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jeudi 25 septembre 2008

Madvillain - Madvillainy 2: The Madlib Remix [Stones Throw]

Madlib et MF Doom sont dans un studio. Madlib et MF Doom fument trop de beuh. Qu'est ce qu'il reste? Un album de remix de 'Madvillain', pour patienter jusqu'au vrai 'Madvillainy 2'. Et vous savez quoi? Ça poutre. Et méchamment!

Mais reprenons les choses dans l’ordre. En 2004, Madlib, producteur émérite et poulain d’or de Stones Throw, s’enferme en studio avec le meilleur emcee de cette décennie, MF Doom, l’homme masqué et à l’histoire ambiguë aussi bien que tenue secrète, ainsi qu'avec une bonne dose de weed. Le résultat sera frappé du nom de Madvillain et ‘Madvillainy’ rentre dans l’histoire de la musique du XXIè siècle en «racontant» l’histoire de Madvillain, personnage de comic books (l’ambiance est vraiment basé là-dessus) entre hip-hop, jazz, sons rétro et samples à gogos. Un grand album, alliage réussit entre le flow de Doom et les prods sur mesure de Madlib, magnifié par une pochette qui en impose.

Encensé par tous (ou presque), le combo Madvillain promet de s’atteler rapidement à une suite des aventures de son «héros». Mais MF Doom se disperse, s’atèle à divers projets (le Danger Doom, des collaborations de tous les côtés) et le projet est remis aux calendes grecques.
Histoire de patienter, Stones Throw sort deux 12’’ de remixes, un concocté par Koushik (terriblement funky) et un second par Four Tet, absolument hallucinant de maîtrise (il faut écouter le remix de Great Day pour le croire) - et qui nous fait, soit dit en passant, plus qu’espérer et souhaiter une collaboration dans le futur entre Kieran Hebden et MF Doom.

Mais à part ça, rien. Madvillain semble s’être évanoui dans un nuage de weed. Et puis, au début de l’été, une newsletter de Stones Throw nous apprend, sans crier gare, que finalement Madlib a décidé, comme pour attendre, de sortir un remix de ‘Madvillainy’. Et qu'il appelle simplement 'Madvillainy 2: The Madlib Remix'.

Remixer son propre disque ? Un choix audacieux mais très risqué. Mais qui s’avère vite être une franche réussite. ‘Madvillainy 2: The Madlib Remix’ est un album de remix mais qui passe surtout pour … un nouvel album. Rien que ça. Madlib a récupéré les parties vocales de Doom et a changé toute la prod. Et part dans un délire complètement différent, plus soul, moins sombre, moins «comic», mais avec toujours ce côté jazzy, ces samples à tout va, ce crépitement continu du début à la fin du disque et ces ambiances qui rappellent certains passages de la série de ses 'Beat Kondukta'.

Bref, une totale réussite. Plus que redécouvrir le premier opus, on tombe vite sous le charme de sa suite. Une suite qui n'en est pas une tout en en étant une. Vous me suivez? Non? De toutes façons, tout deviendra plus clair dans quelques mois: Madlib et MF Doom serait actuellement en studio pour donner naissance au petit frère (officiel cette fois) de ‘Madvillainy’. Croisons les doigts certes. Mais il était temps. (sortie: 23 juillet 2008)

Son :
Myspace (deux titres de
‘Madvillainy 2: The Madlib Remix’ en écoute)
Site officiel

Et deux titres en écoute, plutôt court (même pas 5 minutes en cumulés) mais qui prouve toute l'étendue du talent de
Madlib, Can't Reform Em et Running Around with Another (malheureusement plus en écoute).

mardi 26 mars 2024

[Track of The Day] Sofie Royer & Alexander Dexter Jones - Paris is burning

A ma première écoute par hasard de Paris is burning, je n'aurais pas parié un centime que cette chanson de l'irano-autrichienne Sofie Royer et de l'américain Alexander Dexter Jones (dont j'apprends qu'il est le demi-frère de Mark Ronson) venait de sortir chez Stones Throw. Qu'elle annonçait un nouvel album à venir dans les prochains. Et que ce serait même le troisième pour le label de Peanut Butter Wolf et d'Egon - elle qui fut pendant un temps une de leurs stagiaires. Pourtant, c'est bien le cas.

Certes, Stones Throw, bien que centré autour du hip-hop, n'a jamais été un label sectaire et a toujours su ouvrir ses horizons (et, si on peut le regretter, encore plus depuis quelques années où la maison de disque californienne a publié des groupes aussi divers qu'Automatic, Benny Sings ou les français de Pearl & The Oysters pour ne citer que certains que je connais). Mais cela n'en reste pas moins surprenant.

Cette surprise ne remet nullement en doute la qualité de ce duo de Sofie Royer et Alexander Dexter Jones Paris is burning. Avec pour pièce centrale des pianos ornés de guitares très nerveuses et hero qui débordent de riffs langoureux, cette belle balade pop, un rien désabusée et chantée par deux voix qui se suivent et s'évitent pour mieux se retrouver sur le refrain, vaut le détour.

