lundi 30 septembre 2024

[Track of The Day] Jalen Ngonda - Anyone In Love

Sans doute pas parfait à manquer un peu de coffre parfois, 'Come Around and Love Me' n'en restait pas moins un premier album de haute volée pour Jalen Ngonda, américain émigré à Liverpool depuis une quinzaine d'années, la soul et le rhythm'n'blues chevillés au corps.

Depuis, le tout juste trentenaire est attendu au tournant. Et à en croire les quelques singles qu'il a essaimés tout au long de cette année 2024, la suite promet d'être belle. Le troisième et dernier en date s'appelle Anyone In Love et ressemble à une capsule temporelle de soixante d'âge : une chanson soul magnifique, à l'orchestration léchée (des membres de The Extraordinaires, le groupe qui accompagnait Charles Bradley, sont aux commandes), aux chœurs aussi présents que discrets, et à la voix plus que jamais haut-perchée. Un morceau délicieusement sixties, superbe dans son écriture autant que dans sa réalisation, qui, s'il n'est annonciateur à ce jour de rien, ressemble beaucoup à la première pierre d'un second album.

Album : -
Année : 2024
Label : Daptone Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Anyone In Love de Jalen Ngonda est également en écoute ci-dessous :

vendredi 27 septembre 2024

[Track of The Day] Mint Field - El mar me veía (feat. Mabe Fratti)

L'an dernier, les mexicains de Mint Field, découvert à la sortie de  'Sentimentio Mundial' en 2020, ont publié leur troisième album, 'Aprender A Ser', toujours chez Felte Records, toujours entre dream-pop et shoegaze.

Un peu moins d'un an plus tard, voilà qu'ils livrent 'Aprender A Ser: Extended', un Ep de sept chansons, toutes enregistrées pendant les sessions d''Aprender A Ser'. Un - très - joli complément qui se termine par une beauté noire, El mar me veía, où les Mint Field invitent leur amie Mabe Fratti, auteure cette année d'un bel album, à venir jouer avec eux. Une chanson superbe, lancinante, atmosphérique et envoûtante à souhait, qui se déploie merveilleusement dans sa seconde partie. Gorgeous comme on dit aux Amériques.

Album : Aprender A Ser: Extended Ep
Année : 2024
Label : Felte Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, El mar me veía de Mint Field, avec la participation de Mabe Fratti est également en écoute ci-dessous :
 

jeudi 26 septembre 2024

[Track of The Day] Snowy Band - Weeks & Months

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'Australie derrière ses atours de pays-continent ensoleillé fait de plages, de chaleurs abrutissantes et de bush desséché, est aussi un pays qui reçoit son lot de neige chaque année. Bon, ok, c'est essentiellement au sud du pays, mais tout de même. Et quand on sait ça, c'est un peu moins étonnant d'apprendre qu'il existe là-bas un groupe nommé Snowy Band (ceci vous est offert par les productions "les introductions capillotractées").

Un groupe créé en 2019, mené par Liam 'Snowy' Halliwell, semble-t-il vétéran de la scène australienne, et qui a publié il y a quelques semaines 'Age Difference', son troisième album. Un disque d'indie-pop plutôt mid-tempo, plus susurré que chanté, à l'ambiance cotonneuse, qui, s'il se perd un rien sur sa fin, n'en reste pas tout à fait charmant Et même plus que ça sur des chansons comme God Texted Back et surtout Weeks & Months (en écoute aujourd'hui), superbe morceau à la mélodie au piano impeccable et aux riffs savoureux.

Album : Age Difference
Année : 2024
Label : Blossom Rot Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Weeks & Months de Snowy Band est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Age Difference' de Snowy Band, voilà God Texted Back :

Le clip de If You Ever Need Me de Snowy Band, un des singles extraits de 'Age Difference' :

mercredi 25 septembre 2024

[Track of The Day] Chime School - Points of Light

Je ne sais pas si la direction de Slumberland Records tient un classement des chouchous de son roster impressionnant et toujours de grande qualité, mais il y a fort à parier que si c'est le cas, Chime School ne doit pas être loin de la tête tant le label d'Oakland semble avoir les yeux de Chimène pour le groupe d'Andy Pastalaniec et son indie-pop et jangle-pop qu'il a chevillées aux corps.

'The Boy Who Ran The Paisley Hotel' est le second album de Chime School. Il vient de sortir et reprend l'histoire là où s'était arrêté Calling In Sick, le morceau qui fermait le premier album éponyme du groupe en 2021. Un disque de genre certes, mais un joli disque surtout, avec ce qu'il faut de pop à guitares pour satisfaire son monde et qui se termine par Points of Light (en écoute aujourd'hui), une chanson à la mélancolie et nostalgie prégnantes, et qui tranche avec le reste de l'album que ce soit au niveau de sa production comme de son ambition - ouvrant par la même quelques nouveaux horizons à Chime School.

