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jeudi 12 février 2009

Top 6 "Hot Songs"

A l’orée de la Saint-Valentin et afin de me renouveler par rapport à l’an passé, revenons plus terre à terre et concoctons donc un Top 6 ‘Hot Songs’. Histoire de ne pas tomber dans le cliché et la chanson d’amûûûûûr sirupeuse estampillée Cherie FM.

Mais avant d’en arriver là, et vu que rien n’est jamais anodin dans la vie, je voulais vous parler de deux de mes bloggeuses préférées : Alhya et Guillemette. Ces demoiselles, dont j’ai déjà évoqué les talents culinaires ici, ont décidé de recommencer. «Oui, mais recommencer quoi?» me direz-vous. Hé bien d’organiser un repas, dans un restaurant (un vrai!), avec un menu à tomber. Bref, de mettre leur prédispositions à la cuisine aux services de nos papilles.

Ayant tenté l’expérience à la fin de l’année dernière, les deux gourgandines remettent le couvert. Pour un repas 100% «Hot Hot Hot». Et connaissant leur goût certain, leur touché irrésistible et la réussite de leur première tentative, nul doute que cela sera un succès. Et un délice.

Tout ceci aura donc lieu au Bistrot St Jean (place du Petit Collège, dans le 5è arrondissement de Lyon) le dimanche 22 février au soir. Ouvert à tous, mais uniquement sur réservation. Et un menu unique qui s’annonce savoureux, pour même pas 20€ (très sincèrement une bouchée de pain pour ce qui se trouvera dans vos assiettes). Pour toutes réservations (avant le 19 février au soir), il faut soit aller ici ou alors .


Pour en revenir à nos moutons, ces demoiselles ont demandé à votre serviteur de leur concocter une playlist en rapport avec le thème de la soirée. Je m’y suis donc attelé avec force et vigueur. Et, si elle n’est pas encore terminée, j’en profite aujourd’hui pour vous donner un petit avant-goût de ce qui devrait débouler dans vos oreilles ce soir là.

Un top 6 'Hot Songs' donc. Un top lascif, qui sent la sensualité et les corps chauds. Une sélection qui commence par une sieste crapuleuse et I Want'a Do Something Freaky To You de Leon Haywood conseillé par le toujours très avisé MisterBlog. Forcément, on enchaîne par quelques quelques baisers langoureux et un titre du Lovage de Nathaniel Merriweather (aka Dan The Automator), le bien nommé Sex (I Am), avec la délicieuse Jennifer Charles (Elysian Fields) et le rugueux Mike Patton.
Alors que les souffles deviennent rauques, que le sang s’affole, que les gestes se font plus précis, c’est Nothing Compares to U de Prince, l’artiste le plus sensuel des 30 dernières années – au moins –, qui démarre. Les vêtements volent, les caresses se multiplient sur la rythmique lourde de Suède avant qu'enfin les corps s’enchaînent, Led Zeppelin et Babe I’m Gonna Leave You réglant le tempo d’un acte charnel et forcément unique. Épuisés mais heureux, c’est sur le doux et jazzy Lover Man de Blossom Dearie (qui vient d’ailleurs de nous quitter) que les deux corps reprennent leur souffle.

Six premiers titres que devrait venir compléter une centaine d'autres. Tout est en gestation et j'attends avec impatience toutes vos propositions qui sont plus que jamais les bienvenues (d'ailleurs, j'en profite pour remercier tous les SoViens et Jamrekiens pour leurs belles et nombreuses propositions). D'ici là, que vous soyez lyonnais, de passage à Lyon ou simple amoureux de la régalade de papilles, n'hésitez pas à venir déguster des mets comme vous n'en avez sûrement pas mangé depuis longtemps. Conseil d'ami.




Tracklisting: 
Leon Haywood - I Want'a Do Something Freaky To You (Come and Get Yourself Some, 1975) 
LovageSex (I'm A) (Music to Make Love to Your Old Lady By, 2001) 
PrinceNothing Compares to U (One Nite Alone… Live!, 2002)
SuedeAttitude (Singles, 2003) 
Led ZeppelinBabe I’m Gonna Leave You (Led Zeppelin I, 1969) 
Blossom Dearie - Lover Man (Blossom Dearie, 1956)








jeudi 27 octobre 2016

Bazooka - Useless Generation (Άχρηστη Γενιά) [Slovenly Recordings]

Si on faisait un petit calcul statistique rapide - et au doigt mouillé -, je pense qu'en Europe, 90% des disques appréciés, écoutés, chroniqués et classés dans un top musical de l'année viennent des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada. Les 10% d'albums restant venant sans doute du pays d'origine de l'auditeur, avec parfois quelques disques scandinaves (mais chantés en anglais) qui arrivent à s'immiscer en timides joker de luxe.

