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mardi 29 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 10-01


Alors qu'on attend toujours que le Naze Journal fasse le sien, Pandaocarré et Mick ont commencé leurs tops albums pendant qu'Arbobo met la dernière touche au sien. The Civil Servant en est quand à lui déjà à la sixième partie de son Ceci n'est pas un classement des albums de 2009. Lyle et sa belle idée (sorte de tournoi pour élire la chanson de l'année) en est au stade des 1/4 de finale, *Kris sort enfin de sa réserve et De La Lune On Entend Tout la joue badge vintage. Et pendant ce temps là, Sonic Eric prouve à son fils que "oui, j'écoute pas que des artistes décédés"!

Et moi me direz-vous? Ben voilà la dernière partie. Après les Eps et autres 7", après le Top chansons, après les 40 premiers disques (ici et ), voilà donc les dix albums qui auront le plus touché mon petit coeur de jeune trentenaire durant cette année 2009. De vraies découvertes, de gros coup de cœur et le disque parfait pour entamer une nouvelle décennie, que l'on passera sans Vic Chesnutt.


En bas du papier, vous trouverez un lecteur grooveshark, comme le veut la tradition.
2009 se referme donc pour I Left Without My Hat. Passez de bonnes fins (déjà!) de fêtes, profitez-bien, portez bien vos masques de grippés A, et rendez-vous en janvier 2010.



10. Jeffrey Lewis & The Junkyard – 'Em Are I [Rough Trade]
Accompagné de The Junkyard (le groupe de son frère Jack), Jeffrey Lewis sort enfin l’album cohérent que l’on attendait depuis 'The Last Time I Did Acid I Went Insane'. S’il ne perd pas de vue l’esprit anti-folk qui est depuis le départ le sien (il est quand même une des pierres angulaires du mouvement), Jeffrey Lewis pond là un '‘Em Are I' qui sent bon le rock bruitiste et les balades country-pop. Cet album, délicieux en tous points, est peut-être d'ailleurs son meilleur.
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09. Dominique A – La Musique [Cinq7]
Dominique A est là et plus que jamais là. Nouvel album et nouvelle réussite. Son ‘La Musique’, plus intimiste et sobre que ses derniers élans, est un vrai manifeste de pop. On retrouve un Dominique A sur le fil, enchainant mélodies travaillées et rythme effréné. Surtout il compose une chanson, refusée par Bashung, peut-être la plus belle de son répertoire, Immortels. Et, en cadeau, il offre un deuxième album, 'La Matière', presque aussi bon, en bonus disque. Ce mec est grandiose.
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08. Fuck Buttons – Tarot Sport [ATP]
Si Surf Solar est indéniablement un des grands hymnes de cette année 2009 (dont il faut écouter la version longue plutôt que la trop courte version single. Voir ), il ne faut pas croire que ce n’est que l’arbre qui cache une forêt. Au contraire, après un ‘Street Horrsing’ redoutable, les Fuck Buttons changent de registre, appellent Andrew Weatherall (un des types derrière Two Lone Swordsmen) à la production, invoquent les claviers hypnotiques et rendent une copie impeccable. Mélange de M83, Animal Collective et Black Dice, ce ‘Tarot Sport’ est un incroyable album festif et exigeant.
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07. Emmy The Great – First Love [Close Harbour]
Guest-vocal du premier album de Lightspeed Champion, Emmy The Great s’est émancipée et sort un premier album doux et beau, qui décrit avec talent un quotidien pas toujours rose. Entre folk, americana et country, la grande Emmy invoque les âmes de Nina Nastasia, Kimya Dawson ou Jenny Lewis. Sacrée parolière, Emmy The Great est une songwriter qui devrait rapidement compter.
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06. Animal Collective – Merriweather Post Pavilion [Domino]
Je vais presque finir par en avoir marre de toujours mettre Animal Collective dans mes tops de fin d’année. Sauf que je ne peux pas faire autrement. La faute à une inventivité sans fin, une certaine idée de la pop et de la musique assez unique. Plus mélodique, fait de beats électro et de toujours autant de psychédélisme, ‘Merriweather Post Pavilion’ propose une nouvelle évolution dans le son du groupe. Une de plus. Avec une grande réussite. Une de plus là aussi.
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05. The Lonely Island - Incredibad [Universal Republic]
L’album le plus crétin de l’année, peut-être même de la décennie. Les tauliers du Saturday Night Live Show, mené par ce taré de Andy Samberg composent un album hip-hop dopé aux lyrics aussi drôles que bien senties. Emmenant dans leur voyage Justin Timberlake (hilarant dans Dick in a Box), Natalie Portman (immense Natalie’s Rap), Julian Casablancas (voir ) T-Pain ou Norah Jones, The Lonely Island réussissent leur pari du comedy-album malin. Hilarant, musicalement béton et complété par quelques clips déjà mythiques, cet album est tout sauf ‘Incredibad’.
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04. Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]
Dear Reader ou la douceur de l’année venue d’Afrique du Sud. Une vraie révélation qui m’a explosé à la figure un soir où ils ouvraient pour Get Well Soon à la Salle du Kao de Lyon. Ce ‘Replace Why With Funny’ est un magnifique album pop, extrêmement bien arrangé, qui rappelle par moments Fiona Apple. Toutes les chansons respirent ici finesse et délicatesse. Immense coup de cœur.
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03. Mumford & Sons - Sigh No More [Gentlemen of The Road]
Attention gros morceau. Voilà l’album qui peut résumer à lui seul tout un pan de la musique des années 2000. Pop-folk dans la lignée d'Arcade Fire ou de Noah and The Whale, on sent même du Beirut par ci et même du Springsteen là. Il y a tout sur ce ‘Sigh No More’ : des hymnes héroïques et euphoriques, des passages plus touchants. Du banjo, de la mandoline, énergique, efficace, poétique et tout simplement beau, cet album est une collection de perles dont il est très dur de se défaire. Avec Dear Reader, la très grande révélation de l’année.
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02. Vic Chesnutt - At The Cut [Constellation]
Depuis qu’il s’était mis en tête de travailler avec toute la confrérie canadienne du label Constellation, Vic Chesnutt semblait avoir retrouvé une seconde jeunesse. Si ‘North Star Deserter’ était déjà un album sublime, ‘At The Cut’ est d’un autre niveau encore. Plus que jamais post-rock-folk, Vic Chesnutt est ici à son sommet. Les Guy Picciotto, Thierry Amar et autres Efrim sont plus que jamais au service d’un maître à son apogée. Poignant et désespérément beau; 'At The Cut' est une nouvelle bénédiction. Et on pourrait dire la même chose de 'Skitter On Take Off', l'autre album du bonhomme enregistré avec Jonathan Richman.
Bref, un des plus beaux compositeurs qui soit, et qui a préféré tirer sa révérence un soir de noël 2009, nous laissant là, pantois, frissonnant et pleurnichant à chaudes larmes. Heureusement, il nous reste ses 'Is the Actor Happy?', 'Drunk' ou ce 'At The Cut' dont les chansons prennent un sens bien plus terrible qu'il y a encore 1 mois.
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01. Current 93 – Aleph at Hallucinatory Mountain [Durtro Jnana]
Voilà un album terrifiant et incroyablement indispensable en cette année 2009. Current 93 compose ici la bande-son de la fin du monde, de la dévastation, de la destruction, du chaos, du néant. Dronesque, noisy, expérimental, acid-folk, avec guitares taillées en pointe et cordes brillantes mais lugubres, David Tibet et sa grande confrérie (de Rickie Lee Jones à James Blackshaw), pond là un chef d’œuvre dont on ne le pensait plus capable. Œuvre jubilatoire et exigeante, ‘Aleph at Hallucinatory Mountain’ est un bien bel album pour clore la décennie et ouvrir la suivante, sur des bases totalement nouvelles.
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Et comme à chaque fois, un lecteur Grooveshark reprenant un titre de chacun des albums présentés ci-dessus:

mardi 10 novembre 2009

Vic Chesnutt - At The Cut [Constellation]

On aime critiquer et gausser les artistes (à un AC/DC près, les australiens étant l'exception qui confirme toutes règles) qui n'arrivent jamais à se renouveler, qui n'ont qu'une seule et unique vision des choses et n'en bougent pas d'un iota. Qu'allons donc nous dire de Vic Chesnutt, compositeur américain de son état assez génial et en train de réellement entrer dans la lumière depuis deux ans.

En 2007 notre homme s'était permis une petite balade musicale avec quelques membres du label Constellation. Résultat? Un 'North Star Deserter' désespérément beau, diablement triste, aussi délicat que nerveux.

Deux ans plus tard, same players shoot again. Vic Chesnutt rappelle ses acolytes passés (avec, excusez du peu, Thierry Amar, Efrim Menuk, Jessica Moss et David Payant de Thee Silver Mount Zion, Chad Jones et Nadia Moss de Frankie Sparo et Guy Picciotto de Fugazi), va squatter les vénérables studios Hotel2Tango de Montréal et livre le tome 2 de son histoire avec le label canadien.

J'avais rapidement évoqué cet album en août dernier, lorsqu'un premier titre avait filtré (ici). Je ne comptais pas y revenir, préférant tenter de faire découvrir d'autres coups de cœurs. Mais je n'ai pas eu trop le choix, tant ce disque est somptueux de part en part et qu'il revient plus que de raisons dans mes oreilles.

