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mercredi 29 mars 2023

[Track of The Day] Cowboyy - Plastic

Nouveau venu dans le roster de Nice Swan Recordings, faisons place à Cowboyy, quartet venu du sud de l'Angleterre (on n'en saura pas plus) et auteur d'un premier Ep chez donc un des meilleurs labels anglais de ces dernières années.

Le disque s'appelle 'Epic The Movie' et navigue entre post-punk et math-rock. Un cinq titres sans doute pas totalement abouti mais aux promesses intéressantes (Gmaps, Nothing et ses airs de Mogwai) dont on ressortira le court mais efficace Plastic, au gimmick sautillant, aux guitares riffeuses, au texte bien dans son époque et au chant/parlé qui n'est pas sans rappeler celui de Nada Surf de l'époque Popular.

Album : Epic The Movie Ep
Année : 2023
Label : Nice Swan Recordings

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Plastic de Cowbooy est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Gmaps, la chanson d'ouverture de 'Epic The Movie Ep' de Cowboyy :

lundi 20 août 2018

[Track of The Day] The Twilight Sad - I/m Not There (Missing Face)

Le retour The Twilight Sad, certains de mes écossais favoris qui, alors qu'ils viennent de signer chez Rock Action, le label de Mogwai, commencent déjà à aguicher le chaland avec une première chanson.

On reste en terrain connu avec ce I/m Not There (Missing Face), annonciateur d'un album prévu pour le premier semestre 2019. Avec cette guitare des débuts qui rappelle furieusement le Bad Timing de dEUS, cette rythmique implacable, ce passage du noir au blanc avec une fin aux notes lumineuses, et cette production aussi efficace que précise. Les Twilight Sad comme on les aime en somme.


Album : -
Année : 2018
Label : Rock Action

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), I/m Not There (Missing Face) de The Twilight Sad est également en écoute ci-dessous :



samedi 3 janvier 2015

Bilan 2014 : Top 50 « Chansons »



Après un Top 15 « 7", 12", Ep & Compilation », place à la seconde partie de ce bilan de l'année musicale, avec cette fois la partie « Chansons ». Top « Chansons » et pas « Singles », vu que s'attarder uniquement sur les morceaux sortis en singles, c'est un peu restreindre le faisceau. Et surtout, cela ne correspond pas forcément à ce qui m'aura marqué tout au long des 12 derniers mois.

Mais avant de présenter ce classement, continuons notre plongée dans les tops de blogs (ou non) voisins :


Cinquante chansons donc, comme le veut la tradition dans ces pages. Un numéro 1 qui a 30 ans, un numéro 2 qui est sans aucun doute le meilleur titre français de l'année, un numéro 3 lettré et féroce. Ajoutez à cela une reprise formidable par ci, des confirmations par là, du hip-hop parfait, des chansons belles à pleurer, deux très longs morceaux formidables, d'autres venant sauver des albums très moyens (pour être poli), il y a ici tous les titres qui auront rythmés mon année 2014, et sans conteste les années à venir.

Évidemment, présenter un tel classement sans permettre d'écouter les dites chansons n'aurait aucun sens. Vous trouverez donc en bas un lecteur streaming avec les 50 morceaux en question, présentés forcément du numéro 1 au numéro 50. Bonne(s) écoute(s) !





50. SNGPR - Paris SA [-]
49. Fear of Men - Descent [Kanine]
48. Papercuts - Still Knocking At The Door [Easy Sound Recording Co.]
47. Sharon Van Etten - Afraid of Nothing  [Jagjaguwar]
46. Erland and The Carnival - Quiet Love [Full Time Hobby]

45. Sophia - It's Easy To Be Lonely [-]
44. Amen Dunes - Rocket Flares [Sacred Bones]
43. Parquet Courts - Instant Disassembly [What's Your Rupture?]
42. The Callstore - The Letting Go [Talitres]
41. Action Dead Mouse - I Nomi Delle Ossa [-]

