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vendredi 7 août 2026

[Track of The Day] Will Sheff - Always Everything

Est-ce une simple coïncidence ? Un plan marketing bien ficelé ? Une volonté des deux compères de se retrouver en compétition, face à face, juste pour se marrer ? Difficile à savoir. Mais les deux anciens d'Okkervil River, Will Sheff et Jonathan Meiburg (on oublie que celui-ci n'est plus membre du groupe depuis 2008 et la sortie 'The Stands-In', quand bien même il a joué un petit rôle sur chaque disque suivant, aux chœurs là, au banjo ici) viennent de publier les nouveaux albums de leurs projets personnels respectifs à quelques semaines d'intervalle, après pourtant quatre ans d'absence de chaque côté.

Si l'on reviendra prochainement sur le nouveau Shearwater, disque très Talk Talk / Mark Hollis qui prend une belle épaisseur à chaque écoute, évoquons tout d'abord 'Extra Mile', le second album solo de Will Sheff (au look de plus en plus Lennon-ien) à travers Always Everything (en écoute aujourd'hui). Un morceau qui démarre comme une balade acoustique déprimée mais lumineuse et qui n'a de cesse de déployer ses ailes pour terminer sous la forme d'un blues héroïque et euphorique. Une chanson superbe qui, avec celle d'ouverture Extra Mile, tient le très haut du pavé de ce joli album, qui rappelle à ceux qui l'auraient oublié à quel point Will Sheff est un compositeur talentueux et soigné.

Album : Extra Mile
Année : 2026
Label : Solid Ghosts Records

Acheter

En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Always Everything de Will Sheff est également en écoute ci-dessous :

Autre morceau de haute tenue de ce nouvel album de Will Sheff, voilà la chanson titre et d'ouverture Extra Mile :

dimanche 11 janvier 2009

[Track of The Day] Will Sheff - Ex-Girl Collection (The Wrens cover)

Tête pensante des Okkervil River, et même unique depuis le départ de Jonathan Meiburg, Will Sheff, le temps d'un split 7" avec Charles Bissel de The Wrens, reprend un titre de ces derniers, Ex-Girl Collection. Le grand Will Sheff en sort une version moins électrique mais autrement plus folk et très proche des élans passés des Okkervil River (et notamment de leur splendide 'Down The River of Golden Dreams' de 2003). D'ailleurs, Bissel reprend un titre de cet album, It Ends With a Fall. L'un reprend l'autre, l'autre reprend l'un. Et les guitares sont bien gardées.

Album: Will Sheff Covers Charles Bissell, Charles Bissell Covers Will Sheff 7"
Année: 2008
Label: Jagjaguwar

Un 7" que l'on peut acheter ici même.

jeudi 7 novembre 2013

Okkervil River - The Silver Gymnasium [ATO Records]

'The Stand-Ins' annonçait la fin de la collaboration Will Sheff/Jonathan Meiburg, le second préférant se concentrer sur Shearwater, son projet (trop) plein d'emphase. Quid de l'avenir d'Okkervil River ? On pouvait douter de la suite des affaires, tant le duo fonctionnait bien. Pis : en écoutant 'I Am Very Far', on se disait qu'on avait eu raison de douter.

Et puis est arrivé 'The Silver Gymnasium', un départ de chez Jagjaguwar (pour ATO Records) et un retour de l'inspiration (aucune lien de cause à effet, soit dit en passant).

Will Sheff annonçait à grand renfort d'interviews que 'The Silver Gymnasium' était le meilleur album d'Okkervil River jusque là: « And I know people always say this, but this is my favorite album we've done. Writing-wise, performance-wise, experience-wise. No question ». Je n'irais pas jusque là ('Down The River of Golden Dreams' et 'The Stand-Ins' auront toujours ma préférence), mais force est de constater qu'il n'a pas fondamentalement tort.

Fort d'un début d'album parfait, composé de trois chansons de haute volée (It Was My Season / On a Balcony / Down Down The Deep River, dont deux sont en écoute plus bas) avec tout ce qu'il faut de cordes et de cuivres pour emballer les mélodies, 'The Silver Gymnasium' déroule tout du long de beaux moments. On ergotera rapidement sur le milieu de l'album un peu en dedans, mais l'album tient plus que la route. La voix de Will Sheff est toujours aussi mélancolique, la musique aussi folk-rock qu'épique, plongeant avec joie dans les années 80 que dans ce qui a toujours fait la force du groupe (All The Time Every Day qui aurait sa place sur beaucoup d'albums d'Okkervil River).

