jeudi 28 février 2008

The Sleeping Years – We're Becoming Islands One by One [Talitres]

Je ne sais pas ce que j’ai en ce moment, mais je suis d’humeur mélancolique. C’est la saison qui veut ça. « Et pourtant il fait beau » me direz-vous. Oui, va comprendre Jacky. Quoiqu’il en soit, la période veut que j’aime les chansons belles, qui mouillent les yeux et qui font renifler plus que de raisons.

Et dans le genre mélancolique, quelle belle découverte que voilà. The Sleeping Years, nouveau projet de Dale Grundle, ancien leader de The Catchers (dont j’avoue ici mon ignorance totale les concernant). Pour l’affaire, il a emmené avec lui Michelle So et Tom Page avec lui.

L’idée ? Pondre un album de folk – lorgnant vers la pop par moments – lumineux, acoustique, qui sonne merveilleusement et qui fait vibrer les cordes les plus sensibles de notre être, souvent enfouies au plus profond de nous. Et vous savez quoi ? Il y arrive. Et de quelle façon !

A la base, le projet de The Sleeping Years a débuté via trois Ep, en éditions limitées, dont beaucoup de morceaux écrits à l’époque se retrouvent dans le tracklisting de ce ‘We're Becoming Islands One by One’, mais dans de nouvelles versions. Trois Eps – dont le premier est déjà épuisé – que beaucoup considèrent comme très bons (je ne me prononcerais pas sur le sujet n’ayant eu l’occasion de les écouter que trop rarement).

L’album était donc une suite logique. Et elle est réussie. ‘We're Becoming Islands One by One’ présente un trio dégageant une harmonie et une cohérence folle. Tous les morceaux de The Sleeping Years sont basés sur la guitare électrique de Dave Grundle et la batterie de Tom Page. Mais à chaque fois, Michelle So vient se mêler au duo, apportant tantôt son piano, tantôt son violoncelle. Et cette touche là sublime des compositions déjà d’excellentes factures. Et quand les deux instruments sont présents sur le même morceau, au même moment, comme sur Dressed for Rain (voir plus bas), il ne reste plus qu’à s’arrêter de bouger et de prier pour que les frissons qui parcourent notre échine durent, durent, durent…

Ce disque est grand. Ce disque est beau. Ce disque respire la classe à dix kilomètres. Ce disque sort chez Talitres, dans la plus pure tradition de ce bonheur de label français (et bordelais). Une entité sur laquelle The Sleeping Years croiseront des groupes au talent rare, de Dakota Suite à Idaho en passant par Wedding Present. Bref, un tel alliage ne pouvait donner que de l’or. S’ils continuent, on va finir par les appeler Midas. (sortie: 17 mars 2008)

Son :
Myspace (5 morceaux dont 2 de
‘We're Becoming Islands One by One’)
Site Officiel (dont, notamment, les paroles des morceaux. Et comme celles-ci sont de qualités, on aurait tort de s’en priver)

Deux titres au programme. Le choix a été difficile mais j’ai décidé de m’arrêter sur deux bijoux,
Setting Fire to Sleepy Towns et Dressed For Rain. A pleurer. (malheureusement, plus en écoute).

mardi 26 février 2008

Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – 13 Blues for Thirteen Moons [Constellation]

Désolé. Mais je n’y arrive pas. J’ai beau essayer de les détester, de leurs trouver des défauts, de ne pas aimer leurs nouvelles compositions, de regretter le passé et de m’appesantir sur ce que le groupe est devenu, je ne peux pas. C’est impossible. Non. J’aime Thee Silver Mount Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band (With Choir ou non) - ou A Silver Mount Zion, c'est selon, l’ex-croissance la plus brillante de feu-Godspeed You ! Black Emperor, mené par l’icône la plus rock de ce début de millénaire, Efrim Menuck. Un point c’est tout.

Et ce n’est pas avec leur tout nouveau ‘13 Blues for Thirteen Moons’ que je vais changer d’avis et cracher sur leurs longues mélopées enflammées. Non, bien au contraire car ce disque, s’il suit la ligne directrice du groupe depuis (plus ou moins) ses débuts, se pare d’une couleur noire assez saisissante. Il faut entendre le titre éponyme pour s’en rendre compte : la batterie de Eric Craven (ex-Hanged Up) y est lourde (j’y trouve même un côté Bohren und der Club of Gore, c’est dire), les guitares sont aiguisées et attaquent comme jamais chacune des secondes des 16 minutes 47 du morceau, proposant même un déferlement assourdissant de noise en fin de titre, tandis que la production balade une tension à couper au couteau tout au long du titre. Du grand art, définitivement.