Vendredi soir, Chime School jouera peut-être Points of Light sur scène lors de son premier passage en France. Ce sera dans le cadre du Paris PopFest (mais pouvait-il en être autrement ?) petit festival indie-pop à la programmation racée et toujours de bon goût. Un festival qui fête sa sixième édition, une nouvelle fois à taille humaine (tout a lieu au Hasard Ludique) et une nouvelle fois à des prix tout à fait accessibles (50€ le pass 3 soirs, 20€ la soirée seule).
Et pas de déception évidemment niveau programmation (les organisateurs des soirées Another Sunny Night sont aux manettes) qui mélange habilement vieux de la vieille de la scène pop (les mancuniens de Blue Orchids, The Gentle Spring, groupe formé par l'ancien Field Mice Michael Hiscock qui remplace au pied de la lettre les covidés Would-be-goods et leur quarante ans de carrière, Prolapse, groupe anglais qui n'a pas joué à Paris depuis 1996, ou encore les français Freluquets qui se reforment pour l'occasion), vétérans du XXIè siècle (The High Water Marks, les suédois de The Embassy ou les espagnols de Papa Topo) et quelques autres groupes plus récents comme Chime School et quelques gars bien de chez nous (les français de Pop Crimes pour ne citer qu'eux). Avec en bonus deux DJ set pour clôturer les soirées du vendredi et du samedi. Que demander de plus ? 

Alors ne faites pas comme l'auteur de ces lignes qui à nouveau va rater le Paris Popfest alors qu'il se promet chaque début d'octobre d'en être à l'édition suivante (alors que c'est à eux que je dois ma découverte de Laura Palmer de The Luxembourg Signal, une des plus grandes chansons des années 2010). Et foncez-y. Un parce que vous ne regretterez pas votre soirée. Deux parce que des évènements comme ça, créés et menés par quelques petites mains dévouées et véritablement passionnées, ça ne court pas les rues et que ça mérite d'être soutenu. Et trois parce que la pop à guitares de Chime School mérite qu'on la découvre sur scène.


Programmation Paris PopFest 2024 :
Jeudi 26 septembre (18€/20€)
Blue Orchids (UK)
The High Water Marks (US / NO)
Pop Crimes (FR)

Vendredi 27 septembre (20€/ 22€)
The Orchids (UK)
Chime School (US)
Freluquets (FR)
The Gentle Spring (UK)
+ DJ set In-House (FR)

Samedi 28 septembre (20€/ 22€)
Concert acoustique sur les rails de la Petite Ceinture :
17h30 : Sylvia Hansel
18h : The Gentle Spring

Au Hasard Ludique :
Papa Topo (ES)
The Embassy (SW)
Prolaspe (UK)
Edgar Déception (FR)
+ DJ set La Bagarre (FR)


Réservation

Album : The Boy Who Ran The Paisley Hotel
Année : 2024
Label : Slumberland Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Points of Light de Chime School est également en écoute ci-dessous :

 Tirée de 'Tales of A Kitchen Porter', compilation à sortir célébrant Martin Newell et ses Cleaners From Venus, voilà l'excellente reprise de Mercury Girl par Chime School :

lundi 23 septembre 2024

[Track of The Day] The Mystery Lights - Together Lost

Savez-vous quel est le point commun entre John Steinbeck, l'écrivain auteur de beaucoup de chefs-d'œuvre (de beaucoup de mes livres favoris également) et The Mystery Lights, groupe créé et mené par Michael Brandon et Luis Alfonso Solano ? Tous deux viennent de la vallée de Salinas en Californie, si chère à l'écrivain, et théâtre de beaucoup de ses romans.

Toutefois, au contraire des héros de Steinbeck, The Mystery Lights n'ont pas connu la grande dépression et ont du partir de Californie pour enfin percer et être signés. Et, excusez du peu, par Wick Records, le sous-label rock de Daptone, maison mère soul de Sharon Jones, Charles Bradley ou plus récemment Jalen NGonda.

Découvert sur le tard (concrètement il y a une semaine par l'entremise de la toujours très sûre Marion FaceB), The Mystery Lights viennent de sortir leur quatrième album, 'Purgatory'. Un album entre garage et psyché à la sauce sixties, avec une aura soul qui parcourt toutes les chansons. Sans doute pas de quoi crier au génie, mais l'ensemble est assez sûr de lui et carré pour enivrer l'auditeur. Des douze morceaux, on retiendra surtout les plus courts comme Don't Want No Need No, In The Streets ou Together Lost (en écoute aujourd'hui).

Album : Purgatory
Année : 2024
Label : Wick Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Together Lost de The Mystery Lights est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson à retenir de ce 'Purgatory' de The Mystery Lights, voilà Don't Want No, Don't Need No :