Album : tba
Année : 2024
Label : Stones Throw Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Paris is burning de Sofie Royer et Alexander Dexter Jones est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Paris is burning de Sofie Royer et Alexander Dexter Jones, très parisien évidemment :

lundi 23 mai 2011

[Track of The Day] Mayer Hawthorne - Don’t Turn The Lights On (Chromeo cover)

Et le titre de meilleur Ep de l'année à ce jour est attribué à… Mayer Hawthorne! Et histoire de le faire partager au plus grand nombre, la petite pépite black music de chez Stones Throw offre ce 'Impressions Ep' gratuitement.

Au programme, six reprises de classiques à compositions plus underground, d'une classe folle, entre soul, rythm'n'blues et funk. Du très bel ouvrage, tantôt lascif (sublime Don't Turn The Lights On, en écoute, aux faux airs du 'Ten Songs' de Leonard Cohen), tantôt festif (belle relecture du Mr Blue Sky de Electric Light Orchestra, pourtant reprise à foison depuis quelques temps), tantôt câlin (Fantasy Girl) toujours porté par un groupe genre parfait qui assure bien plus que le minimum et un Mayer Hawthorne qui pose sa voix très justement.

Mayer Hawthorne avait donné de gros espoirs avec son premier album, 'A Strange Arrangement' il y a deux ans. Il fait plus que confirmer avec ce 'Impressions Ep', disque dont il est vraiment difficile de se passer une fois écouté. Immense coup de cœur du moment.

Album: Impressions Ep
Année: 2011
Label: Stones Throw

Ce 'Impressions Ep' de Mayer Hawthorne est donc à télécharger gratuitement et légalement en allant directement sur la page du disque chez Stones Throw, ici même.

mardi 11 avril 2017

[Track of The Day] Cohenbeats - Nuwav

Nouveau venu dans l’écurie Stones Throw, voilà Michael Cohen , dit Cohenbeats. Un producteur israélien, originaire de Tel Aviv, dont ‘Daily Affirmations’ est le deuxième album. Un disque de 22 titres mais pour « seulement » 37 mns et qui a plus les allures d’une mixtape que d’un véritable album.

Pour autant, l’ensemble déroule avec une grande facilité ses instrumentaux et ses samples entre hip-hop classique, musique sud-américaine et ambiance jazzy, où quelques rares invités viennent poser leurs voix (pour tous les citer : Quelle Chris, Olivier the 2nd, Jeremiah Jae, Denmark Vessey et Nanna. B) et beats légers. 
Et à l'écoute on comprend pourquoi ce 'Daily Affirmations' de Cohenbeats est signé sur Stones Throw, fameux label chez lequel je n'avais pas posé - et c'est un tort - mes oreilles depuis bien trop longtemps, tant les ombres de Madlib et J. Dilla ne sont jamais bien loin.

Album : Daily Affirmations
Année : 2017
Label : Stones Throw

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer sur la gauche, Nuwav de Cohenbeats est en écoute ci-dessous :



Deux autres titres épatant de ce 'Daily Affirmations' de Cohenbeats : le morceau du même nom (avec Quelle Chris) et Liga :



jeudi 24 juin 2010

[Track of The Day] Aloe Blacc - Femme Fatale (The Velvet Underground cover)

La chronique du premier album d'Aloe Blacc, 'Good Things', est disponible ici (ainsi que deux chansons en écoute).

Aloe Blacc
est un homme de gout. Après son I Need a Dollar entre soul et r'n'b marqué du sceau des années 70, après que cette chanson a été sélectionnée par HBO comme générique de sa nouvelle série 'How To Make It in America', voilà que le père Aloe Blacc se permet de reprendre une des chansons les plus célèbres du répertoire du Velvet Underground - groupe essentiel s'il en est - Femme Fatale.

Ici, Femme Fatale est beaucoup plus sombre, plus noire que dans la version originale chantée par Nico. Et Aloe Blacc rend une copie parfaite. Sa reprise soul est tout bonnement magistrale, d'une très belle tenue, rappelant le grand Al Green.

Mieux, sa voix suave et sensuelle glisse sur la rythmique parfaite du groupe qui lui sert de backing-band (sûrement le même que sur I Need a Dollar), et qui semble savoir mieux que quiconque faire vibrer ses cuivres sans les emmener dans le rouge, le tout avec une dextérité et une intelligence rare aujourd'hui. Classe.

Femme Fatale (aujourd'hui distribué en 7", voir plus bas) sera présente sur le prochain album d'Aloe Blacc 'Good Things', dont on attend toujours la date de sortie. Plus les chansons se découvrent et plus on se dit qu'on devrait avoir à faire avec un petit bijou de disque.

Album: Femme Fatale 7"
Année: 2010
Label: Stones Throw


Le Femme Fatale d'Aloe Blacc est disponible gratuitement et légalement sur le site de Stones Throw, ici même.
Mais mieux, on peut acheter le 7" qui contient cette reprise du Velvet Underground, là encore sur le site de Stones Throw, en cliquant là.

mercredi 17 février 2010

[Track of The Day] Aloe Blacc - I Need a Dollar

La chronique de 'Good Things', le premier album d'Aloe Blacc, est disponible ici (avec deux titres en écoute).

Ce jeune homme à la voix suave est une vraie découverte. Pourtant, l'ami Aloe Blacc avait sorti quelques jolies choses déjà chez Stones Throw. Mais j'étais passé totalement à côté.