40. MONO - Recoil, Ignite [Pelagic]
39. Stephen Malkmus and The Jicks - Lariat [Domino]
38. Ariel Pink - Put Your Numer In My Phone [4AD]
37. Jim Putnam & Mickaël Mottet - Let Be [We Are Unique Records]
36. Avi Buffalo - Overwhelmed with Pride [Sub Pop]

35. Alvvays - Archie, Marry Me [Polyvinyl]
34. Black English - Another Life [Arts & Crafts]
33. Clap Your Hands Say Yeah - Coming Down (feat. Matt Berninger) [Xtra Mile Recordings]
32. Foxygen - How Can You Really [Jagjaguwar]
31. Bisoph Allen - Start Again [Dead Oceans]

30. We Are Catchers - Richer Man [Domino]
29. Will Stratton - Gray Lodge Wisdom (feat. the Weather Station) [Talitres]
28. Allo Darlin' - Bright Eyes [Fortuna Pop]
27. Florent Marchet - Ma Particule Élementaire [PIAS]
26. Ed Harcourt - The Saddest Orchestra (It Only Plays For You) [CCCLX]

25. NehruvianDoom - Great Things [Lex Records]
24. Future Islands - Seasons [4AD]
23. Caribou - Can't Do Without You [City Slang]
22. The Creases - Static Lines [Liberation Music]
21. Dominique Dalcan - Sometimes [PIAS]

20. Mogwai - Teenage Exorcists [Action Rock]
19. Israel Regardie - Eternal Light [-]
18. Cheveu - Madame Pompidou [Born Bad Records]
17. Rivulets - Ride On, Molina [Jellyfant Records]
16. Cunninlynguists - Drunk dial (feat. Murs and Grieves) [APOS Music]

15. Gulcher - The Wittiest Games [Without My Hat Records]
14. The Pains of Being Pure at Heart - The Asp In My Chest [Fierce Panda]
13. Jeremy Messersmith - It's Only Dancing [Glassnote]
12. Spoon - New-York Kiss [-ANTI]
11. Damien Rice - It Takes a Lot to Know a Man [WEA]

10. The Notwist - Kong [City Slang]
09. Sufjan Stevens - A Little Lost (Arthur Russell Cover) [Yep Roc.]
08. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - What We Loved Was Not Enough [Constellation]
07. King Creosote - Miserable Strangers [Domino]
06. Pain Noir - Requin Baleine [Microcultures]

05. Public Access T.V. - In The Mirror [Gudrun Records]
04. Emily Browning - God Help The Girl [Milan]
03. Sage Francis - Vonnegut Busy [Strange Famous Records]
02. Paradis - Garde Le Pour Toi [Barclay]
01. Michael Jackson - Love Never Felt So Good [Epic]


  






Et comme promis, vous trouverez ci-joint un lecteur compilant ces 50 chansons, de la numéro 1 à la numéro 50. Parce que écouter de la musique avec les yeux, ça va un moment :




mardi 16 décembre 2014

[Track of The Day] Mogwai - Teenage Exorcists

Si Mogwai a toujours été - presque - avare en albums (huit au compteur en 20 ans de carrière), on ne peut pas dire qu'ils mégotent sur les Ep. Sans compter les singles et les split Ep, en 20 ans de carrière, les écossais en sont à 16.

Dernier en date, 'Music Industry 3. Fitness Industry 1' sorti à la fin novembre, et qui fait suite à leur - donc - huitième album, 'Rave Tapes', globalement plan plan et peu enthousiasmant mais dans lequel on retrouvait tout de même quelques beaux moments qui ne semblent appartenir qu'à eux (Repelish, Blues Hour ou No Medicine for Regret).

'Music Industry 3. Fitness Industry 1' compte 6 pistes, 3 nouveaux morceaux et 3 remixes. Un disque à l'image de 'Rave Tapes', inconsistant, mais contenant de jolis moments (le remix de Nils Frahm de The Lord is Out of Control par exemple).

