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lundi 3 août 2026

[Track of The Day] The Rolling Stones - Divine Intervention

Quel intérêt y a-t-il en 2026 à écouter le nouvel album des Rolling Stones, qu'on annonce être, comme à chaque fois d'ailleurs, leur meilleur depuis [insérer ici le dernier Stones qui vous a marqué] alors que la réalité est tout autre (il faut d'ailleurs absolument relire à ce propos le fabuleux papier de Fabrice Pliskin dans le Nouvel Obs en septembre 2023, voir plus bas) ? Pire, pourquoi chroniquer, encore plus dans ces pages, une chanson ou un album des Rolling Stones en 2026 ? Parce qu'il y a un côté malaisant qui s'en échappe.

'Foreign Tongues' donc, dernier album en date (voire dernier tout court, ces messieurs ne rajeunissant pas) de la bande à Jagger, soixante-quatre ans après leurs débuts - ce qui, ne nous mentons pas, force le respect. Un disque enlevé, qui sonne bien, qui sonne juste, avec quelques mélodies satisfaisantes (pour ne pas dire marquantes) et enjouées. Du rock'n'roll pas le plus finaud certes, mais moins old'n'roll que ce que l'on aurait pu croire, et qui a du caractère. Certes. Mais - car il y a un mais - tout ceci semble bien trop parfait pour un groupe d'octogénaires dont les chansons intéressantes depuis quarante ans se comptent sur les phalanges du pouce. Il flotte comme un air de tromperie sur la marchandise.

Il y a déjà la durée : une grosse heure, pour douze compositions originales et deux  reprises (de Amy Winehouse et Chuck Berry, sans aucun intérêt l'une comme l'autre), soit dans le top 5 des albums les plus longs de leur discographie. Étonnant ce regain d'inspiration non ? Il y a aussi la voix de Mick Jagger, qui vient de fêter ses 83 ans, qui sonne comme s'il en avait trente de moins ; le jeu de Keith Richards, qui entame pourtant sa dix-septième vie à 82 ans, qui ne semble pas avoir pris une ride ; et celui de Ron Wood, 79 printemps, qui se porte comme un charme. Ces gens là auraient-ils trouvé un élixir de jeunesse pour retrouver si ce n'est la verve de leurs vingt ans, au moins le dynamisme de leurs quarante ?

Mais plus globalement, il y a quelque chose de dérangeant à l'écoute de ce 'Foreign Tongues'. Tout sonne trop propre, trop juste, trop parfait, trop carré, trop énergique, trop sémillant et finalement, trop jeune, pour croire que ce ne soit que l'œuvre d'octogénaires. Alors on n'ira pas trop sur la partie intelligence artificielle, nouvelle donne qui commence déjà à infester la production actuelle entre des artistes peu scrupuleux prêts à tout pour retrouver le haut des charts, et des anonymes qui se croient (et se disent !) artistes juste parce qu'ils savent écrire un prompt : Jagger et Richards se défendent que l'IA ait été d'une façon ou d'une autre intégrée au processus de création (j'ai personnellement beaucoup de mal à y croire, mais bon, laissons leur le bénéfice du doute). Jetons alors un coup d’œil aux crédits de l'album. Et là, le constat est implacable : le personnel qui a œuvré en coulisse, que ce soit en studio ou derrière la console, est imposant. Et cela explique une bonne partie de ce sentiment de malaise à l'écoute du disque, tant on comprend que chaque chanson a du être décortiquée pour être ajustée au mieux, pour ne pas ternir l'image des Rolling Stones et de leurs 64 ans de carrière.

Bref, c'est tout cela qui m'empêche de prendre trop au sérieux ce 'Foreign Tongues', possible disque de chant du cygne d'un des grands groupes de l'histoire. Un album à la première écoute épatante mais qui très vite devient dérangeante (voire gênante) tant il me semble moins être des Rolling Stones que celui de techniciens de studios - très - doués. Et quand bien même la formidable chanson qu'est Divine Intervention (en écoute aujourd'hui), morceau que je n'arrive pas à ne pas adorer, enregistré avec le concours de Robert Smith (à la guitare) et Steve Winwood (au piano), qui est d'une efficacité folle (que voulez-vous, je ne suis pas à un paradoxe près). C'est dommage de ne pas accepter de vieillir.

NB : On relira avec gourmandise le magistral papier de Fabrice Pliskin paru dans le Nouvel Obs en septembre 2023, "Comment faire la critique du nouvel album des Rolling Stones (sans se fâcher avec Mick)"

Album : Foreign Tongues
Année : 2026
Label : Polydor

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Divine Intervention de The Rolling Stones, avec la participation de Robert Smith de The Cure à la guitare et de Steve Winwood au piano est également en écoute ci-dessous :
 

jeudi 28 août 2025

[Track of The Day] Isolated Youth - Love Locked in a Dark Room

Production intense qui met les potards dans le rouge, ambiance furieuse autant que noire, chansons bruyantes et excitantes à la fois, reverb généreuse, post-punk et indie-rock : il y a un peu de tout cela sur 'Miserere Mei', le premier album d'Isolated Youth, un quatuor suédois qui a de la rage à revendre et dont le chanteur a le visage du fils caché de Robert Smith et Brian Molko.