Mais je compte bien me rattraper avec son second disque, 'Good Things', à sortir dans les mois qui viennent (aucune date précise n'est annoncée). Pour patienter jusque là, il y a ce 'I Need a Dollar 12"', avec notamment la chanson titre, beau morceau soul/rnb à la sauce seventies et générique d'une nouvelle série de chez HBO, How to Make It In America.

La voix d'Aloe Blacc est un régal et fait beaucoup pour le charme qui se dégage de ce I Need a Dollar, mais le backing band (Expressions and El Michels Affair) est particulièrement affuté. C'est soul, ca swingue, c'est chaud. Gros gros coup de cœur pour ma part. 

Album: I Need a Dollar 12" 
Année: 2010 
Label: Stones Throw

 Ce I Need a Dollar, en qualité moyenne, est disponible sur le site de Stones Throw, en téléchargement gratuit et légal.

Et pour finir, le générique de cette nouvelle série How to Make It In America:

vendredi 18 octobre 2013

[Track of The Day] 7 Days of Funk (Dam-Funk & Snoopzilla) - Faden Away

S'il y a bien une surprise en cette fin d'année, c'est de voir débarquer Snoop Dogg (42 ans au compteur)... chez Stones Throw. Pas en tant qu'artiste solo mais en tant que moitié de 7 Days of Funk, groupe formé avec Dam-Funk, de l'écurie de Peanut Butter Wolf & Co, dont le nom indique bien dans quelle musique il baigne.

A en croire le label américain, 7 Days of Funk est la première réalisation de Snoop Dogg avec un seul et même producteur depuis... son premier album en 1993, 'Doggystyle', le fameux.

L'album, qui aura pour titre bêtement '7 Days of Funk', doit voir le jour en décembre prochain. Pour l'instant, un titre est en écoute, Faden Away, chanson de près de 6mns.
Un funk froid, hypnothique, synthétique, plein de groove sexy où Snoopzilla (le nom de Snoop Dogg pour ce projet, en hommage à Bootsy Collins, ex-Bootzilla) retrouve parfois quelques élans hip-hop sans jamais tomber dans les punch-lines clichées qu'il peut aligner depuis des années déjà.

Très curieux d'entendre la suite de ce projet étonnant en tout cas. En espérant que le résultat soit à la hauteur. Histoire d'imaginer quelques autres projets collaboratifs. C'est fou, mais MadDogg, ça sonne bien.

Album : 7 Days of Funk
Année : 2013
Label : Stones Throw

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En plus du lecteur Grooveshark, Faden Away est également en écoute sur le soundcloud de Stones Throw. Et ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)
 

Rapide interview de SnoopZilla (donc) et Dam-Funk sur l'album de 7 Days of Funk. Où l'on peut entendre quelques autres morceaux de l'album du même nom à venir :


mardi 15 septembre 2009

Mayer Hawthorne - A Strange Arrangement [Stones Throw]

N’allez pas croire que je suis fan de revival, mais l’actualité est ainsi faite. Après du eighties «en veux tu en voilà je vous rajoute une guitare fuzz pour le même prix ma bonne dame?», voilà donc de la soul, choyée, cajolée, bichonnée par Stones Throw, un de mes labels préférés s’il en est (mais si vous suivez ces pages, vous avez du vous en rendre compte).

Depuis quelques années, l’industrie de la musique a su s’engouffrer dans un revival black des plus enthousiasmants. Mené par l’incroyable ‘Back to Black’ d’Amy Winehouse, aidés aux ailes par les finlandais des The Soul Investigators, empli de légèreté par le surprenant ‘Rockferry’ de Duffy, le courant a pris forme, et surtout soin de laisser sur le côté de la route les moins vrais du lot – tout du moins en grande partie. Surtout, il a confirmé que, selon moi, la soul est un courant phénoménal, peut-être le seul auquel le grand public n’adhère réellement que si la sincérité est présente.

De sincérité, Mayer Hawthorne n’en manque pas. Dernier petit prodige sorti de l’écurie de Madlib et de ses copains, ce blanc bec de 29 ans, et aux lunettes toutes carrées, est originaire d’Ann Arbor dans le Michigan. Un garçon initié très jeune à la black music par son père, féru du genre, et qui ne destinait aucunement à être chanteur mais plutôt musicien.

C’est d’ailleurs là que certains pourront trouver la petite faiblesse de ce ‘A Strange Arrangement’ , premier album du jeune homme: la voix. Une voix légère, au grain assez peu orthodoxe, loin des canons du genre. Précisons toutefois, qu'à mes yeux, elle devient rapidement un atout indéniable, une marque de fabrique, aux accents qui parfois rappellent le grand Marvin Gaye.

Musicalement par contre, notre homme est renversant dès les premières notes. En faisant montre d’une loyauté sans borne envers cette soul qui l’a fait vibrer toute sa vie, Mayer Hawthorne rappelle à lui tout l’imaginaire Motown, notamment celui des Supremes (dur de ne pas penser à You Can’t Hurry Love à l’écoute de Your Easy Lovin' Ain't Pleasin' Nothin' et à Baby Love sur One Track Mind) mais aussi le fantôme de Burt Bacharach (I Wish It Would Rain notamment). Mieux il refait vivre cette période avec talent, sans vantardise aucune, avec une production soignée (une foultitude de détails, comme ces notes de guitare discrètes mais bien présentes à la fin de The Ills par exemple), clappings, cuivres chaleureux et chœurs du meilleur effet.