Surtout, pour ouvrir cet Ep, Mogwai pond ni plus ni moins un single. Oui oui, un single. Trois minutes et trente secondes (pile !) au compteur, grosses guitares de sortie, mélodie quasi-pop pour un Teenage Exorcists décapant.

Ni vu ni connu, Mogwai vient donc de sortir un des tubes de 2014, emballé à la perfection. Quand on vous dit qu'il faut toujours attendre la fin décembre pour faire ses tops de l'année...

Album : Music Industry 3. Fitness Industry 1 Ep
Année : 2014
Label : Action Rock

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Teenage Exorcists est également en écoute sur le soundcloud de Rock Action Records et ci-dessous :


Mieux, Teenage Exorcists a droit à son clip, à voir là :


mardi 9 novembre 2010

Net Emergence 'Novembre 2010': Beast & Beauty, Thomas Howard Memorial, Antoine Loyer + A Backward Glance On A Travel Road


Nouvelle belle édition pour Net Emergence avec cette sélection de novembre qui réserve de jolies surprises. Le podium est à l'image de la sélection, plutôt éclectique. A vous de juger!

Outsider n°1: Antoine Loyer
Antoine Loyer fait dans la chanson française. Mais celle qui a du coffre, de belles mélodies, et une voix aussi anodine qu'attachante. Alors certes, il y a ici et là quelques textes intrigants qui se révèlent assez rapidement poussifs, mais on passe facilement au-dessus de ça pour ne garder que le meilleur. Et il y en a beaucoup ici. Chouette découverte.
Myspace






Outside n°2: Thomas Howard Memorial
Se réclamer aussi bien de Great Lake Swimmer, de Mogwai et de The XX, c'est assez surprenant. Name dropping ridicule? Finalement pas tant que ca.
Les Thomas Howard Memorial arrivent à créer une belle ambiance musicale, aussi sombre que ouatée et leurs morceaux ont la qualité des chansons de post-rock, avec de belles montées qui ne demandent qu'à exploser (soit de façon sonore, soit au niveau des sensations). Belle belle découverte, pleines de très solides compositions.
Myspace


Grand vainqueur: Beast & Beauty
Deux français font dans la folk mélancolique à la Damien Rice (c'est même dingue sur certains passages) et ils le font bien. Sans prétention, sans flonflons, sans exacerber l'émotion (qui est pourtant bien présente). Peut-être pas mémorable mais suffisamment touchant pour valoir le coup d'oreilles. Et avoir envie d'en savoir plus.
Noomiz



Bonus perso: A Backward Glance On A Travel Road
Belle découverte que celle-ci et mon coup de cœur de la sélection de novembre. Non retenu par le jury, A Backward Glance On A Travel Road mérite le détour. Des chansons bien montées, entre samplings savamment utilisés et guitares cristallines, réminiscence de Led Zep façon Stairway to Heaven (intro de Johnny Got His Gun), jolie voix et chouettes compositions bien menées, malgré la durée de celles-ci. Bon moment dont le seul vrai point négatif est l'artwork.
Myspace
Leur album est à télécharger gratuitement et légalement, en haute qualité, en cliquant ici.


Prochaine édition, dans un mois presque tout pile. Pour le moment, il est possible d'en savoir plus sur chacun des quatre protagonistes présentés ici ainsi que leurs concurrents de cette édition de Novembre 2010 de Net Emergence en cliquant ici!

mardi 24 août 2010

[Track of The Day] The Twilight Sad - The Wrong Car

Une voix trainante, une batterie qui martèle ses tambours, des guitares qui saturent, un déluge sonore, une ambiance sombre: The Twilight Sad garde le cap et continue tranquillement de tracer sa route et de rajouter par la même une belle ligne supplémentaire à une discographie qui commence à avoir sacrément du chien (voir ici), avec un nouvel Ep ('The Wrong Car Ep') d'une classe folle.

