jeudi 9 août 2018

[Track of The Day] Fort Jams - On & On

Découvert grâce à Said The Gramophone et au top singles 2017 de Sean Michaels, Plastic Jurassic est un bien chouette label. Ainsi, après Lens Mozer, voilà donc Fort Jams, chanteur originaire de Long Beach en Californie.

Sur ce que j'ai pu trouver sur lui, sa dernière sortie remonte à 2013, un 45-tours 'Jacket Inside' plutôt sympathique ma foi (notamment sa face-b). Et sa prochaine est prévue pour le 1er octobre, où il proposera (via Plastic Jurassic donc) 'Far Out', disque que l'on peut qualifier d'EP sans trop se mouiller vu qu'il ne comptera que 5 chansons (mais avec l'exemple d'artiste comme Tony Molina, on n'est jamais trop prudent).

Une jolie balade mélancolique, bluette estivale à écouter de préférence avec une brise fraiche qui vous caresse la nuque, en fin de soirée, un verre de vin frais à la main.

Album : Far Out Ep
Année : 2018
Label : Plastic Jurassic

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), On & On de Fort Jams est également en écoute ci-dessous :


Si vous voulez en savoir plus sur Fort Jams, voilà la face-b de son précédent 45-tours, 'Jacket Inside 7"', Fort Jams Dream :



mardi 7 août 2018

[Track of The Day] Satellite Jockey - Novembre

On ne peut pas crier à la surprise : oui, le volume 2 des dernières aventures en date des lyonnais de Satellite Jockey était attendu, vu que leur précédent effort s’intitulait 'Modern Life vol.1'.

Formidable découverte (j’en avais même fait mon troisième album de l’année 2017), ce 'Modern Life Vol.2' enfonce le clou, mais de façon presque différente de son prédécesseur. Peut-être moins immédiat, plus instrumental presque, il n’en reste pas moins que le résultat est brillant.

Pop chiadée aux belles mélodies montées en épingles à coups de clavecin, cuivres, du trio guitare-basse-batterie et autres orgue, ce 'Modern Life Vol.2' reprend là où les Satellite Jockey avaient laissé le volume 1. Ancrant leur univers dans une pop plus 70s (You Home et son côté Orchestral Manoeuvres In The Dark, Reloaded presque Doors-ien), les Satellite Jockey garde même, à l'instar du vol. 1 avec Modern Life, le meilleur pour la fin, où Novembre est un petit miracle à elle seule.

NB : Si le disque est à l’achat sur le bandcamp des Satellite Jockey (voir plus bas), il est également disponible chez les trois labels qui ont permis à 'Modern Life vol. 2' de voir le jour. Soutenez les labels indépendants !
Another Record
AB Records
Montagne Sacrée Records

Album : Modern Life vol.2
Année : 2018
Label : Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Novembre de Satellite Jockey est également en écoute ci-dessous :


Autre très belle chanson extraite de 'Modern Life vol.2' de Satellite Jockey, voilà Golden Tears :



Enfin, le clip de Novembre de Satellite Jockey :



lundi 6 août 2018

[Track of The Day] The Tallest Man on Earth - Somewhere in the Mountains, Somewhere in New-York

Plus de trois ans après son dernier disque, enfin des nouvelles de The Tallest Man On Earth, le petit suédois aux airs de Bob Dylan, dont les trois premiers albums sont particulièrement vénérés dans ces pages ('Shallow Grave', 'The Wild Hunt', 'There’s No Leaving Now').

Sans revenir à ses premières amours dénudées, Kristian Matsson continue le sillon creusé par 'Dark Bird is Home' en 2015 pour présenter un nouveau projet, 'When The Bird Sees Solid Ground'. Une sorte d’EP compilant des chansons studios, qu’il accompagne de vidéos explicatives sur la chanson elle-même et sur sa vie en générale.

Et si The Tallest Man on Earth n'en est que plus beau quand il n'est qu'avec sa guitare, les quatre premières chansons de cet Ep sont plutôt très réussies (avec une préférence pour Somewhere in the Mountains, Somewhere in New-York et la toute dernière Down In My Heart, sortie début août), qu'il porte de cette sublime voix, à laquelle la production rajoute un peu de crachin. La cinquième devrait voir le jour dans les semaines qui viennent. Un beau moyen de mettre un peu de douceur et de fraicheur dans cet été bien trop chaud pour une ville comme Lyon.

Album : When The Bird Sees Solid Ground Ep
Année : 2018
Label : Rivers / Birds Records

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Somewhere in the Mountains, Somewhere in New-York de The Tallest Man on Earth est également en écoute ci-dessous :



La vidéo « explicative » de Somewhere in the Mountains, Somewhere in New-York de The Tallest Man on Earth :


 Oh et puis tant qu'à faire, voilà un lecteur pour écouter les 4 chansons déjà sorties de ce 'When The Bird Sees Solid Ground Ep' de The Tallest Man on Earth :



vendredi 3 août 2018

jeremy messersmith - Late Stage Capitalism [Glassnote]

Les années passent et la reconnaissance semble fuir Jeremy Messersmith. Chouchou de ses pages depuis la sortie de son deuxième album, l'américain a pourtant tout ce qu'il faut de pop pour devenir, si ce n'est un acteur majeur de la scène actuelle, au moins un outsider plus que crédible.