Les trois autres titres – aussi longs – sont déjà des classiques de Thee Silver Mount Zion. Découvert à l’occasion de leur dernière tournée (il y a presque un an), Blindblindblind (voir plus bas) et 1,000,000 Died To Make This Sound sont deux bijoux. Le premier est peut-être un des tous meilleurs titres du groupe, celui qui lui ressemble le plus avec une guitare qui rythme une lente montée de cordes avant que les voix et quelques riffs ne viennent envoyer le tout au septième ciel de la chaire de poule.
Quant au second, il est un des nouveaux titres incontournables sur scène : cette noirceur dans la musicalité, ces voix qui s’entremêlent, qui se répondent, qui canonnent ensemble tout du long, lui confèrent une puissance assez rare.
Et que dire de Black Waters Blowed/Engine Broke Blues, titre rock et puissant, à la construction alambiquée, mais à la puissance évocatrice, porté par la voix bouleversante d'Efrim.

Le 23 avril 2007, lors de leur passage au Rail Théâtre/Grrrnd Zero de Lyon-Vaise, leur prestation avait été exceptionnelle, proposant un show époustouflant, comme souvent, et présentant des nouveaux morceaux étonnant. J’étais impatient d’en écouter une version studio, enregistrés comme il faut au fameux Hotel2Tango (LE studio d’enregistrement du label Constellation).
Cette version, un an plus tard, je l’ai dans les oreilles. Et elle vaut vraiment le détour. Comme à son habitude, Efrim et ses amis du Silver Mount sont loin, très loin de me décevoir. Et c’est avec une indéfectible envie que je me rendrais dans quelques semaines à Vaise pour les voir à nouveau. Ça sera la quatrième fois. Et pas la dernière s’ils continuent à composer des albums comme ce '13 Blues for Thirteen Moons' (à l’artwork une nouvelle fois splendide. Le genre qui vous donne envie de continuer plus que jamais à dire « oui » au produit physique), aussi noir qu’indispensable en cette année 2008. (sortie : 10 mars 2008)

Nb : Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band sera donc en tournée très prochainement dans toute la France. Et, pour ceux qui n’auraient jamais eu la chance de les voir, allez-y, même si votre connaissance du groupe se limite au titre en écoute plus bas. Vous ne le regretterez pas :
12 avril 2008: La Maroquinerie, Paris (19.8€)
13 avril 2008: La Maroquinerie, Paris (19.8€)
18 avril 2008: Rail Théâtre/Grrrnd Zero, Lyon (prix pas communiqué pour le moment, mais ça ne devrait pas dépasser les 15€).

Son :
Site Officiel de Constellation Records

Et un titre donc. Et quel titre ! Blindblindblind, merveille de 13 minutes, un des sommets du groupe. A vos frissons ? Prêt ? Partez ! (malheureusement plus en écoute).

lundi 25 février 2008

Track of The Day (19-25 février 2008)

Pas mal de nouveautés cette semaine, quelques trésors cachés, une vieillerie qui n'a toujours pas pris une ride et un bonheur de version française. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, à droite).

Lundi 25 février 2008:
* Tunng - Bullets (French Version) [Full Time Hobby]
Tunng s'amuse à sortir une version "française" de son magnifique Bullets, tout simplement un des titres les plus vibrants de 2007. Et rend le tout absolument adorable. Ah mon dieu, cet accent, ces paroles... Tout est merveilleux. 'On chope des balles avec les dents'...
(disponible sur Une Rentrée 2007 - Les Inrockuptibles - Vol. 2, 2007)

Dimanche 24 février 2008:
* I Am Kloot - Hey Little Bird [I Am Kloot Records]
Nouvel album pour les Mancuniens, attachants au possible. Un joli disque que ce 'Play Moolah Rouge' sur lequel je reviendrais si j'en trouve le temps. Mais avant ça, petite mise en bouche avec ce délicat Hey Little Bird, beau comme tout.
(disponible sur Play Moolah Rouge, 2008)


Samedi 23 février 2008:
* Alive In Wild Paint - Forecasting [Ceilings]
De la pop FM entendue 1000 fois. Alive In Wild Paint, c'est un peu 'Coldplay meets Snow Patrol' (ce qui chez moi est tout sauf une mauvaise chose vu que j'aime beaucoup les deux groupes). Mais en ce lendemain de cuite, alors que le whisky s'amuse à continuer à narguer mes veines, ce Forecasting est juste le morceau parfait.
(disponible sur Ceilings, 2008)

Vendredi 22 février 2008:
* Lightspeed Champion - Dry Lips [Domino]
Buzz médiatique de ce début 2008, Dev Hynes (aka Lightspeed Champion) change sa guitare d'épaule et pond un album pop classique mais efficace. Surtout, il fait montre d'un vrai talent pour faire, avec un rien, d'une chanson innocente un grand morceau de bravoure. Comme ce Dry Lips par exemple, qui n'aurait d'ailleurs pas dépareillé dans le top 6 'Break-Up Songs' de la semaine dernière.
(disponible sur Falling Off The Lavender Bridge, 2008)