Quatre titres, 2 remixes (un de That Room par Mogwai, pas renversant mais propre et carré, et un de Reflection of The Television par Errors qui, s'il en choquera - ou énervera c'est selon - plus d'un, me plait énormément) et deux nouvelles compositions: The Wrong Car, une des meilleures compositions à ce jour de The Twilight Sad, avec ces 7 mns de tension, menées par un piano et quelques cordes sinistres, le tout saturé de guitares; et Throw Yourself In The Water Again, une plus qu'honnête face-b.

Mieux encore: pour bien faire les choses, The Twilight Sad offre un clip à ce The Wrong Car à l'esthétique soignée et qui rejoint, avec cette marionnette entre Où est Charly? et le clown de Ça, les premiers artworks corrosifs et cyniques du groupe. Bref, une réussite à tous les niveaux. 

Album: The Wrong Car Ep 
Année: 2010 
Label: Fat Cat

Le clip de The Wrong Car, comme prévu. Un des tous meilleurs vus récemment:



jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 30-11


Afin de rendre le tout plus lisible et moins lourd, voilà la partie 2, les albums classés de la place 11 à la place 30.
Et toujours, en bas, un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



30. Why? – Alopecia [Anticon]
J’ai du mettre huit mois à comprendre ce disque. Tout du moins à l’aimer. Restant sur l’exceptionnel ‘Elephant Eyelash’ (pour moi un des plus grands disques pop des années 2000), je ne m’attendais surement pas à autant de lenteur et de noirceur. C’est sûrement cela. Car mis à part un ou deux singles, le tout m’ennuyait. Et puis là, ces derniers temps, j’ai retenté ma chance. Et force est de constater que j’avais totalement tort. Non, Yoni Wolf n'est pas mort et continue de sortir de grandes compositions. Ce disque n’a peut-être pas à mes yeux la grandeur de son prédécesseur, mais il n’en est pas loin. Très habité, torturé, Why? gagne en profondeur et sort une sorte de synthèse entre le côté volontairement bancal d’’Oaklandazulasylum’ et le côté pop d’’Elephant Eyelash’. Grand album.
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29. Pumice – Quo [Soft Abuse]
Voilà à quoi cela sert de ne pas aller trop vite en besogne en fin d'année. Découverte de fin d’année, le nouvel album Pumice, artiste néo-zélandais, dont j’avais adoré le précédent ‘Peebles’, est une nouvelle fois une réussite. Pop déglingo, rock 60s noisy, le tout lo-fi à mort, avec un côté mélodieux plus prononcé que sur le disque précédent. Un régal.
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28. Tobacco – Fucked Up Friends [Anticon]
Un peu de lo-fi, beaucoup de synthés, du sample, des sons analogiques comme s'il en pleuvait, un background hip-hop mais une ambition pop, un délire psyché, un Aesop Rock qui vient poser - alors que ce 'Fucked Up Friends' est essentiellement instrumental, un album sacrément euphorisant, des clips qui démoulent. Bref, dans la galaxie hip-hop, Anticon reprend du poil de la bête avec ce Tobacco. Et sacrément même.
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27. Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]
Depuis le premier et unique album des Postal Service, il me manquait mon apport annuel d’electro-pop-cheap. 2008 m’aura apporté mon palliatif avec Styrofoam, belge de son état, ami de Ben Gibbard et Dntel (avec qui il a déjà collaboré). Un disque qui a de nombreuses accointances avec ‘Give Up’ et qui fait plaisir à entendre. Du tubes à tous les étages et une cohérence tout du long.
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26. Titus Andronicus – The Airing of Grievances [Troubleman Unlimited]
Alors qu'XL s'apprête à rééditer l'album et lui faire connaître une sortie mondiale, il faut que je dise tout le bien que je pense de cet album: ce 'The Airing of Grievances' a de faux-airs des premiers albums de Bright Eyes - quand Conor Oberst composait des titres à fleur de peau surlesquels il appréciait éructer - voire même de Kimya Dawson sur une chanson. De l'indie rock-punk-folk en gros. Et de bon aloi.
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25. ¡Forward, Russia! - Life Processes [Cooking Vinyl]