Peut-être moins immédiat que le précédent, 'At The Cut' est un album superbe de post-rock-folk (foutue description sans queue ni tête), perclus de frissons, de sensibilité, de noirceurs insondables. Là encore, l'apport des membres de Thee Silver Mount Zion et de Guy Picciotto est indéniable, apportant un souffle et une dimension incroyable aux compositions de Vic Chesnutt. Un disque sur lequel on entendrait presque les âmes pleurer.

Sur cet 'At The Cut', Vic Chesnutt est une fois de plus très inspiré et sur de son fait: on ne positionne pas une chanson comme Coward en ouverture d'un disque sans avoir du lourd derrière. Touchant, mélancolique, 'At The Cut' est dans la droite lignée de son prédécesseur, avec un homme et une voix au centre de tout, avec autour de lui des musiciens au service du maître, lui demandant presque allégeance à coups de notes vibrantes. (sortie: 21 septembre 2009)


Son:
Myspace (Trois chansons de 'At The Cut' en écoute, ainsi que trois de 'North Star Deserter', son précédent album)
Site officiel

Deux chansons en écoute. La première est Chinaberry Tree, chanson totalement incroyable, mise en orbite habitée par des guitares en train de pleurer. La seconde, dans un genre différent, est Flirted With You All My Life, une chanson sur la mort, particulièrement poignante (malheureusement plus en écoute).

mardi 18 août 2009

[Track of The Day] Vic Chesnutt - Chain

C'est que malgré tout, il a 45 ans le bon Vic. L'artiste cloitré - ou presque - depuis ses 18 ans dans une chaise roulante, avait retrouvé en 2007 une seconde jeunesse avec un 'North Star Deserter' sublime, enregistré avec l'aide de membres du label Constellation, qui se chargea de la sortie de l'album.
Deux ans et une collaboration avec Elf Power plus tard, Vic Chesnutt remet le travail sur l'ouvrage, rappelle ses anciens compagnons d'enregistrements et s'apprête à sortir 'At The Cut', toujours sur le label canadien, le 21 septembre prochain.
Pour l'instant, rien n'a filtré de ce nouvel opus enregistré à Hotel2Tango à Montréal, LE studio du label de Constellation. Enfin, rien sauf Chain, en écoute aujourd'hui. L'ambiance est très similaire à 'North Star Deserter': un post-folk désespéré, noir, habité et vibrant. Et promet beaucoup.
De toutes façons, si les Efrim, Amar (A Silver Mount Zion) et autres Guy Picciotto (ex-Fugazi) sont autant au service du maître que par le passé, nous devrions voir débarquer un nouveau grand cru dans nos oreilles. Assurément. 

Album: At The Cut
Année: 2009 
Label: Constellation 

Chain est en téléchargement légal et gratuit sur le site de Constellation, en cliquant ici.

vendredi 28 décembre 2007

Top 50 'Albums 2007': 10-01

Dernière ligne droite avec les dix premiers. De belles découvertes et d'énormes confirmations. Et alors que je finis ce top, je suis en train d'écouter un disque sorti il y a quelques semaines et qui me met sur le cul et sur lequel il faudra bien sûr revenir dès début janvier car, et après une écoute, il m'emballe sévère et aurait trusté le tout haut de mon top 2007 si j'avais eu l'idée de l'écouter plus tôt. Bref, quelle belle année!

Nb: Et toujours en bas de page, un dernier lecteur deezer pour écouter un titre de chaque album.


10. Joe Henry – Civilians [Anti]
Nouvel album très classe de l’ami Joe Henry, entouré comme il se doit par quelques talentueux de l’instrument. Un songwriting délicieux, des airs jazz et de pop suave aux accents parfois folk et enrobés de mandoline. Un album sur les Etats-Unis, classieux comme tout.




09. Angels of Light – We Are Him [Young God]
Un ex de Swans (dont j’ai enfin découvert une partie de la discographie) sort un disque et je me prends une grosse claque. Un disque aux contours très rock torturés, très noir mais au coeur très pop finalement. On alterne en fait les ambiances. Il y a de tout, des cuivres, des choeurs, des cordes, de très belles mélodies. De slow-core à des rock riffeurs (langoureux ou non), il n’y a qu’un pas que Michael Gira franchit admirablement.

08. Vitalic – V Live [Citizen]
Tiens un live. Et d’électro en plus. Et alors? Ben, du génie. A se taper la tête contre les murs. Une heure à tout péter, un mix parfait entre le son et le bruit de la salle. Ses plus grands titres revus à la sauce “j’ai pris 12 guronzans ce matin et je pète le feu” et huit nouveautés qui font saliver et espérer du très gros pour le futur album. Un live indispensable et, de loin, l’album electro de l’année.