Jeudi 21 février 2008:
* Jacob Golden - On a Saturday [Sawtooth Recordings]
Songwriter de talent, tout en douceur, Jacob Golden a mis au monde l'an passé son second album, 'Revenge Songs'. Un joli disque, avec des petites sucreries même pas cachées. Et en haut du gâteau, ce On a Saturday savoureux.
(disponible Revenge Songs, 2007)


Mercredi 20 février 2008:
* Nina Nastasia - Jimmy's Rose Tatoo [Socialist]
La plus que talentueuse Nina Nastasia s'apprête à débarquer chez nous dans les semaines qui viennent. Retour donc sur une discographie sans faille avec le toujours magnifique Jimmy's Rose Tatoo, sortit à l'époque de 'Dogs'.
(disponible sur Dogs, 2000)


Mardi 19 février 2008:
* Jay-Jay Johanson - As Good as It Gets [Labels]
En 2007, le Suédois Jay-Jay s'est enfin mis dans la tête que "plus c'est simple, plus c'est beau". Et son 'The Long Term Physical Effects Are Not' est perclu de jolies chansons, aux airs jazzy des plus recommandables. Comme ce As Good as It Gets classieux comme tout.
(disponible sur The Long Term Physical Effects Are Not, 2007)

jeudi 21 février 2008

The Duke Spirit – Neptune [You Are Here]

Quatre jeunes brundinet sont dans un bateau. A la barre, une belle blonde aux allures de Nico, l’égérie d’Andy Warhol et d’Alain Delon. Personne ne tombe à l’eau. Qui est-ce qui reste ? Les Duke Spirit mon capitaine. Un combo anglais rock. Et, si j’osais, le meilleur – actuellement – de la perfide Albion. Oui oui, rien que ça.

Un groupe qui vient de donner officiellement naissance au petit frère du nerveux ‘Cuts Across The Land’ de 2005 et de la ribambelle de singles et autres Ep disséminés ici et là depuis la création du groupe, à la sortie d’une école d’art au début des années 2000.

Nouvel album donc, ‘Neptune’ le bien nommé. Trois-quarts d’heure de rock, moins garage que par le passé mais tout aussi efficace. Passé le titre d’introduction, les Duke Spirit envoient le bois : si Send a Little Love Token (voir plus bas) ne fait pas danser la planète entière dans les soirées indie des mois qui viennent, ce n’est à n’y rien comprendre. Et je pèse mes mots.
Dans la même catégorie, on placera aussi Into The Fold, inspiré et porté comme jamais par la voix de Liela Moss, la blondinette du début. Cette rage, cette fougue, cette envie, c’est juste un appel à la folie. On retrouve d’ailleurs (clin d’œil de la part de Chris Goss qui produit le disque, ancien comparse de route des Queens of The Stone Age ?) un passage qui rappelle énormément le break de No One Knows des potes de Josh Homme.

D’ailleurs, ces derniers ne sont pas les seuls à revenir toquer à la porte des souvenirs à l’écoute de ce ‘Neptune’. Un autre grand groupe s’invite : Sonic Youth, période Goo, sur You Really Wake Up The Love In Me (l’intro du morceau est plus qu’hommage). Rien que ça.

Mais ce qui est bien avec les Duke Spirit, c’est qu’ils ne se contentent pas d’enquiller les titres rock et les références. Car avant tout, ils ont un son bien à eux. Et comme ce sont des gens de goût et bien élevés qui aiment les plages de respirations pour faire retomber la folie, ils parsèment ce ‘Neptune’ – et comme sur leur premier disque - de balades, tantôt sombres, langoureuses et soul (The Step and The Walk, This Ship Was Built to Last) tantôt très pop (My Sunken Treasure avec un piano très en avant, Sovereign), mais toujours acérées par des riffs bien tendus et des paroles bien senties.

Un peu garage, très rock, bluesy mais soul aussi, rappelant les Pixies et tout le rock indé des années 90, ‘Neptune’ est un coup de pied bien senti dans les noix de la fourmilière rock qui a tendance depuis quelques années à se regarder jouer plutôt qu’à être inspirée. Energique, énergisant, euphorisant, cohérent et vivifiant, c’est même un vrai petit régal et une des grandes œuvres de 2008. (sortie : 4 février 2008)

Son :
Myspace (Six morceaux en écoute)
Officiel

Deux titres en écoute, deux facettes de cet album. L’explosif Send a Little Love Token et le lascif Wooden Heart (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip de Lassoo avec ses trompettes tonitruantes:

lundi 18 février 2008

Track of The Day (12-18 février 2008)

Une semaine éclectique entre grands classiques et belle reprise. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer, à droite).


