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mercredi 9 octobre 2024

[Track of The Day] The Umbrellas - Blue

La fin d'année approchant à grands pas et 2025 pointant déjà doucement mais sûrement le bout de son nez, il est plus que temps d'évoquer un disque qui, à l'instar de 'Hic Sunt Leones' d'Omega Violet et de 'Where we've been, Where we go from here' de Friko, autres disques dont j'aurais parlé bien trop tardivement, aura bercé mon année 2024 : 'Fairweather Friend'. Sorti en janvier dernier, il est signé par The Umbrellas, groupe californien remarqué en 2021 à la sortie de leur premier album éponyme.

S'il est dans la lignée de son prédécesseur, 'Fairweather Friend' fait tout en mieux, en plus fort. Les deux pieds enfoncés dans une indie et de jangle-pop fin 80s/début 90s, cet album catchy à souhait et rempli de tubes (Gone, Goodbye, Games ou encore PM et son côté très Boys Don't Cry de The Cure), à la durée parfaite (trente-cinq minutes, emballé, c'est pesé) voit The Umbrellas passer un cap et prendre une envergure que je ne les soupçonnais pas être capables de prendre.

Pourtant, et peut-être à cause de cette entrée dans un automne qui promet d'être très humide, de tous les indie tubes disséminés ici et là on préfèrera mettre en avant aujourd'hui Blue, superbe balade mélancolique sur la fin d'une amitié (le thème de l'album), presque cachée en fin d'album, au petit gimmick absolument savoureux.

Album : Fairweather Friend
Année : 2024
Label : Slumberland Records / Tough Love Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Blue de The Umbrellas est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Fairweather Friend' de The Umbrellas, voilà Say What You Mean :

vendredi 24 octobre 2025

The Telephone Numbers - Scarecrow II [Slumberland Records]

Une fois n'est pas coutume, évoquons un album déjà discuté dans ces pages. Enfin, « album ». Disons plutôt qu'en juillet dernier, le disque en question, 'Scarecrow II' de Telephone Numbers, n'était qu'un album à venir de plus dans une année encore une fois très chargée en nouveautés. Mais l'annonce avait éveillé mon intérêt. Le premier album du groupe de Thomas Rubenstein, Morgan Stanley (The Umbrellas), Phil Lantz (Chime SchoolNeutrals) et Charlie Ertola m'avait charmé en 2021 ; leur Ep de 2023 encore plus. En bonus, les californiens annonçaient avoir signé chez Slumberland Records, gage de qualité s'il en est. Et cerise sur le gâteau, voilà que leur premier single Be Right Down était du genre « wahou », une chanson racée et incroyablement catchy, indie/jangle-pop infernale que quelques cordes venaient embellir sur le refrain. Un morceau parmi les tous meilleurs écoutés cette année - et même au-delà pour ainsi dire.

Début octobre, 'Scarecrow II' est finalement sorti. Dix titres, 37 minutes. Et ce qui est fascinant avec lui, c'est que Be Right Down n'est même pas sa meilleure chanson. Car oui, les titres majeurs se bousculent au portillon de cet album des Telephone Numbers. De Goodbye Rock n Roll en ouverture avec sa mélodie qui nous ferait presque chanter « I want to see my family, My wife and child waiting for me » tant elle a du Love Vigilantes de New Order en elle, à la douce beauté de The Job Is Killing Me, de la mélancolie comme Velvet-ienne de Falling Dream à Ebb Tide et ses arpèges de guitare dans sa conclusion, il y a des concurrents sérieux. Et le principal est Pulling Punchlines. Positionné en cinquième position de 'Scarecrow II', il a tout ce qu'on attend d'un morceau pop. Une basse en intro qu'on dirait piquée aux Cure, un rythme soutenu, une énergie à revendre et à la fin du deuxième refrain, comme si elle sentait que notre journée manquait de cuivres, voilà que la trompette d'Anna Hillburg envoie la chanson dans une autre sphère. Mieux, plutôt que de s'arrêter là, les Telephone Numbers renchérissent avec la guitare de Tony Molina, venu lui aussi prêter main forte au gang californien. Cela ne suffit pas ? Ajoutons un peu d'orgue d'Andy Pastalaniec de Chime School pour finir dans une sorte d'orgie pop qui ne semble pas jamais vouloir s'arrêter (et qui rappelle le REM des débuts), où les chants de Thomas Rubenstein et Morgan Stanley se croisent, se joignent, se répondent et se renvoient des « wouhou » irrésistibles.

Pulling Punchlines est l'apothéose de 'Scarecrow II', disque déjà inoubliable dont les grands moments ne manquent pas. Si l'on voulait motiver le débat, on pourrait dire Telephone Numbers Theme tranche presque avec ses neuf congénères et sonne plus comme The Umbrellas (c'est d'ailleurs Morgan Stanley qui chante ici) que comme The Telephone Numbers. Mais ce serait ergoter pour pas grand chose, tant la chanson est belle et ne dépareille pas avec le reste. 