Un disque sans doute un peu épuisant sur la longueur (la production sans concession de Faris Badwan de The Horrors n'y étant pas pour rien), mais plutôt réussi, qui ne manque pas de caractère et qui atteint son climax sur Love Locked in a Dark Room (en écoute aujourd'hui), vraie grande chanson à la rythmique et aux guitares superbes, à la production et au mix particulièrement soignés (sorte de gâteau géant aux couches multiples où toutes trouvent leur juste place) et qui n'est pas sans rappeler, notamment sur l'intro, le Radiohead de 'Hail to the Thief'.

Album : Miserere Mei
Année : 2025
Label : Birthday-Productions Ltd. / Memorials Of Distinction / BIJ Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Love Locked in a Dark Room de Isolated Youth est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Love Locked in a Dark Room d'Isolated Youth, un des singles extraits de leur premier album 'Miserere Mei' :

mardi 5 novembre 2024

[Track of The Day] Mount Eerie - I Saw Another Bird

Vendredi 1er novembre, le monde entier n'avait d'yeux et d'oreilles que pour le dernier album de The Cure, 'Song Of A Lost World', leur premier en seize ans. N'étant pas ni un immense fan, ni même un grand connaisseur de The Cure, et mes deux seules écoutes m'ayant laissé sur ma faim, je laisserais les spécialistes évoquer bien mieux que moi ce disque que beaucoup considèrent comme un des meilleurs de la bande à Robert Smith, pour mieux embrayer sur un autre album sorti vendredi dernier : 'Night Palace' de Mount Eerie, le successeur du divin 'Lost Wisdom pt. 2' réalisé en compagnie de Julie Doiron en 2019.

'Night Palace' est un disque fleuve (quatre-vingt une minutes pour vingt-six chansons), dense, à la structure exigeante à passer par tant d'états à la fois (Mount Eerie sait se faire autant discret dans une balade folk que noisy et bruitiste dans l'instant suivant) et dont il est difficile de faire le tour en seulement quelques écoutes (même si les avis à son égard sont plutôt dithyrambiques). Alors plutôt que donner un avis tranché que je n'ai toujours pas, écoutons I Saw Another Bird, la chanson qui ouvre la seconde partie de 'Night Palace'. Un morceau qui dès la première écoute m'a titillé l'oreille, aiguisé ma curiosité et rassasié, malgré sa courte durée, mon désir de guitares lourdes et nerveuses. C'est un - très - bon début.

Album : Night Palace
Année : 2024
Label : P.W. Elverum & Sun

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, I Saw Another Bird de Mount Eerie est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson immédiatement marquante de 'Night Palace' de Mount Eerie, voilà la chanson de clôture I Need New Eyes :

samedi 15 novembre 2008

[Track of The Day] The Cure - Underneath the Stars

Robert Smith revient aux affaires. Le hic c'est qu'il a déjà tout dit. The Cure ont déjà tout fait. Leur carrière est derrière eux. Et même si certains de leurs derniers disques sont réussis (notamment 'Bloodflowers' qui bouclait avec talent la trilogie entamée 15 ans plus tôt avec 'Pornography' puis 'Disintegration'), la créativité est en berne. Ce '4:13 Dream' n'est pas un très mauvais disque. Il a même de sacrés moments (Underneath The Stars, qui ouvre l'album, du Cure pur jus). Mais ce n'est pas non plus un bon disque. Disons que c'est un album sur lequel on ne s'arrêtera pas. Qu'on oubliera très rapidement. Dommage, une fois de plus.

Album: 4:13 Dream 
Année: 2008
Label:
Geffen

mardi 5 mai 2009

Jeniferever – Spring Tides [Monotreme]

Le post-rock est une musique à deux visages : soit elle est ennuyeuse à mourir, fait de morceaux volontairement interminables et passablement chiants (lister les groupes qui jouent dans cette catégorie relèverait de la gageure et en ce lundi soir, je n’en ai pas spécialement la force ni l’envie) soit elle est passionnante, étonnante, stimulante, capable de transporter en son sein tous les sentiments du monde (je ne vais pas là aussi me lancer dans un name-dropping aussi inutile qu’indigeste, mais rentrent dans cette catégorie les Godspeed You ! Black Emperor, ses diverses entités parallèles, Explosions In The Sky ou encore Souvaris).

Jeniferever, groupe d’Uppsala en Suède, appartient à la seconde catégorie présentée plus haut: celle des artistes qui ne se regarde pas jouer, qui ont une vraie vision de leur art et des compositions qui sans cesse évoluent. Leur second album, 'Spring Tides' en est l'illustration parfaite.

Mélange de post-rock et de pop avec de longues plages instrumentales, de déluges de guitares et d'arrivées impromptues – et qui changent tout – de cordes avec de grands élans vocaux et des ambiances entre shoegaze et new-wave, Jeniferever pond même un manifeste de postrockpop. Oui, l'appellation est légèrement lourdingue, pas très réfléchie, mais je n'ai pas trouvé mieux pour présenter la musique des suédois. Car c'est un peu tout cela à la fois, tout en gardant un sacré caractère et en apposant une vraie empreinte personnelle.