Au contraire de groupes du même acabit (The Decemberists, si vous me lisez), Okkervil River continue sans coup férir d'entretenir une discographie quasi sans faille. La belle aventure n'est donc pas terminée, l'inspiration est toujours bien présente. Et 'I Am Very Far' n'était en fait qu'un rebound-album pour oublier Jonathan Meiburg et passer à autre chose. Chose faite. Et bien faite. (Sortie : 3 septembre 2013) 


Plus :
Acheter The Silver Gymnasium sur le site d'Okkervil River


Deux chansons en écoute. Down The Deep River, un morceau parfait de 6mns, dans la pure veine d'Okkervil River et Stay Young, premier single de 'The Silver Gymnasium', à l'accent eighties :


Avant deux clips, une bizarrerie. Groupe pas comme les autres, Okkervil River propose pour la sortie de 'The Silver Gymnasium'... un jeu vidéo du même nom et gratuit. 
Format plateforme 8-bits, avec chanson du groupe dans ce format là, il propose les pérégrinations d'un jeune garçon (Will Sheff) à la recherche de sa grande sœur, dans un monde rapidement effrayant et bien loin de notre réalité. Curieux, bien foutu et très jouable. A découvrir ici.
It Was My Season, la chanson qui ouvre 'The Silver Gymnasium' a également son clip. Pour jouer au karaoké :



Le clip de Stay Young. Manque juste « and Dumb » au titre :


mardi 16 septembre 2008

Okkervil River – The Stand-Ins [Jagjaguwar]

Il y a en gros une année, les Okkervil River, groupe américain donnant largement dans le folk-rock de qualité, sortaient ‘The Stage Names’, un album une nouvelle fois réussi bien que tournant un peu en rond, comme depuis leur ‘Sleep and Wake-Up Songs Ep’ de 2004. Enfantant alors leur quatrième opus, les Okkervil River ont un but avoué : écrire un double album. L’idée tombant rapidement à l’eau, ils enregistrent lors de ces mêmes sessions onze morceaux qui donnent aujourd’hui ‘The Stand-Ins’. Un disque qui est tout sauf une compilation de faces-b ou de chutes de studios. Bien au contraire.

Car quels onze titres ! A peine six minutes, Will Sheff et ses amis retrouvent la foi qu’ils semblaient avoir perdu au profit d’une musique de qualité mais manquant singulièrement de folie. Est-ce le départ définitif du groupe de Jonathan Meiburg, ce dernier préférant se concentrer sur l'aventure Shearwater, qui a remobilisé les troupes ?

Je n’en ai absolument aucune idée. Tout ce que je sais par contre, c’est qu’aux premiers accords de banjo de Lost Coastlines (voir plus bas) – un de leurs meilleurs titres, tous albums confondus –, j’ai retrouvé le groupe qui m’avait fait vibrer comme jamais en 2003 avec un ‘Down The River of Golden Dreams’ renversant. Un groupe enjoué, sûr de ses mélodies, adepte d’un folk-rock qui ne cesse de courir dans tous les sens et d’une pop-folk qui a le bon goût de vous déchirer le cœur.

Okkervil River revient donc par la grande porte avec ce ‘The Stand-Ins’, qui aurait pu (du ?) être le disque 2 de ‘The Stage Names’. La pression du double album en moins, Will Sheff, semble avoir regagné en sérénité et affiche ce calme du génie retrouvé tout au long de cet album, peut-être le meilleur album du groupe. Un disque qui mélange folk, rock, pop et americana et qui en sort le meilleur. La basse sur Lost Coastlines, les cuivres sur Starry Stairs (voir plus bas), le clavier de Pop Lie, rien n’est à jeter ici, tout est à garder. Jonathan Meiburg peut désormais partir l’esprit libre : ses Okkervil River sont de nouveau sur de bons rails. Et leur autre papa, Will Sheff, tient de nouveau bien fermement le volant. (sortie : 9 septembre 2008)

Son :
Myspace ('The Stand-Ins' y est en écoute totale, pour le moment)
Site officiel


Et deux titres en écoute, le futur classique Lost Coastlines et le très cuivré Starry Stairs (malheureusement plus en écoute).