Surtout que depuis 'The Silver City' en 2008, Jeremy Messersmith n'a eu de cesse de faire progresser sa musique. Et de la rendre encore plus orchestrée à chaque fois, et d'autant plus belle. 'The Reluctant Graveyard' (2010) changeait déjà de braquet. Et sa signature chez Glassnote en 2014 pour 'Heart Murmurs' (première sortie internationale) le voyait creuser ce sillon, porté qui plus est par quelques singles de haute volée. Pourtant, rien ou pas grand-chose, en tout cas en France, à quelques disques près vendus pour trois fois rien dans quelques bacs à soldes.

Depuis 2014, celui que l'on doit désormais appeler jeremy messersmith (sans majuscule donc) n'a pas chômé, a pas mal tourné (mais aux États-Unis) et a sorti l'an passé un '11 Obscenely Optimistic Songs For Ukulele: A Micro Folk Record For The 21st Century And Beyond' (tout ça oui), un album au ukulélé donc, et dont il était possible de télécharger le songbook pour que tous puissent proposer leurs versions des 11 chansons en question.

En février dernier, jeremy messersmith est arrivé avec son cinquième album, 'Late Stage Capitalism'. Un disque sombre et sans doute plus sarcastique que son prédécesseur, qui continue de suivre la trajectoire musicale que l'américain originaire de Caroline du Sud semble s'être fixé. Et sans aucun doute celui le plus orchestré de sa discographie. 
S'ouvrant sur une pétaradante orchestration (Purple Hearts, single évident), il plonge la tête la première dans une certaine idée de la pop de la fin des années 60. Cachant des paroles aigres-douces sur le monde actuel derrière des orchestrations ciselées et emballantes, 'Late Stage Capitalism' voit jeremy messersmith rendre hommage à ce jour maudit de tous qu'est le lundi (« Saturday is overrated Friday night is a drag Sunday mornin's heavy comin' down Don't be sad Monday, you're not so bad »), rappeler les fantômes des Beach Boys (ce piano sur Happy), un rockabilly disparu (Jim Bakker) et convie à la table des festivités une pop 60s à la française (Postmodern Girl et la voix française de Charlotte Savary)

Avec ses intentions mélodiques et musicales toutes Burt Bacharach-iennes, ses paroles ironiques et sa très belle voix, jeremy messersmith vient en tout cas de présenter avec 'Late Stage Capitalism' un disque en tous points remarquables. Puisse-t-il être célébré comme il se doit. (Sortie : 9 mars 2018)

Plus :
'Late Stage Capitalism' est en écoute sur le soundcloud de jeremy messersmith
'Late Stage Capitalism' de jeremy messersmith est à l'achat un peu partout ici
'Late Stage Capitalism' de jeremy messersmith est en écoute sur Spotify et Deezer (notamment)


Trois chansons de ce 'Late Stage Capitalism' de jeremy messersmith en écoute. D'abord, l'évident single, Purple Hearts et son intro tonitruante (également en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Ensuite le très beau Monday, You're Not So Bad. Et pour finir Postmodern Girl :





Pour finir, le clip de Purple Hearts, titre d'ouverture et premier single de ce 'Late Stage Capitalism' de jeremy messersmith :




jeudi 2 août 2018

[Track of The Day] Advance Base - Dolores & Kimberly

Au détour d'un tweet annonçant un nouvel album, j'apprends que Owen Ashworth, l'homme derrière le synthétique et déséquilibré Casiotone For The Painfully Alone, continue de faire de la musique, mais sous un autre nom : Advance Base.

'Animal Companionship' sera le troisième album d'Owen Ashworth sous ce nom. Et s'il y a bien une chose, c'est que sa musique et sa voix sont reconnaissables entre mille. Comme ses chansons, teintées d'amours déçues. Dolores & Kimberly est singulière puisqu'elle raconte l'histoire de quelqu'un qui part retrouver la personne qu'il aime alors qu'il ne l'a jamais rencontré (« I knew your jacket from your picture »), laissant femme et enfants loin derrière lui (« Jesse gave me the divorce when I was 34 I just can’t see the kids anymore ») pour mieux repartir de zéro. Ne donnant jamais le sexe des protagonistes et permettant ainsi une identification de chacun, Dolores & Kimberly est une chanson à la mélodie lancinante et mélancolique, aux faux airs de Cold White Christmas ('Etiquette' en 2007), mais qui célèbre l'amour et la passion.

Pour autant, 'Animal Companionship', la pochette est là pour le rappeler, devrait être surtout centré sur les relations entre les hommes et leurs animaux de compagnie, comme le prouve le très beau et très triste True Love Death Dream (voir plus bas), qui conte l'histoire d'une adolescente de 17 ans qui perd l'amour de sa vie dans un accident de voiture et qui donne son nom à son chien. Ceci est triste mais alléchant. D'ailleurs, cet album sortira le 21 septembre prochain, à la toute fin de l'été, comme par hasard. Bref, Owen Ashworth est toujours aussi joyeux. Tant mieux.

Album : Animal Companionship 
Année : 2018
Label : Run For Cover

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Dolores & Kimberly de Advance Base est également en écoute ci-dessous :


Autre extrait, voilà True Love Death Dream qui ouvrira ce 'Animal Companionship' d'Advance Base :