Extrêmement fin, diablement beau (une écoute de Nangijala suffira pour vous en rendre compte), ne tombant jamais dans la facilité et sorti sur Monotreme Records, le label anglais à qui l'on doit le dernier effort en date de Barzin, 'Notes to an Absent Lover', ‘Spring Tides’ est un album sublime, travaillé, pleins de mélodies tuantes et qui se déguste d'une seule traite. Jeniferever? Au moins pour 2009. (sortie: 13 avril 2009)

Son:
Myspace (trois titres de ‘Spring Tides’ en écoute)

Deux titres en écoute. Le premier, Nangijala, est tout simplement magnifique et pourrait déclencher chez certains (comme chez moi) une bonne rafale de frissons. Le second, Ox-Eye, plus nerveux, a comme des airs à Robert Smith (malheureusement plus en écoute).
Et pour finir, le clip de Great Meadow Island, esthétiquement très réussi et que je vous conseille de regarder en plein écran :


jeudi 5 mars 2026

[Track of The Day] Soft Kill - Bullet

On n'en sait pas trop sur ce Bullet, nouvelle chanson de Soft Kill apparue sur les plateformes début février : prémices d'un nouvel album ? Quand bien même leur dernier en date est paru en septembre dernier, ce ne serait pas si étonnant : le groupe a prouvé dernièrement qu'il était très productif (quatre albums en autant d'années). A moins que ce ne soit un simple nouveau single ou une chute de studio de - donc - 'Watch It Burn' ? Très possible aussi.

Le groupe a été peu disert sur le sujet, balançant ce nouveau morceau au détour d'un post Instagram. Mais il précise toutefois « some news surrounding that soon ». On va donc être patient et attendre de savoir ce que cela annonce. D'ici là, reste donc Bullet (en écoute aujourd’hui), chanson post-punk mélancolique, où affleure toujours ce côté The Cure/Robert Smith qui tenaille Soft Kill, au gimmick qui ne fait que monter et redescendre.

Album : -
Année : 2026
Label : Lamer World

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Bullet de Soft Kill est également en écoute ci-dessous : 
 

jeudi 14 février 2008

Top 6 "Break-Up"

En ce jour béni des fleuristes, restaurateurs en tout genre et vendeurs de rose à la sauvette qu’est la Saint Valentin, si nous prenions le contre-pied de la fête qui sent bon la guimauve, le rose bonbon, les cœurs dessinés au feutre rouge et le tiroir-caisse?

Etant entendu que l’ambiance générale est plutôt synonyme aujourd'hui de «bonheur», «joie» et «vie à deux», étant établi que, pour moi, toutes les conditions, ne serait-ce que la troisième, ne sont pas réunies, je me suis laissé tenté par une un Top 6 ‘Rupture’. Six break-up songs, six morceaux qui parlent de cœurs brisés, de plaquages intempestifs ou de dépression à la perte d’un amour.

Un thème donc (très) large et qui m’a obligé à faire quelques choix délicats. Car oui, l’artiste musical écrit principalement sur trois thèmes : l’amour (le plus largement répandu, le léger aussi), la drogue (on y reviendra un jour dans ces pages) et la peine, la douleur ou la déception amoureuse. Et ce dernier, il l’aime notre ami l'artiste. Beaucoup même. Comme si avoir mal et retourner le couteau dans la plaie était une seconde nature.

Bien sûr, beaucoup de classiques auraient mérité une place dans ce top 6, du Ne Me Quitte Pas de Jacques Brel, au Je suis venu te dire que je m'en vais de Gainsbourg en passant par le Yesterday des Beatles ou le Last Goodbye de Jeff Buckley. Mais j’ai préféré opter pour des titres plus obscurs, moins connus (tout est évidemment relatif) mais pas moins forts pour autant. Aidé par quelques forumeurs émérites et aux idées judicieuses de Sound Of Violence, j’ai donc sélectionné six titres, qui parlent, chacun à leur façon, d'une des facettes du thème du jour.

Garbage et Shirley Manson évoque le désarroi dans lequel on tombe quand on nous annonce que l’on ne nous aime plus avec Cup of Coffee (peut-être le morceau qui colle le plus à ce top 6), Lush et Jarvis Cocker tentent de se persuader qu’ils seront bien mieux l’un sans l’autre et que se séparer est la meilleure décision de leur vie (Ciao!), Robert Smith revient avec son ex sur sa relation passée dans Cut Here, Spearmint via It Will End anticipe la rupture que Bob Dylan a subi et qu’il n’arrive pas à surmonter. Et pendant ce temps là, Miossec, dans un de ces tous meilleurs morceaux se met à engueuler son amour perdu, passé de vie à trépas, d'être parti trop tôt.

