Affichage des articles triés par date pour la requête Frightened Rabbit. Trier par pertinence Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par date pour la requête Frightened Rabbit. Trier par pertinence Afficher tous les articles

mercredi 29 avril 2026

[Track of The Day] Langkamer - Crows

Toujours foisonnante, et dans tous les styles, la scène anglaise n'en finit pas de sortir des groupes intéressants, attachants, emballants, quand ils ne sont pas les trois à la fois. Dernier exemple en date, Langkamer, quatuor qui ne vient pas de l'autre pays du fromage mais de Bristol, ville rendue célèbre par le duo Portishead / Massive Attack au mitan des années 90.

Pourtant ici, rien de trip-hop dans la musique de Langkamer, mais de l'indie-rock qui convole en juste noces avec un peu d'alternative country et ambiances slacker. Leur quatrième album, 'No', court (onze chansons pour même pas trente minutes) se tient d'ailleurs plutôt bien, entre titres enlevés (Crows, tube évident, en écoute aujourd'hui, quelque part entre We Were Promised Jetpacks et Frightened Rabbit), superbes balades (The Summer That I Hit The Wall), morceaux plus nonchalants et production qui a du chien. Assez pour imposer du Langkamer avant de faire un malheur.

Album : No
Année : 2026
Label : Breakfast Records

Acheter

En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Crows de Langkamer est également en écoute ci-dessous : 

Autre chanson remarquable de 'No' de Langkamer, voilà The Summer That I Hit The Wall :

Le clip de Crows, un des singles extraits de 'No', le nouvel album de Langkamer :

mercredi 5 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 30-11


La blogosphère n'en finit plus de présenter ses tops. Et elle a bien raison! Arbobo a donc sorti son top, en 3 parties (les disques cools, les disques plus que cools, le gros 4 des disques top top cools), Lyle aussi avec notamment un numéro 1 qui a vraiment de la gueule, tout comme Benoit de Hop-Blog (forcément classe avec un surprenant numéro 2) tandis que Matador propose de revenir sur l'année 2010 en un clin d'œil!

En ce qui concerne ce blog, deuxième partie de mon top albums de l'année, avec les albums classés de 11 à 30. Avec comme à chaque fois, un lecteur tout en bas de l'article présentant une chanson de chacun des albums listés.

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010



30. Frightened Rabbit – The Winter of Mixed Drinks [Fat Cat]
Parent pauvre médiatique d’Écosse, Frightened Rabbit n’en est pas moins un des groupes les plus intéressants du pays d'Arab Strap. Plus que jamais folk-rock, ‘The Winter of Mixed Drinks’ est un album très efficace, concentré d’hymnes indie qu’il est difficile de ne pas chanter à tue-tête.
+



29. Caribou – Swim [Merge]
Pop psychédélique pleine d'électro, le dernier album de Caribou est un euphorisant de taille. Porté par 9 chansons, 'Swim' va piocher aussi bien du coté de Four Tet (et de son folktronica) que de Junior Boys voire par instants d'Animal Collective. Grand album, ouvert et fermé par deux chansons absolument sublimes.
+


28. Jim O'Rourke – All Kinds of People Love Burt Bacharach [AWDR]
Jim O’Rourke a raison : tout le monde aime Burt Bacharach. Et il le prouve en rendant un vibrant hommage à l’œuvre du maître. Ainsi, Jim O’Rourke convie quelques amis (Thurston Moore notamment) et quelques artistes nippons (dont la très grande majorité sont d’intéressantes découvertes) pour mieux reprendre quelques standards de Bacharach. Des relectures fidèles et respectueuses mais ne manquant pas de sève. Le grand Burt en aura été touché pour sur.
+


27. The Magnetic Fields – Realism [Nonesuch]
Troisième et dernière étape d'une «no-synth trilogy», 'Realism' est un disque qui s'échappe des contours tortueux de 'Distortion' pour mieux se jeter dans une british-folk de la fin des années 60 des plus délicates. Production soignée, cuivres, cordes (dont une harpe), clavecin et mélodies délicieuses, ce 'Realism' respire la classe et aurait eu son mot à dire à l’époque où ce mouvement était à son apogée. C’est dire.
+


26. Janelle Monáe – The ArchAndroid [Atlantic]
Elle aurait pu être une chanteuse de plus, capable de sortir des tubes incroyables et des albums décevants (entrez ici Gwen Stefani, Rihanna et autres Nelly Furtado version 2). Si Tightrope était plus qu’un tube, Janelle Monáe n’en a elle pour autant pas oublier de tenir la longueur sur album. ‘The ArchAndroid’ est un disque qui évite les écueils des artistes susnommées, ne lésinant pas sur les mélodies et les arrangements malins ; et ne se limitant pas au seul Tightrope pour renverser les têtes.
+