Ce qui est sûr et certain, c'est qu'on a ici à faire à de la pop de haute volée, si ce n'est de haute-voltige tant elle est maitrisée de bout en bout, nerveuse comme mélancolique, au touché mélodique incomparable et au chant de Thomas Rubenstein qui rappelle celui de Kip Berman de The Pains of Being Pure at Heart. Un disque qui recèle de merveilles, qui n'ont de cesse de se réinventer, comme si elles ne voulaient jamais tomber dans la redite ou l'ennui. Je sais qu'on utilise ce mot à tort et à travers - moi le premier - mais 'Scarecrow II' est un vrai chef d’œuvre. De pop. D'indie-pop. De jangle-pop. De power-pop. De The Telephone Numbers. De musique en général. Et de 2025 en particulier. (Sortie : 10 octobre 2025)

Plus :
'Scarecrow II' de The Telephone Numbers est à l'écoute sur bandcamp
'Scarecrow II' de The Telephone Numbers est à l'achat sur bandcamp
'Scarecrow II' de The Telephone Numbers est à l'achat et à l'écoute un peu de partout

Trois chansons de 'Scarecrow II' de The Telephone Numbers sont en écoute aujourd'hui. Pulling Punchlines, dont j'ai dit au-dessus tout l'amour déjà que j'avais pour elle (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Ensuite Goodbye Rock n Roll, à sa mélodie qui n'est pas sans rappeler Love Vigilantes de New Order. Et enfin, pour le plaisir, Be Right Down, déjà publié dans ces pages en juillet dernier, et toujours aussi imparable :

jeudi 15 janvier 2009

Top 6 "London Baby, London"

Si je devais donner les villes dans lesquelles je souhaiterais vivre, je dirais sans hésiter Barcelone, New-York (allez savoir pourquoi, cette ville m’attire énormément alors que je n’y ai jamais mis les pieds) et Londres.

London. Peut-être ma ville préférée. Une ville gigantesque, d’une diversité folle et où j’aime retourner de temps à autres . J’y ai fait mon voyage annuel en décembre dernier, accompagné d’une Turtle qui n’avait jamais mis les pieds dans la capitale britannique.

Bien m’en a pris. Pour une fois, j’ai pu découvrir un Londres que je ne connaissais pas. Car pour moi, Londres se résumait jusque là surtout à quelques salles de concerts, beaucoup de pubs et à sa vie nocturne.

Cette fois, j'ai connu un Londres sans métro, fait de journée à braver le froid et la pluie, à arpenter chaque rue, chaque quartier, à redécouvrir Soho, à embrasser Notting Hill, à être déçu – chaque fois un peu plus – par Camden, à fuir Piccadilly et à tomber amoureux de Mayfair.

Un top 6 Londres s’imposait donc. J’aurais bien évidemment pu reprendre les classiques, du Waterloo Sunset des Kinks au London Calling des Clash. J’ai préféré sélectionner quelques morceaux moins célèbres (quoique) et plus obscurs.
Ainsi, je vous invite à un rapide voyage musical dans une des plus belles villes du monde. The Smiths sont à l’arrivée à l’aéroport mais laisse rapidement la place aux Magnetic Fields qui viennent nous conter une histoire déchirante que tous les parapluies de Londres ne pourraient soulager. C’est ensuite Nick Drake qui vient nous chanter son Mayfair à lui (pas la meilleure de ses compositions, j’en conviens aisément, mais ça reste Nick Drake, donc de haute volée tout de même) avant qu'un autre Nick, Cave cette fois, accompagné de ses Bad Seeds, se prenne l’envie de reprendre les Pogues pour nous parler de la pluie qui tombe sur Soho.
The Jam nous prennent par l'encolure direction Carnaby Street, pleins de colère dans le riff avant que Piano Magic, dans son style si reconnaissable nous rappelle qu’il est l’heure de partir et de quitter Londres.

Certes, il manque énormément de titres, mais il fallait faire un choix. Mais au final, voilà donc une petit balade musicale rapide dans les rues de Londres, à pied. A écouter en lisant ceci et cela.




Tracklisting:
The Smiths London (Louder Than Bombs, 1987)
The Magnetic Fields - All the Umbrellas in London (Get Lost, 1995) 
Nick DrakeMayfair (Time of No Reply, 1987) 
Nick Cave and The Bad Seeds - A Rainy Night in Soho [The Pogues cover] (B-Side and Rarities, 2005) 
The Jam - Carnaby Street (All Around The World 7”, 1977) 
Piano Magic - I Must Leave London (Disaffected, 2005)








jeudi 17 juillet 2025

[Track of The Day] The Telephone Numbers - Be Right Down

Quatre ans après un premier album joli comme tout et quelques singles ici et là (la beauté Weird Sister au hasard), les californiens de The Telephone Numbers vont enfin donner une suite à leurs aventures jangle-pop. Et quoi de mieux pour se faire que de signer de Slumberland Records ?

Le label d'Oakland sera donc la nouvelle maison du quatuor, qui a pour ce nouvel album 'Scarecrow II' appelé quelques membres de figures actuelles de l'indie-pop de San Francisco à venir les épauler (The Umbrellas, Neutrals, Chime School ou Tony Molina mais sans Glenn 'The Reds, Pinks and Purples' Donaldson, ancien membre du groupe). Et à en croire le premier single extraitcela promet beaucoup ! Car Be Right Down (en écoute aujourd'hui) est de la race de ces singles impeccables de bout en bout, catchy au possible, indie/jangle-pop comme jamais et qu'un violon sur le refrain envoie au royaume des grandes chansons.

Album : Scarecrow II
Année : 2025
Label : Slumberland Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Be Right Down de The Telephone Numbers est également en écoute ci-dessous :