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mardi 11 mai 2021

[Track of The Day] Dinosaur Jr. - Garden

Rejoint par Arab Strap dans mon petit cœur d'artichaut comme un des rares groupes à avoir réussi sa reformation, Dinosaur Jr. continue ses aventures discographiques avec ce cinquième album de seconde partie de carrière.

On ne dira pas que 'Sweep It Into Space' est le meilleur album du groupe. Pour être honnête, c'est peut-être même le plus faible. Ou disons plutôt le moins consistant, tant tout est ici de bonne facture. Car si on n'atteint certes pas les sommets de 'I Bet On Sky' et 'Beyond', mais il y a tout de même quelques sacrées chansons, comme la balade Garden (en écoute aujourd'hui). Une chanson où la nervosité de ses guitares la dispute au chant gracile et toujours si juste de Lou Barlow, compositeur de ce titre ô combien mélancolique.

Album : Sweep It Into Space
Année : 2021
Label : Jagjaguwar

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Garden de Dinosaur Jr. est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Garden, un des singles de 'Sweep It Into Space', de Dinosaur Jr.. A voir rien que pour Jay Mascis qui a l'air ravi de jouer dans la neige avec des gants de ski :

mercredi 12 septembre 2012

[Track of The Day] Dinosaur Jr. - Watch The Corners

Allez, c'est bon, on arrête de tergiverser pendant des heures et des heures et l'on admet la vérité. Car si l'on pouvait émettre l'idée à la sortie de 'Beyond', si l'on pouvait enfoncer le clou à l'arrivée de 'Farm', il n'y a plus de doute possible: Dinosaur Jr. a réussi la reformation la plus passionnante et réussie depuis que la vague de la nostalgie et de l'argent facile s'est insinuée dans le monde du rock.

Troisième album après leur retour, 'I Bet on Sky' est une réussite du début à la fin, avec une entrée en matière incroyable qui voit les Dinosaur Jr. enchainer sans coup férir trois titres magistraux: Don't Pretend You Didn't Know, Watch the Corners (des chansons de cet acabit, il n'y en aura pas 50 cette année, c'est moi qui vous le dit) et Almost Fare.
Ensuite? Ensuite, ils déroulent ma bonne dame. Mais sans s’appesantir sur ce début tonitruant, en finissant le travail, avec un enthousiasme de chaque instant.

Inspirées, pleines de mélodies accrocheuses, aux riffs justes et à tomber, ce nouvel album du trio Mascis/Barlow/Murph, est une réussite qui se déguste d'une traite et avec un plaisir non-feint.

Mais plus que la meilleure (et la seule?) chose qui soit arrivée à cette mode de la reformation, j'en viendrai presque à me demander si la discographie que les Dinosaur Jr. sont en train de se construire depuis n'est pas supérieure à celle pré-split...

Album: I Bet on Sky
Année: 2012
Label: Jagjaguwar



A voir, le clip de Watch The Corners (répétons le, un des gros gros tubes de l'année) :




Watch The Corners est également en écoute sur le soundcloud des Dinosaur Jr. et ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)


mercredi 3 octobre 2007

Dinosaur Jr. – Beyond [Fat Possum]

Résumé des épisodes précédents :
1994 : après une mainmise sur les quatre dernières décennies, le rock cède de la place, se fait bouffer sa marge, perd ses dividendes. Tenu à bout de bras par Kurt Cobain, l’industrie du rock s’écroule comme un château de cartes dès le suicide du leader de Nirvana. 2Pac, Notorious B.I.G, Dr. Dre, à l’affût depuis quelques années, s'engouffrent dans la brèche, prennent la place et trustent les playlist radio.

2001 : quatre branleurs BCBG New-Yorkais et un duo de Détroit aux États-Unis, un combo de lads géniaux en Angleterre, ravivent la flamme et ramènent le rock en haut des hit-parades.

Depuis ce retour en flamme, les reformations se multiplient, vieux groupes tentant de manger un peu sur le dos de ce renouveau rock. The Who, The New York Dolls, les Smashing Pumpkins, les Stooges, Queen (sans Freddie Mercury !). Même Europe (Europe quoi !) y est allé de son nouvel album ! Mais à quelques exceptions près (Gang of Four notamment, voire les Pixies), les résultats finaux ont été aussi désastreux qu’inutiles, tout au moins d’un point de vue artistique.

Alors, quand on a vu Jay Mascis et Lou Barlow se rabibocher et Dinosaur Jr. se reformer, on a pris peur. Qu’est ce qu’un des groupes les plus cultes des années 80 pouvait bien encore avoir à dire ? Qu’est ce qu’ils pouvaient ajouter à 'You're Living All Over Me' ou 'Green Mind' dont on a tous épuisé les sillons au maximum ? Et bien tout mon général !

Car, si l’on fait un rapide tour de toutes les reformations depuis le début des années 2000 et les disques qui en ont découlés, 'Beyond' des Dinosaur Jr est tout simplement le meilleur. De tous. Un très grand album de cette année 2007, et dans le top 3 de leur discographie, ni plus ni moins.

On les retrouve comme si on ne les avait jamais vraiment perdus de vue. Comme si on était encore en 1990. Mascis est dans une forme olympique, Barlow assure comme un diable, notamment sur les deux morceaux où il prend le micro et plante des parties de basses absolument énormes (oh mon dieu, ce Lightning Bulb). Et Murph fait le boulot derrière ses fûts.

'Beyond' est un grand album, un euphorisant de première classe. Vraiment. Un délice constant. Ça riffouille a mort (le solo de trois minutes absolument jouissif de Pick Me Up, voir plus bas), les trois compères envoient du lourd dans tous les sens. Par pur plaisir, ils font durer leurs morceaux plus que de raison (trois seulement de moins de 4 minutes) et ce qui aurait pu être une grande faiblesse s’avère être au final un atout majeur.

Bref, Dinosaur Jr. est de retour. Comme à l’époque. Avec la même envie. Le même besoin de faire du rock. Du vrai. Un come-back plus que réussi. Qui redonne foi dans les solos de guitare qui ont de la gueule. Et qui mettent tout le monde d’accord. (Sortie : 30 avril 2007)

Son :
Myspace
Site Officiel

Et en écoute, deux titres, parmi les meilleurs de l'album qui contient donc, vous l'aurez compris, bon nombre de pépites (malheureusement plus en écoute).

mercredi 27 mars 2013

[Track of The Day] Dinosaur Jr. - Entertainment (Phoenix cover)

Les parisiens de Phoenix ne m'ont jamais renversé mais leur dernier album, 'Wolfgang Amadeus Phoenix', avait en son sein quelques tubes imparables et la meilleure chanson de 2009 à mes oreilles.

Contrairement avec Lisztomania, Phoenix ne m'a pas emballé avec le premier single de son nouvel album 'Bankrupt!', trop putassier à mon goût.
Et c'est finalement Dinosaur Jr. qui va peut-être réussir à me faire apprécier cet Entertainment. En proposant leur version de la chanson (et non pas en remixant le tout, comme on le dit faussement de partout depuis cette annonce), en ralentissant le tempo, en faisant une chanson d'un autre une vraie chanson à eux.

Entertainement passe d'un single pop énervant à une balade rock calme et sereine et aux solos guitares un rien dégoulinant - mais qu'on s'amusera à air jouer plus que de raisons. Un vrai guilty pleasure en somme.

Album : -
Année : 2013
Label : -


Acheter l'album de Phoenix



Cette reprise d'Entertainment par Dinosaur Jr. est en écoute (et en téléchargement légal et gratuit, merci la petite flèche noire) sur le soundcloud de Phoenix et également ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

Afin de comparer, voilà la version originale d'Entertainment par Phoenix. (malheureusement plus en écoute)
 

jeudi 6 août 2009

[Track of The Day] Dinosaur Jr. - Pieces

Les suspicions concernant leur reformation, inhérentes à toutes opérations de ce type là, avaient été balayées d'un revers de guitare par 'Beyond', un album en tous points efficace où Jay Mascis, Lou Barlow et Murph semblaient avoir plongé la tête la première dans une cuve de jouvence.
Deux années ont passées et revoilà les Dinosaur Jr.. Adieu Fat Possum, bonjour Jagjaguwar, label américain à la qualité de sorties qui ne se dément pas années après années. Et donc 'Farm'. Un défouloir de décibels. Du riffs pleins les accords, une heure de rock et de grunge sans esbroufe, pleine d'une authenticité remarquable. Grand album une fois de plus où le trio semble prendre un pied pas possible. 

Album: Farm 
Année: 2009 
Label: Jagjaguwar

jeudi 24 février 2011

[Track of The Day] J Mascis - Is It Done

Mon cher J Mascis

J'ai quelque chose à te demander. Oui à toi, tête de lard incroyable et leader (ou plutôt co-leader mais je n'ai pas envie que tu t'énerves) de Dinosaur Jr, capable de sortir des albums mémorables aussi bien à la jonction 80s/90s qu'au milieu des années 2000, toi l'homme à qui aucun riff ne fait peur.

Oui, mon cher J Mascis, j'ai quelque-chose à te demander. Non pas à propos de ton nouvel album solo, 'Several Shades of Why', acoustique et enregistré sans batterie. J'en ai assez écouté (deux chansons dont Is It Done en écoute aujourd'hui) pour savoir qu'il me tarde de l'avoir entre les oreilles.
Tes invités ont plutôt de la gueule (Kurt Vile, Sophie d'A Silver Mount Zion, Kevin Drew de Broken Social Scene, Ben Bridwell de Band of Horses ou Paulo Zappoli des Black Heart Procession, pour ne citer qu'eux), tes mélodies sont remarquables, ta voix ne bouge pas et puis l'arrivée presque impromptue de riffs discrets comme si cette guitare acoustique te démangeait trop me va très bien. Bref, tout baigne.

Non c'est autre chose qui me turlupine. Plus anodine. Plus superficielle: c'est quoi ce nouveau look à la con? Un bouc? Et pourquoi pas une barbichette ou des rouflaquettes pendant qu'on y est? Non parce que vieillir, prendre du poids, voir sa vue baisser, d'accord, on n'y peut rien, c'est la vie. Mais tenter de ressembler à Sean Connery aux cheveux longs quand on a été une icône du rock indé US, ce n'est pas très sérieux non?
Pour un mec né avec une guitare électrique entre les pognes, qui a composé avec Dinosaur Jr des albums magistraux et qui a réussi peut-être LA reformation la plus passionnante des années 2000, ça fait tâche de ressembler à un indie-papy à 45 ans à peine!

Tu me diras, faut bien changer, on n'est plus en 1991. Mais même, tu ne m'empêcheras pas de penser que de te voir là sur les photos presse avec ce bouc, et ayant plutôt la classe il faut bien l'avouer, ben ça me choque. C'est bête mais c'est comme ça.
Allez, Jay, reviens à la raison, rase moi cette barbe, remets un t-shirt dégueulasse et continue de ne ressembler à rien. Sinon Lou Barlow va encore se foutre de ta gueule.

xxx

Ton fan, -Twist-

Album: Several Shades of Why
Année: 2011
Label: Sub Pop


Not Enough, autre extrait de 'Several Shades of Why' est à télécharger gratuitement et légalement sur le site officiel de J Mascis en cliquant ici.

vendredi 28 décembre 2007

Top 50 'Albums 2007': 30-11

Et voilà la suite, le classement du numéro 30 au numéro 11. Avec un titre par album en écoute, plus bas.



30. Thee, Stranded HorseChurning Strides [Talitres]
Sorte de réponse masculine (et française !) à Joanna Newsom, Thee, Stranded Horse est un disque fascinant. Parce que cet album là aurait pu être un truc chiant comme la pluie après un brushing. Et puis non. Basé autour de la kora, cet instrument africain qui sonne comme une rencontre entre une harpe et une mandoline, 'Churning Strides' est un peu le disque «je t’invite à un voyage. Et c’est moi qui paye» de l’année.


29. A Place to Bury Strangersst [Killer Pimp]
My Bloody Valentine rencontre New Order et dansent sur les cendres de Ian Curtis qui n’arretent de faire des aller-retours de son cercueil au devant de la scène. Noisy cold-wave shoegaze et tout le toutim. Voire même plus si affinités. On devrait réentendre parler de ces jeunes américains. Et rapidement.



28. BeirutThe Flying Cup Club [Ba Da Bing]
Après un premier album frais mais rapidement lassant, le névrosé Beirut franchit le cap du deuxième album avec élégance, talent et grâce, avec un 'Flying Cup Club' indéniablement beau. Toujours les mêmes ambiances d’Europe de l’Est et un opus qui gagne en cohérence et qui ne peut s’écouter que d’une traite au risque de passer à côté de pleins de choses.


27. Dinosaur JrBeyond [Domino]
Devant tous les échecs des reformations de groupes mythiques/à succès/légendaires, celle de Dinosaur Jr était un énorme risque : écorner l’image d’un des tous meilleurs groupes indé de la fin des années 80. Résultat ? Un bonheur. C’est carré, c’est propre et c’est réussi. La reformation qui fait plaisir, rock jusqu’au bout des ongles et intransigeant comme par le passé. Un exemple qu’on aurait aimé que les Stooges suivent.

26. Arcade FireNeon Bible [Merge]
Deuxième album plus qu’attendu après le formidable Funeral, Neon Bible’ m’a déçu aux premières écoutes. Les leaks de quelques chansons, deux mois avant la sortie, ça gâche un peu tout, quoiqu’on en dise. Et puis réenregistrer No Cars Go, je n’y voyais pas un intérêt énorme.
Il y a eu ensuite leur concert à Fourvière en juillet et il m’est rentré dans la peau. Et, ô surprise, ça ne m’a même pas fait mal. Et s’il est moins cohérent, il n’en reste pas moins très bon, avec quelques élans de pop grandiloquente mes amis, je vous dis que ça.

25. Chris Garneau - Music For Tourists [Absolutely Kosher]
Sorti au tout début de l’année, ce Music for Tourists est peut-être le premier disque que j’ai écouté en 2007. Et malgré les écoutes, malgré le temps, il aura tenu la route. Et bien. Un album tout au piano, au-dessus duquel vole l’ombre de Cat Power dont l’ami Chris Garneau pourrait être le pendant féminin. Ca ne respire pas la joie de vivre. On pourrait même dire que c’est complètement tristouille et déprimé. Mais c’est beau. Et histoire de finir en beauté, Garneau se pique au jeu de la cover et reprend plus qu'honorablement Between The Bars du grand et feu Elliott Smith.

24. LCD SoundsystemSound of Silver [DFA]
Les quelques écueils du premier album sont effacés. Et le second opus remporte la mise. Murphy et ses potos réussissent le tour de force de se renouveler sans changer de formule, toujours la même : du rock et dansant qui plus est, le tout sans concession. Et afin d’enfoncer le clou, 'Sound of Silver' a le don de compter en son sein le tube de cette année, 'All My Friends' (dont l’Ep du même nom est du même tonneau que l’album, pleins de remixes pertinents).

23. Iron & WineThe Shepherd's Dog [Sub Pop]
Sam Beam s’éloigne de son folk délicat et invite du monde sur son nouveau disque. Des instruments dans tous les sens, toujours ce même sens de la mélodie et un pop-folk inspiré avec des textes engagés bien comme il faut. Bref, l’homme se réinvente et sort un (nouveau) grand cru. Comme d’hab.



22. Justice - † [Ed Banger]
Depuis la sortie de leur remix tonitruant du Never Be Alone Again de Simian en 2003, on savait que Justice allait devenir énorme. La question était juste de savoir quand. 2007 aura donc été leur année. Et ‘†’ un album taille patron, d’une très grande cohérence, influencé à mort par Daft Punk (comme tous les artistes électro du moment, de Digitalism à Boys Noize) et qui savent pondre des tubes avec une régularité ahurissante. Album dancefloor (voire même plus) de l’année.

21. Apples in StereoNew Magnetic Wonder [Simian]
Inspiré par Pink Floyd (pour leur nom), potes de labels des Olivia Tremor Control, Neutral Milk Hotel et autres Beulah, fan de l’œuvre Beach Boys-ienne, les Apples in Stereo sont ma révélation power-pop de l’année. Des voix au vocoder, du rock, de la pop, le tout habilement aéré par quelques plages instrumentales, 'New Magnetic Wonder' est un bijou à vous donner le sourire, même un lundi matin, à 7h30 du matin, avec -7°C dehors.

20. Blonde Redhead – 23 [4AD]
Blonde Redhead poursuit son virage pop entamé avec Misery is a Butterfly et sort un disque détonnant. J’avais espéré un retour aux sources des débuts, quand on les comparait encore à Sonic Youth. Et puis finalement, ce style là leur va si bien. Quelle richesse mélodique ! Quel son ! Loin de faire une redite du précédent album, Blonde Redhead confirme qu’ils ont une classe folle. Et s’imposent définitivement (oui, vous me direz, ça fait un bail) comme un des groupes les plus passionnants de ces 15 dernières années. Pas moins.

19. Clap Your Hands Say Yeah! – Some Loud Thunder [Wichita]
Moi qui étais resté plus que circonspect à l’écoute de leur premier album, insupportable après 5 titres, je ne m’attendais pas à une telle claque. Car oui, ce nouvel album des Clap Your Hands Say Yeah! est un petit régal jubilatoire, blindé de mélodies et de jolis petites idées pour les enjoliver. Dans ce disque là, on retrouve un peu du 'Revolver' des Beatles, un peu de Pixies (le titre d’ouverture est un hommage flagrant), du Violent Femmes aussi. Et la voix, si désagréable sur le premier album, passe beaucoup mieux ici. Comme quoi, quand y a des chansons, c’est tout de suite plus intéressant…

18. Thurston MooreTrees Outside The Academy [Ecstatic Peace]
Deuxième album solo pour un des leaders du groupe rock le plus important des vingt dernières années, 'Trees Outside The Academy' est d’une grande sobriété, en commençant par la pochette où l’ami Thurston se prend pour Joey Ramone. Un disque qui sent, qui respire Sonic Youth, en plus pose et moins bruitiste, embellie par le joli violon de Samara Lubeski.

17. The Shape Of Broad MindsCraft Of The Lost Art [Lex]
Un disque de hip-hop à la personnalité toute entière. Quintette sur le papier, The Shape Of Broad Minds est en fait un duo : celui de jaWWAAD et Jneiro Jarel (et de ses trois autres noms de scène : Panama Black, Dr Who Dat et Rocque). Et deux bonshommes qui balancent des prods ciselés, entre jazz et hip-hop, assez psychédéliques et abstrackt et qui rappellent Madlib. Un album dans lequel il est dur de rentrer. Et autrement plus difficile d’en sortir.

16. Malcolm Middleton – A Brighter Beat [Full Time Hobby]
Deuxième album solo pour la moitié de (feu) Arab Strap. Un second opus qui tient la longueur cette fois, rock énervé faisant courbettes à quelques délicieuses chansons pop mélancoliques, le tout sous couvert d’écriture dépressive. Un disque charmant, pertinente solution pour lutter contre le toujours vivace trauma que la mort d’Arab Strap a engendré.


15. C-Rayz Walz and Parallel Thought – Chorus Rhyme [Urchin Studios]
Deuxième opus d’un triptyque discographique de l’ami C-Rayz, ce 'Chorus Rhyme' est un bijou de hip-hop limite old-school, produit à la perfection, plein de punch-lines, de scractchs, de rimes percutantes. Et, cerise sur le pancake, C-Rayz et Parallel Thought pondent un titre dément, de quinze, avec plus de trente emcee qui se succèdent au micro. Grand. Mais alors grand hein.

14. Liars – st [Mute]
Quatrième album des New-Yorkais, peut-être leur plus accessible, plus brut et rock et moins torturé que par le passé. Un album enjoué, maîtrisé, nerveux, avec du tube (Plaster Casts of Everything bordel !) qui, s’il ne prend pas les risques des précédents, est encore une fois une confirmation de tout le talent de ces trois gugusses.



13. Low – Drums & Guns [Sub Pop]
Les années ont beau passer sur le trio américain, elles ne semblent pas avoir d’emprise sur eux. Les mesquins diront bien sur que leurs meilleures années sont derrière eux. Et cela voudra dire qu’ils n’auront pas écouté ce ‘Drums & Guns’ qui montre un groupe dans un état des plus intimiste, torturé, sombre et gentiment expérimental. Dave Fridmann aux manettes et un groupe peut-être pas à son apogée. Mais pas loin.


12. Pumice - Pebbles [Soft Abuse]
Malgré sa pochette de 'Benjamin Biolay en vacances à Cabours', Pumice joue dans la sphère tourmentée. Un disque délicieusement bruitiste, plein de pop déglingué et de larsen, avec du drone par-dessus tout ça (magique Spike/Spear). Un disque tourmenté, vraiment bon, parcouru de titres qui pourraient être des tubes et qui vous arrivent dans la gueule sans savoir comment.


11. Magik Markers – Boss [Ecstatic Peace]
Une voix (y a du Kim Gordon chez elle), du noise, une signature sur le label d’une des têtes de proue du rock indé: un disque coup de boule frontal. La bande à Moore est fan depuis un bail déjà. Et y a de quoi. Un disque surprenant, qui prend à revers son auditoire à chaque nouvelle chanson. Incroyable.




Comme précédemment, le lecteur deezer qui va bien:

mardi 7 octobre 2008

Cornflakes Heroes – Dear Mr Painkillers [Greed Recordings]

Dans l’absolu, à quoi ressemble un bon groupe – et un bon album – de rock made in France? À des textes forcément en français ? A une bande d’ado qui se veut Libertines mais sonne plus comme les Forbans, sauce années 2000 ? A une suite de paroles débiles posées sur quelques accords on ne peut plus mineurs? A un combat à mort de fourchettes en plastique ?

Malgré ce que peuvent asséner à longueur de unes quelques magazines spécialisés et dits de référence, rien de tout cela finalement. Un peu tout l’opposé même.

Prenons les Cornflakes Heroes, groupe caennais, signé sur le label parisien Greed Recordings (voir ici ou là), petit par la taille mais grand par la qualité de ses sorties, qui sort ces jours-ci son deuxième album, ‘Dear Mr Painkillers’. Malgré leur nom un peu idiot et qui résonne comme celui d’un groupe faiseur de pop échevelée et débridée, les Cornflakes Heroes incarnent totalement la vision que je peux avoir du rock made in France

‘Dear Mr Painkillers’ continue de tracer la voie ouverte avec ‘Off With Your Heads!’. Celle d’un rock chanté en anglais et qui prend ses influences aussi bien outre-manche qu’outre-atlantique. Sur le premier album, on retrouvait facilement celles de Sebadoh, Pavement, Dinosaur Jr, voire même du Velvet Underground ou Nick Drake sur certains passages. Sur ce disque, ces influences sont toujours là, mais encore mieux assimilées et plus discrètes.

Le groupe se les approprie réellement pour en sortir un son qui lui appartient. En y apportant souvent des touches aux couleurs punk, blues ou pop et en agrémentant beaucoup de titres d’un moog, d’une trompette, d’un ukulele, ainsi que d’une bonne dose d’humour (écouter Let Me Be Your Tamagochi) et de saturations, ‘Dear Mr Painkillers’ s’impose rapidement comme une franche réussite, qui n’hésite pas à reprendre l’ouvrage là où il l’avait laissé pour mieux continuer à avancer.

Les Cornflakes Heroes prouvent surtout (et une seconde fois) qu’il est possible de sortir un disque rock en France, sans être petit bras et/ou ridicule, avec de vrais textes, des riffs tendus, une basse qui sonne et des mélodies torturées, chaloupées qui ne cherchent jamais la facilité mais qui tapent juste. Car ‘Dear Mr Painkillers’ est tout cela à la fois. Un très bon disque rock, qui a du coffre et du chien. (sortie: septembre 2008)

Son :
Myspace (2 titres de ce 'Dear Mr Painkillers')
Site officiel

Deux titres en écoute. Le nerveusement pop Bloody Valentine et le splendide Is Mother Right?, peut-être le plus grand titre composé par les Cornflakes Heroes, jusque là (malheureusement plus en écoute). 

Rajout d'un titre, disponible gratuitement sur le site de Greed Recordings (malheureusement plus en écoute).

mercredi 25 novembre 2020

[Track of The Day] Arab Strap - Compersion, Pt. 1

Les reformations ne sont jamais signe de grande réussite et peu peuvent se targuer d'avoir transformé l'essai depuis que l'évènement est devenu mode (seuls Dinosaur Jr. et Swans me viennent à l'esprit là tout de suite). Pour autant, il n'est pas absurde de penser que la reformation d'Arab Strap sera faite de ce bois là.

Car oui, Arab Strap est de retour. Oui, 'The Turning of Our Bones 7"' n'aura pas été qu'une simple récréation - horrifique - entre deux de leurs projets respectifs. Plutôt une rampe de lancement vers un nouvel album. Le septième en tout et le premier depuis 15 ans et 'The Last Romance'. Enfin 16 ans plutôt vu que 'As Days Get Dark' sortira le 5 mars prochain chez Action Records.

Pourquoi être confiant me demanderez-vous ? Parce qu'Aidan Moffat et Malcolm Middleton ont depuis 15 ans continué leurs aventures chacun de leur côté et avec brio. Parce qu'Aidan Moffat et Malcolm Middleton sont deux personnalités à part et qu'ils semblent avoir assez de recul sur la chose discographique et l'industrie musicale. Parce que Malcolm Middleton avait précisé qu'ils ne referaient un album que si musicalement cela faisait sens. Parce que The Turning of Our Bones était un sacré ballon d'essai (et qui ouvrira d'ailleurs 'As Days Get Dark'). Parce que le titre de l'album et sa pochette montrent qu'ils n'ont rien perdu de leur humour, de leur humeur et de leur causticité.

Mais surtout parce le premier extrait de 'As Days Get Dark', Compersion, Pt. 1, donne envie d'en savoir plus. Une chanson toute Arab Strap s'il en est (disons de seconde partie de carrière), à la mélodie sombre comme on les aime et où il est question de sexe, de sentiments, de pinte de bière et de plan à quatre sinistre dans une chambre d'hôtel avec un jeune couple marié. Tout ceci promet.

Album : As Days Get Dark
Année : 2021
Label : Rock Action

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Compersion, Pt. 1 d'Arab Strap est également en écoute ci-dessous :

Le clip sensuel, poisseux et en même temps coquin de Compersion, Pt. 1 d'Arab Strap. Ci-dessous dans sa version non-censurée, même si on ne peut pas dire que ce soit bien scandaleux. Mais j'imagine qu'ils n'ont pas voulu tenter le coup sur youtube et se faire striker leur vidéo (la version "PEGI 12" est disponible sur youtube) :

 

mercredi 22 avril 2009

[Track of The Day] Sonic Youth - Sacred Trixter

Alors qu'ils sont à deux ans de fêter leurs 30 ans de carrière, Sonic Youth ouvrira l'été le 9 juin prochain avec 'The Eternal', son nouvel - et 17è - album et le premier pour Matador.
On sait finalement assez peu de choses sur l'engin, mis à part qu'il a été produit en partie par John Agnello (notamment responsable du son de 'Rather Ripped' en 2006, mais aussi de 'Trees Outside The Academy', l'album solo de Thurston Moore ou du 'Beyond' de Dinosaur Jr), qu'il contiendra 12 chansons et qu'il sera précédé d'un split single avec Beck.
Pour le moment, un seul titre à se mettre sous la dent: Sacred Trixter. Une chanson en téléchargement gratuit et légal sur le site de Matador (clique droit et enregistre sous mon ami), courte, nerveuse, avec la voix de Kim, toujours aussi fascinante. Ce titre promet déjà beaucoup. Vivement début juin! 

Album: The Eternal 
Année: 2009 
Label: Matador

lundi 4 mars 2019

[Track of The Day] Screaming Females - Black Moon

Une fois n'est pas coutume, revenons sur nos pas pour évoquer un album sorti il y a presque tout pile un an : 'All At Once', le septième de Screaming Females, trio originaire du New Brunswick (ce nom m'a toujours fait rire).

Un groupe que j'ai souvent passé sur les différentes timelines que je peux suivre depuis des années, mais sur lequel je ne m'étais jamais arrêté. Pourquoi maintenant ? Parce que les Screaming Females sont en concert ce lundi soir au Sonic de Lyon. Et que je me suis dit qu'y aller serait tout de même plus productif que de céder à la facilité du larvage canapéesque du lundi.

Et il semble que cette envie est bienvenue tant ce 'All At Once' est terriblement efficace. Je ne connais donc pas leurs efforts précédents, mais il y a tout ici : des hymnes rock (Black Moon en écoute aujourd'hui), un poil de blues (Bird in Space), des guitares qui n'en finissent plus de descendre et de remonter (tu m'étonnes que Dinosaur Jr. figurent parmi leurs plus grands fans), un rythme soutenu tout du long, un chant puissant (impeccable Marissa Paternoster) et, pour ne rien gâcher, quelques balades qui ne manquent pas de chien (superbe Deeply). Le tout avec une production soignée (la voix est très bien mise en valeur par les guitares qui l'entoure) et qui leur donne un vernis pop très efficace. Va être bien ce lundi soir.

Album : All At Once
Année : 2018
Label : Don Giovanni


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Black Moon des Screaming Females est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson tirée de ce 'All At Once' des Screaming Females, voilà la belle « balade » Deeply :



vendredi 28 septembre 2007

Thurston Moore - Tree Outside The Academy [Ecstatic Peace]

Quand même, Sonic Youth… quel groupe. Entre sa longévité (plus de 20 ans), sa stabilité (même line-up des débuts ou presque, Shelley arrivant dès 1985), des choix artistiques convaincants et convaincus, une influence énorme sur tout un pan des groupes d’aujourd’hui, et des albums toujours aussi intéressants, année après année (bon, on ne va pas se mentir, il y a quand même quelques ratés ici, là et même dans le coin aussi. Mais on est sympa, on passe l’éponge), la bande à Lee Ranaldo confirme année après année son statut de groupe culte.

Et comme ça ne leur suffit pas, les new-yorkais réussissent même en solo, là où tant et tant ont fait tanguer une aura et une carrière suite à des décisions artistiques douteuses et des promesses d’ego hypertrophiés. Dernièrement, c’est le père Thurston Moore qui s’y est collé avec son deuxième album solo, 'Tree Outside The Academy'.

Un disque qui déjà débute bien : la pochette est belle. Très belle. Basique, classique et sans génie certes. Mais belle. Tout simplement. Et en cette année 2007 peu gourmande en matière d’artwork de qualité, cela méritait d’être souligné.

La liste des invités fait aussi énormément envie. Si l’on retrouve de façon logique Steve Shelley à la batterie (compagnon de route un jour, compagnon de route toujours), la présence de Jay Mascis est une vraie surprise, lui qui depuis quelques mois a retrouvé le feu sacré au bout des doigts avec la reformation plus que réussie de ses Dinosaur Jr.. Leslie Keffer, de Charalambides (dont on reparlera du nouvel album bientôt dans ces pages) est là elle aussi. Tout comme la talentueuse Samara Lubelski au violon qui apporte une touche féminine, qui rend l'anodin beau (Fri/End, qui aurait été sans elle un morceau sans saveur) en mélodicisant un peu plus le tout.

Mais de mélodies, ce 'Tree Outside The Academy' n’en manque pas. Thurston Moore nous sort quelques compositions pas piqués des vers, qui n’auraient pas fait tâche sur les derniers albums du groupe (le titre éponyme par exemple, Honest James, Frozen Gtr), fait riffer Jay Mascis comme jamais (Wonderful Witches avec ce jeu reconnaissable entre mille) et s’applique à s’éloigner de l’œuvre de son groupe originel en se rapprochant d’un son plus folk-pop (bien évidemment, on est chez un membre de Sonic Youth, donc tout est relatif) en utilisant massivement l’alliage guitare acoustique/violon qui fait des ravages tout au long de l’album. Et puis il y a cette voix, ce grain si particulier qui a fait beaucoup, quoiqu’on en dise, sur la carrière du groupe.

Élevé au noise, Thurston Moore ne peut pas s’empêcher de planter ici quelques banderilles bien énervées, pour le plaisir (principalement à la fin de l’album). Et de conclure son disque par un enregistrement de lui à 13 ans. Une piste complètement décalée avec le reste, sans musique. Juste la voix du jeune Thurston expliquant à l’auditeur ce qu’il est en train de faire : ‘What you’re about to hear is the scissors snapping away at random… There!’. Un morceau inutile, sans saveur. Mais qui en dit beaucoup sur le bonhomme, ses idées, son imaginaire.

Et qui signifie aussi que cet homme là, bien qu'à la tête du plus grand groupe des trente dernières années, n’a pas fini d’avoir des choses à nous dire. Ce 'Tree Outside The Academy' très réussi en est la preuve la plus éclatante. Un disque pas forcément fondamental mais diablement passionnant. (Sortie : 18 septembre 2007)

Deux morceaux en écoute, comme à chaque fois. Deux petits bijoux, Fri/End et Wonderful Witches (malheureusement plus en écoute).

vendredi 6 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 30-11


Deuxième partie de ce top album 2011. Vingt autres disques qui auront marqué mon année de fort belle manière. Vingt albums aux univers divers mais à la qualité que je n'arrive pas à remettre en cause.

Mais avant de dérouler ces disques classés de la 30è à la 11è place, il est une nouvelle fois temps de présenter quelques autres blogs s'étant adonné à l'exercice du top:
Do Not Touch My Crossfader
Pichenettes
Ocean of Noise
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)
Domino Records Staff List
Muzik et Cultures
Dans Ton Culture

Ceci fait, lancer nous donc dans ces 20 nouveaux albums. Dont une chanson de chaque est disponible en écoute dans le lecteur grooveshark situé au bas de ce papier.
Bonne lecture et bonne(s) écoute(s).



30. Son Lux – We Are Rising [Anticon]
Je ne suis peut-être obsédé que par Sufjan Stevens, mais il me semble difficile de ne pas souvent penser à Sufjan Stevens à l’écoute du troisième album de Ryan Lott aka Son Lux. Sons cristallins et/ou électro sur nappes de cordes, mélodies qui divaguent et partent un peu dans tous les sens, pour un voyage en pleine lumière. Deuxième essai, deuxième réussite.
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29. J Mascis – Several Shades of Why [Sub Pop]
Non content d’avoir su reformer avec talent son Dinosaur Jr, non content d’en avoir profité pour sortir deux très bons disques comme si le temps n’avait pas d’emprise sur ce groupe, voilà t-y pas que J Mascis sort un album acoustique et enregistré sans batterie, où viennent à peine sonner quelques riffs dont notre homme est fan. ‘Several Shades of Why’ est une réussite, remplie de belles mélodies où Mascis semble trouver le juste ton à chaque fois. Et dans la course au meilleur disque de «légende de l'indie-rock qui débranche les amplis», J Mascis remporte sans problème devant la décevant dernière livraison de Thurston Moore.
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28. Radical Face – The Family Tree, The Roots [Bear Machine]
Si les pubs Nikon sont aussi réussies, c’est également grâce à Welcome Home de Radical Face. Un artiste qui malgré une notoriété naissante (bien que tardive) se retrouve… sans Morr Music, ces derniers l’ayant lâché pour on ne sait trop quelles raisons. Seul, Ben Cooper revient aux affaires avec tout d’abord le premier Ep de la série ‘The Bastards’ (voir ici) mais surtout un nouvel album ‘The Family Tree, The Roots’, dans la lignée de ce bijou qu’est ‘Ghost’. Peut-être pas aussi brillant que son prédécesseur, mais bien au-dessus de la mêlée d’une pelletée de groupe, où les fulgurances succèdent aux moments de pure grâce.
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27. Fucked Up – David Comes to Life [Matador]
Hardcore-punk jusque là, ces tarés de canadiens de Fucked Up mettent un peu d’eau dans leur vin et rendent leur musique moins radicale que par le passé. Tout cela reste relatif, mais il y a un côté plus classique dans leur son, bien que Damian Abraham continue de beugler comme c’est pas permis. Conçu comme un rock-opéra racontant l’histoire de David, garçon sans intérêt dont la vie change irrémédiablement lorsqu’il rencontre Veronica. Et dont la vie ne sera plus la même quand celle-ci décède dans une explosion. Dix-huit titres hurleurs, à l’efficacité immédiate. Jubilatoire. Et libérateur.
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26. L’Altra – Telepathic [Acuarela]
Moins éthéré que leur chef d’œuvre de 2002 ‘In The Afternoon’, ce quatrième album des chicagoans de L’Altra n’en reste pas moins une bien grande réussite. Remettant les choses dans le bon ordre après 6 ans d’inactivité et un troisième disque médiocre, L’Altra propose avec ‘Telepathic’ un album ouaté dans lequel de belles mélodies n’hésitent pas à venir se lover. De la pop qui vole, qui plane…
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25. Kim Novak – The Golden Mean [Kütu Folk]
Un des regrets de l’année, c’est de ne pas avoir parlé en ces pages de Kütu Folk, label clermontois, aux pochettes « faites main », et aux goûts très surs. La preuve avec la signature de Kim Novak pour leur second album ‘The Golden Mean’, dont l’artwork à ce je ne sais quoi de Manic Street Preachers. Délaissant les waves qui leur allaient bien, les Kim Novak partent dans une direction plus rock, qui prend autant à New-York qu’aux années 60. Un changement de trajectoire qui leur va bien.
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24. Ghostpoet – Peanut Butter Blues & Melancholy Jam [Brownswood Recordings]
Nominé au Mercury Prize (oui, je sais, pour ce que ça vaut), signé chez Gilles Peterson, Ghostpoet, producteur hip-hop/électro aux faux airs de Devonte Hynes, n’est pas forcément des plus abordables. En tout cas pour moi. De premières écoutes pénibles et puis au final, un disque qui sera revenu plus que fréquemment sur ma platine. Electro-hip-hop enregistrée dans le brouillard et entourée d’une voix rappelant furieusement les élans vocaux de Roots Manuva, ‘Peanut Butter Blues & Melancholy Jam’, au-delà de son sacré titre, est un grower comme on dit.
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23. Eleanor Friedberger – Last Summer [Merge]
A l’instar de son frère Matthew, la belle Eleanor Friedberger, chanteuse des Fiery Furnaces, s’est lancée en solo cette année. Et pour quel résultat ! ‘Last Summer’ est un album de pop parfait, comme savent le faire les Fiery Furnaces. Ici, ses chansons sont d’une simplicité folle et d’une efficacité du même acabit, allant droit au but plutôt que de prendre des détours idiots. Et la voix d'Eleanor porte tout cela sur ses frêles épaules. Classe.
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22. Lanterns on the Lake – Gracious Tide, Take Me Home [Bella Union]
Le nom d’un groupe est très important. Lanterns on the Lake n’aura pas pris le sien par défaut. Car il représente exactement ce que le sextet de Newcastle propose: un mélange de douceur et délicatesse, d’univers langoureux. Une pop aérienne, lumineuse, rêveuse, qui fait étalage de beauté, tout simplement. Une des plus belles découvertes de 2011 assurément. Et un album qui restera, à l’image du ‘In The Afternoon’ de L’Altra.
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21. Atmosphere – Family Sign [Rhymesayers]
La pochette est jolie. Et Atmosphere calme le jeu. En intronisant un guitariste et un clavier, le duo de Minneapolis popise son propos et la joue. Ici, pas de beats agressifs ou de flow ravageur. Non. Juste un album, ‘Family Sign’, apaisé, beau, excellemment bien produit, bien posé. Indie hip-hop de haute tenue.
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20. Nicolas Jaar - Space is Only Noise [Circus Company]
Au-delà du fait que le titre de l'album est extrêmement bien trouvé, 'Space is Only Noise' aura été une découverte et une belle surprise de 2011. Pour son premier effort, Nicolas Jaar compose là une musique électronique insaisissable, très organique, aux textures très travaillées, tout en y ajoutant sa voix et quelques samples bienvenus. D'ailleurs, l'introduction, bien que dans un style différent, rappelle énormément l'intro de 'Lift Your Skinny Fists to the Sky Like Antennas to Heaven' de Godspeed You ! Black Emperor. Pas si illogique que cela tant on sent une vraie démarche artistique et sans compromission de cet artiste new-yorkais.
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19. Kurt Vile – Smoke Ring for My Halo [Matador]
Folk aérien et sous substances illicites (insère ici ta préférée), guitare bluesy, chant traînant. Voilà pour la faire courte. Mais au-delà de cela, ce ‘Smoke Ring for My Halo’, nouvel album de Kurt Vile, me fait penser à pleins de choses. Ou d’artistes. Ou les deux. Mais impossible de mettre le doigt dessus. Donc j’écoute. Et j’aime. Sans me poser plus de questions que cela.
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18. Iceage – New Brigade [Escho]
Chercher des informations sur Iceage sur Internet revient à passer en revue pas mal de pages de résultats concernant les films du même nom. Le Iceage (tout accroché. Ice Age est un autre groupe) qui nous intéresse aujourd’hui est danois et n’est en rien affilié à Dreamworks. Mais plutôt au punk teinté d’ambitions waves. ‘New Brigade’ ou le disque de 2011 qui vient vous hurler aux oreilles. Fort. Et en 24 mns.
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17. 13 & God – Own Your Ghost [Alien Transistor]
Si le premier ne m’avait pas touché (les univers de Notwist et de Themselves se croisant plus qu’ils ne se rencontraient), ce deuxième album de la collaboration entre deux sommités dans leur genre m’aura bien plus parlé. Entre flow hip-hop et mélodies électro pop, 13 & God arrive là à sortir un bel album de crossover. Dont les écoutes successives le rendent rapidement quasi-parfait.
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16. Cheveu – 1000 [Born Bad]
Rock, punk, noisy, gueulard, lo-fi, cheap : voilà comment décrire ce second album de Cheveu. Indéniablement un grand disque, où le je m’en foutisme de l’ensemble est un trompe l’œil. Cheveu aligne les compositions solides, fait partir sa musique dans tous les sens, rajoute des violons ici, amène un peu de pop au débotté. Du n’importe quoi jouissif en quelques sortes.
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15. Mates of State – Mountaintops [Barsuk]
Les disques passent et les Mates of State s’éloignent à chaque fois un peu plus du cheap de leurs débuts. Pourtant, difficile de ne pas s’enthousiasmer pour ce ‘Mountaintops’, le septième album du duo Jason Hammel/Kori Gardner (mari et femme, faut il le rappeler). De la pop enflammée voire carrément grandiloquente par moments (Palomino, pour ne citer que cette chanson), quelques balades tuantes… Et si finalement le cheap des débuts leur allait bien au teint, ce virage entamé il y a de cela quelques albums déjà, leur sied presque encore mieux. C’est dire.
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14. dEUS – Keep You Close [PIAS]
Si ‘The Ideal Crash’ avait consacré la bande belge mené par Tom Barman, la suite avait été de mal en pis avec des albums tentant de retrouver une grandeur belle et pourtant bien passée. Surprise : dEUS n’est pas encore mort. La preuve avec ce ‘Keep You Close’ qui voit le groupe retrouver son allant d’antan dans une ambiance pop-rock, où les mélodies et les grands titres se bousculent (au premier rang desquels Ghost, évidemment).
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13. Destroyer – Kaputt [Merge]
A la première écoute, j’ai détesté cet album. Ce saxophone (vous savez l’instrument responsable de tant de chansons massacrées dans les années 80) si vieillot, si froid… Et puis je l’ai réécouté. Et je l’ai peu à peu aimé. Et au final, ‘Kaputt’ doit être un des albums les plus écoutés en 2011.
Premier vrai coup de cœur pour le groupe de Dan Bejar qui ne m’avait jamais vraiment touché, ‘Kaputt’ est un grand disque. Qui a le bon goût de réhabiliter, ne serait-ce qu’un temps, ce satané instrument.
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12. Kangding Ray – Or [Raster-Noton]
Découvert grâce à B2B, cet album a été un choc instantané. Je ne suis pas le plus à même à parler de musique électronique, mais ce ‘Or’ est aussi fascinant qu’entêtant. Entre ambiant, glitch, sons organiques de tous poils, ‘Or’ est l’album électro que j’aurais découvert le plus tardivement. Mais que j’aurais sans doute le plus écouté.
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11. The Pains of Being Pure at Heart – Belong [Slumberland]
The Pains of Being Pure at Heart ou un coup de cœur qui dure depuis maintenant près de 3 ans. Que ce soit par les sorties de 7’’, les concerts (celui qu’ils ont donné au Sonic à Lyon cette année était formidable, confirmant que ce groupe ne sait QUE composer des tubes) ou les albums. ‘Belong’ aura fait débat. Pas pour moi. The Pains of Being Pure at Heart musclent un peu leur jeu, la production, mais continuent de composer des chansons comme personne. C’est bien simple, chacun des 11 titres de ‘Belong’ mériterait de connaître une sortie single. Et puis finir un album par un titre comme Strange, ça vous pose un groupe.
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Et un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums du dessus, un!




Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'