Lundi 18 février 2008:
* Subtle - Falling (feat. Why?) [Lex]
Depuis leur merveilleux 'A New White', Subtle (combo mené par Doseone et Jel) me déçoit. L'intimisme qui faisait la force de leur premier album a disparu. C'est très très loin d'être mauvais. C'est juste moins bien. Mais à chaque fois, on peut ressortir de grands moments, comme ce Falling auquel le coquin Why? vient prêter sa voix de canard sous LSD. Chic.
(disponible sur Yell & Ice, 2007)

Dimanche 17 février 2008:
* Jesse Sykes & the Sweet Hereafter - Hard Not To Believe [Barsuk]
La ténébreuse Jesse Sykes est revenue l'an passé avec un disque particulièrement beau, d'une grande richesse, entre country, rock et folk. Hard Not To Believe est l'exemple même de ce qui se trouve sur cet album: des morceaux touchants et bouleversés.
(disponible sur Like, Love, Lust & the Open Halls of the Soul, 2007)

Samedi 16 février 2008:
* Etienne Daho - Le Brasier [Virgin]
J'aurais bien mis en écoute un des titres du dernier album de Daho. Mais 'L'invitation' n'étant pas (encore?) référencé sur deezer et ce dernier interdisant (quelle idée!) le partage de morceaux uploadés, réécoutons donc ce joli Brasier, plein d'espoir, aux grands airs mélodiques rappelant le célèbre Angel de Robbie Williams.
(disponible sur Corps & Armes, 2000)

Vendredi 15 février 2008:
* Ellen Allien - Sehnsucht [BPitch Control]
Chaque année (ou presque) la grande pretresse de l'électro allemande sort ses disques toujours avec une qualité jamais niée. Son meilleur restera sans doute son 'Berlinette' de 2003 d'où il est dur de ressortir un titre. Mais puisqu'il faut bien, allez, va pour Sehnsucht tiens.
(disponible sur Berlinette, 2003)

Jeudi 14 février 2008:
* Emiliana Torrini - If You Go Away [One Little Indian]
La belle Emiliana Torrini reprend le Ne Me Quitte Pas de Jacques Brel dans la langue de Shakespeare et sort une chanson qui navigue entre noirceur profonde (couplets) et semblant d'optimisme (refrains). Classe.
(disponible sur To Be Free Ep (Pt. 1), 1999)

Mercredi 13 février 2008:
* Hood - Any Hopeful Thoughts Arrive [Domino]
Si leur 'Cold House' avec le Anticon Crew avait séduit bon nombre de critiques en 2001, leur 'Outside Closer' de 2005 était passé totalement inaperçu. Et pourtant, il était lui aussi très bon. Comme le prouve ce Any Hopeful Thoughts Arrive, folktronica du meilleur effet, tout en montée, sur la brèche tout du long. Qui a dit splendeur?
(disponible sur Outside, Closer, 2005)

Mardi 12 février 2008:
* Neil Young - Philadelphia [Sony]
Manquant d'inspiration ces dernières semaines, je n'avais même pas l'once d'une bonne idée pour le titre du jour. Et puis je suis tombé ce soir sur la fin de Philadephia à la télé. Et donc sur le morceau du même nom de Neil Young. Splendeur parmi les splendeurs. Certes, j'ai déjà mis du Loner y a quelques jours. Mais bon, faut avouer que ce titre pour commencer un mardi, on a vu pire non?
(disponible sur Philadelphia OST, 1993)

jeudi 14 février 2008

Top 6 "Break-Up"

En ce jour béni des fleuristes, restaurateurs en tout genre et vendeurs de rose à la sauvette qu’est la Saint Valentin, si nous prenions le contre-pied de la fête qui sent bon la guimauve, le rose bonbon, les cœurs dessinés au feutre rouge et le tiroir-caisse?

Etant entendu que l’ambiance générale est plutôt synonyme aujourd'hui de «bonheur», «joie» et «vie à deux», étant établi que, pour moi, toutes les conditions, ne serait-ce que la troisième, ne sont pas réunies, je me suis laissé tenté par une un Top 6 ‘Rupture’. Six break-up songs, six morceaux qui parlent de cœurs brisés, de plaquages intempestifs ou de dépression à la perte d’un amour.

Un thème donc (très) large et qui m’a obligé à faire quelques choix délicats. Car oui, l’artiste musical écrit principalement sur trois thèmes : l’amour (le plus largement répandu, le léger aussi), la drogue (on y reviendra un jour dans ces pages) et la peine, la douleur ou la déception amoureuse. Et ce dernier, il l’aime notre ami l'artiste. Beaucoup même. Comme si avoir mal et retourner le couteau dans la plaie était une seconde nature.