Deuxième (et dernier, le groupe a splitté depuis) album des ¡Forward, Russia!, moins brutal que le premier. Un disque qui prend son temps pour amener l'auditeur à point avant de le prendre à la gorge à coups de déferlantes de riffs et de ne plus le lâcher. Un album qui s'autorise quelques dérapages réussis vers le post-rock. Un 'Life Processes' qui, sans une production aussi "lisse" sur Welcome to the Moment (the rest of your life), le titre qui ouvre l'album, aurait fini tout en haut des charts de fin d'année. Il n'en est finalement pas très loin.
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24. Foals – Antidotes [Transgressive]
Sorte de mix entre The Rapture, Battles et les !!!, les Foals sortent un premier album absolument irrésistible, qui fait lever la tête et donne envie de bouger beaucoup plus. Les titres s'enchaînent, la basse sautille, la rythmique est implacable: Ça sonne ça sonne ça sonne. Et ça envoie sévère. Ces anglais sont des dj à gratte.
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23. Fleet Foxes - st [Sub Pop]
J'ai mis du temps à rentrer dedans. Je ne trouvais pas ce que, justement, tout le monde leur trouvait. Et j'estimais que la hype était démesurée. Et puis un soir, les yeux embrumés, la voix rocailleuse, un mouchoir à la main, j'ai retenté ma chance, une dernière fois. Juste pour voir. Et j'ai vu la lumière. Cet album est somptueux, ce groupe est divin. En fait, c'est juste magistral, produit à la perfection. Rien d'extraordinaire de prime abord. Mais en fait, si c'est à tomber par terre et à la renverse... Du folk pastoral à vous rendre fou de dieu.
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22. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Angles [Sunday Best]
L’un ressemble à un geek à rouflaquettes. L’autre a de faux-airs de Will Oldham et de Sage Francis avec sa longue barbe. Ils viennent tous deux d’Angleterre et forment Dan Le Sac Vs Scroobius Pip, duo un peu taré, très ironique, aux idées barjots et aux textes saisissants, où, entre pop, electro et hip-hop, leurs cœurs balancent.
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21. Noah and The Whale - Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
Un album de pop folk, entre Beirut, Micah P. Hinson, Jens Lekman et Adam Green (pour la voix). Beau disque, mélodieux dans tous les coins, de ces londoniens de Twickenham, pleins de clapping, chœurs et cordes qui pleurent. Clairement une de mes découvertes de l'année.
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20. Son Lux - At War With Walls And Mazes [Anticon]
La musique de Son Lux (Ryan Lott pour les intimes) est pesante, oppressante, doit autant à la pop qu'au hip-hop, mais est surtout d'une beauté froide. Très mélodique, masquée par un brouillard de basses, la musique de Son Lux se révèle au fur et à mesure des écoutes. Et prouve qu'elle a tout d'une grande.
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19. Autistic Daughters - Uneasy Flowers [Kranky]
Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments.
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18. Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]
Premier album d'un multi-instrumentiste de talent, Konstantin Gropper, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' est un disque d'une richesse folle, aussi bien au niveau des influences (il y en a beaucoup, mais elles ne sont pas un obstacle à la qualité de ce disque), des arrangements (divins!) que des mélodies troussées à merveille. Pop, rock, post-rock, mâtiné de musiques de l'Est: c'est un vrai régal. Un des grands disques, inspirés, de 2008.
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17. Okkervil River - The Stand-Ins [Jagjaguwar]
Ce qui ressort à l'écoute de ce nouvel album des Okkervil River c'est qu'on a enfin retrouvé la bande à Will Sheff. Vraiment je veux dire. Non pas que les quelques précédents albums soient mauvais. Juste qu'ils manquaient un petit quelque chose pour que je sois totalement convaincu. Suite de 'The Stage Names', 'The Stand-Ins' est un concentré de folk-rock (géant Lost Coastlines) de folk, de pop et d'Americana. Peut-être rarement aussi inspirés les Okkervil River.