Bref, il a tout d’un grand. Et si ‘A Strange Arrangement’ n’est pas le chef d’œuvre de l’année, il n’en reste pas moins un solide album de revival, par un jeune homme inspiré, dont les futures aventures discographiques seront très attendues sous mon couvre-chef.
Histoire de planter un point final à cette chronique et de vous prouver qu’il n’y a pas tromperie sur la marchandise, voilà ce que déclare Peanut Butter Wolf, fondateur de Stones Throw, dj et producteur à ses heures, à propos de Hawthorne: «I think Mayer is the only artist in the history of the label that I’ve signed after hearing only two songs». Le genre de compliment qu’il est difficile d’occulter et qui vous pose un artiste. (sortie: 9 septembre 2009)


Son :
Myspace (Deux chansons de ce ‘A Strange Arrangement’ en écoute)

Et en écoute, deux chansons, deux des plus belles. Le Burt Bacharach-ien I Wish It Would Rain et l’énergique The Ills (malheureusement plus en écoute).
Pour finir, deux clips. Le premier, celui de Just Ain't Gonna Work Out, titre sorti en single et gravé sur un vinyle rouge en forme de cœur (et qui est le point central de la vidéo). Et le second, celui de Maybe So Maybe No, qui surprend par son environnement actuel:

Mayer HawthorneJust Ain't Gonna Work



Mayer HawthorneMaybe So Maybe No



vendredi 28 mai 2010

[Track of The Day] Madvillain - Papermill

Ils ont du être en rade de beuh. Ou alors ils sont tombés sur de mauvais plants. C'est pas possible autrement. Car non, vous ne rêvez pas, Madlib et Doom se sont remis au boulot! Et Madvillain est à nouveau sur les rails! Incroyable!

Certes, Madlib avait su faire patienter son monde de fort belle façon en 2008 en remixant son propre album (un vrai must-have, voir ici). Mais rien ne vaut de nouvelles tracks de la part du duo Madlib/Doom, auteur de 'Madvillainy' en 2004, concept album au melting pot, à la production et au flow renversants, et meilleur album hip-hop de la décennie qui vient de se terminer.

Premier morceau à voir le jour, Papermill. Une chanson qui s'éloigne du Madvillain d'origine pour mieux se rapprocher de ce que Madlib avait pu retravailler il y a deux ans. Un Papermill court sur pattes (moins de 2mns) mais fortement prometteur, à base de soul-funk, comme Madlib les aime.

Alors oui, rien n'est fait et Stones Throw fait tout pour modérer l'enthousiasme des amoureux du premier album: «Papermill is the first release from the new Madvillain album which Doom & Madlib began recording in 2009. The album is currently a work-in-progress and will be released on Stones Throw Records». Mais même si cet album ne verra peut-être le jour qu'au printemps 2011, je ne peux m'empêcher de me dire: enfin! 

Album: unknown 
Année: 2010 
Label: Stones Throw 

Papermill est disponible gratuitement et légalement grâce à Adult Swim qui offre ce nouveau titre de Madvillain sur une page spéciale. Cliquez ici!

mercredi 16 mars 2011

[Track of The Day] The Stepkids - Shadows on Behalf

Nouveaux venus dans l'écurie Stones Throw, please welcome The Stepkids. The Stepkids c'est un trio américain qui ne baigne pas dans le hip-hop mais plutôt dans le funk et la soul. Si à la base ce genre de musique était réservée à Now Again - le petit frère de Stones Throw dont je vous conseille plus que jamais l'écoute intégrale du catalogue, voir ici - depuis le succès fou d'Aloe Blacc, le label créé par Peanut Butter Wolf semble vouloir persévérer dans cette voie.

Et il n'a pas tort. Sans être foncièrement novatrice, la musique des Stepkids est aguicheuse avec ce mélange de funk et de soul, avec aussi bien un côté vintage qu'actuel. Il y a sur ce 'Shadow on Behalf 12"' des mariages de sonorités réussis, des ambiances pop (la face b La La notamment) qui sonnent parfois comme de vieux génériques télés (le refrain de Shadow On Behalf). Une première sortie intéressante et qui précède de quelques mois un premier album attendu pour l'automne prochain. 

Album: Shadows on Behalf 
Année: 2011 
Label: Stones Throw

mardi 2 octobre 2007

J Dilla – Ruff Draft [Stones Throw]

Dans la catégorie « claque qui fait du bien par où elle passe », le 'Donuts' de J Dilla (autrement dit Jay Dee ou James Yancey) en février 2006 se posait là. Un grand album, entre soul, hip-hop voire funk, qui ne se dévoilait pas facilement et auquel il a fallu consacrer bien plus d’une écoute pour en apprécier toute la saveur. Et un des albums de l’année dernière.