Bien sûr, beaucoup de classiques auraient mérité une place dans ce top 6, du Ne Me Quitte Pas de Jacques Brel, au Je suis venu te dire que je m'en vais de Gainsbourg en passant par le Yesterday des Beatles ou le Last Goodbye de Jeff Buckley. Mais j’ai préféré opter pour des titres plus obscurs, moins connus (tout est évidemment relatif) mais pas moins forts pour autant. Aidé par quelques forumeurs émérites et aux idées judicieuses de Sound Of Violence, j’ai donc sélectionné six titres, qui parlent, chacun à leur façon, d'une des facettes du thème du jour.

Garbage et Shirley Manson évoque le désarroi dans lequel on tombe quand on nous annonce que l’on ne nous aime plus avec Cup of Coffee (peut-être le morceau qui colle le plus à ce top 6), Lush et Jarvis Cocker tentent de se persuader qu’ils seront bien mieux l’un sans l’autre et que se séparer est la meilleure décision de leur vie (Ciao!), Robert Smith revient avec son ex sur sa relation passée dans Cut Here, Spearmint via It Will End anticipe la rupture que Bob Dylan a subi et qu’il n’arrive pas à surmonter. Et pendant ce temps là, Miossec, dans un de ces tous meilleurs morceaux se met à engueuler son amour perdu, passé de vie à trépas, d'être parti trop tôt.

Bref, un tour d’horizon (très pop) des douleurs, des atermoiements, des questionnements qui nous déchirent dans des moments pareils. Certes, sortir un tel top 6 le jour de la Saint-Valentin n’est peut-être pas la chose la plus maligne du monde. Mais les textes (voir extraits plus bas) sont tellement bons, les morceaux sont tellement grands, qu’il n’y a pas de raisons. Quand c'est beau, c'est bon, point final. A vos marques ?... Prêts… Pleurez!

Ps: Merci aux forumeurs de SoV donc, notamment à Sublimestyle (pour Lush & Jarvis Cocker), Swank (Cut Here des Cure) et Pitseleh (It Will End des Spearmint).



Tracklisting:
Garbage - Cup of Coffee (Beautiful Garbage, 2001)
Lush (feat. Jarvis Cocker) - Ciao! (Lovelife, 1996)
The Cure - Cut Here (Cut Here Ep, 2001)
Spearmint - It Will End (A Different Lifetime, 2001)
Bob Dylan - Love Sick (Time Out of Mind, 1997)
Miossec - Dégueulasse (1964, 2004)
















Et voilà quelques passages des titres en questions. Un conseil: trouvez les paroles (dans leur totalité) sur Internet, ça vaut franchement le détour.

Garbage - Cup of Coffee
'I smoke your brand of cigarettes 

And pray that you might give me a call 
I lie around in bed all day just staring at the walls
Hanging round bars at night wishing I had never been born
And give myself to anyone who wants to take me home'

Lush (feat. Jarvis Cocker) - Ciao!
'Oh I must've been crazy to have stayed with you

 I can't believe I thought I was in love with you 
But now the scales have fallen I can really see 
And I say go to hell, 'cause thats where you took me'

The Cure - Cut Here
'It's so hard to think "It ends sometime 

And this could be the last 
I should really hear you sing again 
And I should really watch you dance"
Because it's hard to think 
"I'll never get another chanceTo hold you... to hold you... "'

Spearmint - It Will End
'Oh it would be lovely

If it could just stay like this 
But of course it won't 
You know that don't you 
By meeting someone else 
Meeting someone else 
You start questioning your feelings 
Or simply fizzled out 
Simply fizzled out 
Till suddenly you're leaving 
By phone or in a letter
Regret or in relief
 

In silence or in screaming'

Bob Dylan - Love Sick
'I'm sick of love; 

I wish I'd never met you 
I'm sick of love; 
I'm trying to forget you
Just don't know what to do
I'd give anything to
Be with you'

Miossec - Dégueulasse
'C'est dégueulasse de m'avoir tiré dans le dos 

De ne m'avoir rien dit en face 
C'est comme si il y avait quelque part
Un défaut, une sorte de fêlure dans la cuirasse
C'est dégueulasse d'avoir quitté ta peau 
Au printemps ou à la fonte des glaces 
Que ce soit le cœur ou la moto 
Pas une vie sur terre ne se remplace'

mardi 12 février 2008

Madrugada – st [Malabar Recordings]

Vous vous souvenez de vos premiers amours de lycée ou de début de fac ? Vous vous souvenez des premières personnes qui ont fait vraiment battre votre cœur ? De la première fille qui l’a détruit ? De vos premiers flirts que vous avez viré sans une explication, un peu honteux/se de ne pas avoir su lui dire en face la vérité ? Je ne sais même pas pourquoi je vous pose la question en fait : tout le monde s’en souvient. Et la plupart du temps sans amertume, juste avec une tendre nostalgie.