25. Joanna Newsom – Have One On Me [Drag City]
Qui aurait prédit qu’une harpiste serait une des plus grandes stars de la scène indie actuelle? Je ne suis même pas sur que Joanna Newom elle-même y aurait pensé.
Et pourtant, la grande prêtresse de la folk, c’est elle. Une musique lumineuse sur lesquels viennent se poser des textes de plus en plus chantés et de moins en moins couinés. ‘Have One On Me’ est un album très long (triple album) mais dont l’écoute (en plusieurs fois) s’avère être un enchantement répété.
+


24. Ted Leo and the Pharmacists – The Brutalist Bricks [Matador]
Avec sa pochette, avec un label comme Matador, difficile de s’imaginer ‘The Brutalist Bricks’ autrement que marqué par les années 90. Ted Leo and the Pharmacists aura été une sacrée découverte en 2010 pour votre serviteur, surtout pour un groupe officiant depuis de nombreuses années déjà. Rock à guitares enjouées et qui aiment riffer, cet album est une sorte d’hommage à une décennie dont Matador fut longtemps un des portes paroles.
+


23. The Roots - How I Got Over [Def Jam]
Ce 'How I Got Over' est d'une délicatesse et d'un touché surprenant qu'on ne connaissait pas chez les partenaires des ?uestlove. Naviguant entre soul, ambiance jazzy et titres r'n'b, invitant du beau monde, de John Legend à Monsters of Folk en passant par Joanna Newsom (la voix nasillarde de la belle dans un monde de beats vaut le détour), The Roots ralentissent le tempo et proposent un nouvel album apaisé et d'une grande cohérence. La régalade en somme.
+


22. The Ex - Catch My Shoe [Ex]
Pour un 30è anniversaire, quoi de mieux qu’un nouvel album ? Et un grand disque s’il vous plaît? The Ex, six ans après son dernier album en date (et qui était déjà bon comme c’est pas permis), remet le couvert avec un ‘Catch My Shoe’ qui voit notamment la rencontre de leur post-punk avec des cuivres hispanisants. Moins rendre dedans de prime abord que leurs derniers essais (en tout cas en général) mais pas moins bon.
+


21. John Roberts - Glass Eights [Dial]
Electro ? House? Deep-house ? Je n’en sais trop rien au final. Sûrement les trois à la fois. En tout cas, ‘Glass Eights’ (découvert grâce à B2B de Chroniques Électroniques, dont la critique de l’album se trouve en cliquant sur le « + » en dessous de ce texte), par ses beats, la subtilité de ses changements de rythmes, sa production impeccable et ses mélodies, m’aura éminemment touché cette année.
+


20. Aberfeldy – Somewhere to Jump From [Tenement]
Petit frère de ‘Young Forever’ et ‘Do Whatever Turns You On’, ‘Somewhere to Jump From’ aura mis quatre années pour sortir des doigts et du cerveau des Aberfeldy. Malgré cette période bien trop longue, le résultat est à la hauteur des espérances. Les écossais reprennent leurs ingrédients favoris (bluettes pop ensoleillées) et font de ce troisième album un disque charmant à tous niveaux, qui replace les Aberfeldy successeurs désignés des Belle and Sebastian qui n’en finissent plus de tourner en rond.
+


19. Crocodiles – Sleep Forever [Fat Possum]
Tout en gardant une base noisy-pop teintée de shoegaze (ou l'inverse) qui faisait le charme de leur premier effort (salué ici), les Crocodiles pour leur deuxième album ‘Sleep Forever’ insufflent plus de pop (voire de soleil), de rock, la joue moins sombre, moins «cheap», plus porté vers l'attaque, avec une production plus efficace et accessible. Le tout paraîtra peut-être trop propre à certains (la production de James Ford y est pour beaucoup) mais les Crocodiles franchissent le Rubicon avec une grande aisance.
+


18. Max Richter – infra [130701]
Prince de la musique de chambre électronisée, Max Richter aura sorti en 2010 son meilleur album depuis son chef d’œuvre de 2004, ‘The Blue Notebooks’. Il s’appelle ‘infra’ et est une suite de variations léchées de cordes et de pianos sur lesquelles vient se poser des distorsions radiophoniques. Exact opposé musical au final, mais complémentarité intelligente qui ne fait que ressortir un peu plus le beau de ses mouvements. Un, deux, trois ? Frissonnez.
+


