vendredi 29 septembre 2017

[Track of The Day] Bertrand Burgalat - È l'ora dell'azione

Alors que la crève me tient au creux de sa main et que l’amie gastro-entérite semble tourner autour de moi avide de pouvoir prendre part à la fête, je vais faire court : voilà donc ‘Les choses qu’on ne peut dire à personne’, nouvel album de Bertrand Burgalat. Un homme sans doute pas reconnu à sa juste valeur en France.

Auteur de nombreux albums, de bandes originales de films et patron du label Tricatel (responsable de quelques fameuses sorties), Bertrand Burgalat, son talent de mélodiste et sa certaine idée de la pop française aurait du en effet en faire un chef de troupe. Ou au moins une référence incontournable des groupes des dernières années. Mais force est de constater que ce n'est pas franchement le cas.

Son dernier album a bien quelques défauts (trop long globalement, des titres sans grand intérêt) et pourtant, comme toujours, il fourmille d’idées. Avec sa voix entre parlé et chant, et sa musique, aussi bien ancrée dans des sonorités très seventies que cinématographique, 'Les choses qu’on ne peut dire à personne' vaut le détour. Il serait bien qu'on se rende compte du talent de ce bonhomme.

NB : Pour excuser cette chronique assez bâclée, je vous conseille de lire plutôt celle bien plus complète de Benoit Richard pour Benzine.

Album : Les choses qu’on ne peut dire à personne
Année : 2017
Label : Tricatel

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, È l'ora dell'azione de Bertrand Burgalat, très Air dans l'esprit (à moins que ce ne soit l'inverse), est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson tirée de de Bertrand Burgalat, L'enfant sur la banquette arrière :



Pour finir, le clip de Les choses qu’on ne peut dire à personne, chanson qui donne son titre à ce nouvel album de Bertrand Burgalat :


mercredi 27 septembre 2017

[Track of The Day] Benjamin Schoos - Je ne vois que vous (feat. Laetitia Sadier)

Comme je l’avais déjà dit dans ces pages, les compilations et moi, ça fait 15. Et encore plus quand il s’agit de best-of ou de greatest hits. Mais il existe des exceptions : l’excellente 'Dark Was The Night' ou celle pour les 20 ans de Merge (entre autres évidemment).

Et dernièrement le best-of ‘Profession Chanteur’ de Benjamin Schoos. Benjamin Schoos est belge et a une carrière déjà longue comme le bras. Après avoir officié sous des noms tels que Miam Monster Miam, Phantom ou Loved Drones, il a décidé en 2012 de commencer sous son vrai nom une nouvelle carrière. Résultat ? Trois albums en 4 ans : ‘China Man vs Chinagirl’ (2012), ‘Beau Futur’ (2015) et ‘Night Music, Love Songs’ (2016). Et sur son label, Freaksville, s’il vous plaît.

Totalement passé à côté à l’époque (mais comment ai-je pu ?), ‘Profession Chanteur’ est autant une excellente séance de rattrapage qu’une formidable découverte. Arrangements majestueux, sans fausse note, sur-lesquels l'on vient conter de belles histoires, Benjamin Schoos rappelle à la fois Bertrand Burgalat pour l’idée pop qu’il s’en dégage, Alain Chamfort et Charlélie Couture pour la voix, tout en s'entourant de featuring de grande classe (Laetitia Sadier et April March).
Mieux, à l'écoute, le liégeois a composé sur ses 3 albums certaines des meilleures chansons pop française (enfin francophone pour le coup) que j'ai pu écouter depuis des années (Je ne vois que vous, en duo avec Laetitia Sadier, sublime, est un miracle à elle toute seule).

En tout cas, il a beau avoir sur la pochette de 'Profession Chanteur' de faux-airs de Jean-Christophe Cambadélis, ce Benjamin Schoos, sorte de réponse belge à Dominique Dalcan, est une incroyable révélation, comme on en a que très rarement. J’use depuis des semaines ce best-of, je n’arrive pas à m’en lasser. Quand je pense qu’il me reste ses trois albums à découvrir...

NB : Pour en savoir plus sur ce disque et sur la carrière discographique de Benjamin Schoos, la chronique de Goûte Mes Disques est à lire impérativement tant elle est complète.