Et voici le clip de ce formidable morceau qu'est Lost Coastlines. Assurément un des plus grands titres de cette année 2008. Voire même plus :



mardi 15 février 2011

[Track of The Day] Okkervil River - Mermaid

Après avoir perdu Jonathan Meiburg parti se concentrer uniquement sur Shearwater; après avoir donné la musique qu'il fallait à la voix de Roky Erickson, revoilà les Okkervil River à quelques semaines de sortir leur nouvel album, 'I Am Very Far', point de départ d'une nouvelle aventure pour les texans.

Un disque (le sixième) qui s'annonce ambitieux, avec la présence de pas moins de deux batteurs, deux pianistes et sept guitaristes sur certaines chansons si l'on en croit Will Sheff tête de proue du combo.

'I Am Very Far' est annoncé pour mai prochain mais est amené tranquillement mais sûrement par une première sortie, 'Mermaid 12"' à l'artwork bien propret pour les Okkervil River et sur laquelle on trouve deux chansons.

Si Walked Out on a Line a un intérêt relatif, ce 'Mermaid 12"' vaut largement le coup pour la chanson titre Mermaid, bien belle balade mélancolique, très orchestrée et toute en progression qui voit Will Sheff se lâcher au fur et à mesure de l'avancement du morceau (à tel point qu'on le croirait revenu, le temps d'un instant, à l'époque bénie de 'Down The River of Golden Dreams').

Originellement enregistrée en 2007 pour la bande originale du film 'In Search of a Midnight Kiss', la version 2011 de Mermaid n'a plus rien à voir avec sa devancière. Et quand on entend cette chanson et que Will Sheff déclare que ca ne sera qu'une face-b de 'I Am Very Far', on peut être confiant pour la suite des évènements. Très. 

Album: Mermaid 12" 
Année: 2011 
Label: Jagjaguwar

Profitons en aussi pour signaler la très belle nouvelle mouture de Playlist Society, blog de Benjamin, devenu site/webzine collaboratif depuis hier 10h. Du beau boulot. A voir ici.

mardi 11 mai 2010

Roky Erickson with Okkervil River - True Love Cast Out All Evil [ANTI-]

Quand on y réfléchit un peu, on se demande encore souvent comment certains artistes des années 60 sont encore là, aujourd'hui, ne serait-ce que vivants, tant ils ont avalé de drogues, tant ils ont ingurgité de substances hallucinogènes, tant ils sont passés à un cheveu du trépas et y ont échappé par on ne sait quel miracle. Tous les David Bowie, Iggy Pop, Bob Dylan, Keith Richards.

Roky Erickson est de ceux-là. Ancien chanteur et guitariste des 13th Floor Elevators, auteur de leur plus grand tube You're Gonna Miss Me, Roky Erickson aura traversé plusieurs décennies en feintant comme un roi pour s'en sortir et être encore là en 2010.

Car oui, 42 ans après la dissolution des 13th Floor Elevators, Roky Erickson est toujours vivant. Si vivant qu'il a enregistré un nouvel album ('True Love Cast Out all Evil', le premier en 15 ans) et qu'il s'est adjoint pour l'occasion les services d'Okkervil River pour former son backing-band.

Cet album de Roky Erickson est une jolie surprise. Peut-être pas énormément plus, mais certainement pas moins. Car si l'on retrouve, certes, quelques titres dispensables ici et là, au final ses compositions se tiennent et le tout, alternant chansons folk/country-folk et morceaux folk-rock ou carrément rock, emporte assez largement l'adhésion

Alors effectivement, pour aimer ce 'True Love Cast Out all Evil', il faut aimer Okkervil River. Que l'album soit signé sous le nom de Roky Erickson with Okkervil River n'est évidemment pas innocent.
Ainsi si l'on est réfractaire aux mélodies chaloupées, aux cuivres impromptus, ou à l'americana enlevée des américains, il vaudra mieux passer son tour tant la patte d'Okkervil River est omniprésente tout au long de l'album. Sinon, nul doute que l'on tombera sous le charme de 'True Love Cast Out all Evil'.