C’est d’ailleurs ce qu’on ressent quand on revoit la dite personne, dix ans plus tard, mariée, trois enfants, un job sympa, toujours aussi charmante, installée mais bien loin de ses rêves d’une carrière qu’elle voulait rayonnante et folle, qu'elle vous contait pendant ces longs cours d’anglais d’une prof à l’accent insupportable : de la nostalgie. Même pas des regrets.

Tous ces sentiments, c’est eux qui m’unissent (en partie) à Madrugada. Non pas que j’ai ne serait-ce qu’un début de relation platonique avec ces rockeurs de Norvégiens. Non. Juste qu’à l’époque, j’avais beaucoup aimé leur ‘Industrial Silence’ et son blues nordique. Je me souviens à l’époque qu’un des titres passait même souvent à la radio.

Neuf ans plus tard, c’est au détour d’un forum que j’apprends que Madrugada est de retour, avec un… sixième album – le cinquième studio – sous le bras droit, et un décès – le guitariste Robert Burås, mort en juillet 2007 à 31 ans – sous le gauche. Car il faut savoir que après cette année, j’ai honteusement et lâchement laissé tomber le groupe. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Il n’y a pas d’explications rationnelles ou logiques. Sauf l’ennui. Oui, c’est ça : j’ai du m’en lasser.

Mais là, tel un vieil amant, en apprenant la nouvelle, je n’ai pas hésité à y replonger. Bien m’en a pris. Autant vous prévenir tout de suite (enfin, après 20 lignes d’élucubrations pseudos psychologiques sur le premier amour), ce n’est pas le disque de l’année. Juste un disque rock d’un pied pas possible, blues mais pas que (de la belle pop comme sur le très joli What’s On Your Mind?), énergique mais capable de douces caresses (Honey Bee et ses accords qui rappellent bizarrement Les Mots Bleus de Christophe, voir plus bas), toujours porté par cette voix qui fait plus que rappeler Nick Cave des dernières années (et Mick Jagger sur Our Time Won’t Live That Long, d’un mimétisme assez incroyable même). D’ailleurs musicalement, cet album (éponyme) de Madrugada rappelle énormément Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus de l'Australien et son opposition rock/pop, noir/blanc, ying/yang.

Alors oui, Madrugada n'est en rien le groupe de ma vie. Plus une petite madeleine en fait. D'ailleurs, ce nouvel album ne trustera pas les playlists de fin d’année. Même pas sur qu’on en entende beaucoup parler. Et pourtant, il vaut le détour. De par ses chansons. De par sa production. Et de par le plaisir (vous me direz, ça ne concerne que moi seul) de retrouver un groupe qui aura finalement bercé, à son niveau, mes premières années fac (sortie : 21 janvier 2008).

Son :
Myspace (3 titres du nouvel album et trois plus anciens)
Site Officiel

Deux titres en écoute, avec Whatever Happened To You?, qui ouvre l’album, et Honey Bee, sauce Les Mots Bleus.
(malheureusement, plus en écoute).

Et pour finir, le premier single extrait, Look Away Lucifer, en vidéo, très réussie :


lundi 11 février 2008

Track of The Day (5-11 février 2008)

Une semaine chargée, personnellement parlant. Peu de temps pour passer de deezer à un autre lecteur. Ce qui explique peu de titres très récents. Il n'empêche, ces morceaux là ont de la gueule. En tout cas pour moi. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 11 février 2008:
* Mates of State - Think Long [Moshi Moshi Music]
Un album complètement (ou presque) passé en 2006 alors que pourtant. Duo à la scène comme à la ville, les Mates of State propose une pop assez cheap, pleins de claviers sortis de nulle part, avec deux voix qui s'entremêlent parfaitement pour donner un résultat bien saisissant comme il faut. De la pop comme on l'aime. Et qui mériterait une bien meilleure exposition médiatique.
(disponible sur Bring It Back, 2006)

Dimanche 10 février 2008:
* Matt Elliott - Broken Bones [Ici D'ailleurs]
Et si c'était lui l'artiste qui conjuguerait l'incroyable talent d'être un des plus doués du moment mais également le fait d'être le moins connu? Peut-être. En tout cas, l'ancien de The Third Eye Fondation, confirmait en 2006 sur son 'Failing Songs', sa propension à émouvoir avec un rien. Ses ritournelles qui sentent bon l'Est de l'Europe (voire même plus loin) font mouche à chaque fois.
(disponible sur Failing Songs, 2006)

Samedi 9 février 2008:
* The Black Angels - The First Vietnamese War [Light In The Attic]
Alors que leur nouvel album devrait sortir dans les semaines qui viennent, retour sur le surprenant et bien bon 'Passover', premier album des Black Angels, de 2006, rock psyché aux gros riffs qui sent bon les seventies.
(disponible sur Passover, 2006)