Dans la catégorie « claque qui fait du mal par où elle passe », la mort du même J Dilla, quelques jours après la sortie de 'Donuts' se posait là aussi. On savait qu’il était malade. On savait qu’il avait enregistré cet album là sur son lit d’hôpital (sic). On était bien conscient qu’il n’allait pas bien. Mais on espérait une fin plus heureuse pour l'un des producteurs les plus talentueux de sa génération. Et puis quelques autres productions pour asseoir un peu plus encore (mais était-ce nécessaire?) sa légende.

Depuis cette date fatidique, les hommages pullulent un peu partout (le plus beau restera sans doute à jamais celui de The Roots sur leur 'Game Theory' avec un Can’t Stop This déchirant), des inédits, des faces-b, des productions enterrées on ne sait où (re)trouvent la lumière du jour. Oui, depuis quelques années, l’industrie de la musique s’est spécialisée dans une sorte de nécrophagie dégueulasse, les corps tous froids d’Elliott Smith, Jeff Buckley ou Jimi Hendrix peuvent en témoigner.

Ici, la perspective n’est pas la même. Premièrement parce qu’on est chez Stones Throw, un des meilleurs labels hip-hop de ces dernières années à la ligne directrice artistique claire et nette ; et dernière maison de J Dilla dans laquelle il semblait vraiment se sentir dans son élément.

Et deuxièmement parce que 'Ruff Draft' est une réédition d’un Ep sorti en 2003. A l’époque, il est pour Jay Dee une sorte d’exutoire pour sortir de la nasse et du creux de la vague dans laquelle il se trouve. Attaque violente contre les majors du disque (et notamment MCA, son label de l’époque, avec qui il entretenait des relations disons délicates), cet album a un son très roots, très sale, vraiment torturé, que l’on pourrait qualifier de lo-fi.

Je ne connaissais pas cet Ep. La réédition de Stones Throw est donc une aubaine. Et tout tient vraiment la route. Même agrémenté de quelques titres et prises alternatives en plus (dont l’intérêt n’est pas vraiment évident) et d’un disque uniquement instrumental, ce 'Ruff Draft' fait découvrir un nouveau visage de Jay Dee, différent de ce qu’il a pu faire avec Slum Village par exemple. Il prouve surtout, même si c’était encore plus évident à l’écoute de 'Donuts', que ce mec était vraiment un talent comme on en a connu peu depuis 20 ans en matière de hip-hop. Et que cet idiot nous manque. Beaucoup. (Sortie : 20 mars 2007)

Son :
Myspace

Et deux morceaux de l'Ep en question, Crushin (yeeeeeaah) et Makeem nv (malheureusement plus en écoute).

dimanche 20 janvier 2008

[Oldies] Amnesty – Free Your Mind: The 700 West Sessions (1973)

Pour tout ceux à l’esprit ouvert et éclectique, le nom de Stones Throw dira forcément quelque chose : terre d’accueil des Madlib, Percee P et autres (feu) Jay Dee, il reste un des tous meilleurs labels hip-hop des années 2000, pleins de productions qui dépotent et d’artistes qui envoient.

Moins connu est Now Again, petit frère funk de Stones Throw, label mené de main de maître par Egon, un passionné et un fou furieux de funk, de soul et de leurs dérivés. Son but avec Now Again ? Remettre sur le devant de la scène des disques de black music passés directement par la case oubliettes, à la manière de Rhino Record (entres autres) ou des coffrets Nuggets pour le rock.

Avec une cinquantaine (en gros) de sorties depuis sa création (7’’, 12’’ et LP confondus), le label s’appuie surtout sur la réédition de quelques albums assez magistraux dont on se demande encore, comment à l’époque, le monde a pu passer à coté. Il faudra ainsi qu’un jour j’évoque dans ces pages les L.A Carnival, la palanquée de groupe originaire de Floride ou le funk made in Texas.

Mais pour commencer cette belle plongée dans les sillons des disques de chez Now Again, j’avais plutôt envie de vous parler d’Amnesty et de ce 'Free Your Mind : The 700 West Sessions'. Un album de 1973, testament d’un groupe méconnu mais ô combien estimable.

Amnesty voit le jour en 1968 quand The Embers, quatre vocalistes d’Indianapolis, fans des Temptations, choisissent de sortir du carcan dans lequel ils se sont enfermés (mais ont connu de petits succès) pour ajouter une vraie section musicale de talent afin d’envoyer tout funker un peu plus haut. C’est là qu’ils rencontrent les Crimson Tide. L’alliance des deux est une réussite artistique et décide de nommer la nouvelle entité Amnesty.

Cinq ans plus tard, après quelques séparations et rabibochages, le groupe conclue son aventure discographique avec ce 'Free Your Mind : The 700 West Sessions'. Un album qui propose un habile mélange de soul et funk (il faut écouter la profondeur de la basse, le rythme des congas et le génie de la trompette, l’instrument le plus fameux du disque), mâtiné de gospel, avec des harmonies vocales absolument terribles, dingues, souvent perchées dans les aigues mais jamais perdues. Un régal je vous dis.