Ces pages ne font évidemment pas exception, vu qu'à quelques disques italien, russe ou japonais, toutes mes écoutes se concentrent sur la chanson française mais surtout sur les productions anglo-saxonnes.

Prenons donc le contre-pied pour une fois en parlant d'un disque qui aurait du faire parler de lui depuis bien longtemps dans nos contrées : 'Useless Generation' (ou 'Άχρηστη Γενιά' en version originale) de Bazooka.

Bazooka est un groupe grec, originaire de la ville de Volos en Thessalie. Une cité fondée par Créthée et qui serait le point de départ de l'aventure de Jason et des Argonautes, partis chercher la Toison d'Or ; c'est également la ville qui a vu naître Vangelis. Le point wikipédia étant terminé, retournons à nos moutons - noirs.

Bazooka est un quintette rock qui n'a qu'un seul défaut : son nom. Car Bazooka est un patronyme peu avenant et surtout déjà utilisé à de multiples reprises depuis 40 ans par de nombreux groupes (Rate Your Music compte à lui seul une quinzaine d’occurrences).

Mais à part cela, il n'y a rien de négatif à dire sur ce combo hellène qui compte deux (!) batteries en son sein et qui chante dans sa langue natale (ce qui, pour l'auditeur français que je suis, est une nouveauté). Car leur 'Useless Generation' est un disque épatant, formidable, incroyable et qui, j'ose le dire, s'il venait de Brooklyn ou de Los Angeles, aurait déjà été monté au pinacle par tous les Pitchfork, Stereogum ou Inrocks du monde.

Car bien que chanté dans la langue - mise à jour - d'Aristote, 'Useless Generation' va piocher ses influences aussi bien dans le garage-rock américain que le punk anglais, le blues-rock ou le psychédélisme le plus fameux. Il y a de tout ici, des Stooges (formidable Lie (Ψέμα en version-originale) en écoute aujourd'hui) aux Clash (Magic Fingers (Μαγικά Δάχτυλα)) en passant par Led Zeppelin ou les Flaming Sideburns (et leur bien trop méconnu 'Hallelujah Rock'n'Rollah').

Alors évidemment, il est difficile de comprendre un traitre mot de ce que racontent les Bazooka quand on ne connait pas le grec - et c'est mon cas, ma mère étant plus latiniste à l'époque de mon adolescence. Il se peut donc que tout au long des 37 minutes de cet album, les Bazooka alignent poncifs gênants, vulgarité misogyne, propos homophobes, racistes ou reprises de chants nazis. Il se peut oui. 
Mais entre son titre 'Useless Generation', sa pochette (un ours en peluche éventré au sol et recouvert de confettis), la situation grecque de ces 5 - au moins - dernières années et les quelques traductions de paroles glanées ici et là, j'ose à croire et espérer qu'il est profondément engagé, intelligent et revendicatif. Ce qui en relèverait encore plus le caractère implacable et parfait (on confirmera en tout cas tout cela en se procurant la version physique de l'album, vinyle ou cd, qui contient les paroles traduites en anglais).

Car c'est cela qui ressort des dizaines d'écoute de 'Useless Generation' : un disque brillant, très bien produit, à la construction parfaite, aux chansons impeccables, aux riffs et à la fougue implacables. Oui, cela fait beaucoup de superlatifs mais cet album des Bazooka le mérite amplement. Depuis dix jours, je n'ai quasiment plus que ça dans les oreilles, mon air-guitare en bandoulière et ma voix de fausset qui hurle du yaourt. Sauf que pour la première fois de ma vie, ce yaourt sonne grec. (sortie : 4 mars 2016)


Son :
'Useless Generation' ('Άχρηστη Γενιά') de Bazooka est à l'achat sur le bandcamp de Slovenly Recordings (20€ le LP, livraison comprise en France, pour info)
Le même bandcamp de Slovenly Recordings met justement quelques chansons de ce 'Useless Generation' de Bazooka en écoute (6 sur 11 pour être précis).
Ce deuxième album de Bazooka 'Useless Generation' ('Άχρηστη Γενιά') est également en écoute chez Spotify et Deezer.


