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mercredi 14 novembre 2018

[Track of The Day] IDLES - Samaritans

Joy as an Act of Resistance.
Tatoos de DFA sur le bras, concerts démentiels (en tout cas, c’est ce qui se dit un peu de partout. Réponse dans quelques jours à Lyon), la confirmation de l’année 2018 est sans conteste celle d’IDLES, quintet de Bristol en Angleterre dont le premier remarqué album 'Brutalism' laissait augurer de bien belles choses. 

'Joy as an Act of Resistance.' (oui, avec un point) est sorti à la toute fin du mois d’août dernier et a appuyé là où ça faisait déjà beaucoup de bien. Que ce soit dans la justesse de la production, dans la puissance sonore qu’IDLES engage dans toutes ses chansons, dans la perfection de son tracklisting (quelle introduction que ce Colossus !), dans les paroles de Joe Talbot, rares pour un tel groupe (critique ouverte de la masculinité sur Samaritans où  le chanteur assène ses quatre vérités à l'éducation de nos pères, le détournement du tube de Katy Perry en « I kissed a boy and I liked it » sur le même titre, et plus globalement une conscience sociale qui infuse les paroles) et qui ouvre son cœur comme jamais (June, qui évoque la fausse couche de sa femme) ou plus simplement dans ses mélodies implacables, tout est bon dans ce post-punk (mais doit-on vraiment les limiter à cela ?) plus anglais que jamais.

'Joy as an Act of Resistance.' en tout cas s’ajoute à la longue liste des albums « rock » (dans son assertion la plus large évidemment) de très haute volée sortis cette année, de Car Seat Headrest à Deafheaven en passant par Iceage (pour ne citer qu’eux). Le rock est décidément une bien vilaine bête qui n’a vraiment pas envie de mourir.

Album : Joy as an Act of Resistance.
Année : 2018
Label : Partisan Records

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Samaritans d'IDLES est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson, voilà  Danny Nedelko, sans doute le tube de ce 'Joy as an Act of Resistance.' d'IDLES :


Et pour finir, le clip de Samaritans d'IDLES, chanson en écoute ce jour là :



lundi 28 novembre 2016

[Track of The Day] Vital Idles - The Garden

Groupe découvert grâce à Lau Esta (pour la suivre sur Twitter, c'est ici), Vital Idles est un quatuor écossais de Glasgow qui après quelques démos se lance dans le grand bain avec sa première sortie officielle, un 45-tours chez Not Unloved Records.

Deux chansons au programme et leur bandcamp ne ment pas : oui Vital Idles fait dans le punk (My Sentiments en face-A gueulée presque à contre-temps) mais aussi dans la pop (The Garden, joliment orchestré, avec un chant et un texte finalement punk, en face-B).

Difficile à dire ce qu'il adviendra des Jessica, Matthew, Nicholas et Ruari formant Vital Idles ; si ce premier essai en amènera d'autres. Mais ce 45-tours est prometteur, notamment The Garden (en écoute aujourd'hui) qui a une belle ambition pop. De là à penser qu'ils sauront rapidement se faire un nom, qui plus est dans une ville comme Glasgow dont l'apport au monde de la musique est inestimable, il n'y a qu'un pas. A suivre donc.

Album : My Sentiments / The Garden 7"
Année : 2016
Label : Not Unloved Records

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Indisponible sur Spotify et Deezer, The Garden, la face-b de ce 45-tours est en écoute sur le bandcamp de Vital Idles ci-dessous :


My Sentiments, morceau plus punk dans l'esprit et face-A de ce disque, est en écoute là :


 

mardi 20 août 2019

The Murder Capital - When I Have Fears [Human Season Records]

Les premiers extraits annonçant 'When I Have Fears' étaient plutôt prometteurs. Mais ils ne présageaient pas d'un tel premier album pour les dubliners de The Murder Capital.

De prime abord, on pourrait comparer ce disque du quintet irlandais à ceux d'Idles ('Joy as an Act of Resistance.') ou de Fontaines D.C. ('Dogrel'), avec qui ils partagent ce post-punk furieux (évidents More is Less ou Don't Cling to Life, les deux titres les plus courts de l'album et sans doute les plus énervés). Mais cela serait bien réducteur et aller un peu trop vite en besogne.

Car The Murder Capital sont bien plus que cela. Et plus les écoutes de 'When I Have Fears' passent, plus l'évidence se fait prégnante. Il y a quelque-chose de « profond », de plus « grand » qui émerge de ce disque. Peut-être est-ce la mort flirtant autour de certaines de leurs compositions (le suicide d'un de leurs amis ayant nourri l'inspiration du disque); peut-être sont-ce ces paroles travaillées et pleines de mélancolies.