Le hic, c’est que je vous vois méfiant, suspicieux. Je vous conterais donc, histoire de définitivement vous convaincre, l’anecdote suivante. Un soir qu’Amnesty ouvre pour les Jackson Five, alors en pleine montée en puissance, c’est un Joe Jackson (manager tyrannique du groupe formé de ses fils) furibard qui débaroule sur scène alors que la bande à Damon Malone aligne ses titres. Sûrement déboussolé et/ou effrayé de voir un groupe si talentueux piquer la vedette à ses poulains, il invective directement le management d’Amnesty puis de la salle de concert, menacant de ne pas faire jouer ses fils ce soir là si Amnesty n’arrete pas tout de suite. Un Joe Jackson vraisemblablement pris de panique qui préfère prendre les devants. Convaincu?

Alors oui, peut-être que ce soir là, s’ils avaient pu finir leur set, s’ils avaient eu le temps d’aller au bout, Amnesty seraient devenus énorme et n’auraient pas eu besoin d’Egon pour les sortir des tréfonds des trésors perdus et cachés de l’histoire du funk. Mais au final, qui s’en soucie vraiment ? Personne. L’important reste au final ce disque absolument parfait, petite merveille de black music, un brin psyché, aux harmonies vocales délicieuses, voix d’anges dans un écrin de cuivre. Le tout dans une alchimie parfaite. Funk’soulement votre comme on dit.

Première sortie : 1973
Réédition : 2007 (Now Again)



Et comme d’habitude (on ne change pas une équipe qui gagne), trois titres en écoutes. Commencez à vous lécher les babines avec l'enchainement Can I Help You? - Mister President (une seule écoute quotidienne pour vous le garder au fond de votre tête) et un We Have Love sensuel à souhait :



mardi 4 novembre 2008

[Track of The Day] Koushik - Nothing's The Same

J'avais totalement zappé la sortie du second album de Koushik, dont le plus grand fait d'armes à mes yeux reste ses remixes de 'Madvillainy' de Madvillain en 2005. 'Be With', son premier album, était une compilation assez bancale d'Ep et de singles couvrant la période 2002-2005. Je n'ai pas encore posé mes oreilles sur son nouvel opus 'Out My Window', sorti cet été. Mais ce single Nothing's The Same (qui n'existe qu'en version digitale pour le moment. La version 7" verra le jour début 2009) est une douceur vaporeuse où il est bon venir se lover.

Titre en téléchargement gratuit sur le site de Stones Throw (version 128 Kpbs) (clique droit et enregistre-sous ami(e) lecteur(rice)).

Album: Nothing's The Same 7"
Année: 2008
Label: Stones Throw

Et on peut acheter cela ici.


mercredi 27 mars 2019

[Track of The Day] Benny Sings - So Far So Good

Avec sa pochette sobre qu'on aurait plus vu habiller un album inspiré par les années 30, 'City Pop' du néerlandais (et chevelu) Benny Sings ne ment pas sur la marchandise : l'ensemble est assez minimal.

Premier album pour Stones Throw, il fait dans le funk « froid » et les beats métronomiques. Après quelques écoutes, difficile d'imaginer qu'on se souviendra de cet album dans un an, un mois ou même une semaine. Pour autant, il serait dommage de passer à côté de So Far So Good (en écoute aujourd'hui) et Not Enough, premier single de 'City Pop' ; les deux chansons un tant soit peu ambitieuses du disque, où Benny Sings se révèle attachant.

Album : City Pop
Année : 2019
Label : Stones Throw


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), So Far So Good de Benny Sings est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson de 'City Pop' de Benny Sings, voilà Not Enough via son clip :



vendredi 14 novembre 2008

[Track of The Day] Omar Rodriguez - Private Fortunes

Belle signature que celle d'Omar Rodriguez pour Stones Throw. Le guitariste et leader des Mars Volta et de feu At The Drive-In sort son nouvel album, 'Old Money', sur le label de hip-hop de Madlib. Pas de changement de style en vue toutefois, du moins si l'on en croit Private Fortunes, titre en écoute aujourd'hui, et en téléchargement gratuit et légal ici (click-droit et enregistre-sous ami lecteur): toujours le même mélange de prog-rock et de psychédélisme.

Album: Old MoneyAnnée: 2008Label: Stones Throw

jeudi 25 mars 2010

[Track of The Day] House Shoes - The Makings

C'est dans des moments comme ça qu'on se dit que les ricains ont de la chance. Prenons Los Angeles, mettons Aloe Blacc et deux membres actifs de Stones Throw (Jamie Strong et Chris Haycock) derrière les platines. Faisons les organiser une sorte de festival estival hebdomadaire. Secouons bien le tout et obtenons... The Do-Over.

Créé en 2005, se déroulant en journée et tous les dimanches (ou presque), The Do-Over semble être devenu au fil des années un évènement quasi-incontournable de la cité des anges, si tant est que l'on aime la black music en tout genre, des djs de talent (mais dont l'identité n'est révélée que lors de leur arrivée sur l'estrade), les jardins tropicaux, la sangria et le barbecue. En gros.

The Do-Over a décidé en janvier dernier de débuter une série de sortie discographique au format 10", avec au programme un titre d'artistes déjà venus mixer sur les lieux de ces Do-Over Party.
C'est Flying Lotus (à propos duquel j'arriverais bien à dire quelques mots un jour depuis le temps que je me le dis) et House Shoes - dont je découvre le travail de Dj à cette occasion - qui ouvre le bal avec pour le premier un titre orienté electro-hip-hop et le second une chanson plus old-school presque essentiellement instrumentale et très adictive.