Comme le veut la tradition, trois titres de 'Useless Generation' ('Άχρηστη Γενιά') de Bazooka en écoute aujourd'hui. A tout seigneur tout honneur, le très Stooges Lie (Ψέμα en vo), également en écoute dans la playlist Spotify à gauche. Suit ensuite le punk Repetition (ou Επανάληψη). Enfin, pour clôturer l'affaire, They Travel (Ταξιδεύουν) aux faux-airs pop et aux guitares tonitruantes :





Histoire d'être complet, les deux clips issus de ce deuxième album de Bazooka. Tout d'abord, celui de la chanson d'ouverture et qui porte le nom de l'album, Useless Generation (Άχρηστη Γενιά) :


Enfin, leur deuxième single, intitulé The Screen (Oθόνη) :



mardi 28 avril 2009

[Track of The Day] Radio Moscow - 250 Miles

Black Keys + Comets on Fire + esprit de Jimi Hendrix + Led Zeppelin = Radio Moscow. C'est simpliste, réducteur aussi. Mais c'est la synthèse la plus rapide qu'on puisse faire. Radio Moscow donc. Un groupe américain, formé en 2004, élevé au rang de grand groupe par le doigté assez phénoménal de Parker Griggs, tête pensante, riffeuse et chanteuse du trio.
Leur premier album éponyme avait été plutôt remarqué, notamment grâce à la présence du Black Keys Dan Auerback à la production. Leur second et nouveau disque, 'Brain Cycles' devrait enfoncer le clou. Les Radio Moscow gardent leur ligne directrice et continuent dans la même veine, faite de rock, de pédales wah-wah, de psychédélisme, de garage, de riffs dans tous les sens, de solos de batterie déments, le tout relevé par un côté soul très loin d'être désagréable. 250 Miles en écoute aujourd'hui est un bijou du genre, qui démarre tout en douceur, qui respire le blues, et qui se finit dans des déflagrations sonores jubilatoires!
Bref, un deuxième bonheur de galette qui renvoie directement aux années 70. Je sais, c'est cliché, mais c'est comme ça. Et surtout c'est tellement bon... 

Album: Brain Cycles 
Année: 2009 
Label: Alive

samedi 26 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 50-31



Les tops albums de fin d'année pleuvant, il était donc temps que je m'y mette à mon tour. Ainsi, après Hop-Blog, The Man of Rennes (qui débute juste le sien) ou Words & Sounds, qui reprend pour l'occasion du service (je continuerai à mettre des liens vers d'autres top les jours suivants), voilà donc la première partie de ce top 50, avec les albums classés de 50 à 31. La suite viendra durant le week-end.

Une belle année, quoi qu'on en dise, avec des albums forts, de sacrées découvertes et des confirmations. Certes, de mon point vue, pas la meilleure année, mais pas la plus mauvaise loin de là, comme veulent nous le faire entendre certains (Martin a son avis là-dessus ici).

Vous trouverez au bas de ce papier un lecteur grooveshark répertoriant une chanson de chacun des albums présentés.

Pour info, le top "chansons 2009" se trouve là et le top "autres formats" (on va l'appeler comme ça, ça sera plus simple) se trouve ici.



50. Moderat – st [B-Pitch]
Quand deux des figures de proue de la scène électro allemande se mettent à travailler ensemble, à quoi cela peut-il ressembler ? Après un premier essai via un EP en 2003 (‘Auf Kosten der Gesundheit’, aucune écoute au bataillon), Apparat et le duo Modeselektor remettent donc le couvert. A Apparat le côté planant, à Modelesktor celui plus percutant. Projet vraiment intéressant, avec un gout d’y reviens-y (les morceaux des trois zouaves sont vraiment très catchy), ce ‘Moderat’ séduit énormément.