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16. Girl Talk – Feed The Animals [Illegal Art]
Gregg Gillis est plus connu sous le nom de Girl Talk. Son style? Une utilisation sur-massive de samples de tous bords (pop, rock, electro, hip-hop, mainstream) et un mash-up de tout cela. Sur son quatrième album, ils utilisent plus de 300 (!!) samples très courts; et il y en a pour tous les gouts: du Sexy Boy de Air au Gimme More de Britney, du Purple Haze de Jimi Hendrix au Paranoid Android de Radiohead en passant par Ice Cube, Spank Rock, The Cure, Queen, Of Montreal, The Velvet Underground ou Prince. Le mix de l'année, une relecture originale et euphorique de l'histoire de la musique contemporaine; et l'album le plus bandant de l'année, largement.
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15. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – 13 Blues for Thirteen Moons [Constellation]
Ce n’est pas avec leur tout nouveau ‘13 Blues for Thirteen Moons’ que je vais changer d’avis sur Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band et cracher sur leurs longues mélopées enflammées. Non, bien au contraire car ce disque, s’il suit la ligne directrice du groupe depuis (plus ou moins) ses débuts, se pare d’une couleur noire assez saisissante, d'un noise destructeur et d'une tension à couper au couteau. Plus que jamais un des groupes essentiels des années 2000.
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14. Aidan Baker & Tim Hecker – Fantasma Parastasie [Alien8]
Aidan Baker et ses 113 sorties discographiques en 8 ans (!) s'acoquine avec Tim Hecker le temps d'un album à la texture sonore incroyable et qui a pour but de construire une cathédrale sonique absolue. 'Fantasma Parastasie' est un disque tout en apesanteur, fait de déluge de riffs, de drones contemplatifs et d’électro ambiante. Un chef d'œuvre du genre.
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13. Cloud Cult – Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes) [Rebel]
Un an presque jour pour jour après ‘The Meaning of 8’, le groupe mené par le couple Minowa revient avec un sixième album, ‘Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes)’, qui tranche avec son (voire même ses) prédécesseur. Si Cloud Cult restent les mêmes (pop tourmentée, baroque, endiablée, déjantée aux passages lo-fi, aux pointes d’électro, et ces contre-pieds constants dans chaque morceau), ils la jouent cette fois plus simple. Semblant s’éloigner de la mort du fils Minowa qui pèse tant dans les paroles du groupe et sortant une pochette moins hideuse que ses devancières, Cloud Cult pond un disque d’une petite quarantaine de musique pour treize titres et ramène le piano sur le devant de la scène. En resserrant le tout, il devrait convaincre ceux qui avaient (les fous !) trouvé l’album trop long, trop plein. Cette fois, tout est clair, concis : chaque titre est un single possible. Et l’album est d’une qualité une nouvelle fois étonnante.
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12. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
Mix entre une electro à la Autechre, Battles et les !!!. Le tout, uniquement instrumental. De la batterie, une basse bien funky (froide) et des nappes. Voilà en gros 'O Soundtrack My Heart', premier album sur Warp de Pivot. Un disque très cohérent et homogène. Totalement euphorisant, assurément addictif, il faut écouter Pivot.
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11. Malcolm Middleton – Sleight of Heart [Full Time Hobby]
Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’, Malcolm Middleton met les choses à plat et au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano, rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins, reprend joliment Jackson C. Frank et pond une des chansons d'amour déçu les plus déchirantes qu'il m'a été donné d'entendre (Love Comes In Waves). Somptueux de bout en bout.
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Ci-dessous, un lecteur reprenant une chanson de chacun des albums cités ci-dessus. Classées de 30 à 11. Bonne(s) écoute(s)!