Bref, un tour d’horizon (très pop) des douleurs, des atermoiements, des questionnements qui nous déchirent dans des moments pareils. Certes, sortir un tel top 6 le jour de la Saint-Valentin n’est peut-être pas la chose la plus maligne du monde. Mais les textes (voir extraits plus bas) sont tellement bons, les morceaux sont tellement grands, qu’il n’y a pas de raisons. Quand c'est beau, c'est bon, point final. A vos marques ?... Prêts… Pleurez!

Ps: Merci aux forumeurs de SoV donc, notamment à Sublimestyle (pour Lush & Jarvis Cocker), Swank (Cut Here des Cure) et Pitseleh (It Will End des Spearmint).



Tracklisting:
Garbage - Cup of Coffee (Beautiful Garbage, 2001)
Lush (feat. Jarvis Cocker) - Ciao! (Lovelife, 1996)
The Cure - Cut Here (Cut Here Ep, 2001)
Spearmint - It Will End (A Different Lifetime, 2001)
Bob Dylan - Love Sick (Time Out of Mind, 1997)
Miossec - Dégueulasse (1964, 2004)
















Et voilà quelques passages des titres en questions. Un conseil: trouvez les paroles (dans leur totalité) sur Internet, ça vaut franchement le détour.

Garbage - Cup of Coffee
'I smoke your brand of cigarettes 

And pray that you might give me a call 
I lie around in bed all day just staring at the walls
Hanging round bars at night wishing I had never been born
And give myself to anyone who wants to take me home'

Lush (feat. Jarvis Cocker) - Ciao!
'Oh I must've been crazy to have stayed with you

 I can't believe I thought I was in love with you 
But now the scales have fallen I can really see 
And I say go to hell, 'cause thats where you took me'

The Cure - Cut Here
'It's so hard to think "It ends sometime 

And this could be the last 
I should really hear you sing again 
And I should really watch you dance"
Because it's hard to think 
"I'll never get another chanceTo hold you... to hold you... "'

Spearmint - It Will End
'Oh it would be lovely

If it could just stay like this 
But of course it won't 
You know that don't you 
By meeting someone else 
Meeting someone else 
You start questioning your feelings 
Or simply fizzled out 
Simply fizzled out 
Till suddenly you're leaving 
By phone or in a letter
Regret or in relief
 

In silence or in screaming'

Bob Dylan - Love Sick
'I'm sick of love; 

I wish I'd never met you 
I'm sick of love; 
I'm trying to forget you
Just don't know what to do
I'd give anything to
Be with you'

Miossec - Dégueulasse
'C'est dégueulasse de m'avoir tiré dans le dos 

De ne m'avoir rien dit en face 
C'est comme si il y avait quelque part
Un défaut, une sorte de fêlure dans la cuirasse
C'est dégueulasse d'avoir quitté ta peau 
Au printemps ou à la fonte des glaces 
Que ce soit le cœur ou la moto 
Pas une vie sur terre ne se remplace'

mercredi 28 octobre 2020

[Track of The Day] Gorillaz - Désolé (feat. Fatoumata Diawara)

Client à l'époque du premier mais surtout du second album ('Demon Days'), les Gorillaz de Damon Albarn m'ont depuis plutôt perdu. Difficile de s'y retrouver dans ces suites ininterrompues de featuring plus ou moins bienvenus ou ces albums à l'homogénéité difficile à déceler.

'Song Machine, Season 1 : Strange Timez' a le mérite de ne pas mentir sur la marchandise : ce nouvel album de Gorillaz sera une collection de chansons. Et c'est le cas. Remplis de featuring jusqu'à la lie (au moins un sur chacun des 17 titres, de Beck à ScHoolboy Q, de St. Vincent à JPEGMAFIA en passant par Peter Hook, Unknown Mortal Orchestra ou Georgia) et une nouvelle fois pas tous passionnants loin de là, ce disque ne brille pas non par sa cohérence globale.

Pour autant, il y a quelques belles choses à picorer ici, et notamment du côté des anciens (les chansons avec Robert Smith et Elton John sont surprenamment parmi les meilleures). Mais aussi surtout Désolé, avec la participation de la malienne Fatoumata Diawara. Certes, le morceau est sorti en février dernier, mais je ne le découvre que maintenant et il n'est jamais trop tard pour se rattraper. Car Désolé et une grande chanson pop chantée en anglais, en français et en bambara (une des langues nationales du Mali), que Gorillaz habille joliment d'un rythme léger mais entêtant et d'une mélodie comme d'ailleurs où la voix toujours aussi magnifique de la malienne fait merveille.

Album : Song Machine, Season 1 : Strange Timez
Année : 2020
Label : Parlophone

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Désolé de Gorillaz, avec la présence de Fatoumata Diawara, est également en écoute ci-dessous :

 

Le clip de Désolé de Gorillaz d'où il ressort un vrai plaisir partagé entre Fatoumata Diawara et Damon Albarn :

 

 

lundi 13 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 50-31


Suite et fin du bilan de l'année 2013. Un début d'année particulièrement chargé qui explique le retard pris dans la publication de ces traditionnels tops (car le saviez vous, si tout ceci est bien futile, cela prend du temps).
Ainsi donc, après le Top 15 des Ep, 12", 7" et autres Compilations sur lesquelles il était bon, selon moi, de s'attarder en 2013 ; après le Top 50 des chansons que j'ai le plus appréciées, voilà donc le top album. Et comme à chaque fois, 50 disques selon moi marquant et qui auront fait cette année.