49. Radio Moscow – Brain Cycles [Alive]
Black Keys + Comets on Fire + esprit de Jimi Hendrix + Led Zeppelin = Radio Moscow. Simpliste et réducteur, certes, mais c’est selon moi assez proche de tout cela. Deuxième opus, ‘Brain Cycles’ continue dans la voie tracée par leur premier album, avec rock, pédales wah-wah, psychédélisme, garage, riffs dans tous les sens, solos de batterie déments, le tout relevé par un côté soul très loin d'être désagréable. Jubilatoire !


48. Pajo – Scream With Me [Black Tent Press]
David Pajo s’offre un petit plaisir avec la sortie de certains de ses enregistrements confidentiels. Ceux-ci sont consacrés au groupe de punk américain Misfits. ‘Scream With Me’ est une relecture brute de décoffrage, tout à la guitare acoustique. Recréant l’ambiance des vieux disques folk qui ont fait l’histoire de la musique américaine il y a de cela 50 ans, l’ancien guitariste de Slint sort là un très beau dique, lo-fi jusqu’au bout de la corde.
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47. Mos Def – The Ecstatic [Downtown]
Attention, Mos Def revient sérieusement aux affaires ! En s’entourant de la Stones Throw crew (Madlib, Oh No, et toute la clique), ce géant du hip-hop américain pond un petit bijou, ‘The Ecstatic’, éclectique à souhait, lorgnant vers des tonalités hispaniques, moyen-orientales et carrément orientales. Extatique.
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46. Toy Fight – Peplum [City Slang]
Être signé chez City Slang, ça vous pose un groupe. Et quand c’est ce même label qui a insisté pour la reformation du groupe, c’est encore mieux ! Joyeuse troupe, Toy Fight est une arme de séduction massive avec sa folk-pop-rock, ses violons, ses banjos, ses cuivres, rappelant aussi bien les Kings of Convenience, Belle & Sebastian ou Noah and The Whale. Ce ‘Peplum’ est une preuve supplémentaire qu’en France aussi, on est capable d’en revendre aux anglo-saxons. Et sur leur terrain en plus.
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45. The Hunches – Exit Dreams [In The Red]
‘Exit Dreams’ est un disque sans concession : urgent, violent, furieux, cradingue, dans la pure tradition Hunches. En quarante minutes et douze titres, les quatre gars de Portland enfilent les titres comme des parpaings, font chauffer les riffs (et il y en a!), se mettent à hurler comme jamais et noisy-ise tout cela avec un talent certain. Mélange de garage, de punk, de rock et blues crasseux, ‘Exit Dreams’ est un tout sacrément efficace et l’adieu d’un groupe qui m’aura fait hurler «RIOT!» plus d’une fois.
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44. Dan Deacon – Bromst [Carpark]
Acoustico-electro-pop-psychédélique dont certains passages ne seraient pas reniés par Animal Collective, ce ‘Bromst’ fait partie de ces album jouissif que l’on épuise jusqu’à la moelle car justement, ils ne se limitent pas à un plaisir éphémère et grossier.
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43. Ramona Falls – Intuit [Barsuk]
Premier à l’applaudimètre à l’occasion du top des bloggeurs 2009, ce premier album solo de Brent Knopf (le type derrière Menomena) est une bien belle œuvre d’une beauté franchement sidérante. Sombre et mélancolique, mélodiquement de très haut niveau, rempli de petites idées qui ne payent pas de mine mais qui donne un vrai corps à cette œuvre, le père Brent s’offre là une escapade de haute tenue.
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42. Castanets – Texas Rose, The Thaw & The Beats [Asthmatic Kitty]
Depuis leur ‘Cathedral’ de 2004, j’avais laissé courir les Castanets, le groupe d’un seul homme, Raymond Raposa. Désormais signé chez les chats asthmatiques de Sufjan Stevens, Castanets est revenu en 2009 avec un cinquième (déjà) album, ‘Texas Rose,The Thaw & The Beats’. Un bel et étrange album. Pas vraiment folk, pas foncièrement rock. Oui, étrange. Bon. Sombre. Et habité.
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41. Handsome Furs – Face Control [Sub Pop]
Side-project le plus intéressant selon moi de la bande à Wolf Parade, Handsome Furs réussit le combo grand disque/pochette hideuse de l’année. ‘Face Control’ est un hommage à peine déguisé à New Order avec cette électro-pop synthétique teintée de new-wave. Et l’album qu’aurait pu sortir la bande à Sumner si James Murphy de Lcd Soundsystem s’était chargé de la production.