Et peut-être - et sûrement même - aussi cela vient de sa musicalité. Produit à la perfection avec une justesse incroyable (le tout est un beau mélange d'agressivité et de rondeur), fourmillant de petits détails et de guitares ne cessant de se renvoyer la balle, 'When I Have Fears' se révèle être un disque extrêmement puissant, qui recèle de beaucoup de choses diverses mais à l'unité sidérante : un je-ne-sais-quoi du Joy Division de 'Unknown Pleasures', des chansons furieuses et d'autres au calme apparent mais à la violence sous-jacente (et qui n'explose pas toujours), des tenues de notes toutes post-rockiennes, des morceaux au carcan brut mais que The Murder Capital arrivent à faire voler en éclat pour y faire rentrer de la lumière (superbe mise à nue de For Everything qui ouvre le disque), des balades crépusculaires (How the Streets Adore Me Now, tant Nick Cave) et même quelques emprunts riffesques au Shine On You Crazy Diamond de Pink Floyd (Slowdance II).

C'est un peu tout cela qui fait de 'When I Have Fears' un album terrifiant de classe. Appelés à faire parler d'eux, The Murder Capital, sans nullement décevoir, sortent un disque assez loin de ce que l'on pouvait attendre, loin de la case dans laquelle on voulait les ranger, mais d'une très grande qualité. Impressionnants débuts discographiques. (Sortie : 16 août 2019)

Plus :
'When I Have Fears' de The Murder Capital est à l'écoute ici
'When I Have Fears' de The Murder Capital est à l'achat ici
'When I Have Fears' de The Murder Capital est, notamment, en écoute sur Spotify et Deezer

Trois chansons de 'When I Have Fears' de The Murder Capital en écoute aujourd'hui. For Everything, la chanson qui ouvre l'album, formidable morceau en deux temps qui se découvre une richesse mélodique dans sa seconde partie (en écoute également dans les playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Puis More Is Less, le morceau le plus « Idles » de l'album. Et enfin la superbe balade noire How the Streets Adore Me Now :






Pour finir, les deux clips tirés de ce 'When I Have Fears' de The Murder Capital : Green & Blue et Don't Cling to Life :




mercredi 29 septembre 2021

[Track of The Day] Wych Elm - Executioner

Plus de deux ans et demi après un 'Rat Blanket Ep' des plus épatant, les Wych Elm sont enfin de retour, avec une formation différente : toujours mené par la voix de Caitlin Elliman, le groupe a remplacé deux de ses membres masculins pour être désormais aux trois-quart féminin. La question étant : est-ce que cela change quelque-chose aux influences et ambitions musicales du groupe ? Pas le moins du monde.

Wych Elm tient à son ADN et à ses premières amours. Et cela s'entend sur 'Rabbit Wench' (femme lapin en français), son nouvel Ep. Un disque un rien morbide à nouveau et qui sent bon le grunge estampillé 90s, les Pixies, les Breeders et toute la clique. Là aussi, Wych Elm fait dans le court et le concis (sept titres et 14 minutes, exactement comme sur 'Rat Blanquet Ep'), et s'il manque une chanson aussi forte que Susan Smith, l'ensemble tient sacrément la route. On attend maintenant que le groupe de Bristol, dont la notoriété outre-manche grandit doucement mais sûrement (ils ouvriront pour IDLES en janvier) sorte un album en bonne et due forme. Il serait temps.

Album : Rabbit Wench Ep
Année : 2021
Label : Black Dog Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Executioner de Wych Elm est également en écoute ci-dessous:

Le clip du single extrait de 'Rabbit Wench Ep' de Wych Elm, Scolds Bridle

mercredi 28 janvier 2026

[Track of The Day] Kid Kapichi - Worst Kept Secret

Derrière le nom quelque peu bizarre (et qui ne veut rien dire soit dit en passant) de Kid Kapichi se cache un groupe originaire de Hastings, dans le Sussex en Angleterre. Un quatuor auteur de trois albums jusque là et qui, en mai dernier, a perdu deux de ses membres. Pas de panique : aucun drame ou décès à l'horizon. Pas même des divergence de points de vues ou des humeurs devenues inconciliables. Juste deux garçons (Ben Beetham et George MacDonald) qui préfèrent passer à autre chose et vaquer à d'autres occupations. D'ailleurs, preuve qu'aucun conflit n'était sous-jacent, les deux démissionnaires, avant de laisser la barre aux seuls Jack Wilson et Eddie Lewis, ont écrit et enregistré avec eux le quatrième album de Kid Kapichi, version originelle.

