur King of Yesterday, 2001)

jeudi 24 janvier 2008

British Sea Power – Do You Like Rock Music? [Rough Trade]

Il était temps. Nous sommes le 24 janvier et depuis le début de l’année, je n’avais pas encore évoqué un disque de 2008. Par feignantise – un peu. Par manque de matière – surtout. Il faut dire que les sorties ne se bousculent pas au portillon en ce début d’année. Et que les beaux disques à venir ne verront le jour (officiellement en tout cas) que dans quelques mois. Bref, pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Et puis, finalement, je me décide enfin à parler de ces anglais pour qui je dois bien avouer mon penchant certain et ma (presque) fan-attitude : British Sea Power. Un groupe presque célèbre en Angleterre, totalement ignoré en France, aussi bien par la presse (une prestation, que l’on raconte complètement ratée il y a quelques années au festival des Inrocks, n’aurait pas aidé) que par le public (voir parenthèse précédente).

Un combo de quatre jeunes gens, de Brighton – et qui pourtant fait du rock. A la base, les British Sea Power étaient plutôt axés post-punk. Leur ‘The Decline of …’ en faisait même l’éloge. Un disque largement sous-estimé, peu connu mais pourtant un des tous meilleurs de la décennie qui est sur le point de se terminer.
Et puis pour leur second album, ‘Open Season’, ils avaient pris un virage plus pop, avec des guitares dans tous les sens, des tubes jouissifs à toutes les plages, et des mélodies d’une efficacité sans nom.

Troisième livraison donc avec ce ‘Do You Like Rock Music?’ en forme de question, à laquelle il suffit d’une écoute pour répondre d’un OUI franc et massif. Une réponse pourtant pas si évidente il y a encore quelques semaines. C’est que moi je croyais que le groupe n’existait plus (j’avais sûrement mal lu vous me direz). Faut me comprendre : presque trois ans sans donner de nouvelles. Des rumeurs de tensions aussi, notamment dues au plutôt non succès de leur deuxième album. Pour finir, l’expérience The Brakes, combo parallèle, qui avait accaparée quelques membres du groupe. Bref, l’histoire ne sentait pas bon.

Et puis finalement, à l’automne dernier, un 'Krankenhaus? Ep', sorti de nulle part, a vu le jour en promettant de belles choses. Quelques mois plus tard, ‘Do You Like Rock Music?’ confirme toutes ces belles promesses et enfonce le clou qu’avait planté ‘Open Season’ dans mes petites oreilles capricieuses. Car les British Sea Power reprennent l’ouvrage là où ils l’avaient laissé, tout en revenant de temps en temps à leurs amours de départ (A Trip Out, pour ne citer que lui) et sortent un grand manifeste de pop à guitares.

Capables d’enflammer un morceau par un claquement de batterie, par un accord de gratte ou une ligne de basse, les British Sea Power se posent là, en faiseurs de pop épique. D’écoutes en écoutes, de riff en riff, on se surprend à fredonner toutes les mélodies, immédiatement identifiables.
Et puis surtout, il y a une voix. Celle de Yan, lead-singer du groupe (mais qui partage, vocalement parlant, beaucoup de titres avec Hamilton), tout en souffle dont on a l’impression qu’elle est constamment sur la corde raide, prête à défaillir à tout moment et qui rappelle une fois de plus celle de David Gedge, le leader des Wedding Present (dont on ne serait pas étonné que le quatuor de Brighon ait épuisé quelques sillons de leurs albums). Si vous ajoutez à cela des textes toujours aussi inspirés, blindés de référence littéraire (ou non), vous obtenez la première grande sortie de 2008.

Dans 11 mois, les classements de fin d’année (tout du moins français) de la presse spécialisée oublieront à coup sur ce disque là. Mais ce blog (mais j’en mets mon chapeau à couper qu’il ne sera pas le seul) saura lui réserver la place qu’il mérite. Parce que. Et aussi parce que j’ai trop de respect pour la flotte de la perfide Albion. (sortie : 14 janvier 2008)

Son:
Myspace
Site Officiel (avec une belle section 'Vidéos')

Deux titres. Assez différents finalement, deux facettes mêmes, un avec Yan et un autre avec Hamilton à la voix. Si vous ne connaissez pas les British Sea Power, protégez vos esgourdes, vous allez tomber amoureux. (malheureusement, plus en écoute).

Enfin, pour finir, le clip du nouveau single, Waving Flags, avec son drapeau rose, clin d’œil à peine appuyé à Wire, chantre du post-punk, et leur célèbre 'Pink Flag':