Vendredi 8 février 2008:
* Kubb - Wicked Soul [Mercury]
Quand je travaillais en Belgique, cette chanson passait - au bas mot - sept fois par jour à la radio (oui, je devais écouter la FM Belge, qui, si elle reste plus supportable que la FM française, est épuisante au bout d'une heure). Et près de deux ans plus tard, ce Wicked Soul de Kubb est toujours d'une bien grande efficacité, perdue dans un album somme toute moyen.
(disponible sur Mother, 2005)

Jeudi 7 février 2008:
* Miossec - Salut Les Amoureux [Pias]
En 1997, sur son second album, le grand (que dis-je) l'immense Christophe Miossec reprenait Joe Dassin, un des artistes les plus sous-estimés de l'histoire de la chanson française sur son premier album. Sa version de Salut Les Amoureux est un délice, porté par cette voix rocailleuse que l'on aime tant.
(disponible sur Baiser, 1997)

Mercredi 6 février 2008:
* Sage Francis - Slow Down Gandhi [Epitath]
Mon titre de l'année 2005. Sage Francis n'a jamais aussi bon, aussi fort, aussi percutant. Politiquement engagé jusqu'au bout des harpions, Slow Down Gandhi a en plus un rythme et une prod des plus efficaces. Un chef d'œuvre, ni plus ni moins.
(disponible sur A Healthy Distrust, 2005)

Mardi 5 février 2008:
* The New Pornographers - Adventures in Solitude [Matador]
Tous les discours du monde seront vains à l'écoute de ce titre des New Pornographers, un des groupes parallèle de Destroyer, mené par Dan Bejar. On pourrait déblatérer des mois sur la qualité (relative) de leur 'Challengers' de l'an passé. Et puis on pourrait écouter ce Adventures in Solitude, délicieux du début à la fin et juste profiter. Uhm... Ouais, on va faire ça en fait.
(disponible sur Challengers, 2006)

mardi 5 février 2008

Malcolm Middleton – Sleight Of Heart [Full Time Hobby]

Tout a été dit sur l’amour. L’art a en effet su mettre en scène depuis des siècles son sujet de prédilection. A tel point que l’on se demande souvent ce qu’il y a encore à en dire. Car oui, si l’on regarde bien, le tour de la question a été fait a de nombreuses reprises : un cœur brisé, le début d’une romance, des déchirures inéluctables ou un bonheur tout simple, tous ces sujets ont été traités maintes et maintes fois.

La musique n’a d’ailleurs jamais été en reste, de l’opéra au reggae, du rap au jazz en passant par les pires bouzes commerciales qui sont passées par mes conduits auditifs lors de mon adolescence à la fin des années 80 et au début des années 90. Elle a même tellement traité le sujet là qu’elle en vient à tourner sur elle-même.

Alors comprenez mon étonnement, quant à l’écoute de ‘Sleight Of Heart’, nouvel album de Malcolm Middleton – pour ceux qui auraient oublié, volontairement (pour faire passer plus facilement la douleur) ou non (vous avez quatre jours pour vous taper la discographie complète d’un des groupes les plus importants des 20 dernières années, interro surprise en fin de semaine) une des deux têtes pensantes de feu Arab Strap – je suis tombé sur une nouvelle chanson d’amour : Love Comes In Waves. Qui m’a, uhm, comment dire, assez bouleversé.

Allez comprendre. Parce qu’à la base, la construction est des plus classiques, la mélodie est plutôt banale. Il y a bien la production, en trois temps, qui bouge un peu les lignes. Mais à part ça, elle reste, de loin, une chanson pop qui parle d’amour, certes déchu et brisé, comme une autre… Sauf que les frissons sont bien là eux. Mes poils sont au garde à vous, les yeux s’embuent et j’ai juste envie de pleurer. Alors pourquoi ? Ben justement par la simplicité de sa mélodie, son texte bouleversant, totalement vrai et/ou touchant et cette montée en puissante finale, le tout pour sept minutes de mélancolie. Pas putassière pour un sou, Love Comes In Waves est un petit bijou de sentiments paré de pop superbe et sincère.

J’aimerais pouvoir parler encore et encore de ce morceau, de ses paroles qui me touchent chaque fois un peu plus. Mais il faut bien que j’évoque, ne serait-ce que rapidement, le reste de l’album ; ce qui remplit les huit autres plages de ce ‘Sleight Of Heart’. Car là aussi, il y a à dire.
Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’ (voir ici ou ), ce bon Malcolm Middleton reprend les choses au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano et rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins.

Bref, une fine et belle équipe qui pond donc au total six nouveaux morceaux, sort sa version (et avec quelle classe !) de Stay de Madonna et se permet de reprendre Just Like Anything de Jackson C. Frank de façon plutôt honnête sans que cela soit transcendant (de toutes façons l’originale est tellement belle qu’arriver à ne pas la défigurer est déjà un exploit) avant de toucher à Marguerita Red des sous-estimés et méconnus King Creosote. Et tout du long de la grosse trentaine de minutes que dure l’album, tout (ou presque) n’est que délicatesse, chatoyant touché de cordes et belles mélodies.

A l'écoute de ce 'Sleight of Heart', on se dit que Malcolm Middleton continuera donc en 2008 de rassurer et de consoler tous nos cœurs brisés suite à la séparation d’Arab Strap : il n’a pas changé, il n’a rien perdu de son songwriting et garde toute son intégrité et son talent. Mais si, pour une raison ou une autre, le blues venait quand même à nous étreindre, une seule solution : se plonger à nouveau Love Comes In Waves ; s’y immerger même. Parce que de la mélancolie de cet acabit là est le bien meilleur des remèdes (sortie : 3 mars 2007)

Son :
Myspace (six titres en écoutes dont deux de ‘Sleight Of Heart’ parmi lesquels la reprise de Stay Madonna)
Site Officiel (un modèle de sobriété et de navigation)

Un morceau donc seulement exceptionnellement. Mais vu que ce Love Comes In Waves dure plus de sept minutes... (malheureusement plus en écoute).

lundi 4 février 2008

Track of The Day (29 janvier-4 février 2008)

Une semaine sans nouveautés (merci deezer!), mais avec quelques classiques que mes poils au garde à vous sont assez heureux de pouvoir écouter (et toujours dans le lecteur deezer, à droite).


Lundi 4 février 2008:
* Damien Rice - The Professor & La Fille Qui Danse [Vector]
Dans la floppée de merveilles que Damien Rice a composé, il y a The Professor & La Fille Qui Danse, uniquement disponible (en version studio) sur cet Ep. Une chanson qui se termine par quelques couplets en francais. Un titre d'une force prodigieuse. De toutes façons, avec lui...
(disponible sur Woman Like a Man Ep, 2003)

Dimanche 3 février 2008:
* Love - A House is Not a Motel [Elektra]
En 1967, Arthur Lee pondait un des plus beaux disques pop de l'histoire. Depuis, le même Arthur Lee a bien merdé, a fait de la prison et est même mort. Un peu tout le contraire de ce disque, immortel et qui n'a pas pris une ride en 40 ans.
(disponible sur Forever Changes, 1967)

Samedi 2 février 2008:
* Adam Green - What a Waster [Rough Trade]
Adam Green, crooner New-Yorkais déjanté, reprend le tube de ses amis les Libertines Pete Doherty et Carl Barat, en sort une jolie version et va finir sa bouteille de vodka. Classe.
(disponible sur Jessica Ep, 2003)


Vendredi 1 février 2008:
* Madvillain - Rhinestone Cowboy [Stones Throw]
Pas de hip-hop en ce moment. Donc on replonge dans le meilleur des années 2000, la rencontre Madlib/Mf Doom, bijou de prod et de folie. On aimerait bien que les deux gugusses arrêtent de fumer de la weed et se remettent un peu au boulot... histoire qu'on ait droit à un Madvillain II avant 2017.
(disponible sur Madvillain, 2004)

Jeudi 31 janvier 2008:
* My Brightest Diamond - Dragonfly [Asthmatic Kitty]
Nouvelle égérie du label de Sufjan Stevens, Asthmatic Kitty, Shara Worden (ancienne meneuse de revue Illinoisemakers) mene sa petite troupe de My Brightest Diamond avec grand talent comme le prouve son 'Bring Me the Workhorse' où l'on retrouvait notamment ce très beau Dragonfly.
(disponible sur Bring Me the Workhorse, 2006)

Mercredi 30 janvier 2008:
* Islands - Swans (Life After Death) [Rough Trade]
Alors que leur second album, 'Arm's Way', sortira le 21 avril prochain chez Rough Trade, retour sur cette splendeur qu'est Swans (Life After Death) qui ouvrait 'Return to the Sea' leur premier opus. Un bonheur, quasiment inégalé en 2006 de tuerie pop. Me remets toujours pas des 3 dernieres minutes moi.
(disponible sur Return to the Sea, 2006)

Mardi 29 janvier 2008:
* Neil Young - Cowgirl In The Sand [Reprise]
Histoire de bien commencer la semaine, un classique de chez classique est la chose la plus adéquate qui soit. Et donc, prenons le plus grand titre que Neil Young ait jamais écrit? Allez, boum. Cowgirl in The Sand. Parce qu'une vague de riff gigantesque. Et parce que 10 mns valent mieux qu'une.
(disponible sur Everybody Knows This Is Nowhere, 1969)