Il se nomme 'Fearless Nature' et est ma première rencontre avec le groupe. Un disque assez sombre, à la production plutôt massive, qui perd d'intensité dans sa deuxième partie, mais à la face-A très convaincante, de son ouverture Leader of The Free World (genre The Body As A Structure de DITZ en plus pop) à ces élans qui évoquent - presque - IDLES, en passant des chansons de haute-volée comme Worst Kept Secret (en écoute aujourd'hui) et ses cordes synthétiques hypnotiques, mélancoliques et du meilleur effet. Surtout, il y a dans 'Fearless Nature' un côté très dEUS qui vous attrape l'oreille dès la première écoute. Évidemment, il y a le chant et la voix de Jack Wilson comme premier signe, mais très vite, on se rend compte que les ambiances de beaucoup leurs chansons, et plus globalement leurs compositions, lorgnent du côté des doux belges de Tom Barman ; le tout saupoudré d'un soupçon des américains de Calla

Et le résultat, sans être fondamentalement génial, est plutôt séduisant, charmant souvent et au final attachant. Ne reste plus désormais qu'à trouver comment venir défendre 'Fearless Nature' sur scène à deux et non plus à quatre. Et vérifier si l'adage « less is more » dit vrai.

Album : Fearless Nature
Année : 2025
Label : Spinefarm Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Worst Kept Secret de Kid Kapichi est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie, voilà Leader of The Free World, qui ouvre 'Fearless Nature' de Kid Kapichi :

mardi 27 septembre 2022

[Track of The Day] Weird Nightmare - I Think You Know

Alex Edkins est un homme très occupé en cette année 2022. Non content d'avoir sorti un des albums de l'année avec son projet solo Weird Nightmare, il vient, avec ses acolytes Chris Slorach et Hayden Menzies, de relancer ses METZ le temps d'un double single, dont Come On Down avec Joe Talbot d'IDLES au chant.
 
Pour autant,  Alex Edkins n'en a pas fini, loin de là, avec Weird Nightmare. La preuve avec un split-7" dont il partage les faces avec Daniel Romano et son projet Ancient Shapes. Il occupe la face-A avec I Think You Know, superbe chanson qui n'aurait pas fait tâche sur 'Weird Nightmare', tant elle en a les codes et plonge elle-aussi dans une sorte de garage-pop 60/70s, reboosté à la sauce actuelle. Brillant pour le dire simplement.
 
Album : I Think You Know / Bird With an Iron Head 7"
Année : 2022
Label : Sub Pop

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Bandcamp, I Think You Know de Weird Nightmare est également en écoute ci-dessous :

jeudi 25 avril 2019

[Track of The Day] Fontaines D.C. - Too Real

Sensation annoncée, les petits frères cachés irlandais d'Idles et leur premier album étaient attendus au tournant après une poignée de singles tous plus épatants les uns que les autres.

Et le virage a été particulièrement bien négocié tant 'Dogrel' est une belle réussite et qui a le bon goût de prendre de l'ampleur au fur et à mesure des écoutes.

Punk et post-punk sous bien des aspects, presque grunge par moments (Hurricane Laughter), rappelant le Oasis des débuts - moins musicalement que dans la construction de ce premier album : leur « But I'm gonna be big » de la première chanson Big qui fait écho au « Tonight I'm a rock 'n' roll star » qui ouvrait 'Definitely Maybe' des mancuniens, ces quelques balades pop aguicheuses - et porté par un chant parfois j'm'en foutiste, avec un accent marqué et des plus savoureux, et des paroles sociales, 'Dogrel' a décidément tout pour lui. Les Fontaines D.C. étaient annoncés comme « The Next Big Thing ». Ils le sont. Indéniablement.

Album : Dogrel
Année : 2019
Label : Partisan Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Too Real, sans doute le tube de ce 'Dogrel' de Fontaines D.C., est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson évidente, voilà Hurricane Laughter de Fontaines D.C.:


Pour finir, le clip de Too Real :



jeudi 15 février 2024

[Track of The Day] METZ - Entwined (Street Light Buzz)

Avec l'aventure solo impeccable d'Alex Edkins sous le moniker de Weird Nightmare, on en avait presque oublié que METZ était toujours actif. A notre décharge, il faut dire que le trio de Toronto, dont Edkins est le chanteur autant que le guitariste, s'est fait plutôt discret depuis 2020 et 'Atlas Vending' (à un split Ep avec Adulkt Life et un single avec Joe Talbot d'Idles en 2022 près).