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40. Jean-Louis Murat – Le Cours Ordinaire des Choses [Scarlett]
‘Le Cours Ordinaire des Choses’ est une sacrée surprise de la part d’un artiste qui pour moi tournait quelque peu en rond. Jean-Louis Murat retrouve ici une grande inspiration et évite les pièges de grandiloquence tendus sur son passage. Et si c’est un peu facile de faire cette comparaison, ‘Le Cours Ordinaire des Choses’ est une sorte de grand frère bluesy langoureux de ‘Mustango’.
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39. Pistol Disco – Evergreen [Celebrity Lifestyle]
Chouchou de Disso toujours cachée derrière sa fenêtre, les suédois de Pistol Disco auront été une grande révélation en 2009. Un furieux mélange de style, mais où le duo garde une cohérence folle tout au long de l’album. Ici, il y a de l’electro, du drone, du noise, de l’ambient (ou presque). Une foultitude d'idées bienvenues. Et un groupe à suivre assurément.
(NB: Vu que ce sont des gens bien, ils proposent de télécharger gratuitement cet album 'Evergreen' pour se faire une idée, ici).
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38. Be My Weapon – march/2009 [pSycho Specific Music]
Nouveau projet de David Freel, leader de Swell, qui s’associe à Ron Burns à la batterie pour sortir, sous le nom de Be My Weapon, ‘march/2009’. Un album qui ne s’éloigne pas vraiment des plates bandes de Swell: ses folk-rock songs sont toujours déprimées. Mais dieu qu’elles sont belles.
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37. Clark – Totem Flare [Warp]
‘Totem Flare’ est un album qui se découvre petit à petit, tant sa densité empêche au départ d’y voir bien clair. Et pourtant. Tantôt organique, tantôt analogique, capable de tube dancefloor, l’electro de Clark mute une nouvelle fois et prend du corps. Grand album de la part d’un artiste exigeant.
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36. Blank Dogs – Under and Under [In The Red]
Projet d’un seul homme (Mike Sniper), Blank Dogs est l'apologie de "le cheap c'est chic". Tout est assez minimal (de la batterie aux synthés en passant par la voix cachée derrière une tonne d'effets), camouflé derrière un ensemble très lo-fi. Rappelant parfois aussi bien les Cure que Joy Division, New Order ou Radiohead (!), Blank Dogs il y a 25 ans aurait été signé chez Factory. Il est chez In The Red. Que voulez-vous de plus?
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35. Annie – Don’t Stop [Smalltown Supersound]
Cinq ans sans voir l’être aimé, c’est long. Alors en musique, imaginez. Après d’innombrables malentendus avec sa maison de disque, la belle norvégienne Annie revient enfin sur le devant de la scène avec un disque qui fait un bide monumentale commercialement parlant mais qui est d’une très belle tenue. Catchy comme à la belle époque, son électro-pop brillante confirme surtout qu’Annie reste parmi les plus efficaces entertaining women de la scène actuelle.
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34. The Fiery Furnaces - I'm Going Away [Thrill Jockey]
Deux albums expérimentaux et très moyens auront donc rendus The Fiery Furnaces à la raison. ‘I’m Going Away’ est un très beau retour du duo familial Friedberger. Un album pop aux compositions déséquilibrés et tordues mais qui ne tombent jamais (ni même à plat). Exigeant et déjanté, ce ‘I’m Going Away’ est un album totalement savoureux. Ne manque plus que la reconnaissance.
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33. Kwoon – When The Flowers Were Singing [Autoproduction]
Sans rigoler, voilà le secret le mieux gardé de France. Il s’appelle Kwoon et avec l’aide d’un premier album (‘Tales and Dreams’), il m’avait mis par terre. Plus de trois ans plus tard, en plein mois de décembre, revoilà Kwoon avec un nouvel album (encore une fois autoproduit), ‘When The Flowers Were Singing…’, sortie début décembre. Un disque de post-rock rêveur, dans la lignée du précédent, mais plus ambitieux et mieux produit. Splendide. On en reparle rapidement dans ces pages.

