jeudi 7 novembre 2024

[Track of The Day] No Drama - A City Within

No Drama est un quatuor guitares/basse/batterie originaire de Toulouse, composé d'Amandine Rué, Daniel Selig, Iso Couderd et Manon Raupp. Et pour son nouveau single, ils n'ont pas fait les choses à moitié vu que pas moins de huit labels sont impliqués dans sa sortie : cinq français (dont l'indispensable Hidden Bay Records, fondé et géré par Manon Raupp), un allemand, un américain et un japonais. Un disque à la visée internationale donc.

Et il ne faut attendre d'avoir écouté les deux chansons de ce nouveau 45-tours pour comprendre pourquoi. Une écoute même partielle de la face-A Papershop suffit amplement : chant en anglais, influences 90s, guitares tantôt acérées, tantôt lourdes, gimmick accrocheur, il y a tout ici pour plaire au-delà de nos frontières. Et histoire de faire bien les choses, No Drama pose en face-B A City Within, superbe morceau à la langueur électrique et aux explosions exquises. Bref, n'en jetez plus, un des tous meilleurs 45-tours de l'année vient de Toulouse (et au tarif tout à fait décent de 6€, ce qui est à noter dans cette période d'inflation toujours galopante des prix des disques vinyles).

NB : No Drama sera en concert à Lyon ce vendredi 8 novembre à Grrrnd Zero.

Album : Papershop / A City Within 7"
Année : 2024
Label :
Hidden Bay Records / Araki Records / Bus Stop Press / Seitan's Hell Bike Punks / Stonehenge Records (FR) - Brainwasher Records (DE) - Anything Bagel (US) - Wood of Heart (JP)

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Absent des plateformes streaming (sauf YouTube), A City Within de No Drama est toutefois en écoute ci-dessous :

La face-A de ce 45-tours de No Drama, Papershop :

mercredi 6 novembre 2024

[Track of The Day] EggS - At The End Of The Road

Mardi, j'évoquais 'Night Palace' de Mount Eerie via I Saw Another Bird. Un disque qui a eu le « malheur » de sortir le même jour que le premier album de The Cure depuis seize ans. Mais il n'est - évidemment - pas le seul. Le nouvel album des français de EggS fait partie de ceux-ci.

Il s'appelle 'Crafted Achievement' et confirme toutes les promesses - plus qu' - entrevues sur leurs premiers singles et Ep et sur leur premier album ('The Glitter Year' en 2022). Un disque très américain, au rythme échevelé, et qui voit les EggS prendre une épaisseur nouvelle avec un son plus ample, des mélodies toujours plus fournies. Pas étonnant quand on apprend à la lecture de la chronique de Section 26 que le quintet de base a invité sur 'Crafted Achievement' la Special Friend Erica Ashleson, Cyprien Vandenbussche, Come Ranjard et deux En Attendant Ana Margaux Bouchaudon et Camille Fréchou (et cela s'entend d'ailleurs) à venir jouer et chanter avec eux.

Tous ces invités font la force de ce 'Crafted Achievement', disque absolument remarquable de bout en bout, enivrant, passionnant, plein de cuivres, de guitares énergiques, de rythmiques imparables, de chœurs qui sonnent comme des cerises sur le gâteau, et de chansons mémorables quand elles ne sont pas des tubes évidents (Head In Flames ou At The End Of The Road, pour ne citer qu'eux, deux morceaux immenses qui en d'autres lieux et d'autres époques seraient déjà des tubes certifiés).

Sans doute quelques esprits chagrins regretteront la durée de ce 'Crafted Achievement' (huit titres pour à peine 24 minutes). Mais ils auront tort. Car si on aurait évidemment bien pris quelques chansons en plus de cette indie-pop exaltée, ce nouvel album d'EggS aux faux-airs d'Ep se suffit à lui même. Pour tout dire, cela le rend même encore plus addictif et parfait tant il n'y a strictement, mais vraiment strictement rien, à jeter. Assurément un des disques de l'année.

Album : Crafted Achievement
Année : 2024
Label : Howlin Banana Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, At The End Of The Road de EggS est également en écoute ci-dessous :

Autre très grande chanson voilà Head In Flames, qui ouvre de manière splendide ce nouvel album d'EggS 'Crafted Achievement' :

Le clip de At The End Of The Road de EggS :

mardi 5 novembre 2024

[Track of The Day] Mount Eerie - I Saw Another Bird

Vendredi 1er novembre, le monde entier n'avait d'yeux et d'oreilles que pour le dernier album de The Cure, 'Song Of A Lost World', leur premier en seize ans. N'étant pas ni un immense fan, ni même un grand connaisseur de The Cure, et mes deux seules écoutes m'ayant laissé sur ma faim, je laisserais les spécialistes évoquer bien mieux que moi ce disque que beaucoup considèrent comme un des meilleurs de la bande à Robert Smith, pour mieux embrayer sur un autre album sorti vendredi dernier : 'Night Palace' de Mount Eerie, le successeur du divin 'Lost Wisdom pt. 2' réalisé en compagnie de Julie Doiron en 2019.