Album : Profession Chanteur
Année : 2017
Label : Freaksville

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, Je ne vois que vous de Benjamin Schoos, avec la participation de Laetitia Sadier, est également en écoute ci-dessous :



Autre merveilleuse chanson tirée de ce best-of de Benjamin Schoos, La Chinoise :



Je pourrais vous mettre l'album complet en écoute, mais je sais être sage. Donc voilà juste une dernière chanson, Sophie, qui termine ce 'Profession Chanteur' de Benjamin Schoos :


Et pour finir, le clip de Je ne vois que vous :

 


lundi 25 septembre 2017

[Track of The Day] The Rural Alberta Advantage - Brother

Dans la série « on a décidé d’avoir un nom à la con », faisons place à The Rural Alberta Advantage, groupe canadien que je découvre et qui a déjà 12 années d’activité derrière lui et qui sortira le 13 octobre prochain son 4è album, ‘The Wild’.

Quatuor devenu trio en 2016, les torontois viennent de dévoiler un nouveau single de ce disque à venir : Brother. Une chanson folk-rock, très efficace, avec un chant un peu maniéré mais qui colle parfaitement à la mélodie. Une mélodie d'ailleurs très entêtante. Décidément, entre eux et le deuxième album des Luxembourg Signal, ce 13 octobre s'annonce des plus sympathiques.

Album : The Wild
Année : 2017
Label : Paper Bag / Saddle Creek

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify dans la colonne de gauche, Brother de The Rural Alberta Advantage est également en écoute ci-dessous :


Autre extrait, Beacon Hill, qui ouvrira ‘The Wild’ de The Rural Alberta Advantage :



Et comme on fait les choses bien, voilà le clip de Brother, très esthétique :


mercredi 20 septembre 2017

[Track of The Day] FM Belfast - All My Power

C’était donc l’heure des adieux. Après trois éditions, le formidable festival Heart of Glass, Heart of Gold a donc décidé de mettre la clé sous la porte avec une quatrième session qui se tenait le week-end dernier.
Le concept de HOG HOG est très simple : un camping de vacances privatisés, des bungalows à louer entre amis et une vingtaine de groupes répartis sur trois jours de fête.

Pour la seconde année consécutive, Hog Hog a pris ses quartiers à Saint-Amans-des-Côts au camping des Tours. Un grand espace, posé à côté d’un lac, perdu dans la campagne aveyronnaise. Sur le papier, cela vend beaucoup de rêve. Et le lieu est très beau effectivement.
Malheureusement, et contrairement à l’année précédente, le soleil et la chaleur ne sont pas au rendez-vous. Pire, c’est l’automne qui a décidé d’y prendre ses quartiers d’hiver. Résultat : pulls et doudoune obligatoires pour résister à l’humidité (la pluie était annoncée) et au froid (8°C un 15 septembre, y a p’us d’saison ma bonne dame). Côté programmation, je ne connais que six groupes sur tous ceux prévus, ma foi en les organisateurs de Hog Hog est inébranlable.

VENDREDI

Ayant raté l’ouverture du festival le jeudi soir, arrivé tardivement sur le site le vendredi, le temps de prendre nos quartiers - à côté de deux autres bungalows amis - et d’entamer joyeusement l’apéro, je rate le set de Petit Fantôme, qui ouvrait le bal. Mais pas question de rater Beach Fossils, dont j’ai pu dire tout le bien que je pensais du dernier album. J’avais peur de la transposition de leurs beaux arrangements sur scène, il n’en a rien été, car tout sonne parfaitement bien et de façon très maligne. Gros coup de cœur. 
Le second ne se fait pas attendre et arrive dans la foulée. Il s’appelle K-X-P et a donné rendez-vous aux hog-hogueurs dans la salle 2, où ils vont asséner une heure durant un gros set électro puissant et dansant. Une seule question se pose : pourquoi les avoir fait jouer si tôt ? C’eut été parfait en fin de soirée…
Poni Hoax enchaîne à la scène 1. Leur dernier album mérite, comme les autres, le détour, pourtant leur set ne sera pas mémorable, la faute à un réglage son moyen et un Nicolas Ker chantant plus à côté que dans le rythme de ses acolytes. Rien d’assez catastrophique pour bouder son plaisir, mais pas franchement mémorable.

Après un passage obligé par le karaoké géant (toujours aussi fun), Agar Agar prend la scène. Leur dernier single m’a bien plu, et j’avoue que sur ce que j’ai pu voir de leur set (la moitié environ), le duo est très efficace et sait faire danser les foules avec une belle débauche d’énergie.