La voix est belle, même si elle a énormément perdu de sa vigueur, la mélancolie accrochée à chacune de ses cordes vocales et de ses compositions, compositions solides par ailleurs et plus que jamais bien mises en valeur par une production efficace mais jamais clinquante.

A l'écoute de ce 'True Love Cast Out all Evil' et à la vue de la pochette, je ne peux m'empêcher de penser à la collaboration Johnny Cash/Rick Rubin. Et je vois cet album comme une sorte de main tendue de Will Sheff et de ses Okkervil River vers une des icônes américaines du rock des années 60, persuadés qu'ils sont qu'il y a encore de chouettes mélodies et compositions à sortir du cerveau longtemps malade de Roky Erickson.
Il est évident que Roky Erickson n'aura jamais l'aura que possédait - et possède encore - Johnny Cash. Mais au final, la démarche des Okkervil River découle de la même idée, quelle soit consciente ou inconsciente. (sortie: 19 avril 2010)

Le Mmarsu et Christophe parle, en des termes très élogieux, de ce 'True Love Cast Out All Evil'.


Son:
Myspace (Aucune chanson de ce 'True Love Cast Out all Evil' en écoute)
Site officiel

On peut télécharger gratuitement (mais toujours contre une adresse e-mail) Goodbye Sweet Dreams, une des chansons de 'True Love Cast Out all Evil', en allant directement sur le site de l'album, ici.


Deux chansons en écoute. Goodbye Sweet Dreams, premier single et tube potentiel, et Be And Bring Me Home, balade bluesy-folk de haute volée (malheureusement plus en écoute) :

Et pour finir, un entretien sympa entre Roky Erickson et Will Sheff, tête de proue d'Okkervil River :




jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 30-11


Afin de rendre le tout plus lisible et moins lourd, voilà la partie 2, les albums classés de la place 11 à la place 30.
Et toujours, en bas, un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