Mais avant de se plonger dans les 20 premiers (de la place 50 à la place 31), voilà une nouvelle fois quelques liens à visiter (c'est fortement conseillé) pour aller voir chez les voisins et autres copains ce qui a animé leur année :



Ceci fait, lançons nous donc dans la 1ère partie (sur 3) des albums selon moi les plus réussis (en tout cas de ce que j'ai pu écouter) de 2013. Avec au programme le Japon, un faux groupe mexicain, des filles rageuses, quelques retours inattendus et réussis et des confirmations toujours incroyables. Entre autres.
Comme à chaque fois, un « + » qui renvoie vers une chronique d'ici ou d'ailleurs pour en savoir plus. Et un « acheter » qui vous permettra de vous procurer l'album en question (petits prix garantis).
Et bien évidemment, au bas de ces 20 premiers disques, tout en bas du papier, un lecteur grooveshark avec une chanson tirée de chacun des albums présentés. Bonne lecture et surtout, bonne(s) écoute(s) !

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 30-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'




50. Taffy - Lixiviate [Club AC30]
Je suis très peu au fait des groupes japonais. Le seul marquant que je connaisse est Nagisa Ni Te, duo psyché-folk dont les quelques albums avaient bien tourné chez moi. Il n'y a rien de folk ou de psyché chez Taffy. Eux sont dans un esprit rock/shoegaze. 'Lixiviate' est leur second album. Un disque solide, qui les voit notamment reprendre de belle façon le tube des Cure Boys Don't Cry (en prenant tout le contraire de la bande à Robert Smith). Pas révolutionnaire, mais là n'est pas le propos. 


49. Étienne Daho - Les Chansons de l'Innocence Retrouvée [Polydor]
Parrain de toute la scène pop qui se développe à vitesse grand «V» dans notre beau pays, Étienne Daho aura sorti cette année un album beau et surprenant, surtout pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais été fan que cela. Arrangements tuant avec de belles cordes, voix en symbiose avec les compositions, et mélodies tout autour du ventre, ce Daho là respire la classe. 



48. Rose Windows - The Sun Dogs [Sub Pop]
Les deux pieds enfoncés dans la terre fertile des années 70, les américains de Rose Windows distillent tout au long de leur premier album 'The Sun Dogs' une musique psychédélique, aux guitares aiguisées. Un disque sur lequel quelques glorieux anciens semblent s'être penchés (Black Sabbath, Pink Floyd). Et un album sorti chez Sub Pop mais qu'on aurait plus vu chez Jagjaguwar. 


47. Jackson and His Computerband - Glow [Warp]
Auteur d'un album fameux il y a de cela 8 ans ('Smash'), Jackson and His Computerband (on ne dira jamais assez comme ce nom est bien trouvé) sait prendre son temps. Il a bien fait. 'Glow' est un disque d'une efficacité folle, au son très rond et en mode montagne russe, alternant titres enlevés et morceaux plus smooth et cotonneux. Les puristes crieront sûrement à l'imposture. Je trouve ça pour ma part brillant.


46. Bill Callahan - Dream [Drag City]
Dans quelques semaines de cela, je vais enfin voir Bill Callahan sur scène. Et c'est peu dire que je l'attends. Bien sur pour Smog, bien sur pour ses albums précédents. Mais aussi pour ce petit bijou de 'Dream River', folk aussi nu que très arrangé, flirtant avec parfois une improvisation musicale qui lui sied bien. Et au-dessus de cela, cette voix, bien plus touchante et vibrante que n'importe quel crooner. 


45. Six. By Seven - Love and Peace and Sympathy [Borrowed Tune Motion Pictures]
Très produit,  le nouvel album de Six. By Seven (reformé avec Steve Hewitt, ex batteur de Placebo) rappelle plus souvent qu'à son tour les Doves ou Calla, notamment dans une première moitié absolument parfaite, aux élans rock imparables. 




44. David Ford - Charge [The Magnolia Label]
Ancien d'Easyworld, David Ford aura sorti son 4è album solo en 2013, 'Charge'. Pop américaine sertie de folk et de country, flirtant avec un côté FM qui n'est pas désagréable, ce disque est une belle découverte, portée par un Every Time des plus introspectifs. 



43. Savages - Silence Yourself [Matador]
Groupe de filles aussi énervées que charmantes, Savages est un voyage de furieux. 'Silence Yourself' est un album puissant, post-punk, avec mur de guitares, énergie de chaque instant et qui se termine sur une merveille de chanson, Marshall Dear, histoire que chacun se remette de ses émotions. Ce quatuor ira loin. 



42. Goldfrapp - Tales of Us [Mute]
Le retour que l'on attendait plus. Celui de Goldfrapp et de la voix diaphane d'Alison. Sans revenir au premier album (mais en restant dans une veine similaire) et en s'éloignant de ses choix artistiques précédents qui ne m'avaient jamais vraiment parlé, 'Tales of Us' met le beau est au centre de tout. Traversé par des morceaux sublimes (au premier rang desquels Drew), ce disque est une divine surprise.  