'Do-Over Vol. 1: Flying Lotus & House Shoes' est un superbe objet, tiré à 1000 petits exemplaires… et d'ores et déjà épuisé. Forcément. On se consolera en répétant à l'envie «these are the makings of you». 

Album: Do-Over Vol. 1: Flying Lotus & House Shoes 
Année: 2010 
Label: Stones Throw

Plus d'infos sur leur site: http://blog.thedoover.net/
Pour se procurer les mp3 de ce 'Do-Over Vol. 1: Flying Lotus & House Shoes' pour même pas 2$ (1.5€), il suffit de cliquer ici. 

lundi 22 décembre 2008

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2008

Il fallait bien que je m'y mette à mon tour. Après Erwan, après Mr Meuble, après Cécile, après Benoit ou encore Lyle, Petite routine annuelle qui a son charme, voilà donc mon top de l'année. Qui se divise en trois parties (on n'est pas un geek à moitié). Aujourd'hui, lundi 22 décembre, première partie avec le top des Ep, 7", Compilations et autres rééditions de l'année.
Par contre, pas de classement cette fois: il serait assez stupide de classer des disques qui n'ont pas le même format, le même objectif, etc. Donc, c'est plus une liste des "non-albums" sortis cette année et qu'il faut avoir, selon moi, au moins écouté sinon acheté en 2008.
Bref, une liste de 20 noms. Et un lecteur (au bas de cette page) qui reprend un titre de chacun des opus présentés ici, histoire d'avoir quelques notes à se mettre sous l'oreille.

Demain: le top singles de l'année.

7"

MGMT - Kids 7" [Columbia]
Sur le 7’’ de Kids, on retrouve notamment (et surtout) LE remix de l’année, celui de Soulwax. Un remix qui rend ce titre, pourtant déjà très efficace, une petite bombe dancefloor. Et le pire, c’est que le reste (Of Moons, Birds And Monsters) est presque du même tonneau !
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The Notwist - Boneless 7" [City Slang]
Boneless est un des singles extraits du réussi 'Me, The Devil + You' de The Notwist. En face b, on retrouve le titre "remixé" (même s'il vaudrait mieux parler de cover) par Panda Bear. C'est tout bonnement incroyable. La relecture est complète, totale. L'originale est loin mais sublimée dans le même temps. Panda Bear est fou. Et un petit génie.
Myspace


Jim O'Rourke - Despite the Water Supply 7" [Touch]
Première sortie de Jim O'Rourke depuis 2006 avec ce 7" dans la série "limited edition 7"" pour Touch. Deux titres de drone, de musique expérimentale, presque atmosphérique, qui vole au-dessus de cordes qui font furieusement penser au début de Moya de Godspeed You ! Black Emperor. Huit minutes dans les hauteurs.
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Ep

Air France - No Way Down Ep [Sincerely Yours]
Pop guillerette et sautillante avec des idées qui rappellent les Avalanches, pleine d'électronica, et teintée d'ambiant et de musique atmosphérique, ce deuxième Ep des suédois de Air France est une petite sucrerie dont a assez de mal à se passer. Un disque qui sent bon le soleil et le vent dans les cheveux.
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Chronique


Animal Collective - Water Curses Ep [Domino]
Plus les années passent, plus les Animal Collective se rendent accessibles. Mais sans se fourvoyer pour autant. Cet Ep est la continuation du triptyque démarré avec 'Sung Tongs' en 2004. Toujours plus pop, avec ce côté barré qui les caractérise, toujours psyché, toujours délicieux. Même quand ils sortent des Eps de quatre morceaux, ils mettent la concurrence à genoux. Fou.
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Chronique

Born Ruffians - Little Garcon Ep [Warp]
Dernier Ep en date pour le groupe pop-folk tourmenté, cette fois avec Little Garcon, plein de clappings et de joie. Une chanson aux faux airs d'optimisme. On trouve surtout sur ce disque le remix de Four Tet de I Need A Life (grand moment, grande classe) ainsi que trois inédits (dont le réussi Ready For Bed).
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Breathe Owl Breathe - Ghost Glacier Ep [Fox on a Hill]
Ce 'Ghost Glacier Ep' est une divine surprise, mélange de trois voix, de guitare, de banjo, de violoncelle, de glockenspiels ou de plastic toys. Un bien beau disque de folk mélodique et mélancolique (aux relents Irish parfois), assez sombre mais qui donne envie d'en savoir plus sur ces jeunes gens du Michigan.
Myspace
Chronique


ColdplayProspekt’s March Ep [Capitol]
Suite de leur excellent ‘Viva la Vida or Death and All His Friends’, cet Ep a sacrément du chien, avec 5 inédits (dont une version chantée de Life In Technicolor, qui prouve que le groupe pour cet album n’est en rien tombé dans la facilité) et trois titres «remixés». Coldplay enfonce le clou. Et ça ne fait même pas mal.
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Chronique