La fin de la soirée sera moins marquante : le live de The Pilotwings puis le set de Zozo, à base d’électro très lascive et pas entraînante (ce qui fera dire à un ami « on est quand même pas venu pour écouter une pub pour les shampoings Ushuaïa, merde ! », élue évidemment phrase du week-end) pour un sou finissent de doucher mes dernières velléités de fête. Une fête qui se continuera en after sur la terrasse glissante de l’un de nos trois bungalows, avec sound-system de qualité et une cinquantaine de noctambules (Clara d’Agar Agar viendra faire un coucou parait-il).

SAMEDI

Le lendemain, en guise de réveil, j’ai droit à un sacré mal de tête. Il est 13h, le temps est couvert, il fait froid et humide. Tout ceci ne me dit rien qui vaille. Et puis, finalement, le soleil s’autorise quelques percées. Pas assez pour aller oser tenter un bain dans la piscine extérieure chauffée, mais parfait pour aller déjeuner en écoutant un mix à la piscine, avant que les Buttertones ouvrent la deuxième journée en plein après-midi. Un concert très efficace avec des californiens aux deux pieds bien ancrés à la fin des 50s et au début des 60s, et qui semblent vraiment être contents d’être là.
Les canadiens de Corridor enchainent au même endroit. Sorti chez Requiem Pour Un Twister, leur dernier album reçoit des éloges de toutes parts. L’ayant peu écouté pour avoir un avis définitif (qui jusque là n’est pas aussi dithyrambique que la rumeur), leur set à Hog Hog est très plaisant. De bien belles choses, un vrai son bien à eux, quelques passages presque math-rock et un groupe rayonnant (qui se permet de compter dans ses rangs un batteur sosie officiel de J. J. Abrams) qui joue devant un public de plus en plus conquis.

Le concert fini, il est temps de partir se réchauffer tant bien que mal au bungalow, de rater Molly Burch, et de revenir pour H-Burns qui va donner un concert épatant. Tout est clair, carré, précis, avec un son très bien réglé, les mélodies font mouches à chaque fois, les envolées électriques donnent envie de passer la nuit à les écouter jouer et H-Burns empoche totalement l’adhésion. Ravi, semble t-il, d’être là, il a d’ailleurs eu quelques mots très sympathiques pour l’équipe d’organisation. Il est vraiment temps que j’écoute son dernier ‘Kid We Own The Summer’ (sorti au printemps dernier). Concert du festival sans nul doute.

Passé les B-Boys (trio punk de chez Capture Tracks dont je me réserve un jugement définitif quand j’aurais écouté leur album sorti il y a peu), faisons place à FM Belfast. Pierre m’avait prévenu que c’était immanquable. « Ça n’invente rien mais on va faire la fête! ». Et il avait raison. Un groupe de cinq islandais, dont le seul but est de faire danser les gens. Cotillons à gogo, froufrous tape à l’œil, les FM Belfast me font penser à une sorte de mélange entre les Scissor Sisters, Gossip, I’m From Barcelona et The Polyphonic Spree. Leur musique n’est pas toujours fine, mais est ultra efficace et dansante. Un vrai show balancé par les FM Belfast, avec en point d’orgue leur tube Underwear (dont le refrain est le suivant «We're running down the street in our underwear»), qui verra 6 hog-hoggeuses et hog-hogueurs, débouler sur scène (malgré le froid) en sous-vêtements, danser avec le groupe avant de retourner dans le public, portés par la foule (et pour certains à finir cul nul). (Et pour ceux qui ne connaissent pas, comme moi, le groupe, All My Power, le tout dernier single en date des FM Belfast, est le titre du jour dans ces pages).

Pleine d’euphorie, la foule se regroupe autour de la télévision pour la partie karaoké du soir, et va enchainer à beugler les New-York New-York de Sinatra et autres Bohemian Rapsody de Queen. Convenu ? Oui, mais tellement simple et efficace que tout le monde joue le jeu à fond.