Mais la suite arrive enfin. Le cinquième album de METZ est prévu pour le 12 avril prochain, s'intitulera 'Up on Gravity Hill', comptera quelques invités de marque (Owen Pallett, étonnamment, et Amber Webber, (ex?) chanteuse Black Mountain) et sortira à nouveau chez Sub Pop (et Dine Alone au Canada). Pour l'instant, deux chansons ont été dévoilées, 99 et surtout Entwined (Street Light Buzz) (en écoute aujourd'hui), pleine de rage, d'une basse presque métal, d'une guitare qui hésite entre rock et post-punk, d'un pont irrésistible où le feu gronde sous la glace, mais aussi de contours pop où l'influence de Weird Nightmare est certaine.

Album : Up on Gravity Hill
Année : 2024
Label : Sub Pop / Dine Alone

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Entwined (Street Light Buzz) de METZ est également en écoute ci-dessous :

Le clip de 99, l'autre single extrait de 'Up on Gravity Hill' à venir de METZ :

mardi 3 mars 2026

[Track of The Day] Gorillaz - Damascus (feat. Omar Souleyman & Yasiin Bey)

Ce qui au départ n'avait sans doute pas vocation à être autre chose qu'un one-shot s'est transformé avec les années en une machine de guerre musicale et médiatique, à la discographie conséquente (ce nouvel album est le neuvième) et aux concerts qu'on s'arrache. Revoilà donc Gorillaz, sorte de "Les Enfoirés" de la pop internationale, toujours mené par le Jean-Jacques Goldman anglais Damon Albarn. Au programme de 'The Mountain', pas moins de quinze chansons, plus d'une heure de musique et une pelleté, comme d'habitude, d'invités, triés - ou non - sur le volet : beaucoup de vivants (les Sparks, Jalen Ngonda, Gruff Rhys, Black Thought, Johnny Marr, Paul Simonon des Clash, IDLES, et j'en passe), pas mal de morts (Dennis Hopper, Mark E. Smith, Proof, Bobby Womack, David Jolicoeur de De La Soul, Tony Allen tous avec des enregistrements non utilisés de leurs précédents passages chez Gorillaz) et quelques artistes indiens inconnus à mon bataillon (Ajay Prasanna, Anoushka Shankar, Amaan Ali Bangash, Ayaan Ali Bangash).

Pas étonnant d'ailleurs, car c'est l'Inde qui est la fondation même de ce disque (d'ailleurs, 'The Mountain' n'est que le nom anglais ou commercial de cet album - il n'apparaît pas sur la pochette -, son vrai titre étant पर्वत, mot qui signifie évidemment « montagne » dans plusieurs dialectes indiens), même s'il y  beaucoup de choses latino ou arabisante dans le lot. Et c'est plutôt bien vu et surtout plutôt bien fait. Peut-être trop long pour tenir la longueur, mais les mélodies chiadées, l'univers cohérent créé par Albarn, les featuring de qualité (notamment Black Thought, présent sur trois titres et surtout le duo Omar Souleyman/ Yasiin 'Mos Def' Bey sur Damascus, à l'ambiance indo-arabe, en écoute aujourd'hui), tout rend ce 'The Mountain' plus que sympathique, lui qui est sans doute l'album le plus homogène et le plus Gorillaz originals depuis un bail. 

Album : पर्वत (The Mountain)
Année : 2026
Label : Kong

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Damascus de Gorillaz avec les featuring de Omar Souleyman et Yasiin Bey est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de 'The Mountain' de Gorillaz, voilà The Empty Dream Machine avec les participations de Black Thought, Johnny Marr et Anoushka Shankar :

Le clip (forcément avec Gorillaz !) de Damascus, avec les featuring de Omar Souleyman et Yasiin 'Mos Def' Bey :

 

vendredi 16 avril 2021

[Track of The Day] Fiona Apple - Love More (Sharon Van Etten cover)

Passé l'an passé à côté de 'Fetch the Bolt Cutters', sympathique album mais dans lequel j'avais du mal à trouver le génie et le formidable qu'on me promettait, Fiona Apple vient refrapper avec beauté dans mes oreilles avec sa reprise de Love More de Sharon Van Etten.

Cette dernière, pour fêter les dix ans d''Epic' (ou presque : la pandémie a sans doute du contrarier la sortie l'an passé), l'album qui l'a vraiment révélé en 2010, deux ans avant l'explosion 'Tramp', a invité sept artistes à venir reprendre une chanson du disque en leur donnant carte blanche. Et pour ainsi dire, le casting fait envie : Big Red Machine, IDLES, Lucinda Williams, Courtney Barnett, St. Panther et donc Fiona Apple.