30. Why? – Alopecia [Anticon]
J’ai du mettre huit mois à comprendre ce disque. Tout du moins à l’aimer. Restant sur l’exceptionnel ‘Elephant Eyelash’ (pour moi un des plus grands disques pop des années 2000), je ne m’attendais surement pas à autant de lenteur et de noirceur. C’est sûrement cela. Car mis à part un ou deux singles, le tout m’ennuyait. Et puis là, ces derniers temps, j’ai retenté ma chance. Et force est de constater que j’avais totalement tort. Non, Yoni Wolf n'est pas mort et continue de sortir de grandes compositions. Ce disque n’a peut-être pas à mes yeux la grandeur de son prédécesseur, mais il n’en est pas loin. Très habité, torturé, Why? gagne en profondeur et sort une sorte de synthèse entre le côté volontairement bancal d’’Oaklandazulasylum’ et le côté pop d’’Elephant Eyelash’. Grand album.
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29. Pumice – Quo [Soft Abuse]
Voilà à quoi cela sert de ne pas aller trop vite en besogne en fin d'année. Découverte de fin d’année, le nouvel album Pumice, artiste néo-zélandais, dont j’avais adoré le précédent ‘Peebles’, est une nouvelle fois une réussite. Pop déglingo, rock 60s noisy, le tout lo-fi à mort, avec un côté mélodieux plus prononcé que sur le disque précédent. Un régal.
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28. Tobacco – Fucked Up Friends [Anticon]
Un peu de lo-fi, beaucoup de synthés, du sample, des sons analogiques comme s'il en pleuvait, un background hip-hop mais une ambition pop, un délire psyché, un Aesop Rock qui vient poser - alors que ce 'Fucked Up Friends' est essentiellement instrumental, un album sacrément euphorisant, des clips qui démoulent. Bref, dans la galaxie hip-hop, Anticon reprend du poil de la bête avec ce Tobacco. Et sacrément même.
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27. Styrofoam – A Thousand Words [Nettwerk]
Depuis le premier et unique album des Postal Service, il me manquait mon apport annuel d’electro-pop-cheap. 2008 m’aura apporté mon palliatif avec Styrofoam, belge de son état, ami de Ben Gibbard et Dntel (avec qui il a déjà collaboré). Un disque qui a de nombreuses accointances avec ‘Give Up’ et qui fait plaisir à entendre. Du tubes à tous les étages et une cohérence tout du long.
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26. Titus Andronicus – The Airing of Grievances [Troubleman Unlimited]
Alors qu'XL s'apprête à rééditer l'album et lui faire connaître une sortie mondiale, il faut que je dise tout le bien que je pense de cet album: ce 'The Airing of Grievances' a de faux-airs des premiers albums de Bright Eyes - quand Conor Oberst composait des titres à fleur de peau surlesquels il appréciait éructer - voire même de Kimya Dawson sur une chanson. De l'indie rock-punk-folk en gros. Et de bon aloi.
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25. ¡Forward, Russia! - Life Processes [Cooking Vinyl]
Deuxième (et dernier, le groupe a splitté depuis) album des ¡Forward, Russia!, moins brutal que le premier. Un disque qui prend son temps pour amener l'auditeur à point avant de le prendre à la gorge à coups de déferlantes de riffs et de ne plus le lâcher. Un album qui s'autorise quelques dérapages réussis vers le post-rock. Un 'Life Processes' qui, sans une production aussi "lisse" sur Welcome to the Moment (the rest of your life), le titre qui ouvre l'album, aurait fini tout en haut des charts de fin d'année. Il n'en est finalement pas très loin.
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24. Foals – Antidotes [Transgressive]
Sorte de mix entre The Rapture, Battles et les !!!, les Foals sortent un premier album absolument irrésistible, qui fait lever la tête et donne envie de bouger beaucoup plus. Les titres s'enchaînent, la basse sautille, la rythmique est implacable: Ça sonne ça sonne ça sonne. Et ça envoie sévère. Ces anglais sont des dj à gratte.
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23. Fleet Foxes - st [Sub Pop]
J'ai mis du temps à rentrer dedans. Je ne trouvais pas ce que, justement, tout le monde leur trouvait. Et j'estimais que la hype était démesurée. Et puis un soir, les yeux embrumés, la voix rocailleuse, un mouchoir à la main, j'ai retenté ma chance, une dernière fois. Juste pour voir. Et j'ai vu la lumière. Cet album est somptueux, ce groupe est divin. En fait, c'est juste magistral, produit à la perfection. Rien d'extraordinaire de prime abord. Mais en fait, si c'est à tomber par terre et à la renverse... Du folk pastoral à vous rendre fou de dieu.
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22. Dan Le Sac Vs Scroobius Pip – Angles [Sunday Best]
L’un ressemble à un geek à rouflaquettes. L’autre a de faux-airs de Will Oldham et de Sage Francis avec sa longue barbe. Ils viennent tous deux d’Angleterre et forment Dan Le Sac Vs Scroobius Pip, duo un peu taré, très ironique, aux idées barjots et aux textes saisissants, où, entre pop, electro et hip-hop, leurs cœurs balancent.
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21. Noah and The Whale - Peaceful, The World Lays Me Down [Cherrytree]
Un album de pop folk, entre Beirut, Micah P. Hinson, Jens Lekman et Adam Green (pour la voix). Beau disque, mélodieux dans tous les coins, de ces londoniens de Twickenham, pleins de clapping, chœurs et cordes qui pleurent. Clairement une de mes découvertes de l'année.
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20. Son Lux - At War With Walls And Mazes [Anticon]
La musique de Son Lux (Ryan Lott pour les intimes) est pesante, oppressante, doit autant à la pop qu'au hip-hop, mais est surtout d'une beauté froide. Très mélodique, masquée par un brouillard de basses, la musique de Son Lux se révèle au fur et à mesure des écoutes. Et prouve qu'elle a tout d'une grande.
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19. Autistic Daughters - Uneasy Flowers [Kranky]
Très bel album que celui-là. Une sorte d'histoire racontée avec en fond musical une musique expérimentale qui ne l'est pas tant que ça, guidée qu'elle est par une idée directrice et quelques belles mélodies. Un album court (36' pour 7 titres), une ambiance sombre et pesante mais un résultat des plus touchant et enivrant et qui rappelle beaucoup Tanakh par moments.
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18. Get Well Soon – Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon [City Slang]
Premier album d'un multi-instrumentiste de talent, Konstantin Gropper, 'Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon' est un disque d'une richesse folle, aussi bien au niveau des influences (il y en a beaucoup, mais elles ne sont pas un obstacle à la qualité de ce disque), des arrangements (divins!) que des mélodies troussées à merveille. Pop, rock, post-rock, mâtiné de musiques de l'Est: c'est un vrai régal. Un des grands disques, inspirés, de 2008.
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17. Okkervil River - The Stand-Ins [Jagjaguwar]
Ce qui ressort à l'écoute de ce nouvel album des Okkervil River c'est qu'on a enfin retrouvé la bande à Will Sheff. Vraiment je veux dire. Non pas que les quelques précédents albums soient mauvais. Juste qu'ils manquaient un petit quelque chose pour que je sois totalement convaincu. Suite de 'The Stage Names', 'The Stand-Ins' est un concentré de folk-rock (géant Lost Coastlines) de folk, de pop et d'Americana. Peut-être rarement aussi inspirés les Okkervil River.
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16. Girl Talk – Feed The Animals [Illegal Art]
Gregg Gillis est plus connu sous le nom de Girl Talk. Son style? Une utilisation sur-massive de samples de tous bords (pop, rock, electro, hip-hop, mainstream) et un mash-up de tout cela. Sur son quatrième album, ils utilisent plus de 300 (!!) samples très courts; et il y en a pour tous les gouts: du Sexy Boy de Air au Gimme More de Britney, du Purple Haze de Jimi Hendrix au Paranoid Android de Radiohead en passant par Ice Cube, Spank Rock, The Cure, Queen, Of Montreal, The Velvet Underground ou Prince. Le mix de l'année, une relecture originale et euphorique de l'histoire de la musique contemporaine; et l'album le plus bandant de l'année, largement.
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15. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band – 13 Blues for Thirteen Moons [Constellation]
Ce n’est pas avec leur tout nouveau ‘13 Blues for Thirteen Moons’ que je vais changer d’avis sur Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band et cracher sur leurs longues mélopées enflammées. Non, bien au contraire car ce disque, s’il suit la ligne directrice du groupe depuis (plus ou moins) ses débuts, se pare d’une couleur noire assez saisissante, d'un noise destructeur et d'une tension à couper au couteau. Plus que jamais un des groupes essentiels des années 2000.
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14. Aidan Baker & Tim Hecker – Fantasma Parastasie [Alien8]
Aidan Baker et ses 113 sorties discographiques en 8 ans (!) s'acoquine avec Tim Hecker le temps d'un album à la texture sonore incroyable et qui a pour but de construire une cathédrale sonique absolue. 'Fantasma Parastasie' est un disque tout en apesanteur, fait de déluge de riffs, de drones contemplatifs et d’électro ambiante. Un chef d'œuvre du genre.
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13. Cloud Cult – Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes) [Rebel]
Un an presque jour pour jour après ‘The Meaning of 8’, le groupe mené par le couple Minowa revient avec un sixième album, ‘Feel Good Ghosts (Tea-Partying Through Tornadoes)’, qui tranche avec son (voire même ses) prédécesseur. Si Cloud Cult restent les mêmes (pop tourmentée, baroque, endiablée, déjantée aux passages lo-fi, aux pointes d’électro, et ces contre-pieds constants dans chaque morceau), ils la jouent cette fois plus simple. Semblant s’éloigner de la mort du fils Minowa qui pèse tant dans les paroles du groupe et sortant une pochette moins hideuse que ses devancières, Cloud Cult pond un disque d’une petite quarantaine de musique pour treize titres et ramène le piano sur le devant de la scène. En resserrant le tout, il devrait convaincre ceux qui avaient (les fous !) trouvé l’album trop long, trop plein. Cette fois, tout est clair, concis : chaque titre est un single possible. Et l’album est d’une qualité une nouvelle fois étonnante.
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12. Pivot – O Soundtrack My Heart [Warp]
Mix entre une electro à la Autechre, Battles et les !!!. Le tout, uniquement instrumental. De la batterie, une basse bien funky (froide) et des nappes. Voilà en gros 'O Soundtrack My Heart', premier album sur Warp de Pivot. Un disque très cohérent et homogène. Totalement euphorisant, assurément addictif, il faut écouter Pivot.
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11. Malcolm Middleton – Sleight of Heart [Full Time Hobby]
Loin de son électrique ‘A Brighter Beat’, Malcolm Middleton met les choses à plat et au calme, presque en acoustique, convie Paul Savage (feu Delgados) à la batterie, Barry Burns (Mogwai) au piano, rappelle Jenny Reeve pour les chœurs féminins, reprend joliment Jackson C. Frank et pond une des chansons d'amour déçu les plus déchirantes qu'il m'a été donné d'entendre (Love Comes In Waves). Somptueux de bout en bout.
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Ci-dessous, un lecteur reprenant une chanson de chacun des albums cités ci-dessus. Classées de 30 à 11. Bonne(s) écoute(s)!



lundi 21 septembre 2009

[Track of The Day] Conor Oberst and The Mystic Valley Band - Roosevelt Room

Dernièrement, au détour d'un forum, nous étions quelques uns à essayer de définir LE parolier des années 2000. Certains ont cité Jeffrey Lewis, d'autres Sam Beam d'Iron & Wine, tandis que peu saluaient le talent Will Sheff d'Okkervil River. Tous, avec raison.
Pour ma part, ma voix est allée à Conor Oberst, l'homme derrière Bright Eyes, et désormais l'homme derrière The Mystic Valley Band, son nouveau groupe (avant le redémarrage de Bright Eyes, avec qui il semblait arrivé au bout de la route suite au dernier 'Cassadaga') rencontré à Mexico.
Et il semble y prendre un sacré plaisir. Car si on peut lui reprocher d'être trop long (1h10 quand même!) et inégal, 'Outer South' est disque complétement jouissif et carrément addictif, tout droit sorti des années 70, avec bluesgrass, country, folk énergique, orgue électrique et solos presque pas discrets.
Surtout, cet album prouve que Conor Oberst reste affûté comme jamais stylo à la main. Il suffit d'écouter Roosevelt Room pour s'en rendre compte: une vraie protest-song, aux paroles acérées, où l'américain crache son venin avec en guise de guide Bob Dylan, dont la plume et la personnalité transpire de chaque pore des paroles de cette chanson. 

Album: Outer South 
Année: 2009 
Label: Merge

mercredi 12 décembre 2018

[Track of The Day] Okkervil River - The Dream and The Light

On va faire court (oui, c'est possible) aujourd'hui. Déjà parce que ce disque est sans doute passé dans pas mal d'oreilles vu qu'il date d'avril dernier. Et puis on ne va pas refaire tout le pédigrée d'Okkervil River, tant il a été fait de nombreuses fois dans ces pages (ici, , c'est comme vous voulez). Ni redire tout l'amour que je porte au groupe de Will Sheff et de Jonathan Meiburg, parti depuis.

On ne s'attardera pas non plus sur 'In The Rainbow Rain', leur dernier album en date, sans doute un des plus faibles de leur discographie. Pour autant, on est quand même chez Okkervil River et tout n'est pas à oublier. Parce qu'il y a un retour de flamme assez dingue sur The Dream and The Light, longue et ambitieuse chanson de près de 7 mns, dont la fin rappelle à quel point ce groupe est génial quand il se lâche complètement et qu'il semble moins en contrôle.

Album : In The Rainbow Rain
Année : 2018
Label : ATO


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Dream and The Light d'Okkervil River est en écoute ci-dessous :




mercredi 14 mars 2012

[Track of The Day] Shearwater - Animal Life

Shearwater et moi, on n'a jamais été spécialement pote. Je n'ai pas grand chose contre Jonathan Meiburg et sa petite bande, mais son projet (bien que Will Sheff y ait participé un temps, c'est surtout le projet de Meiburg) a tendance à m'ennuyer. Même 'Rook', album loué en son temps (2008).
Il y a chez Shearwater trop d'emphase et une grandiloquence qui me fatigue sur la longueur. Bref, telle la lutte Beatles/Stones, Oasis/Blur ou B.I.G/2Pac (oui, les comparaisons débiles c'est mon truc), je suis plus Okkervil River (le groupe grand-frère) que Shearwater.

Mais ô surprise, ce 'Animal Joy', écouté sans rien en attendre vraiment, est une belle surprise. Plus rock, plus simple, tenant la barre de mélodies qui font mouches presque instantanément, 'Animal Joy' a des passages vraiment marquant (Animal Life, chanson pop calibrée comme il faut (3'38), à la montée et au piano qui dicte la mesure ou You As You Were, très lumineuse).

Pas un album renversant pour autant, mais de jolies choses à piocher ici et là. Et un ensemble qui tient la route. Bien plus en tout cas que leurs précédents efforts. 

Album: Animal Joy 
Année: 2012 
Label: Sub Pop

Assurément un de mes tubes de l'année, Animal Life, en plus du lecteur grooveshark à droite, est également en écoute sur le soundcloud de Shearwater. Et dans le lecteur ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

lundi 17 décembre 2007

Track of The Day (11-17 décembre 2007)

Une semaine une fois de plus fixée sur 2007 alors que la fin d'année approche à grands pas. (et toujours dans le lecteur deezer à droite)


Lundi 17 décembre 2007:
* Blonde Redhead - 23 [4AD]
Alors qu'on atteint la fin de l'année, je me retrouve embourbé avec peu de temps et tant de disques qui ont rythmé mon année à remettre sur le devant du blog. Ce '23' des Blonde Redhead, même s'il est sorti il y a une paye, aurait mérité une belle chronique. Car il est superbe. Le titre éponyme, et qui ouvre l'album, en est la preuve resplendissante.
(disponible sur 23, 2007)

Dimanche 16 décembre 2007:

* Josh Ritter - Still Beating [V2]
C'est dingue comme ce mec en quelques mots, quelques accords de guitare, deux trois cris discrets de cuivre, quelques intonations, est capable de retourner le bide de votre serviteur. Ce Still Beating est d'une simplicité toute bête. Et d'une beauté à pleurer
(disponible sur The Historical Conquests of Josh Ritter, 2007)

Samedi 15 décembre 2007:
* Okkervil River - John Allyn Smith Sails [Jagjaguwar]
Will Sheff délaisse Shearwater, reprend les renes de ses Okkervil River qui prennent de l'envergure et sorte un disque de folk endiablé, luxuriant et qui se termine par ce touchant John Allyn Smith Sails, dont la fin n'est pas sans rappeler un des tubes d' un des tubes plus grands réacs que la variétoche française ait jamais comptée.
(disponible sur The Stage Names, 2007)

Vendredi 14 décembre 2007:
* Eluvium - Requiem on Frankfort Ave [Temporary Residence]
Planant, ambiant, atmosphérique, un disque d'une beauté céleste. A chaque année son album de nuit. En 2007 c'est Eluvium qui remporte la mise. Au nez et à la barbe des Stars of The Lid et consorts. Rien que ça!
(disponible sur Copia, 2007)


Jeudi 13 décembre 2007:
* Rand and Holland - The Light [Spunk]
Un peu de Nick Drake, des touches de Jim O'Rourke, pas mal de Kings of Convenience. Voyage en caravane en plein cœur d'une americana et d'un folk lumineux, symbolisé par ce The Light parfait. Assurément un des très grands disques de l'année.
(disponible sur Caravans, 2007)

Mercredi 12 décembre 2007:
* Glenn Mercer - Morning Lights [Pravda]
Ex-membre des Feelies, où sont passés tes années folles? Ben le post-punk est loin, la jeunesse aussi. Il n'en reste pas moins un beau disque assagi (bien qu'un peu produit à la pelleteuse). Et quelques fameux titres, à l'image de ce Morning Lights.
(disponible sur Wheels in Motion, 2007)

Mardi 11 décembre 2007:
* Kaiser Chiefs - Love's Not a Competition (but I'm Winning) [B-Unique]
Les Kaiser Chiefs sur leur premier opus avait sorti quelques titres pas dégueu mais sur la durée, on s'emmerdait profond. Là, c'est pareil. A sauver, ce Love's Not a Competition (but I'm Winning), brit popien jusqu'au bout des accords
(disponible sur Yours Truly, Angry Mob, 2007)