17. General Bye Bye – Girouette [Greed Recordings]
A chaque année son très bel album Greed Recordings. En 2010, ce sont les parisiens de General Bye Bye qui remportent la palme avec un premier effort à saluer. Un disque de rock nerveux, aux constructions alambiquées, où une influence toute Blonde Redhead-ienne (bien que Philippe, chef de cette tribu, s’en défende) plane au-dessus des compositions. Une preuve de plus que le rock en France, c’est possible.
+


16. GonjaSufi - A Sufi and a Killer [Warp]
Album de l’année pour soixante blogueurs réunis, ‘A Sufi and a Killer’ est sans nul doute le disque le plus ouvert que j’aurais écouté en 2010. Pop psychédélique, rock débraillé, soul sous acides, funk organique, tout ici se succède pour former pourtant un ensemble on ne peut plus cohérent. Rajoutez à cela une voix presque caméléon, capable de s’adapter à chaque rythme offert sur un plateau par Flying Lotus, Gaslamp Killer et Mainframe, et vous tenez un des albums de l’année. Évidemment.
+


15. Jeremy Messersmith – The Reluctant Graveyard [-]
‘The Reluctant Graveyard’ et sa pochette tragi-comique aurait été écrit par Elliott Smith qu’il aurait déjà reçu un succès critique et commercial. Car il y a beaucoup de choses qui rappelle l’auteur de ‘Either/Or’. Capable d’une finesse et d’un touché pop irréfutable, Jeremy Messersmith confirme – et de quelle manière ! – tout le talent qui vit dans ses mains.
+


14. Arnaud Fleurent-Didier – La Reproduction [Columbia]
Il y eut l’aventure Notre Dame. Puis l’aventure French Touche, petit label parisien qui aura eu du nez pour sortir ‘Portrait du Jeune Homme en Artiste’, un des chefs d’œuvre (à mes yeux) des années 2000, le genre d’albums de pop à la française comme on en fait trop rarement.
Il y a aujourd’hui l’aventure major avec ‘La Reproduction’, un disque annoncé par l’inoxydable France Culture et qui est une réussite. Délaissant les aventures d’un jeune trentenaire en mal d’amour et d’affection pour mieux recentrer son propos sur la famille, Arnaud Fleurent-Didier parvient à force de textes finement écrits et d’orchestrations pop de grandes tenues à sortir un album d’une grande maturité. Et, c’est le plus important, d’une grande beauté.
+


13. The Idyllists – st [Talking Bird]
Un de mes coups de cœur de l’année. Non signés, les américains de The Idyllists prouvent avec ce deuxième album toute l’incohérence de leur situation. Car ces gens là ont une vraie capacité à composer de bonnes chansons pop voire rock, un brin matinées de folk, et à créer plus souvent qu’à leur tour de véritables hymnes à découvrir (Empire State, Let’s Fly Away). Une sorte de Libertines pop et américain.
+


12. Future Islands – In Evening Air [Thrill Jockey]
Il y a d’abord ce son marqué 80s. Il y a ensuite cette voix qui rappelle celle de Kurt Wagner de Lambchop. Il y a enfin ces compositions qui se valent presque toutes tant elles sont de très haut niveau. Car bien que porté par le splendide Swept Inside, ‘In Evening Air’ compte bien plus de tubes (Walking Through That Door, Vireo’s Eye, Long Flight) en son sein que bons nombres d’albums sortis cette année.
Un disque magnifique qui rend un vibrant hommage à une bien belle décennie en sortant un album qui n’aurait vraiment pas dépareillé à l’époque.
+


11. Aloe Blacc – Good Things [Stones Throw]
Entouré par un groupe cinq étoiles, alternant les chansons pop-soul et soul-pop venues d’une autre époque, et n’hésitant pas à s’engager via ses textes, Aloe Blacc avec son deuxième album ‘Good Things’ n’aura pas déçu tout ceux qui attendaient, comme moi, ce disque de pied ferme après quelques singles de très haute tenue (I Need a Dollar, Femme Fatale). Mieux : il aura confirmé sur scène cette année tout le talent qui vit dans son corps.
+


Et comme prévu, vu qu'il est quand même plus simple de (re)découvrir un album avec du son, un lecteur compilant une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:


samedi 25 décembre 2010

Top 50 'Chansons 2010'


Avant de continuer les pérégrinations topesques de ce blog, petit coup d'oeil sur quelques blogs amis. Notons ainsi que l'unique Disso a demandé (et continue de le faire) à qui souhaitait répondre ce qu'il fallait retenir en 2010, que Paul de Pomme2pin a lancé depuis quelques jours déjà quelques pistes, que Lyle piste pour le moment les daubes de l'année, tandis que Dragibus fait un petit bilan musical via le top des blogueurs 2010.