Celle-ci reprend donc Love More, la chanson qui concluait 'Epic'. Une vraie relecture, assez loin de l'originale, plus ample, où des chœurs et des vocalises embrassent la voix superbe et profonde de Fiona Apple, sur des percussions qui donnent le La de l'ensemble.

Album : Epic Ten
Année : 2021
Label : Ba Da Bing!

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Love More de Sharon Van Etten repris par Fiona Apple est en écoute ci-dessous :

Histoire de pouvoir comparer les deux, voilà la version originale de Love More de Sharon Van Etten :

vendredi 28 février 2025

[Track of The Day] DITZ - The Body As A Structure

Mardi soir, pour au moins la troisième fois (une en 2019 à leurs débuts, une autre il y a tout juste un an), les anglais de DITZ étaient de passage à Lyon, sur la scène du Transclub. Forçats du live (ils tournent depuis quatre ans presque sans interruption), ces jeunes gens étaient notamment venus présenter leur deuxième album, 'Never Exhale', sorti au tout début de l'année. Disque de haute tenue, sans doute plus solide mais pas moins retors que son prédécesseur, et dans lequel on trouve des chansons comme The Body As A Structure (en écoute aujourd'hui), chanson noire et torturée que le pont vient illuminer d'une mélodie et de guitares imparables.

Dire que le public a répondu présent ce soir là est un euphémisme : concert complet, salle absolument blindée et ambiance bouillante pour accueillir le quintet de Brighton (considéré par Joe Talbot, le leader d'IDLES, comme le meilleur groupe du monde, rien que ça). Et il va en avoir pour son argent.

Bien que n'ayant que deux albums et un Ep au compteur, DITZ va proposer un set d'1h30 qui va ratisser toutes les chansons - ou quasiment - de son répertoire. Quatre-vingt dix minutes de déflagration sonore, d’ambiance survoltée, avec un public au taquet et un groupe ravi d'être là (on se gausse souvent des groupes qui balancent du « c'est le meilleur concert de notre tournée jusque-là » mais les DITZ semblaient sincèrement ravis d'être là). Le tout dans une salle dont le décorum industriel était l'écrin parfait pour leur musique.

Ditz en concert au Transclub (Lyon), mardi 25 février 2025
Le groupe va dérouler son set implacable à coups de post-punk, de noise-rock, de touches métal et indus, avec notamment un batteur surpuissant, un guitariste qui aimerait bien reprendre du Slayer et un leader queer (et habillée en robe) véritable bête de scène, qui plonge dans la foule dès le premier morceau, organise un wall of death, grimpe sur les amplis pour aller chanter sur le balcon qui surplombe la scène (il est assis tout en haut à gauche de la photo ci-contre), avant de lancer quelques circles pit sur la fin du concert pour mieux épuiser les corps fatigués mais heureux de la foule. Très grand concert. Et hype scénique on ne peut plus méritée pour les DITZ. Il n'est pas impossible que Joe Talbot ait raison.

Album : Never Exhale
Année : 2025
Label : -

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, The Body As A Structure de DITZ est également en écoute ci-dessous :
 

mardi 1 janvier 2019

Bilan 2018 : Top 50 « Chansons »


Après le Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions », passons au traditionnel « Top 50 Chansons ». Cinquante morceaux qui auront rythmés mon année, qui l’auront égaillée, qui l’auront rendu triste, qui l’auront fait danser. Bref, qui auront fait mon année. 

Mais avant de dérouler ce classement, petit coup d’œil chez les voisins et autres blogs amis (ou pas d'ailleurs) :
Le traditionnel « Rewind » de Starsky, en trois parties : A, B et C

Mais cinquante chansons disais-je. Une bien belle année, avec des titres marquants, comme le numéro 1, avec ses 12mns entre hurlements et de riffs imparables, un habitué, la meilleure chanson du disque de l'année, des chansons power-pop épatantes, un ex-boys bander qui m'épate toujours autant, le tube fascinant du (peut-être) meilleur groupe français actuel et autres joyeusetés.   Tout en bas de ce classement se trouvent deux playlists, comme le veut la tradition : une Spotify, une Deezer. Parce que s’il y a bien un papier qui nécessite un « player », c’est bien celui-là. 
Bonne(s) écoute(s) et bonne année 2019 !