C’est alors que déboule sur la scène 1 Islam Chipsy & Eek, un trio composé de 2 batteurs à la carrure de rugbyman et d’un mec seul, sur machine. Totalement inconnu de mes oreilles, ce groupe est normalement tout ce que je déteste : que des percus, encore des percus, toujours des percus. D’ailleurs, plus le concert avance, plus la foule se disperse et se clairsème. Et pourtant, chez moi, leur électro-cheap pleins de percus matche à fond, et de façon assez incompréhensible. Je dois être un bon mood, la blonde qui danse à mes côtés avec son pull en laine trop large est bien jolie et surtout, la musique du trio est - très - efficace.

Les oreilles en bouillie (ces gens là jouent tout de même fort), la fin de soirée sera composée de bières et de l’électro de Zaltan puis de Vladimir Ivkovic, diablement énergique, avant que l’organisation ferme le rideau pour permettre à nos corps et nos cerveaux fatigués d'aller se reposer. Il est 5h30, il fait toujours froid, il pleut, mais on est bien.

DIMANCHE

Oui. Sauf que le lendemain matin, on sait que nous avons 4h de route à faire pour rejoindre Lyon. Et le temps n’est pas à la fête : le ciel est très bas, la pluie tombe par intermittence. Et nous sommes gelés. Alors on range, on fait un ménage rapide, on fait notre check-out, on monte dans la voiture et on part retrouver notre Saône et notre Rhône en zappant les djs set de Yonatan Gat et de The Pilotwings. Pourtant, le dimanche est vraiment un des meilleurs moments du festival : tous les festivaliers, regroupés dans la piscine, en maillot de bain, à danser sur des mixes entraînants. Sauf que le temps en a décidé autrement.

Que retenir donc de cette quatrième édition de Heart of Glass, Heart of Gold ? Que malgré le temps désastreux et l'affluence assez faible (mon second étant la conséquence de mon premier), c’était une nouvelle fois parfait. Qu’on vient à ce festival pour l’affiche, évidemment, mais aussi et surtout pour l’ambiance qui y règne.
L’ambiance, parlons-en : des gens adorables, venus d’un peu partout en France, juste là pour faire la fête, tripper devant des artistes dont on connaît ou non le pedigree, mais toujours avec le sourire collé aux lèvres. Le meilleur festival du monde assurément.
Merci donc cher Hog Hog pour ces 4 éditions (même si je n’en ai fait que deux). Merci pour les découvertes, la gentillesse de l'organisation, les idées toutes simples mais géniales et plus globalement le pied que vous m’avez fait prendre. Vous me manquez déjà. N’hésitez pas à revenir sur votre décision. Vraiment.

Album : -
Année : 2017
Label : World Champions Record

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, All My Power de FM Belfast est en écoute ci-dessous :



Le clip de All My Power de FM Belfast :


vendredi 15 septembre 2017

[Track of The Day] Agar Agar - You're High

Savez-vous ce qu’est de l’agar-agar ? Non ? il est donc temps de faire un point wikipedia : « L’agar-agar (mot d'origine indonésienne-malaise, référencé E406 dans la liste des additifs alimentaires) est un produit gélifiant dont la découverte a été faite au Japon en 1658 par Minora Tarazaemon mais qui est souvent attribuée à tort à Fanny et Walther Hesse, ces derniers ayant découvert en 1881 son utilité comme milieu de culture en microbiologie. Il est appelé kanten au Japon où il est utilisé dans certaines pâtisseries traditionnelles comme les yōkan, ou sous forme de tokoroten.  L'agar-agar est un polymère de galactose (galactane) contenu dans la paroi cellulaire de certaines espèces d'algues rouges appartenant aux familles des Gelidiacées et des Gracilariacées. Cette substance s'utilise en très petites quantités. Elle n'a pratiquement ni goût ni couleur. » Rien compris mais c’est passionnant.

Plus musicalement parlant, Agar Agar est un duo français d’électro-pop, et qui sera une des têtes d’affiche de « Heart of Glass, Heart of Gold », le festival dont je parlais ici. Peu de choses à se mettre sous la dent concernant Agar Agar, à part un Ep l’an passé (‘Cardan Ep’, pas vraiment marquant) et un nouveau single, You’re High, qui pour le coup a un peu plus de chien. Je découvre le groupe, donc je n’en dirais pas plus, mais il se pourrait donc que nous dansions (lascivement) dans la nuit de samedi à dimanche.

Album : You're High Single
Année : 2017
Label : Cracki Records

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, You're High d'Agar Agar est également en écoute ci-dessous :