mardi 5 février 2008

Malcolm Middleton – Sleight Of Heart [Full Time Hobby]

Tout a été dit sur l’amour. L’art a en effet su mettre en scène depuis des siècles son sujet de prédilection. A tel point que l’on se demande souvent ce qu’il y a encore à en dire. Car oui, si l’on regarde bien, le tour de la question a été fait a de nombreuses reprises : un cœur brisé, le début d’une romance, des déchirures inéluctables ou un bonheur tout simple, tous ces sujets ont été traités maintes et maintes fois.

La musique n’a d’ailleurs jamais été en reste, de l’opéra au reggae, du rap au jazz en passant par les pires bouses commerciales qui sont passées par mes conduits auditifs lors de mon adolescence à la fin des années 80 et au début des années 90. Elle a même tellement traité le sujet là qu’elle en vient à tourner sur elle-même.

Alors comprenez mon étonnement, quant à l’écoute de ‘Sleight Of Heart’, nouvel album de Malcolm Middleton – pour ceux qui auraient oublié, volontairement (pour faire passer plus facilement la douleur) ou non (vous avez quatre jours pour vous taper la discographie complète d’un des groupes les plus importants des 20 dernières années, interro surprise en fin de semaine) une des deux têtes pensantes de feu Arab Strap – je suis tombé sur une nouvelle chanson d’amour : Love Comes In Waves. Qui m’a, uhm, comment dire, assez bouleversé.

Allez comprendre. Parce qu’à la base, la construction est des plus classiques, la mélodie est plutôt banale. Il y a bien la production, en trois temps, qui bouge un peu les lignes. Mais à part ça, elle reste, de loin, une chanson pop qui parle d’amour, certes déchu et brisé, comme une autre… Sauf que les frissons sont bien là eux. Mes poils sont au garde à vous, les yeux s’embuent et j’ai juste envie de pleurer. Alors pourquoi ? Ben justement par la simplicité de sa mélodie, son texte bouleversant, totalement vrai et/ou touchant et cette montée en puissante finale, le tout pour sept minutes de mélancolie. Pas putassière pour un sou, Love Comes In Waves est un petit bijou de sentiments paré de pop superbe et sincère.

J’aimerais pouvoir parler encore et encore de ce morceau, de ses paroles qui me touchent chaque fois un peu plus. Mais il faut bien que j’évoque, ne serait-ce que rapidement, le reste de l’album ; ce qui remplit les huit autres plages de ce ‘Sleight Of Heart’. Car là aussi, il y a à dire.
Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’ (voir ici ou ), ce bon Malcolm Middleton reprend les choses au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano et rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins.

Bref, une fine et belle équipe qui pond donc au total six nouveaux morceaux, sort sa version (et avec quelle classe !) de Stay de Madonna et se permet de reprendre Just Like Anything de Jackson C. Frank de façon plutôt honnête sans que cela soit transcendant (de toutes façons l’originale est tellement belle qu’arriver à ne pas la défigurer est déjà un exploit) avant de toucher à Marguerita Red du sous-estimé et méconnu King Creosote. Et tout du long de la grosse trentaine de minutes que dure l’album, tout (ou presque) n’est que délicatesse, chatoyant touché de cordes et belles mélodies.