Mais revenons à nos moutons. Après donc une sélection d'Ep, compilations et autres -inches, deuxième partie de mon traditionnel triptyque annuel: les chansons et/ou singles de l'année.
Un numéro 1 qui aura écrasé de classe le reste de l'album sur lequel il se trouvait, un numéro deux qui doit être la chanson que j'ai le plus écouté en 2010, un numéro 3 qui rappelle les meilleures heures de New Order et un numéro 4 qui est la chanson la plus trémoussante de l'année. Bref, elles sont cinquante et auront rythmé mon année musicale. Et sont toutes en écoute dans le lecteur grooveshark en bas de l'article.

Bonne écoute!
Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010


50. GAYNGS – The Gaudy Side of Town [Jagjaguwar]
49. Tom McRae – Out of The Walls [Cooking Vinyl]
48. Crystal Antlers – Little Sister [-]
47. The Duke Spirit – Everybody's Under Your Spell [You Are Here]
46. The Hundred in the Hands – Pigeons [Warp]
45. Math & Physics Club – Jimmy Had a Polaroïd [Matinée]
44. Gulcher – Bird Nine [-]
43. Pernice Brothers – The Loving Kind [Ashmont Records]
42. Seabear – Cold Summer [Morr Music]
41. Ash – Space Shot [Atomic Heart]
40. Roky Erickson with Okkervil River – Goodbye Sweet Dreams [ANTI-]

39. Laura Marling – Devil's Spoke [Virgin]
38. Hal – Down in the Valley [-]
37. Frightened Rabbit – Not Miserable [Fat Cat]
36. Styrofoam – Carolyn [Nettwerk]
35. Roadside Graves – Liv Tyler [Autumn Tone]
34. Arcade Fire – The Suburbs [Merge]
33. Radical Face – The Deserter's Song [Sound of a Handschake]
32. Wild Nothing – Your Rabbit Feet [Warmest Chord]
31. Jeremy Messersmith – John The Determinist [-]
30. Funeral Party – New-York City Moves to the Sound of LA [RCA]

29. Cee-Lo – Fuck You [Elektra]
28. The Bamboos – Like Tears in Rain [Tru-Thoughts]
27. Clogs - Last Song (feat. Matt Berninger) [Brassland]
26. Four Tet – She Just Likes to Flight [Domino]
25. The Drums – Forever and Ever Amen [Island]
24. Unkle Bob – Satellite [Friendly Sounds]
23. Janelle Monae –Tightrope (feat. Big Boi) [Atlantic]
22. Florent Marchet – Courchevel [Nodiva]
21. Sufjan Stevens – I Want to be Well [Asthmatic Kitty]
20. The Roots - Radio Daze (feat. Blu, P.O.R.N. & Dice Raw) [Def Jam]

19. Robyn – Dancing on my own [Konichiwa]
18. The Tallest Man on Earth – King of Spain [Dead Oceans]
17. Sage Francis – The Best of Times [Epitath]
16. Arnaud Fleurent-Didier – Ne Sois Pas Trop Exigeant [Columbia]
15. Teenage Fan Club – Baby Lee [PeMa]
14. The Pains of Being Pure at Heart – Say No To Love [Slumberland]
13. Kanye West – Power [Def Jam]
12. A Weather – Third of Life [Team Love]
11. General Bye Bye – Alphabet [Greed Recordings]
10. Eluvium – The Motion Makes Me Last (Four Tet Remix) [Temporary Residence]
09. Crocodiles – Mirrors [Fat Possum]

08. The Idyllists – Empire State [Talking Bird]
07. Katerine – La Banane [Rosebud]
06. Lcd Soundsystem – You Wanted a Hit [DFA]
05. Belle and Sebastian – I Didn't See it Coming [Rough Trade]
04. Scissor Sisters – Invisible Light [Polydor]
03. Future Islands – Swept Inside [Thrill Jockey]
02. Mumford and Sons, Laura Marling and Dharohar Project – Meheni Rachi [Islands]
01. The National – Bloodbuzz Ohio [4AD]

















Et donc le lecteur grooveshark présentant ces 50 chansons, dans l'ordre croissant:


mardi 31 août 2010

[Track of The Day] Frightened Rabbit - Not Miserable

C'est marrant mais Frightened Rabbit n'est pas le premier groupe auquel on pense quand on parle de la musique venue d'Écosse ces 10 dernières années. Le quintet originaire de Selkirk souffrirait il de la concurrence de leurs amis de label de The Twilight Sad ou encore We Were Promised Jetpacks? Ou est-ce simplement une vue de - mon - esprit?