'Night Palace' est un disque fleuve (quatre-vingt une minutes pour vingt-six chansons), dense, à la structure exigeante à passer par tant d'états à la fois (Mount Eerie sait se faire autant discret dans une balade folk que noisy et bruitiste dans l'instant suivant) et dont il est difficile de faire le tour en seulement quelques écoutes (même si les avis à son égard sont plutôt dithyrambiques). Alors plutôt que donner un avis tranché que je n'ai toujours pas, écoutons I Saw Another Bird, la chanson qui ouvre la seconde partie de 'Night Palace'. Un morceau qui dès la première écoute m'a titillé l'oreille, aiguisé ma curiosité et rassasié, malgré sa courte durée, mon désir de guitares lourdes et nerveuses. C'est un - très - bon début.

Album : Night Palace
Année : 2024
Label : P.W. Elverum & Sun

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, I Saw Another Bird de Mount Eerie est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson immédiatement marquante de 'Night Palace' de Mount Eerie, voilà la chanson de clôture I Need New Eyes :

lundi 4 novembre 2024

[Track of The Day] Quivers - Apparition

Derrière le nom curieux de Quivers (enfin curieux, pas tant que ça au final vu qu'il signifie « tremblements » en anglais) se cache un groupe originaire d'Hobart, la capitale de l'état de Tasmanie en Australie, la ville qui se trouve quasiment au confluent des océans Pacifique et Indien. Mais au-delà de toutes ces informations géographiques, Quivers est surtout un quatuor très paritaire vu qu'il est composé de deux femmes (Bella Quinlan à la basse, Holly Thomas à la batterie) et deux hommes (Sam Nicholson à la guitare et aux claviers, Michael Panton, à la guitare également et aux effets).

'Oyster Cuts' est leur quatrième album en six ans et le premier pour Merge Records. Et au contraire d'autres d'Australiens (coucou Girl and Girl), le passage de Quivers sur une si imposante structure est une réussite. Moins jangle ou indie-pop que par le passé (en tout cas comme le laisse croire une écoute très rapide de leurs précédents albums), 'Oyster Cuts' est un disque solide, qui se cherche un peu à partir dans tous les sens et qui, certes, perd de son éclat dans la seconde partie, mais qui a ce que tout amoureux de pop et de guitare peut chercher : des mélodies marquantes, des voix qui participent toutes au chant ou aux chœurs, des gimmicks qui vous rentrent par une oreille pour ne pas en ressortir et quelques chansons qui donnent envie de les fredonner à tue-tête (Pink Smoke, Apparition, en écoute aujourd'hui).

Album : Oyster Cuts
Année : 2024
Label : Merge Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Apparition de Quivers est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très recommandable de 'Oyster Cuts' de Quivers, voilà Never Be Lonely :

Le clip d'Apparition, un des singles extraits de 'Oyster Cuts' de Quivers :

vendredi 1 novembre 2024

[Track of The Day] Starcrawler - Learn to Say Goodbye

Pour tout vous dire, je n'avais pas envisagé que Starcrawler soit une telle météorite. Car au sortir de leur (court) premier album, je les voyais exploser. Il faut dire qu'ils avaient beaucoup de choses pour s'envoler, et notamment Arrow de Wilde, jeune chanteuse qui avait le talent, la rage et le look. Pourtant, les californiens sont très vite retombés dans un anonymat quasi total.

Énième preuve de ce silence médiatique autour de Starcrawler, la publication il y a quelques semaines de Learn to Say Goodbye, leur nouveau single qui n'a pas vraiment renversé les foules, si tant est que celles-ci aient eu vent que le groupe venait de sortir une nouvelle chanson. Et c'est dommage car sans être foncièrement renversante, Learn to Say Goodbye est un single efficace, au son plutôt massif, joué à cent à l'heure, toujours avec ce ton énervé autant qu'énergique.

Album : -
Année : 2024
Label : -

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Learn to Say Goodbye de Starcrawler est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Learn to Say Goodbye de Starcrawler :