A l'écoute de ce 'Sleight of Heart', on se dit que Malcolm Middleton continuera donc en 2008 de rassurer et de consoler tous nos cœurs brisés suite à la séparation d’Arab Strap : il n’a pas changé, il n’a rien perdu de son songwriting et garde toute son intégrité et son talent. Mais si, pour une raison ou une autre, le blues venait quand même à nous étreindre, une seule solution : se plonger à nouveau Love Comes In Waves ; s’y immerger même. Parce que de la mélancolie de cet acabit là est le bien meilleur des remèdes (sortie : 3 mars 2007)

Son :
Myspace (six titres en écoutes dont deux de ‘Sleight Of Heart’ parmi lesquels la reprise de Stay Madonna)
Site Officiel (un modèle de sobriété et de navigation)

Un morceau donc seulement exceptionnellement. Mais vu que ce Love Comes In Waves dure plus de sept minutes... (malheureusement plus en écoute).

mardi 16 octobre 2007

Kwoon - Tales and Dreams [Autoproduction]

A chaque année son disque de post-rock. En 2004, je m'enflammais pour le premier album des anglais de Souvaris (voir par ailleurs leur dernier opus), en 2005 pour Golevka des Suisses d’Evpatoria Report (vite la suite!).

Et l'an passé, retour en France avec un disque d’un sacré personnage dont on ne sait pas (c’est volontaire) grand-chose finalement. Ce disque, dans mon rangement bi-annuel de ma collection, je suis retombé dessus ce week-end. Et j'ai eu l'envie irrépressible d'1) le réécouter et de 2) de vous en parler, au cas où vous seriez passés à côté.

Kwoon. Un nom bien étrange. Un leader qui l’est tout autant, très évasif, qui préfère sans doute (et sûrement même) laisser la place à la musique qu’à sa propre personne. Écrit en 18 mois, puis enregistré dans la foulée avec une petite troupe pour faire vivre ses compositions, 'Tales and Dreams' est une sorte de premier voyage initiatique dans le monde fabuleux du post-rock, mais pas que, musiques planantes et pop atmosphérique passant de temps à autres dire bonjour.

Rehaussé d’un artwork naviguant entre noirceur et onirisme (un booklet splendide, le mot n’est pas trop fort, aux couleurs vives et fascinantes : le genre de truc qui redonnerait foi en « l'objet disque » à des générations de téléchargeurs forcenés), ce 'Tales and Dreams' propose dix compositions originales absolument ahurissantes de classe, et qui laissent présager au groupe un avenir des plus radieux.

Dix titres donc, plein de mélancolie, de spleen et de rêverie où l’on croise un piano lugubre, des guitares aux montées saignantes, une batterie puissante, juste et, de temps à autres une voix plaintive, qui plane au-dessus de la mêlée. Un disque qu’auraient pu enfanter les Cyann & Ben (la référence est criante) et Explosions In The Sky sous le patronage discret de Mogwai et de Sigur Ros.

Bien sûr, on ressortira Blue Melody, bijou de six minutes (voir plus bas), aux deux parties presque égales, qui se termine en une montée lente et douce, où les accords de guitares sont successivement rejoints par un xylophone et une batterie feutrée – qui s’affirme au fil des temps –, avant qu’un violon ne décide à lancer l’assaut riffeur final d’une guitare aiguisée à la perfection.

Mais on n’en oubliera pas pour autant les magiques I Lived On The Moon (le clip est à voir ABSOLUMENT au bas de cette chronique), The Beast, Eternal Jellyfish Ballet ou Kwoon (voir par ailleurs bis), qui conclue, en forme de synthèse réussie, cet album qui l’est tout autant.

Ni plus ni moins qu’un enchantement continu, ce disque (autoproduit !) est une entité parfaite, de l’artwork aux paroles, de la musique à l’ambition créatrice. Un must have 2006. Voire même plus.
Keep On Dreaming appelle le groupe à la toute fin du livret. Qu’il se rassure : ce n’est pas avec ce disque qu’on va arrêter. (Sortie : avril 2006)

Son:
Myspace (trois titres en écoute).
Site Officiel

Deux morceaux parmi les plus beaux de l'album. Ce Blue Melody quand même... (
malheureusement plus en ligne).

Et puis pour finir, la splendeur: le clip de I Lived On The Moon. Déjà que le morceau est un bijou, que dire du clip. Quelle merveille. Et tout est autoproduit. Bordel, ce mec est un génie :