32. Junior Boys – Begone Dull Care [Domino]
Voilà un groupe dont les albums ne sont pas immédiats mais dont les écoutes successives sont révélatrices du talent de ce duo, à l’électro-pop synthétiques et aux ambiances eighties. Troisième album, troisième réussite pour un groupe qui ne paye pas de mine mais qui est sacrément imposant.
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31. Sonic Youth – The Eternal [Matador]
On viendrait presque à croire que dès le début, ils savaient qu’ils ne vieilliraient pas. Sonic Youth a a bientôt 30 ans, et à quelques erreurs de parcours près, ils sont encore là. Encore et toujours. Et on le sait dès les premiers cris de Kim Gordon sur Sacred Trickster.
Rock-pop (selon Sonic Youth), ‘The Eternal’, sans jamais tomber dans la facilité, est peut-être leur meilleur album de la décennie. Un album qui ne renversera pas les codes comme il y a 15 ans. Mais qui prouve bien que la jeunesse sonique est éternelle.
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Vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark compilant un titre de chacun des albums cités pour, le cas échéant, vous faire une idée des disques en question:




mercredi 9 juin 2010

[Track of The Day] Black Mountain - Old Fangs

Un peu de rock qui n'a pas oublié ses riffs dans le van garé à l'entrée, ça fait toujours du bien par où ça passe. Donc Old Fangs, premier extrait de 'Wilderness Heart', troisième album de Black Mountain, combo canadien de Vancouver.
Un groupe adepte d'un rock façon années 70 - stoner, psychédélique - influencé par Led Zeppelin et toute la clique (pour la faire courte).

'Wilderness Heart' (prévu pour le 13 septembre) sera produit, entre autres, par Randall Dunn qui a déjà bossé avec Sunn o))), Boris ou Earth. Bref que des groupes qui ne font pas dans la demi-mesure dès qu'il s'agit de jouer loud. Ça promet!

Ce Old Fangs annonce quand même du bon à venir pour les Black Mountain - et pas qu'à cause de la superbe pochette. Classe et nerveux, il me fait penser à une rencontre entre les Queens of The Stone Age de 'Songs For The Deaf' et le Down On The Street des Stooges - les claviers vintage en plus. 

Album: Wilderness Heart 
Année: 2010 
Label: Jagjaguwar

 Ce Old Fangs est à télécharger gratuitement et légalement, contre une adresse mail, en allant sur la page officielle de Black Mountain chez Jagjaguwar, ici.

Et le premier clip du nouvel album des Black Mountain, avec donc ce Old Fangs. Très 70s et psychédélique tout ca:



lundi 24 juillet 2023

[Track of The Day] The Lemon Twigs - What Happens To A Heart

Cheveux longs, dégaine d’une époque révolue, typo du même acabit, le tout dans un décor qui pourrait être celui de l’arrière-cour de l’immeuble de 'Physical Graffiti' de Led Zeppelin : nous sommes en 2023 et non, les Lemon Twigs n’ont pas changé.

A ceci près toutefois que les frères D'Addario (Brian et Michael) se sont quelque peu assagis et ont mis, si ce n’est un peu d’eau dans leur vin, moins de sucre dans leurs compositions. Et c’est pour le mieux, tant leurs premiers albums était excessifs (des arrangements de partout, tout le temps, des chansons à l’intérieur de chansons à l’intérieur de chansons) et au final trop lourds pour vraiment toucher l’amoureux de pop très orchestrée que je suis (c’est dire). 

'Everything Harmony' voit donc les Lemon Twigs réduire la voilure, faire plus simple, plus sobre, sans pour autant oublier d’où ils viennent. Et le résultat est plutôt saisissant, tant cet album est beau, touchant, très bien orchestré (évidemment, ces gens là sont de très bons musiciens et producteurs) et surtout très juste, ne partant jamais dans une surenchère qui aurait pu gâcher bon nombre de compositions. En parlant d’elles, si ce disque en regorge, on jettera ici son dévolu sur What Happens To A Heart, sa voix haut perchée qui surfe sur quelques beaux déluges de cordes et d'explosions de cuivres, et sa fin toute instrumentale, belle à se damner (en pantalon à patte d'eph).

Album : Everything Harmony
Année : 2023
Label : Captured Tracks

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, What Happens To A Heart de The Lemon Twigs est également en écoute ci-dessous :

Sans doute le tube de 'Everything Harmony', voilà Ghost Run Free de The Lemon Twigs :