Bilan 2018 :

50. FIDLAR - Alcohol
49. The Gallant Club - Dear Lost Kingdom
48. Teleman - Family of Aliens
47. Ryan Rebo - Boogieman
46. Insecure Men - Burried in the Bleak

45. Luje - The Log Lady
44. Agoria - Embrace (feat. Phoebe Killdeer)
43. Sufjan Stevens - Lonely Man of Winter
42. Neneh Cherry - Kong
41. Rat Columns - Sometimes We’re Friends

40. Tunng - Flat Land
39. Franz Ferdinand - Feel The Love Go
38. Gallant - TOOGOODTOBETRUE (feat. Sufjan Stevens & Rebecca Sugar)
37. FONTAINES D.C. - Chequeless Reckless
36. Art Brut - Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!

35. Villagers - Again
34. Jetstream Pony - Self-Destruct Reality
33. Lens Mozer - Cut My Heart in Two
32. Satellite Jockey - Novembre
31. Malcolm Middleton - Salamander Gray

30. Bonnie ‘Prince’ Billy - The Best of Folks
29. Alpaca Sports - Summer Days
28. Smokescreens - The Lost Song
27. Son Lux - Dream State
26. IDLES - Samaritans

25. Starcrawler - Love’s Gone Again
24. Chevalrex - L’adversaire
23. The Last Detail - Fun Fair
22. The Decemberists - Severed
21. The Dunts - Witch Hunt

20. Numb.er - State Lines
19. Flasher - Who’s Got Time?
18. Donald Pierre - (Elle est partie) Ma Panthère
17. MGMT - Me and Michael
16. Lou Barlow - Love Intervene

15. Okkervil River - The Dream and the Light
14. Adrian T. Bell - Nail Me Baby
13. Grandaddy - Bison on the Plains
12. Big Red Machine - People Lullaby
11. jeremy messersmith - Purple Hearts

10. Justin Timberlake - Say Something (feat. Chris Stapleton)
09. Spiritualized - Damaged
08. The Beths - Not Running
07. Marissa Nadler - Blue Vapor

06. We Were Promised Jetpacks - The More I Sleep, The Less I Dream
05. Car Seat Headrest - Bodys
04. Iceage - Catch It
03. Phoebe Bridgers + Noah & Abby Gundersen - Killer + The Sound
02. The Limiñanas - Dimanche (feat. Bertrand Belin)
01. Deafheaven - Canary Yellow



Bilan 2018 :
Top « Albums » (20-01)
Top « Albums » (40-21)
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

Comme promis, voilà les deux players, compilant ces 50 chansons : un Spotify et un Deezer. Bonne(s) écoute(s) !





samedi 5 janvier 2019

Bilan 2018 : « Albums » (20-01)



Après le Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition », après le Top 50 « Chansons » (en écoute ici) et après la partie partie du top albums avec les disques classés de la 40ème à la 21ème place, finissons ce récapitulatif/bilan de l'année 2018 avec les 20 disques qui auront marqué mon année musicale.

Mais avant de se plonger dedans, prenons du temps pour avoir voir ce qu'il se dit du côté des blogs et autres sites amis (ou non) :
Vingt albums donc pour finir l'année. Une excellente année d'ailleurs, rock au possible (qui a dit qu'il était mort ? Parce qu'il avait tort, disons le clairement), particulière car ça doit faire bien longtemps qu'un de mes tops albums ne comporte pas un album de chez Domino.

Une année marquée surtout donc par un album dingue (qui aurait mérité de faire les unes de magazine et qui il y a quelques années auraient enfanté une génération de futurs musiciens), le disque d'un australien qui vit à Berlin auteur d'un album sidérant de beauté, de retrouvailles avec un groupe perdu de vue depuis 15 ans, de l'épitaphe d'un groupe français, brillant comme bruyant, d'un groupe mythique qui se réinvente sans cesse  et autres folk éthérée canadienne. Entre autres, et beaucoup de choses.


Évidemment, lire c'est bien, écouter c'est mieux. Donc au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs (un Spotify, un Deezer) proposant - dans l'ordre croissant - une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous. Bonne(s) écoute(s) et à très vite dans ces pages !

Bilan 2018 : 
Top « Albums » (40-21)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

20. Dakota Suite, Dag Rosenqvist and Emanuele Errante - What Matters Most [Karaoke Kalk]
De mémoire, la dernière fois que j’ai écouté Dakota Suite ce devait être pour leur 'This River Only Brings Poison' de 2002. Sachez donc que 16 ans plus, au-delà de la surprise de les savoir toujours actifs, leur musique, entre ambiant-pop et drone, est toujours aussi belle et évocatrice. Et rappelle énormément Jesse Poe, l'homme derrière ce fabuleux groupe qu'était Tanakh.


19. Adrian T. Bell - The Navigator [-]
Découvert par le biais de « J’écoute une K7 de la vedette » (dont j’avais parlé ici), ce disque d’un musicien anglais parti vivre à Prague - et accessoirement leader du groupe The Prostitutes - m’aura saisi immédiatement, quand bien même sa production m’a plutôt dérouté. Mais il a pour lui une voix, des mélodies captivantes et de vraies bonnes chansons. Et quand il marie son timbre à une voix féminine (voir ici), ce sont les images de certains des plus beaux duos de l’histoire qui ressurgissent. Pas mal pour un disque aussi confidentiel.


18. The Limiñanas - Shadow People [Because Music]
Après un 'Malamore' décevant, les Limiñanas retrouvent hargne, fougue et une production tout sauf lisse et qui leur va bien - mieux - au teint. Sur ce disque, on trouve plein de superbes chansons, d’invités de marque apportant tous leurs pierres à l’édifice et un tube vénéneux et presque drogué (écouter ici). Plus que jamais, leur psychédélisme sixties (d'aucuns diront yé-yé) est imparable.


17. Soft Kill - Savior [Profound Lore]
Album marqué par le décès prématuré du fils du leader du groupe, il s’en dégage une atmosphère assez mélancolique. Pour autant si l’on est en plein post-punk, shoegaze et tout ce qui peut s’y accrocher, il ressort de ce disque un côté lumineux. Mélancolique certes mais lumineux.


16. Dominique A - La Fragilité [Cinq7]
Grosse année pour Dominique A qui aura sorti deux albums, un « électrique », l’autre plus « acoustique ». Et c’est le second qui nous intéresse, le premier étant un peu décevant. Mais ce 'La Fragilité' rattrape le tout, avec une simplicité et une beauté fascinante. Monsieur Ané à son meilleur.


15. Marissa Nadler - For My Crimes [Bella Union / Sacred Bones]
Huitième album pour la formidable Marissa Nadler. Un disque à la très belle pochette et à la beauté renversante, comme à chaque fois. Mélancolique, blues-folk (ce Blue Vapor !), il confirme que l’américaine est l'incarnation musicale de la beauté.


14. The Innocence Mission - Sun on the Square [Bella Union]
Malgré ses trente années d'activité, et contrairement à pas mal de leurs contemporains, on dirait que les nouveaux disques de The Innocence Mission sont encore plus beaux que les précédents. La preuve avec ce 'Sun on the Square' qui reprend les mêmes recettes, mais en mieux. Toujours la voix de Karen Peris, toujours ces compositions au charme incroyable, toujours ces arrangements soyeux et soignés, toujours ces textes aussi tristes que plein d’espoirs.


13. The Beths - Future Me Hates Me [Carpark Records]
Sans conteste la découverte power-pop de l’année. Un disque pied au plancher de la part de ces néo-zélandais qui tombent l’album le plus efficace de 2018, où derrière l’énergie et les mélodies se cachent parfois des histoires pas si ensoleillées.


12. Iceage - Beyondless [Matador]
Album de rock absolument terrible, 'Beyondless' est d’une justesse et d'une efficacité quasi sans égal cette année : proto-punk, punk-soul, rempli de mélodies marquantes (écouter ici), fortes et évidentes et portées par un chant toujours aussi impressionnant. Le tout sans jamais aucune compromission. On l'oublie souvent, mais Iceage est décidément un des groupes majeurs de la décennie en cours.


11. IDLES - Joy as an Act of Resistance. [Partisan Records]
LA confirmation de l’année, après le très prometteur 'Brutalism'. Que ce soit sur disque ou sur scène, le quintet de Bristol aura plus qu’animé cette année musicale - que ce soit sur disque ou sur scène. Et aura prouvé (avec d’autres) que le rock, dans son assertion la plus large évidemment, est décidément une bien vilaine bête qui ne veut vraiment pas mourir.


10. Thousand - Le Tunnel Végétal [Talitres]
Alors que j'étais totalement passé à côté du premier album de Stéphane Milochevitch, aka Thousand, rattrapage complet avec 'Le Tunnel Végétal', disque de chanson française comme on en fait plus (ou peu). Pop pleine de spleen, parlé plus que chanté, aux textes riches et foisonnants, ce disque s’il évoque aussi Bashung, Murat que La Blanche, est avant tout un disque vraiment unique.


09. The Dead Mantra - Saudade Forever [Cranes Records]
Fin de partie pour les manceaux de Dead Mantra. Mais quelle épitaphe. Un album aussi brillant que bruyant, avec des sonorités maltraités, un shoegaze concassé, une noirceur à tous les étages, pour un résultat puissant, puissant et encore puissant. Incroyable de bout en bout. C'est quand même rageant de tomber fou d'un groupe qui met la clé sous la porte.


08. Fog Lake - Captain [Stack Your Roster]
Découvert grâce à Ninie, derrière Fog Lake, il y a Aaron Powell, canadien de talent (parfois entouré) qui aime la folk éthérée, placer sa voix comme en deuxième rideau et dérouler des chansons poignantes qui rappellent We Are Catchers. Un des plus « beaux » disques de l’année.


07. Tim Hecker - Konoyo [Kranky]
Retour chez Kranky pour Tim Hecker, avec pour une fois une pochette particulièrement laide. Tout le contraire de l’album et ses sonorités cristallines au possible. Un commentaire sur sa page bandcamp résume bien l’affaire : « heartbreaking, mesmerizing, terrifying and beautiful all at once ». Et pour en savoir plus sur ce nouveau très brillant nouvel album, lisez l’excellente chronique ci-dessous.


06. Tony Molina - Kill The Lights [Slumberland]
Quatorze minutes et 30 secondes de musique, 10 chansons. On a vu des Ep plus remplis. Et pour autant, difficile de ne pas tomber sous le charme de ce disque si l’on aime la belle pop, celle des Beatles et d’Elliott Smith, les guitares de Teenage Fanclub et celles de David Gilmour, ou plus simplement si l’on aime les Byrds et Nick Drake. Un medley-album presque frustrant mais passionnant.


05. Smokescreens - Used to Yesterday [Slumberland]
Énième disque de pop à guitares ? Aucunement tant 'Used to Yesterday' s'échappe de la masse du genre par la qualité de son écriture, de ses guitares, de sa basse et de ses mélodies sur lesquelles il serait insultant de ne pas se déhancher.


04. Low - Double Negative [Sub Pop]
Il y a des groupes qui continuent leur carrière dans une indifférence générale, à force de redite et de manque d’inspirations. Et puis il y a Low. Le trio de Duluth au Minnesota n’en finit plus de surprendre. Sur 'Double Negative', ils malmènent leur traditionnel slowcore avec une production lourde et pleine d’aspérités. Un disque étouffant, parfois expérimental. Et absolument brillant.


03. Deafheaven - Ordinary Corrupt Human Love [ANTI-]
Porté par une chanson phénoménale (Canary Yellow, écouter ici), le quatrième album du quatuor de San Francisco est disque remarquable mariant post-rock, black-metal, hard-rock, prog, pop, avec toujours ce « chant » guttural et hurlé. Un album clair-obscur incroyablement mélodieux, à la puissance époustouflante. Jamais guitares et hurlements n’auront été aussi lumineux et mélancoliques.


02. Ned Collette - Old Chestnut [It Records]
Australien vivant à Berlin, Ned Collette est la révélation de cette année. Une révélation qui n'a failli jamais avoir lieu, tant le premier morceau de l'album est déroutant... avant d'enchainer avec un sublime deuxième titre, bouleversant, renversant. De la folk qui démarre de façon basique mais qui prend au fur et à mesure une ampleur insoupçonnée. Soixante-dix minutes pour 14 chansons, notre homme ne fait pas dans la demi-mesure. Mais le voyage musical (et bien plus) qu'il propose est tellement hypnotisant, charmant et vibrant, qu'il est impensable de passer à côté. Et si en plus vous rajoutez qu'il a ce je-ne-sais-quoi de Leonard Cohen, alors là...


01. Car Seat Headrest - Twin Fantasy (Face-to-Face) [Matador]


L’album évident de l’année, c’est lui. Alors oui, on me rétorquera que ce n’est qu’un simple ré-enregistrement de l’album de 2011. Sauf que ces premières versions lo-fi deviennent de simples démos tant les compositions prennent ici une ampleur folle, accompagné qu’est Will Toledo (ils sont six autour de lui). Long (10 chansons, 71 minutes) mais toujours passionnant, 'Twin Fantasy (Face-to-Face)' est un album d’une grande unité, cohérence et homogénéité, qui balaye tout le spectre de l'histoire de la musique rock, pour mieux l’assimiler voire la synthétiser. Alternant balades et purs moments de rock'n'roll, ce disque est absolument brillant et essentiel. Et bien plus qu’un simple album de l’année, il pourrait être l’album d’une vie.  A une autre époque, nul doute qu’il aurait été l’album d’une génération.
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Comme promis, voilà donc un player Spotify et un player Deezer proposant - dans l'ordre croissant - une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. La chanson de The Dead Mantra n'étant disponible sur aucune des plateformes, elle est en écoute via leur player bandcamp. Bonne(s) écoute(s) !