41. Weekend - Jinx [Slumberland]
A chaque année son album Slumberland Records. Ayant raté leur premier album 'Sports' en 2010, je me rattrape avec leur second, 'Jinx', auprès duquel je ne suis heureusement pas passé à côté. Un album de post-punk, aux guitares évidemment de sortie, à la rythmique froide pour un ensemble enrobé dans une production du même acabit.  Revival certes. Mais de haute tenue. 


40. Vision Fortune - Mas Fiestas con el Grupo Vision Fortune [Faux Discx]
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Vision Fortune n'est pas un groupe mexicain aimant les castagnettes. Non. Avec une rythmique essentielle à l'ensemble, les anglais de Vision Fortune sortent là un disque rock barré, répétitif mais extrêmement envoûtant. En un mot comme en cent : l'album le plus Liars de l'année. En plus de celui avec la pochette la plus drôle et moche à la fois.


39. Turin Brakes - We Were Here [Cooking Vinyl]
Le retour (dans mon radar personnel disons) le plus épatant de 2013, on le doit au duo Turin Brakes, disparu des radars. Chansons fortes, tracklisting bien pensé, titres poignants, envolées pop et mélodies pleines de belles ritournelles, 'We Were Here' est un disque pop évident de l'année.



38. Fuck Buttons - Slow Focus [ATP]
Après 2 albums encensés (voir par ailleurs et là aussi), le relatif anonymat dans lequel est sorti le 3è disque de Fuck Buttons est surprenant. Car le duo anglais enfonce ici le clou avec toujours un son massif (clair et lumineux), entre synth-pop apocalyptique, noise viscéral et electro organique. Plus que jamais, Fuck Buttons for President !


37. Fuzz - st [In The Red]
Découvert via la compilation 'Liverpool 2013' de Trouble in Mind, Fuzz est l'énième émanation de l'intenable et insatiable Ty Segall. Un groupe qui porte bien son nom tant la guitare éponyme est présente de partout. Garage mais surtout psychédélique à mort (on ne sort pas une pochette comme celle-ci pour rien), ce nouveau projet de Ty Segall est peut-être son plus réussi.


36. Radical Face - The Family Tree: The Branches [Nettwerk]
Certains diront que je suis trop fan, mais il n'empêche, tout ce que peut sortir Ben Cooper me touche énormément. Mieux, en s'éloignant de certains tics qui auraient pu devenir agaçant à la longue, Radical Face sur le deuxième album de son triptyque « The Family Tree » (il faut écouter le premier), et sans se départir du sac inépuisable de mélodies qui l'accompagne, continue de tracer le sillon d'une pop-folk lumineuse. On ne dira jamais assez merci à Nikon d'avoir eu du goût et de lui permettre une plus grande exposition.


35. The Polyphonic Spree - Yes It's True [Good Records]
C'est grâce à la grande générosité de ses fans que ce 4è album des Polyphonic Spree a pu voir le jour. Et une nouvelle fois, Tim Delaughter continue de mener sa confrérie avec les mêmes ingrédients que depuis le début de leur carrière : de la pop-baroque, de l'opéra-rock, des chansons à chanter à tue-tête et du plaisir, rien du plaisir.


34. Minks - Tides End [Captured Tracks]
Le groupe le plus anglais de l'année est donc américain. Ici, Minks rend hommage aux années 80 et aussi bien à New Order qu'aux Smiths, avec de grandes chansons à toutes les plages. Vous avez dit grand disque ?




33. Daughter - If You Leave [4AD]
Après des Eps convaincant en 2011 et 2012, Daughter passe au format album avec une facilité déconcertante. Maîtrisant à merveille les silences, le groupe mené par la voix d'Elena Tonra est dans chacune de ses compositions très juste et ne surjoue jamais une mélancolie factice. Daughter vient de se lancer dans le grand bain. Pas dit qu'ils en ressortent de si tôt. 


32. Thee Oh Sees - Floating Coffin [Castle Face]
Plus prolifique que Spencer Krug, Thee Oh Sees est revenu avec un nouvel album en 2013. Normal pour un groupe qui publie là son 20è disque (tous genres confondus) en 7 ans ! Dans la droite lignée de leurs (nombreux donc) précédents LP et Ep, 'Floating Coffin' propose un rock psyché dans tous les sens, et une grande énergie à revendre. Ces gens sont certes prolifiques. Mais rarement décevant. 


31. Low - The Invisible Way [Sub Pop]
Les années passent, les albums aussi et rien ne semble avoir de prise sur  Alan Sparhawk et Mimi Parker. La preuve avec 'The Invisible Way', qui continue le déjà très long chemin tracé par Low depuis ses débuts. Ces gens là ont une connexion directe avec la mélancolie, ce n'est pas possible autrement.



Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 30-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



Comme promis, voilà donc un lecteur grooveshark présentant une chanson extraite de chacun des albums présentés ci-dessus. Soit 20 au total, dans l'ordre de présentation (de 50 à 31). Bonne(s) écoute(s) !


vendredi 28 décembre 2007

Top 50 'Albums 2007': 31-50

Et pour finir, le traditionnel top album. Un top 50 totalement subjectif. Une bien belle année que 2007 avec de grandes découvertes, des confirmations mais aussi de bonnes déceptions avec pas mal de disque écrasé par des titres immenses (Tunng, The National, Modest Mouse, ce genre de trucs). Peut-être pas du niveau de 2003 (référence pour moi, des chef d'oeuvre dans tous les coins) voire 2004. Et encore, à bien y regarder... Histoire de faire les choses bien et vu qu'un top album sans son n'a pas grand intérêt, vous trouverez au-bas de ce post un lecteur deezer compilant 20 titres des disques concernés (un par groupe).

Nb: Vu que Blogger me fait des misères et qu'il accepte pas un post long de cinquante disques, je vais couper ça en trois. Déjà 1) ça sera plus lisible, 2) moins lourd et 3) ça m'évitera de m'arracher les cheveux comme ce midi.

Bref, Top 50 donc. Et on commence par les albums 50 à 31.



50. Souvaris – A Hat [Gringo Records]
Un premier opus déjà post-rock mais tourné vers Boards of Canada ou Yo La Tengo, un deuxième qui prend de la testostérone, appelle Sonic Youth, Battles ou Shellac comme âmes d’inspirations et sort la grosse artillerie. Gros boulot et une nouvelle fois, grosse réussite et un des grands albums du genre de 2007. Bisous Simmo.



49. Von Südenfed – Tromatic Reflexxions [Domino]
Une (que dis-je, L’) icône punk et deux souris dj-ettes font dans la rencontre imprévue mais bien venue. Un disque electro-kepon sautillant et bandant, gorgé de tubes jusqu’à la glotte, seule et unique trace physique de la rencontre de Mouse on Mars et de Mark E. Smith, ce dernier, comme à son habitude a, semble t-il déjà mis fin à l’affaire. Pas une vraie surprise. On mettra Fledermaus Can't Get Enough, un des tubes de l’année, faut pas se mentir, à fond en guise de musique funéraire.

48. Over The Rhine – The Trumpet Child [Great Speckled]
Leur précédent album était un disque pop, beau comme tout, éclipsé par la tornade Sufjan Stevens. Leur nouvel opus (celui là donc) lorgne plus vers un côté jazzy et classy, à faire frissonner plus d’un bel homme, aux moustaches savamment taillées et à la descente de Scotch, assez vieux pour commander son propre Scotch, raffinée. Vous sentez cette odeur de cigarette ? Vous entendez ces applaudissements feutrés ? Ben, vous êtes dans un club de jazz des années 30, sous des voûtes. Et vous êtes bien.

47. Dakota Suite – Waiting For The Dawn To Crawl Through And Take Away Your Life [Glitterhouse]
Nouvel album de l'Anglais Dakota Suite, entre folk, cuivres et riffs tendus. Langoureux, mélancolique, triste, froid comme l'hiver et beau comme le printemps. Un disque à faire écouter à un déprimé : c’est souvent dans le tristement beau qu’on trouve une porte de secours.



46. Dntel – Dumb Luck [Sub Pop]
Une casting magique (Conor Oberst, Lali Puna, Jenny Lewis, Fog ou encore Grizzli Bear) et une alchimie non feinte entre sa musique et le chant de ses invités, vraiment à la disposition du maître des lieux : bref, un grand disque d’electro-pop. Reste plus qu’à donner naissance au petit frêre de ‘Give Up’, le premier album des Postal Service.



45. Editors – An End Has a Start [Kitchenware]
Un deuxième album avec du tubes «t’en veux ? t’en as !», des guitares circa-1981 dans tous les sens. Plus inspirés que leurs copains d’Interpol, pas révolutionnaires pour un sou, les Editors sont quand même d’une efficacité fofolle. Tripping.




44. Digitalism - st [Kitsuné]
Les Allemands de Digitalism, à l'instar de leurs compères Parisiens de Justice, rendent hommage (ou pompent sans vergogne, c'est selon) Daft Punk (jamais autant mis à l'honneur depuis la sortie d''Homework') et sortent un disque bandant et qui ferait même danser mamy. Imparable.



43. Laura Veirs – Saltbreakers [Nonesuch]
La mignonnette avec ses chtites lunettes toutes rondes de Seattle revient, avec un bien beau disque de songwriting pop/folk, très inspiré une nouvelle fois, qui mélange plutôt finement pistes langoureuses et intimistes et moments beaucoup plus enlevés, un genre qui lui sied bien . Comme dit Sami, Laura Veirs, elle fait tout le temps le même disque. Mais elle le fait bien.


42. Islaja – Ulual yyy [Fonal]
Troisième album pour la finlandaise, le plus abouti. Un disque tout en finnois, aux ambiances psychédéliques et planantes, au dessus desquelles vole une grande voix. Le genre d’albums dont il est assez difficile de se défaire. Le genre d’artiste à vous donner envie d’apprendre le finlandais, comme ça, entre deux bouchées de saumon.