07. Vic Chesnutt – North Star Deserter [Constellation]
Vic Chesnutt s'entoure de Efrim, Guy Picciotto et toute la belle constellation et sort l'album le plus poignant de l'année, entre folk intimiste, post-rock (forcément) enragé et chœurs si propres au label canadien et à ses artistes. Les guests sont au service du maître et le résultat n’est rien d’autre qu’un disque fabuleux, habité comme jamais.



06. Loney, Dear – Loney Noir [Sub Pop]
Suédois de son état, Emile Svanängen (aka Loney, Dear) est un jeune songwriter folk avec pleins de pop autour qui, après un joli succès dans son pays d’origine quand il vendait ses disques sur CD-R, s’apprête à en découdre avec le monde entier avec sa musique qui a des faux-airs de Belle & Sebastian période Jeepster. Xylophone, guitare folk déchaînée, tout y passe. Aussi frais pour son genre que 'Funeral' l’a été pour la pop.


05. Animal Collective – Strawberry Jam [Domino]
Sorte de point d’orgue d’une trilogie de pop foutraque débutée avec 'Sung Tongs', 'Strawberry Jam' est un disque indispensable (comme tous) d’Animal Collective. Du psychédélisme, des nappes, des tubes en pagaille, surmonté par cette rythmique entêtante et hypnotique. Plus accessible que les précédents, plus mélodique mais toujours très exigeant, ce nouvel opus reste empreint de la même folie douce qui les caractérise. Groupe fondamental des années 2000, peut-être à son apogée.

04. Panda Bear – Personn Pitch [Paw Tracks]
S’échappant furtivement de son combo déjanté, Noah Lennox donne enfin suite à son lumineux album d’acid-folk introspectif de 2002 et convie à la table des festivités les fantômes de Brian Wilson et de Syd Barrett, qui auraient sérieusement abusés de pastilles qui font halluciner. Un disque de pop déglinguée, psychédélique et pastorale, assez barge et totalement essentiel en cette année fournie. Et accessoirement, la pochette de la décennie.

03. Florent Marchet – Rio Baril [Barclay]
Et un chef d’œuvre de pop à la française, un! Prenons donc Florent Marchet. Et son deuxième et nouvel album. En arrière fond : une petite ville de campagne, Rio Baril, semblable a tant d’autres bourgades qui peuplent notre beau pays. En personnage principal : Florent Marchet (enfin, on s’en doute).
En personnages secondaires : son ex qu’il ne supportait, ses amis qui l’auraient quitté si cette putain de peste l’avait épousé, ses parents, son voisin avec qui il essaie de créer du lien social. Bref, tout un parterre de personnage qui vont et viennent dans ce concept album, passionnant de bout en bout. Du folk, de la pop, des cuivres et des cordes, des histoires d’amour qui finissent mal, des déceptions dont on ne guérit pas vraiment. Une histoire qu’on ne se lasse pas d’écouter, même si l’on connaît la fin. Un peu l’histoire de tout le monde en fait.

02. Radical Face – Ghost [Morr Music]
De tous les disques que j’ai pu écouter et aimer cette année, celui-là est le premier qui m’a renversé. Mis les larmes aux yeux. Procurés des frissons dans le dos, dans les bras, au bout des doigts. De partout. Mon premier choc musical de 2007. Une pop planante, atmosphérique et romantique, un folk serein et céleste, accordéon en bandoulière, piano délicat, rythmiques et clappings endiablés et embruns en fond sonore. Un peu comme si Why? (hip-popeur de chez Anticon) avait enregistré son 'Elephant Eyelash' de 2005 chez Morr Music avec Page France en charge des chœurs.

01. Cloud Cult – The Meaning of 8 [Rebel Records]
S’il ne devait en rester qu’un (bon dans le cas où je n’ai vraiment pas le choix. Sinon je prends les cinquante) en 2007, ça serait donc celui-là. La découverte de l’année, celle d’un groupe proposant son cinquième album. Un groupe singulier, pour qui l’écologie est un vrai sacerdoce, ce qui explique (plus ou moins) qu’il ne soit jamais sorti des USA (ben oui, les cds en Europe, ça vient pas par voilier).
Le groupe, avec pour tête de proue le couple Minowa, propose une pop exaltée et alambiquée, qui n’hésite pas à aller flirter avec des bas-côtés lo-fi, electro ou beaucoup plus nerveux. Des constructions qui n’arrêtent pas de changer, d’évoluer et de se contredire, dix idées par morceaux, et au final une cohérence folle. Ajoutez à cela la grande faucheuse comme inspiration (la mort du fils du couple Minowa en 2002) et vous obtenez sans coup férir l’album de l’année. Un chef d’œuvre parmi les très grands disques, ni plus ni moins.

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