Difficile à dire au final. Et pourtant les Frightened Rabbit continuent de sortir, depuis 2006, des albums homogènes, réussis, dans un rock-folk aussi nerveux qu'apaisé (leur grande force selon moi étant d'arriver à jouer intelligemment sur les deux tableaux.

Leur dernier album, 'The Winter of Mixed Drinks', reprend les recettes des albums précédents. Toujours cette même mixité, toujours ces chansons épiques, toujours ces mélodies accrocheuses, ces variations de tempos intelligemment gérées.
Et comme à chaque fois, on ressort de l'écoute d'un nouvel album des Frightened Rabbit avec l'envie d'utiliser le moindre mobilier urbain comme instrument de musique, prêt à être un vrai homo-orchestra pendant trois quart d'heure.

Album: The Winter of Mixed DrinksAnnée: 2010Label: Fat Cat

Pour finir, les clips des trois premiers singles issus du nouvel album des Frightened Rabbit, Living Colour, Nothing Like You (la version décalée de leur premier clip) et Swim Until You Can't See Land :







jeudi 24 septembre 2009

We Were Promised Jetpacks – These Four Walls [Fat Cat]

Mais comment font-ils? Non mais je suis sérieux! Comment l'Écosse fait elle pour sortir constamment des artistes si talentueux? Non parce que l'Écosse, c'est même pas 80 000 km² de superficie pour à peine plus de 5 millions d'habitants. Rien du tout à côté de nombreux pays, même des plus petits (les Pays-Bas ou la Belgique, deux fois moins grand, deux fois plus peuplés).

Alors comment font-ils pour aligner, années après années, au hasard johnny marr, Arab Strap, The Jesus and Mary Chain, Franz Ferdinand, The Twilight Sad, Broken Records ou James Yorkston? Grâce à la pluie quotidienne? Aux distilleries? A la bière? Aux lacs? Tout ca ne peut décemment pas être une simple coïncidence.

Dans tous les cas, il va falloir trouver. Car l'afflux continue! La preuve avec le premier album des We Were Promised Jetpacks (pourquoi faire simple etc), combo d'Edinburgh aujourd'hui à Glasgow, qui débarque férocement, toutes guitares en avant !

‘These Four Walls’ est un disque de rock-post-punk-pop très efficace (dès la première minute de It's Thunder And It's Lightning, c’est une évidence), qui navigue entre The Wedding Present et The Apparitions, avec des airs de The Twilight Sad (cette façon d’alourdir le son), le tout mené par une voix où perce parfois un accent écossais reconnaissable entre tous et quelques notes de xylophone, innocemment lâchée ici et là.

Produit par Peter Katis (le mec derrière le premier album de leurs copains de label, découverts grâce à eux, Frightened Rabbit), ‘These Four Walls’ est également un disque qui a quelques atours post-rock. Si Keeping Warm de plus de 8 mns en est l’exemple parfait, c’est surtout le triptyque de milieu d’album Conductor, A Half Built House et This Is My House, This Is My Home qui est encore plus parlant avec ses montées lentes et ses explosions finales inexorables. Du tout bon.

Bref, voilà en quelques mots sans queue ni tête un rapide aperçu de ce qui sera peut-être un futur grand groupe au nom improbable, We Were Promised Jetpacks. Certes, c’est un peu tôt, mais vu le plaisir qui ressort de l’écoute de ce ‘These Four Walls’ – j’aurais pu faire témoigner mes pieds tant je n’arrête pas de les fracasser contre mon parquet à l'écoute de cet album, j’avoue, je mettrais bien quelques piécettes sur eux, si j’étais joueur. Et puis comme en plus l'Écosse ne devrait pas tarder à dominer le monde (cherchez pas c’est comme ca), je me dis que je prends pas trop de risque au final. (sortie: 15 juin 2009)


Son :
Myspace (Trois titres de
'These Four Walls' en écoute)

Deux titres en écoute, as usual. Le nerveux Roll Up Your Sleeves et un Keeping Warm, à deux visages (malheureusement plus en écoute).


Pour finir, le clip du premier single,
Quiet Little Voices: