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lundi 11 mai 2020

[Track of The Day] Desmond Korma - Shades of Black

On l'avait quitté en 2018 avec Maps of Jupiter, un projet solo dans une veine Blonde Readhead/The Notwist. On le retrouve en mai 2020 avec Desmond Korma, un nouveau projet, là aussi solo, avec toujours l'ombre de la bande à Kazu jamais bien loin. Avant qu'à la rentrée de septembre sorte un nouveau single de Maps of Jupiter et, avant la fin de l'année, la sortie - enfin ! - du premier Ep de son groupe Cabale.

Lui, c'est donc Michel Malégeant, l'homme derrière Moonman et Greed Recordings. Et Desmond Korma, un projet qu'il ambitionne au long cours : un premier 45-tours digital (dont il est question aujourd'hui) pour commencer. Puis deux Ep de 4 titres en juillet et novembre prochain, avant l'album en avril 2021... accompagné d'un disque compilant ces 10 premiers titres.

Shades of Black est la « face-A » de ce single. Une chanson aux très belles guitares, presque dream-pop, et au mix parfait emmenant la chanson assez haut. Pour autant, pas dit que le reste de Desmond Korma sonne de cette façon, tant, Michel Malégeant le dit lui même, « c'est une direction folk (Smog, Villagers, Syd Matters) qui devrait se dégager sur les prochaines sorties ». Réponse en juillet.

Album : Shades of Black / Don't Forget
Année : 2020
Label : Greed Recordings


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Shades of Black est également en écoute ci-dessous :


La face-B de ce premier 45-tours numérique, Don't Forget, de Desmond Korma est quant à elle en écoute là :


Le clip de Shades of Black de Desmond Korma :




vendredi 30 novembre 2018

[Track of The Day] Maps of Jupiter - Architects

Pendant longtemps, Greed Recordings fut un de mes labels préférés. Et je ne me suis pas fait prier pour le faire savoir. Entre le choc que fut l'écoute de 'Necessary Alibis' de Moonman, les découvertes de Cornflakes Heroes (voir ici et ), de Delphine Dora, des belges de Guernica, des italiens d'Action Dead Mouse (voir et ici)  ou encore des français de General Bye Bye, Greed Recordings fut un de mes labels préférés, celui dont je guettais impatients les futures sorties.

Sauf que depuis 2012 et la parution de 'ä', troisième dernier album des fameux italiens d'Action Dead Mouse, Michel Malégeant, aux manettes de l'aventure, s'était fait très discret. Il y avait bien son projet personnel CABALE, mais rien jusque là de consistant à se mettre sous la dent.

C'est donc tout à ma joie que je fus il y a quelques semaines de cela quand Michel Malégeant (et Greed Recordings par la même occasion) rompit le silence en présentant son nouveau projet, Maps of Jupiter, avec un 'Firewalker Ep' de cinq titres, aux belles guitares où les ombres et influences de Blonde Redhead et The Notwist planent sur l'ensemble. Un bien joli retour (Architects, en écoute ce jour, en est la meilleure preuve). Et qui, à en croire l'intéressé, n'est que le début de nouvelles aventures.

Album : Firewalker Ep
Année : 2018
Label : Greed Recordings


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Architects de Maps of Jupiter, qui ouvre ce 'Firewalker Ep', est en écoute ci-dessous :  



Autre chanson de ce 'Firewalker Ep' de Maps of Jupiter, voilà Noone will ever know what it was all about :


Pour finir, le clip de Architects de Maps of Jupiter :



lundi 16 janvier 2012

[Track of The Day] Moonman & The Unlikely Orchestra - Hit The Floor

Les huitres, le foie gras digérés, les cadeaux ouverts, les soupçons de plus en plus grand sur l'existence du Père Noël d'une petite Stella qui s'étonne qu'un de ses cousins soit absent à l'arrivée du vieux monsieur confirmés, les tops de fin d'année écrits et publiés, il est temps d'entrer de plain pied dans 2012. En vous la souhaitant des plus musicales qui soit.

Histoire de débuter l'année comme il faut, écoutons donc un premier extrait d'un des albums les plus attendus du côté de mon chapeau: 'Mascarade Labyrinthe' de Moonman & The Unlikely Orchestra.

Il faut dire que Michel (qui gère Greed Recordings, excusez du peu!) a été coupable d'un de mes grands émois musicaux des années 2000, 'Necessary Alibis', le genre d'album qu'on peut qualifier de chef d’œuvre nerveux comme il faut (c'était le cas en 2006, c'est toujours le cas en 2012).

'Mascarade Labyrinthe' a pour l'instant deux chansons en écoute. Deux morceaux qui donnent le ton de cet album de qualité. On en reparle très prochainement, en long, en large, en travers. D'ici, saoulez vous de ces guitares accrocheuses et de ce rock teigneux et classieux.

Album: Mascarade Labyrinthe
Année: 2012
Label: Greed Recordings


Déjà en écoute dans le lecteur Grooveshark à droite, retrouvez Hit The Floor et Do You Really Want Me?, le second titre de ce 'Mascarade Labyrinthe' des Moonman & The Unlikely Orchestra, en écoute dans le player bandcamp ici:





Moonman & The Unlikely Orchestra a sorti quelques video-teasers de 20 secondes pour annoncer 'Mascarade Labyrinthe'. Très courts, parfois couillons, mais efficaces. Un exemple là (le reste en cliquant là) :




mardi 27 avril 2010

General Bye Bye – Girouette [Greed Recordings]

Soyons franc et disons le tout de go : Michel Mageleant ne tarissait pas d’éloges sur General Bye-Bye, nouveau groupe entré dans la constellation Greed Recordings il y a quelques mois. Car oui, quand on annonce que « General Bye Bye est la réponse européenne à Blonde Redhead », c’est ne pas tarir d’éloges.

Quelques mois plus tard, et à l’écoute de ‘Girouette’, la sanction est cinglante : le boss de Greed Recordings a une fois de plus raison. Après avoir sorti les Cornflakes Heroes, Moonman ou Delphine Dora & The Unexpected, et distribué Guernica ou Action Dead Mouse, son flair vient de dénicher, sans coup férir, une nouvelle perle.

Quatuor parisien composé de trois garçons et d’une jeune fille, amoureux du kantalé (instrument à cordes pincées de musique traditionnel finnois, sorte de cithare finlandaise), General Bye Bye rend une copie parfaite avec ‘Girouette’, premier album d’une, je l’espère, d’une longue série.

Oui, je l’espère vraiment parce qu’en 11 titres et près d’une heure de musique, ils renvoient pas mal de groupes français en manque d’inspirations à leurs chères études et éblouissent par la qualité de leurs compositions.
Il suffit d’ailleurs d’écouter Alphabet (voir plus bas), qui ouvre ‘Girouette’, pour s’en convaincre, chanson ample et énergique de 5 mns où le groupe pose le décor : oui, General Bye Bye joue dans la cour de Blonde Redhead (la voix de Jana n’est d’ailleurs pas étrangère cet état de fait), et oui General Bye Bye sait composer des titres exigeants (les changements de rythmes tout du long) aussi bien qu’évidents (l’intro, accrocheuse comme rarement).

Chantant en anglais, avec cet accent français qui va bien, on sent qu’au-delà du groupe de Kazu, vole sur ce ‘Girouette’ aussi bien les fantômes de Sufjan Stevens (la mélodie clinquante de Les Hautes Solides) que The Magnetic Fields version 2010 (When It’s Gonna Rain), Cornflakes Heroes (Facelift) que Sonic Youth (des passages de Don’t Shoot The Rabbit).

Capable d’écrire des morceaux indie-rock à la greed, que de ralentir le tempo et de mettre en avant de bien belles mélodies (le léger Time is on my side), General Bye Bye fait montre d’un grand talent pour pimenter et relancer chacune de ses chansons - au hasard James Carr, Girouette et l'arrivée d'un kantalé chavirant.

‘Girouette’ est un premier effort ébouriffant. Depuis ma découverte de Greed Recordings, je crois ne pas avoir ne serait ce que trouvé que moyen une seule des sorties de ce label ô combien passionnant (j’ai même revu, et combien, ma position sur le premier album des Action Dead Mouse).
Alors oui, à chaque nouvel album sorti des mains expertes de Greed, je tiens le même discours. Mais je vous assure qu’il est extrêmement sincère. Je ne peux pas faire autrement, les faits sont là.

Je vous laisse seul juge. Mais il m’étonnerait fort que vous puissiez rester insensible aux mélodies nerveuses et inspirées d’un groupe qui s’appelle General Bye Bye mais qu’on aurait plutôt envie d’appeler General Hi Hi tant il semble en avoir sous la pédale. (sortie : 19 mai 2010)

Son :
Myspace (6 chansons de ‘Girouette’ en écoute)
Site officiel

'Girouette', qui sort le 19 mai prochain donc, sera notamment disponible à cette adresse.

Deux morceaux en écoute, et quels morceaux ! Forcément, ouvrons le bal avec Alphabet, premier titre de ‘Girouette’, superbe chanson à l’accroche ravageuse. Et Self-Portrait, qui ferme le disque de manière sublime, les cordes toutes voiles dehors (malheureusement plus en écoute) :

Pour finir, deux vidéos. La première est le clip de Don't Shoot The Rabbit, premier single de 'Girouette'. Une vidéo délirante et complètement affreuse pour une petite fille de 6 ans:




Et la seconde est une vidéo de présentation de
General Bye Bye, en anglais, à l'occasion de leur tournée américaine de l'été prochain. Un US Tour gigantesque de plus de 20 dates, de New-York à La Nouvelle Orléans, de Memphis à Philadelphie, et une vidéo bien sentie:




Dernière chose chose: General Bye Bye est en ce moment même en tournée française (mais aussi européenne). Toutes les dates sont disponibles ici!

jeudi 8 octobre 2009

Action Dead Mouse - Revenge of Doormats and Coasters [Greed Recordings]

Il est de ces labels pour lesquels je nourris une grande affection. Du genre Rough Trade pour son histoire, Stones Throw pour son intransigeance (et Egon aussi) ou Domino pour sa capacité à se construire années après années un catalogue habile et exemplaire.

Et puis il y a Greed Recordings, label rencontré à l'époque de l'album 'Necessary Alibis' de Moonman. Un disque envoyé. Une écoute. Emballé. Deux écoutes. Subjugué. Trois écoutes. L'impression d'être face à un de ces disques importants qui marquent tous ceux qui ont la chance de l'écouter.

Depuis cet album, je crois que j'ai aimé (euphémisme) tous les albums que le label a sorti. Un seul m'avait peu enthousiasmé: 'Pets and Nerds attack Planet Earth'. Le premier album des Action Dead Mouse.

Or, le second album de ces derniers, c'est la dernière livraison en date de Greed Recordings. J'étais craintif, méfiant. J'ai même remis mes écoutes à plus tard. Histoire de. Comme si je savais par avance que ce disque n'allait pas me plaire.

Il y a une dizaine de jours, j'ai franchi le pas et j'ai écouté l'album. Et depuis, il ne quitte que très rarement mes oreilles. Que ce soit au réveil, au coucher, avant de déjeuner, rien n'y fait: ce 'Revenge of Doormats and Coasters' ne cesse de revenir sur le devant de ma chaîne. Une vraie bonne surprise.

Il faut dire que les Action Dead Mouse, groupe italien originaire de Bologne, n'ont pas fait les choses à moitié, en mêlant plus qu'habilement post-rock et math-rock, en ajoutant des cordes qui donnent un sens subtil à l'ensemble et des cuivres qui rendent le tout encore plus fou (incroyables dernières minutes de Doormats and Coasters). A tel point que l'on croirait entendre Shellac enregistrer avec Thee Silver Mount Zion et tout le tralala.
'Revenge of Doormats and Coasters' est un disque quasiment instrumental (seuls quelques éclats de voix à la ¡Forward Russia! viennent troubler ce déluge sonore), fiévreux, emballant, jamais grandiloquent et toujours acéré, sur le qui-vive, qui ne laisse pas de répit ni à l'auditeur ni aux mélodies pour se reposer sur ses lauriers de riffs, avec changement de rythmes et ruptures inattendues.

Sûrement cérébral - on ne rentre pas dans leur univers comme on rentre dans une chanson pop - mais jamais prétentieux (il faut lire les titres des morceaux pour se rendre compte que le groupe ne se prend pas au sérieux: Tom Cruise Told Me Dan Savio Is Not Dead ou encore Timbaland Vattkoppor (Fuck Oranges, Choose Apples)), les Action Dead Mouse viennent de frapper un grand coup. Un post-math-rock incroyablement addictif dont on reparlera assurément dans quelques semaines. (sortie: 14 septembre 2009)

Son:
Myspace (Deux morceaux de 'Revenge of Doormats and Coasters' en écoute)
Site officiel

Action Dead Mouse ne fait pas les choses à moitié puisqu'ils proposent leur 'Revenge of Doormats and Coasters' en vente pour 10€ tout pile sur leur site officiel ou pour le même prix sur le site de Greed Recordings.

Notons enfin que le toujours indispensable webzine A Découvrir Absolument propose un focus complet sur Greed Recording, avec notamment une excellente interview de Michel Malegeant, le boss du label (à lire ici) ainsi qu'une interview des Action Dead Mouse (c'est là que ça se passe).

Doormats and Coasters, dont la deuxième partie est belle à en pleurer, et un 25 Hours in a Day plein de contrepieds. Voilà les deux titres du jour. A écouter. Fort. (malheureusement plus en écoute)

mardi 20 novembre 2007

Delphine Dora & The Unexpected – We're All Of This [Greed Recordings]

J’ai déjà exprimé mon amour inconditionnel dans ses pages pour un petit label français, Greed Recordings, à l’occasion de la chronique du splendide /magnifique /formidable /génial /cétrodlabal (rayer les mentions inutiles) deuxième album de Moonman, 'Necessary Alibis'. Bizarrement, cet amour n’aura pas faiblit en 2007. Tout le contraire même tiens.

La faute à un joli OVNI dans la musique française, 'We're All Of This' de Delphine Dora & The Unexpected. Le deuxième album de la demoiselle (dont je n’avais jamais entendu parler jusque là), cette fois accompagnée de deux compagnons de route (Valérie Leclercq d’Half Asleep ainsi que de Jullian Angel).

Un disque dont il faut dire le plus grand bien, même si l'immédiateté n’est pas sa principale qualité. 'We're All Of This' est un album assez bizarre et dans lequel on ne rentre pas comme cela. Enregistré en trois jours, largement improvisé, ce disque est atypique, brinquebalant et intriguant ; il étale une vision artistique sur le fil, faite de voix susurrées, de boites à musiques sans âge et de piano presque désarticulé mais toujours très mélodique. Une sorte de pop minimale assez barrée mais toujours très belle et pas difficile d’écoute.

Toujours sur la corde, 'We're All Of This' est un album qui dévoile touche par touche son univers, son ambition artistique. Et au bout de quelques écoutes, la sentence tombe : Delphine Dora est grande et ses deux Unexpected sont vraiment à la hauteur. Improvisé mais inspiré, baroque mais tordu, home-made mais hors du temps. Et fragile aussi. Oui. Mais surtout beau en fait. (sortie avril 2007)

Son :
LastFM (l’album est en écoute complète, avec, en prime, quelques mp3 en téléchargement libre. Vous n’avez donc aucune excuse).

Pour autant, je mets deux titres en ligne, pour les feignants. Et histoire de tenter de vous appâter (malheureusement plus en écoute).

jeudi 11 octobre 2007

Moonman - Necessary Alibis [Greed Recordings]

Un uppercut en pleine pommette. Une fracture nette de l’œil droit comme disait l’autre. Ce disque n'est rien d'autre. Un petit chef d’œuvre, ni plus ni moins ; un qualificatif choisi tout sauf à la légère.

Mooman donc. Et un deuxième album, datant de 2006, pour cet amiénois, après un premier essai electro-pop en 2003. Ici changement de registre : on passe à un indie-rock des plus efficaces qui soit. Les guitares et la basse sonnent justes, la batterie est évidente. Quant à la voix, même si on se rend vite compte que notre homme est français avec ce non-accent qui nous est cher, elle n’est pas du tout gênante, une production soignée et subtile permettant de ne pas se focaliser sur celle-ci.

Naviguant entre Sebadoh (periode 'Harmacy'), Blonde Redhead (les premiers albums du groupe sont ici une référence évidente) et même Sonic Youth – ce, aussi bien dans leurs albums les plus « pop » (ou les moins rock) que dans leurs passages les plus déstructurés et bruitistes (la quadrilogie impressionnante de Team of Secret Rivals en est l’exemple parfait), 'Necessary Alibis' aligne les mélodies entêtantes et les riffs mémorables, que Moonman rehausse parfois d’un cuivre ou de quelques cordes du meilleur effet avant de partir faire quelques rapides excursions du côté du post-rock.

En parler un an après sa sortie a t-il toujours un sens? Oui. Cent fois oui. Mille fois oui. Déjà parce que ce disque, même s'il a été très bien reçu par les webzines (essentiellement) qui l'ont chroniqué, n'a pas connu de succès fulgurant.

Mais surtout parce que ce 'Necessary Alibis' est une claque monstrueuse, même douze mois plus tard. Une preuve que l’indie-rock de qualité et qui sonne juste n’est pas que l’apanage des anglo-saxons. Et qu’en France, il existe des alternatives à un rock français, qui n’arrive pas à se dépêtrer de l’ombre toujours omniprésente de Noir Désir. (Sortie : 10 septembre 2006)

Son :
Myspace (album en grande partie en écoute)

Et comme on n'est pas chien, deux titres en écoutes là aussi (malheureusement plus en ligne).