41. Rand and Holland – Caravans [Spunk]
Un peu de Nick Drake, des touches de Jim O'Rourke, pas mal de Kings of Convenience et de toute la clique nordique qui embellie nos oreilles depuis quelques années déjà. Voyage en caravane en plein cœur d'une americana et d'un folk lumineux. Et sans Hugues Aufray.





40. Hauschka – Room to Expand [Fat Cat]
Si le fils de Max Richter devait faire du piano, il s'appellerait Hauschka. Des pièces entièrement sur cet instrument, tantôt déstructurées, tantôt titillés par quelques mouvements électronique. Histoire d'enfoncer le clou, tout se passe sur 130701, le sous-label de Fat Cat, spécialisé, dira t-on, dans les musiques de chambre et au catalogue parfait. Encore plus avec ce disque. Bondieu c'est beau.


39. Arctic Monkeys – Favourite Worst Nightmare [Domino]
Loin de l’hystérie collective de leur premier album, leur 'Favourite Worst Nightmare' est une bien belle surprise, homogène et moins blindé de tubes comme pouvait l’être 'Whatever People Say I Am, That's What I'm Not'. Moi qui pensais qu’il ramerait avant de trouver une vraie maturité artistique, j’en suis pour mes frais. Excellente surprise.



38. Ez3kiel – Naphtaline [Jarring-Effects]
Le seul groupe intéressant et pas chiant de chez Jarring Effects, et ça même quand ils font du dub et surtout quand ils sont avec DAAU, sort un nouvel album. Sans dub. Avec plein d'ambiances de musique de film et de Yann Tiersen. Un virage très intéressant et passionnant. Quant à l'objet physique, c'est indispensable, comme à chaque fois avec le groupe.



37. Eluvium – Copia [Temporary Residence]
L’an passé, c’est le ‘Harmony In Ultraviolet’ de Tim Hecker qui venait rythmer mes fins de soirées et mes débuts de nuits. Cette année, c’est le beau 'Copia' d’Eluvium qui lui succède. Planant, ambiant, atmosphérique, et minimal, un disque d'une beauté céleste.




36. Robert Wyatt – Comicopera [Domino]
Le grand Robert Wyatt revient un siècle après son dernier album. Il ramène dans sa besace son ambition artistique (toujours rock progressif, un peu de jazz, de la pop plus «basique» aussi), son monde à lui, quelques copains (Brian Eno, Paul Weller, notamment) et sort une bombe magistrale et vibrante. Touchant comme personne le Robert. Et puis avec sa grosse barbe et sa tête de nounours, on lui ferait bien un câlin tiens.

35. !!! – Myth Takes [Warp]
Première rencontre scénique avec votre serviteur en 2007. Résultat ? Une baffe. Nouvel opus dans les oreilles ? La même. Un disque plus concis, mieux maîtrisé que le premier, avec des titres à faire danser le monde entier jusqu’au bout de la nuit, dans tous les coins. Un album d’une efficacité rare. “4 your heart of hearts... yeah... talking bout real love baby...”.


34. Mira Calix – Eyes Against The Sun [Warp]
Entre électronique, minimalisme et expérimental feutré, Mira Calix pond un nouvel album beau… mais beau ! C’est assez incroyable. On y rentre doucement, comme dans une eau bien chaude et on en ressort tout tourneboulé. Mélodiquement, c’est très fort. Classe.




33. Marissa Nadler – Song III: Bird on the Water [Peacefrog]
Nouvel album en forme d'apothéose pour la grande Marissa et émotion à fleur de peau tout au long de cet album. Un disque de folk splendide, mené par une bien belle voix, qui pose quand même la question : comment est-ce possible qu’une voix et une guitare acoustique, à peine embellies par quelques cordes, arrivent à toucher autant et à vous foutre des frissons tout le long de l’échine ?


32. Le Loup - The Throne of the Third Heaven of the Nations' Millennium General Assembly [Hardly' Art]
Rencontre entre Sufjan Stevens, Radical Face et Grizzly Bear. Pop intimiste, folk délicat qui ne veut pas trop en faire de peur, justement, d'en faire trop, banjo, chœurs et canons au programme. Une des très belles découvertes de 2007. Un disque dont on ne se détache pas facilement.


31. Bishop Allen – The Broken String [Dead Oceans]
Voilà un groupe un peu foufou qui, un soir d’hiver 2005, decide qu’en 2006, il sortira un disque par mois. Comme ça. Parce qu’il est d’humeur. De ce pari un peu débile à la base naitront 12 Ep, tous intitulés du nom du mois de leur sortie. Certains des titres presents se retrouvent aujourd’hui sur ce second album, condensé d’indie-pop, variée, à la belle écriture. Il y a quelques hymnes qu’on se surprend à fredonner plus souvent qu’à son tour. Un vrai grand groupe est né. Et avec lui, un vrai bon label. Chouette.


Avant de passer à la suite, un extrait pour chaque album concerné. Dix-neuf dans le lecteur deezer et un seul (car trop lourd pour le logiciel) à part, celui de Souvaris:

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Souvaris - The Young Ted Danson