Guernica - Who Are Your Songs For? Ep [Vlas Vegas]
Ressorti à la rentrée dernière par les incroyables Greed Recordings, Guernica est un groupe Belge. Guernica fait dans le post-punk voire l'avant-rock. Guernica est du genre explosif, nerveux, avec cette voix qui rappelle tantôt Tom Smith (Editors) tantôt Tom Barman (dEUS). Guernica a une volonté mélodique qui ne le quitte pas tout au long des six titres de ce mini-album. Guernica avec premier Ep sort un disque monstrueux. Chef d'oeuvre?
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Chronique

Iron & Wine - Lovesong Of The Buzzard Ep [Transgressive]
Lovesong of the Buzzard est ici la tête de proue de cet Ep de trois titres (dont deux nouveaux), tiré à 1000 exemplaires, des Iron & Wine, qui prouvent une fois de plus que le groupe de Sam Beam prend toujours un soin précieux à composer de beaux Eps avec de grandes chansons
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KyteTwo Sparks Two Stars Ep [Kids]
Aérienne. La musique de Kyte est aérienne, perclue de notes de xylophones lumineuse. On a envie de se lover dans et de ne plus penser à rien. Bien bel Ep.
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Chronique




The Mountain Goats & Kaki King - Black Pear Tree Ep [Cadmean Dawn]
The Mountain Goats, bien aidé par la guitariste américaine Kaki King, font de cet Ep un petit bijou de musique acoustique, très touchant, sans production, sûrement enregistré "live". Des morceaux pour la plupart assez déchirants, avec les voix de Kaki King et celle de John Darnielle qui se mélangent et font merveille. Indéniablement un des plus beaux Ep de l'année.
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NudgeInfinity Padlock Ep [Audraglint]
Voilà un Ep qui ne laissera pas indifférent. Entre autres mené par Honey Owens (membre de Jackie-O Motherfucker), Nudge propose via cet Ep un voyage interstellaire tantôt dans un folk dépouillé et vaporeux, tantôt dans un post-rock shoegazien, tantôt dans une minimale aérienne. Bref, quatre titres vraiment beaux.
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Chronique


Piano Magic - Dark Horses Ep [Make Music Mine]
Nouvel Ep pour Piano Magic. Trois titres plus calmes que sur leur précédent album, mais peut-être plus habités. Suivi d'un titre plus poppy, avec Klima à la voix, à la manière de Blonde Redhead. Toujours le même souci de qualité chez Piano Magic. Toujours le même résultat.
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Chronique

Laura Veirs - Two Beers Veirs Ep [Raven Marching Band]
Laura Veirs et ses lunettes rondes reviennent dans l'actualité avec un Ep, sorti en édition limitée, 'Two Beers Veirs Ep'. Un disque de cinq titres, cinq reprises venant d'artistes lui ayant donné l'envie de faire de la musique, de Mississippi John Hurt à Irving & Webster. Une guitare et la voix de Laura Veirs: bref, un tout délicatement parfait.
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Compilations

Arabian Prince - Innovative Life: The Anthology 1984-1989 [Stones Throw]
Stones Throw (et pour une fois pas via Now-Again) compile une série de 12" d'Arabian Prince, sortis entre 1984 et 1989. Entre hip-hop, new-wave et electro, celui qui sera plus tard un membre du N.W.A, semble poser, avec son flow à la Prince, quelques bases du hip-hop qui est sur le point de tout écraser sur son passage. Fascinant.
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Belle & Sebastian - BBC Sessions [Jeepster]
Ces 'BBC Sessions' sont un passage essentiel pour qui veut connaître Belle & Sebastian et en apprécier les moindres aspérités. Rien de moins. Assurément la compilation de l'année, pleine de relectures enthousiastes. Qui plus est de la part d'un groupe essentiel de ces 20 dernières années.
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Chronique


Sufjan Stevens - Astral Inter Planet Space Captain Christmas Infinity Voyage (Christmas Songs Vol. VIII) [-]
L’ami Sufjan Stevens continue, comme chaque année, de composer des chansons de noël pour sa famille et ses amis. Voilà donc le volume 8, qui a fait son apparition sur la toile il y a quelques jours seulement. Un volume 8 avec un côté futuro-kitsch (la pochette en est la preuve) qui recèle quelques pépites délicieuses, finalement assez éloignées de ce que pouvait donner 'Greetings from Michigan the Great Lake State' et 'Come On Feel The Illinoise'.
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Rééditions

Idaho - The forbidden Ep /Alas (Special Edition) [Talitres]
Rééditionde deux Eps sortis en 1997 et 1998, par l'indispensable Talitres Records. On ajoute à cela quelques inédits et on obtient un album/compilation absolument dément de la part d'un des groupes majeurs du slow-core (notamment).
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Rodriguez - Cold Fact [Light In The Attic]
Artiste inconnu chez lui, aux Etats-Unis mais véritable star en Afrique et en Australie, Rodriguez voit son album de 1969 réédité. Une véritable découverte pour moi. 'Cold Fact’ est un disque de folk psyché, éclaboussé de pop et de blues, le tout aussi bien ancré sur son époque, les années 60 que sur les années 70 et entouré d’une production soulful, très Motown, au son très chaud.
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Et 20 titres donc, un pour chacun des disques présentés, à écouter ci-dessous: